C'est sans surprise que j'ai appris cette information. Augustin Bonrepaux reste dans son registre
d'agressivité et de menaces. Comme Georges Frêche qui aujourd'hui annonce qu'il porte plainte contre Martine Aubry, Augustin Bonrepaux porte plainte contre Michel Teychenné.
Le problème qui nous oppose est politique. Pourquoi Augustin Bonrepaux menace-t-il de se mettre en congé du Parti socialiste si la décision nationale qui me rétablit en troisième place sur la
liste des régionales est appliquée? Pourquoi ne veut-il pas d'un candidat gay en Ariège? Ces questions restent sans réponse.
J'accepte cette nouvelle épreuve avec sérénité et confiance. Ce procès sera l'occasion de lever le voile sur certaines pratiques ou attitudes indignes d'un département de gauche.
Les récents déboires d'Augustin Bonrepaux devant le Tribunal administratif de Toulouse auraient dû l'inciter à la prudence. J'ai demandé à mon ami Jean-Pierre Mignard, avocat, de superviser ma
défense.
Michel Teychenné
Michel Teychenné sera-t-il en 3ème place sur la liste ariégeoise? Réponse
le 8 février.
Ancien secrétaire fédéral du parti socialiste ariégeois, ancien député européen, leader de l’opposition à
Pamiers, Michel Teychenné est dans l’oeil d’un cyclone politique qui prend désormais la figure d’une affaire privée. Candidat pour les élections régionales au titre de la motion E, il a été «
retoqué » sur la liste lors du vote des militants alors que, selon lui, il était arrivé en tête des suffrages. À la suite du recours déposé au conseil national du PS, il est imposé par Martine
Aubry quelques jours plus tard. Ce qui provoque l’ire de l’actuel secrétaire fédéral, Marc Carballido et qui fait dire aux socialistes ariégeois (en particulier les conseillers généraux) : « Si
Paris nous impose un nom,nous nous mettons en congé du parti ». Un bras-defer donc qui devrait trouver sa résolution dans les jours qui viennent.
Or,voici deux jours que Michel Teychenné a déplacé le débat de façon tonitruante en accusant les élus ariégeois, en premier lieu le président du conseil général,d’«homophobie». A Pailhès,
labourant ses champs sur son tracteur et s’occupant de ses chevaux et de ses moutons, Michel Teychenné n’a jamais caché qu’il vivait avec un compagnon. Cet universitaire qui a été un proche de
Jospin dans les années « 90 », qui a poursuivi sa carrière d’université en université, de Québec à Foix et de Kuala-Lumpur à Toulouse, est toujous apparu comme l’homme qui dérange dans le paysage
politique ariégeois. Un trublion. Un électron libre. Un homme libre qui n’est pas prêt à se plier aux règles locales. Voilà que maintenant, on le retrouve dans toutes les manifestations gays (il
a été présent à la gay pride de Bucarest cet automne parce qu’elle était menacée par le pouvoir local) et ce «coming out» correspondrait, selon ses propos,à l’ostracisme dont il est victime
auprès des élites politiques ariégeoises. Jamais, pourtant, publiquement ou au cours d’entretien, aucun élu du département n’a fait allusion à l’orientation sexuelle de Michel Teychenné dans un
propos. Mais pour l’ancien rugbyman qui ne s’est jamais caché demener ses combats virilement,une homophobie sournoise aurait été sousentendue de longue date par ceux qui refusent de se plier aux
exigences venues de Paris.
UNE MOBILISATION DES ASSOCIATIONS
Soutenu par Martine Aubry, Michel Teychenné se targue aujourd’hui d’avoir reçu, depuis le recours qu’il a déposé, de nombreux messages l’incitant à continuer à s’engager dans cette bataille.
Vincent Peillon, son collègue de quand il siégeait au parlement européen, Jean Glavany, depuis Tarbes ou tous les représentants de la motion E de la région Midi-Pyrénées lui ont déjà signifié
leur appui. En Ariège, des voix aussi se font entendre pour le défendre. Cependant, du côté de la fédération départementale du PS, on n’en démord pas : c’est Emile Franco qui doit rester en
troisième place et non Michel Teychenné. Martin Malvy devra donc trancher entre la pression parisienne de Martine Aubry et celle, locale, du PS ariégeois. Et comme les listes doivent être
déposées avant le 8 février, il ne reste guère de temps pour tenter de trouver une solution. Cette semaine à Toulouse,Michel Teychenné entend continuer à mobiliser avec, autour de lui,les
associations «gay» de la ville rose.
La Dépêche du Midi, 31 janvier 2010 - Jean-Christophe Thomas - Photos DDM, X. Olmos, Archives
Drôle d'aventure pour le socialiste de l'Ariège Michel Teychenné qui est en train de perdre sa
troisième place aux régionales, du fait, suppute-t-il, de son appartenance à la communauté gay. Président (PS) du conseil général, Augustin Bonrepaux, insatisfait du résultat de la convention
départementale qui classait Teychenné en troisième de liste, a décidé d'installer à sa place un candidat à sa main. La convention nationale du PS a remis Teychenné à sa position. Et Bonrepaux
menace dès lors de mettre tous les conseillers généraux PS hors parti. Épilogue la semaine prochaine.
Libération - 28 janvier 2010 - Un article de G. Lv.
Depuis que je suis candidat aux élections régionales, Emile Franco est très agressif à mon égard. Aujourd'hui, il perd le contrôle de ses nerfs. Ses propos ne sont que des attaques personnelles,
injurieuses. Je lui demande de se reprendre.
A son communiqué de presse très partial, voire franchement erroné, je réponds par des faits, vérifiables.
D’après Emile Franco, je ne serais pas légitime pour représenter ma « sensibilité » Espoir à Gauche, qui
représente un tiers des voix au dernier congrès en Ariège. Or, j'ai été élu par les militants contre Emile Franco et Kamel Chibli, à une très forte majorité, J'ai le soutien de tous les
responsables motion E de Midi-Pyrénées, qui ont signé un courrier commun, et bien sûr du national. Je suis d'ailleurs le responsable régional d’Espoir à gauche, dont il suffit de consulter le
site Internet pour le constater. Donc pas de copinage comme le dit Emile Franco, mais une vraie légitimité politique.
En commission électorale du 16 novembre, j'ai été élu à la 3° place, logiquement et conformément à nos règles internes. Cette commission a été annulée purement et simplement, car le résultat
déplaisait à certains ! Elle a été remplacée par la commission dont parle Emile Franco, une heure avant le conseil fédéral où les membres ont été obligés de voter la liste en bloc sans pouvoir la
modifier, surtout en ce qui concerne les trois éligibles. C’est le motif de mon recours gagné au national par 208 voix contre 20 !
Je n'ai jamais contesté le vote des militants, et pour cause : ce vote a eu lieu le 3 décembre, alors que j'ai déposé mon recours le 25 novembre – les accusés de réception en font foi.
Je conteste la présence en 3e place sur cette liste d’Emile Franco qui, malgré ses affirmations, n’a aucune légitimité pour représenter la sensibilité Espoir à gauche. Emile Franco fait de moi un
intrigant, qui hante les couloirs du PS national. Je lui répondrai que l'on hante les couloirs que l'on peut et que oui, je suis connu au PS à Paris. Je suis même un responsable national du PS,
membre du Conseil National, au cas où il ne le saurait pas!
Emile Franco dit qu' 'il m'a accueilli à Pamiers : et pourquoi pas, tant qu'il y est, trouvé abandonné sous le porche de l'église du Camp ? Soyons sérieux ! J'ai fait mes études à Pamiers, et ma
grand-mère vendait ses lapins au marché aux volailles dans la côte de la cathédrale – ça ne date pas d’hier !
Emile Franco attaque mes résultats électoraux aux dernières européennes. Je suis désolé pour lui, mais il m'oblige à un petit rappel de ses propres résultats. Battu à Saint-Girons, il s’est
rapatrié à Pamiers. En 2001, battu à l’interne par André Montané, il a refusé d’être sur la liste. En 2008, il a été battu au premier tour aux municipales par André Trigano en pleine vague rose,
ce qui a permis à André Trigano de dire, non sans humour, qu’il ne pensait pas être réélu !
Pour ma part, j’étais 7e sur cette liste. Cela a été un échec collectif : j'en prends ma part, mais rien que
ma part. Le tête de liste, c’était Emile Franco. C’est lui qui a fait sa liste et qui a dirigé sa campagne. C’est d’abord son résultat : qu’il l’assume ! Il dit que ma présence sur la liste lui a
fait perdre des voix : il en dit trop, ou trop peu…
Enfin, pour les régionales de mars prochain, je l’ai battu dans notre courant, et battu en commission électorale (6 à 0). De plus, ce qui est beaucoup plus grave pour lui et devrait l’interroger
fortement : la liste de la fédération, avec Emile Franco en 3e position, a été battue à la section de Pamiers. Ce sont des faits, je ne les commente pas.
Aux européennes, n 'en déplaise à Emile Franco, ma liste a fait, à Pamiers, 5 points de plus que la moyenne nationale du PS, et le même pourcentage qu'à Ax-les-Thermes! Et en Ariège, le meilleur
score de France ; ex-æquo avec mon ami Eric Andrieu de l'Aude.
En conclusion, aujourd’hui, l’acharnement d’Emile Franco à être candidat à tout prix aux élections régionales met en danger le PS ariégeois, sa cohésion, son image. Le renouvellement des
générations ne peut plus rester simplement au niveau des mots.
Je suis le candidat investi par le Parti socialiste pour représenter Pamiers. Je continuerai à me battre pour que la décision juste de la convention nationale du PS s’applique dans le
département.
Michel Teychenné
Candidat socialiste aux élections régionales
LES SOCIALISTES DE MIDI-PYRÉNÉES PASSENT OUTRE LA DÉCISION NATIONALE
Emile Franco rétabli en troisième position de la liste ariégeoise
Nouveau rebondissement
dans le feuilleton de l’élaboration de la liste socialiste pour les régionales 2010 en Ariège : Martin Malvy a décidé de conserver le sortant Emile Franco en 3e position, au détriment de Michel
Teychenné. Un choix qui va à l’encontre des décisions prises par la convention nationale du 12 décembre dernier.
Et c’est un Michel Teychenné on ne peut plus combatif, qui a tenu à s’exprimer devant les médias ariégeois au surlendemain de cette annonce, se considérant toujours comme membre de la liste des
candidats en vertu de la décision prise par les instances nationales du PS. Combatif mais aussi lassé, visiblement, de ce « psychodrame, cette tragicomédie excessifs par rapport à l’enjeu des
élections régionales, d’autant que les Ariégeois attendent autre chose… »
Le « respect du vote des militants », qui sert de justification aux socialistes midi-pyrénéens pour conserver Emile Franco à sa place ? « Une gentille fable ! il y a six ans, Janine Pascal avait
fait un recours sur la composition de la liste aux régionales, avait gagné, et avait été intégrée. On n’avait pas entendu toutes ces protestations ! », estime M. Teychenné, persuadé par ailleurs
de sa légitimité au regard des deux premiers scrutins de la commission électorale départementale.
Pour l’élu appaméen d’opposition, les vraies raisons de ce qu’il qualifie de « crisette » sont à chercher ailleurs : « depuis des années, c’est de notoriété publique, je vis avec une fatwa du
président du conseil général. Pourquoi ? On me fait payer mon indépendance d’esprit, un positionnement de rénovateur parfois critique. Critique sur le fonctionnement de la fédération – on a tout
de même perdu 500 à 600 adhérents ces deux dernières années, sur le manque de femmes élues au conseil général… » Sans compter ses positions sur des dossiers comme l’ours (il est pour) ou
l’aéroport en basse-Ariège (il est contre), le référendum sur le TCE en 2005 (il a voté non), et une envie « de voir le PS plus offensif en basse Ariège, proposer un projet alternatif de
développement, que les socialistes en finissent avec la cogestion avec MM. Marette et Trigano ! »
Toutes ces critiques ne l’empêchent pas de soutenir la politique menée dans le département par le président du conseil général. Soutien également à la politique de Martin Malvy à l’échelle
régionale, menée « par un grand président de région, qui se donne à fond. La constitution des listes, ce n’est pas sa tasse de thé, mais il n’a jamais dérogé aux règles du PS
».
Malvy : ou la démonstration de puissance !
En dévoilant, par mail à quelques médias, presque en catimini, la veille d’une réunion du groupe socialiste, son choix entre MM. Franco et Teychenné, le président sortant de la région semble
pourtant poser clairement les choses : en Midi-Pyrénées, ce sont les militants midi-pyrénéens qui décident, et pas la rue de Solférino.
On attend bien sûr de
voir comment les instances nationales du PS vont réagir à cette démonstration de puissance, et Michel Teychenné aussi : « j’ai écrit à Martine Aubry lundi (le 11 janvier, ndlr), pour lui demander
qu’on respecte les décisions du parti. On n’est plus au temps de la SFIO ! Et je demande aussi que si mes colistiers ne reviennent pas sur leur décision, si la décision de la convention nationale
n’est pas respectée, qu’ils assument leur chantage jusqu’au bout, qu’ils soient exclus du Parti socialiste… » « Chantage » comme référence, naturellement, à la menace formulée par Marc Carballido
et six autres candidats ariégeois de quitter la liste si Michel Teychenné y figurait…
L’ex-député européen reste confiant, attend que la direction du PS réagisse, et estime que « tant que les listes ne sont pas déposées le 6 février en préfecture, tout peut arriver. Mais je lance
un appel à la raison ; ça fait trois semaines que je cherche à rencontrer le groupe, à discuter, et j’ai une crampe à force de tendre la main en vain ! » Quant à son avenir politique, Michel
Teychenné reste « quoi qu’il arrive, socialiste. Mais je n’avalerai plus de couleuvres ! »
Selon nos sources, le « cas » ariégeois a été évoqué préalablement à la tenue du bureau national du PS mardi 12 janvier au soir. Il semblerait que la première secrétaire Martine Aubry ne soit pas
prête à plier devant le coup de force midi-pyrénéen, et continue à faire pression sur Martin Malvy pour faire respecter la décision de la convention nationale. Car l’affaire met aussi en jeu son
autorité sur le parti et forcément, sa crédibilité.
RÉGIONALES 2010
POUR MICHEL TEYCHENNÉ, CANDIDAT PS : « UNE FATWA A ÉTÉ LANCÉE CONTRE MOI »
Dans le conflit qui oppose Michel Teychenné, investi à la troisième place de la liste PS 09 par la convention
nationale du 12 décembre, à la section ariégeoise et, depuis hier, à Martin Malvy lui-même, qui ont confirmé Emile Franco sur cette même troisième place, l’ancien député européen confirme
l’information que nous donnions dès hier soir (voir notre article du 11/01/10) : «
Oui, j’ai bien demandé à Martine Aubry de faire appliquer la décision votée par la convention nationale de me réintégrer sur la liste des candidats ariégeois, sur le score sans appel de 208 voix
contre 20 […] En cas de refus, Marc Carballido et ses colistiers doivent être exclus du parti. »
Pourtant, malgré ce
courrier pour le moins comminatoire, Michel Teychenné affirme vouloir apaiser les choses : « Je ne veux pas rajouter du désordre au désordre, l’Ariège attend autre chose que des bisbilles, et je
regrette l’ampleur prise par cette affaire. » Sauf à parler d’une « fatwa » lancée contre lui, ce qu’il évoque par ailleurs, l’élu appaméen ne comprend pas que ce qui
a été accepté il y a six ans, à savoir la réintégration de Jeanine Pascal suite à un recours, ne soit pas appliqué aujourd’hui. Et qu'on ne lui raconte pas « la gentille fable du vote des
militants : « La liste présentée par Martin Malvy ce mardi ne correspond pas à ce qui a été voté par
les militants ariégeois : Maryse Loubet a disparu, Christine Téqui a été rétrogradée de la quatrième à la sixième place, et on a intégré Malika Kourdoughli !
»
« Les vrais raisons de
cette « crisette » sont politiques», affirme Michel Teychenné qui accuse: « Une Fatwa a été lancée contre moi par Augustin Bonrepaux, relayé par René Massat.
» La preuve? « Je suis interdit de
séjour dans la vallée d’Ax, comme on a pu le voir lors de l’inauguration du centre thermoludique, pour lequel l’Europe a contribué à hauteur de un million d’euros, et alors même que j’étais
député européen en exercice! […] Ils veulent me faire payer mon indépendance d’esprit et la position de rénovateur que j’assume totalement.
»
Michel Teychenné
décline, en vrac, quelques uns des nombreux dossiers qui l’opposent au président du conseil général :
- Absence de femmes au
Conseil Général « le seul département dans ce cas »
- Problème du
renouvellement des élus « toujours renvoyé à l’élection suivante »
- Élections internes ne
comportant qu’un candidat
- Sossier de l’ours - «
J’étais à Arbas »
- Projet d’aéroport - «
Ce projet n’a aucun sens: en l’absence de TGV, il ne peut pas y avoir d’aéroport »
- Le «Non» au
référendum sur l’Europe…
«Je n’ai pas à être
sanctionné pour cela, c’est ce que pensent beaucoup de militants ! »
Il déplore au passage la perte de quelques cinq à six cents adhérents sur le département depuis les élections
présidentielles.
Alors ce mardi, las de
« demander à pouvoir dialoguer », et parce qu’il « n’a pas pu rencontrer le groupe », il a fait appel à Martine Aubry, qui lui a « promis de demander à Augustin Bonrepaux d’appliquer la décision
« irrévocable » de la Convention nationale », pour régler le différend.
Suite à ce courrier,
Michel Teychenné campe sur ses positions: « J’attends que Martine s’exprime », mais reste ferme: « Personne ne me mettra dehors du parti […] Je n’avalerai pas une couleuvre de plus […] S’il le
faut, j’engagerai des procédures d’exclusion […] L’appel à Martine Aubry est un appel à la raison […] S’il y a refus d’appliquer la décision, des sanctions s’appliqueront, et je veillerai à ce
qu’elles s’appliquent ». Avant de conclure: « Je me battrai jusqu’au bout ! »
On le voit, le candidat
débouté est particulièrement motivé, et semble bien décidé à ne pas laisser passer son tour.
Il n’empêche que cette situation ressemble de plus en plus à une
impasse.
En effet, de deux
choses l’une:
- Ou bien Martine Aubry
réintègre Michel Teychenné, et l’on voit mal comment Marc Carballido et ses colistiers pourraient ne pas mettre leur menace de «démission» collective à
exécution;
- Ou bien la patronne
du PS confirme le choix de Martin Malvy, et rien n’empêchera alors le bouillant conseiller municipal appaméen de lancer les procédures d’exclusion, dont il reste persuadé qu’elles ne peuvent pas
ne pas aboutir.
MICHEL TEYCHENNE, ELU PS, REVENDIQUE TOUJOURS SA TROISIEME PLACE SUR LA LISTE DE MARTIN MALVY AUX PROCHAINES
REGIONALES. IL A ECRIT A AUBRY.
« Je vis avec une fatwa du président du conseil général »
« Je me battrai jusqu'au bout. » Michel Teychenné, président du groupe de gauche à la mairie de Pamiers, « candidat en troisième position sur la liste socialiste en Ariège aux régionales », est
remonté comme une horloge suisse. Au premier étage du restaurant La Bascule, hier, sur le coup de midi, il donne une conférence de presse que le microcosme et les observateurs attendent avec
impatience pour les uns, appréhension pour les autres…
Sens de la formule en entrée et pilonnage en règle sans langue de bois en plat de résistance à l’endroit d’un Augustin Bonrepaux à qui Michel Teychenné a réservé les morceaux de choix. Mais les
traits tirés de son visage barré par une moustache de catcheur ne sauraient dissimuler la violence du combat politique qu’il mène depuis trois semaines sur le ring des régionales. Au troisième
round, sifflé dimanche soir depuis Toulouse, Martin Malvy, le président PS sortant, dans un communiqué sans équivoque, peut-être poussé par un Augustin Bonrepaux que l’on imagine opiniâtre,
s’affranchit de la parole « irrévocable » de Martine Aubry en écartant de la liste PS des régionales celui qui,le temps d’une gestation, occupa les fonctions déjà lointaines de député
européen.
Et au profit de qui? Au profit de « Milou » Franco, ce faux frère siamois appaméen, si embarrassant désormais, conseiller régional sortant, que l’on verrait d’un oeil condescendant depuis le
bureau national du PS comme « un type de 66 ans, battu au premier tour des dernières municipales » et dont on se gausserait sous cape. « Milou » Franco, mention marginale donc, dont Michel
Teychenné prétend que « son acharnement à être candidat est à la base de la problématique ». Mais pour Michel Teychenné, la vérité est ailleurs.
« Une gentille
fable »
Ainsi donc, « Milou »
Franco ce serait l’alibi, tout comme d’ailleurs cet argument brandi comme un certificat d’authenticité par Marc Carballido», formaté par vingt ans de communisme », pour justifier l’éviction de
Michel Teychenné, ce fameux « vote démocratique des militants a été respecté, il n’y a rien à rajouter » lancé dimanche soir de façon laconique à un journaliste de « La Dépêche ». Une « gentille
fable », un leurre selon M. Teychenné, pour lequel « les vraies raisons de cette « crisette », de ce psycho-drame, de cette tragi-comédie, sont politiques. Je travaille très bien avec Bel, Nayrou
et Durand mais je vis avec une fatwa du président du conseil général Augustin Bonrepaux et de René Massat. Tant que ça restait au niveau du folklore, je vivais avec, mais aujourd’hui…»
Ainsi donc, Michel Teychenné révèle son « interdiction de séjour dans les vallées d’Ax » ou « sur le canton du Fossat ». En vérité, il paierait au prix fort sa différence. Entendez son «
indépendance d’esprit » et son côté « rénovateur ». Une question de génération en fait. « Je soutiens la politique départementale d’Augustin Bonrepaux. C’est un bon président, mais qu’il ne
s’occupe pas de la constitution de listes. […] Il faut arrêter, on n’est plus au SFIO, au temps où les notables choisissaient les candidats. Il faut arrêter avec la culture des élections internes
au PS où on a un seul candidat. Stop avec la pensée unique et monolithique. »
Et l’élu socialiste de décliner selon lui les motifs qui lui vaudraient la détestation que d’aucuns qualifient de viscérale d’Augustin Bonrepaux : « Je suis la victime collatérale de
l’ours, je suis contre le projet d’aéroport, qui n’a aucun sens, j’ai voté non au référendum, je paie tout cela. » Mais Michel Teychenné prévient : « Je n’ai pas vocation à être le martyre
de service.» Stop à la maltraitance dont parlait au soir du12 décembre, lors de la convention nationale de Tours,Vincent Peillon pour justifier la décision de le réintégrer en troisième position
sur la liste emmenée par Martin Malvy.
Michel Teychenné a envoyé une lettre très claire à « Martine ». Une lettre dans laquelle il insiste : « S’ils ne reviennent pas sur leur décision et si la décision du parti n’est pas respectée,
je te demande qu’ils assument leur chantage jusqu’au bout et donc qu’ils soient purement et simplement exclus du Parti socialiste »
Sources : La Gazette Ariégeoise, Ariege News, La Dépêche du MIdi - 13 janvier 2010 / Photo : Ariège News
link
LA SECTION DE PAMIERS DU PARTI SOCIALISTE COMMUNIQUE :
La section socialiste de Pamiers apporte son entier soutien au Groupe de Gauche du conseil municipal. Elle condamne fermement les propos de M. Claeys, qui, pour
démissionner de ce groupe, prend prétexte des débats internes du Parti socialiste. Elle rappelle que Louis Claeys n'est pas membre du Parti socialiste. La section lui demande de tirer la leçon
logique de son comportement en démissionnant du conseil municipal. Alors, pour nous, le débat sera clos.
Communiqué
paru dans l'édition du 26 décembre 2009
DOMINIQUE CASTAGNE, EMILE FRANCO, CATHERINE GALVEZ-QUINTARD, BERNADETTE SUBRA-SUARD ET MICHEL TEYCHENNE DU GROUPE DE GAUCHE A LA MAIRIE DE PAMIERS COMMUNIQUENT.
Louis Claeys a souhaité quitter le Groupe de gauche avec lequel il avait été élu lors des dernières élections municipales à Pamiers. C’est son droit le plus strict.
Mais il justifie ce retrait par des arguments qui nous apparaissent totalement fallacieux.
Le Groupe s’est, depuis son élection, réuni régulièrement et chacun a pu s’y exprimer librement, dans des discussions parfois vives, mais dont la finalité a toujours été de trouver une position
commune, sans qu’aucun d’entre nous ne renonce ni à ses opinions, ni à ses engagements. Comme les autres, Louis Claeys y a largement eu la parole et, comme tous les autres, il y a quelquefois vu
ses prises de position contestées, ce qu’il a toujours eu du mal à accepter.
Mais il ne peut pas dire que le comportement de Michel Teychenné au sein du groupe est la raison de son départ du Groupe. A qui, d’ailleurs, veut-il faire croire que Michel Teychenné pourrait,
sans rencontrer d’autre opposition que la sienne, influencer au point de le « phagocyter » ce Groupe dont tous les membres, Emile Franco tout particulièrement, exercent ou ont exercé des
responsabilités politiques, syndicales ou professionnelles, quelquefois importantes ?
Par ailleurs, en tant que citoyens et élus de gauche, ce qui se passe au sein du PS ne peut bien sûr nous laisser indifférents et nous ne pouvons que le regretter au vu de la responsabilité que
portera ce parti dans les résultats de la gauche aux élections.
Mais il est particulièrement affligeant que Louis Claeys « surfe » sur les remous que suscite la constitution de la liste PS aux élections régionales pour justifier qu’il quitte le Groupe de
gauche. Encore une fois, à qui veut-il faire croire qu’il s’agit d’une véritable raison de son retrait ?
En acceptant de se présenter sur la liste « Ensemble, Pamiers, Demain », Louis Claeys s’engageait aux côtés de tous ceux qui la constituaient, adhérents et sympathisants des partis de gauche ou
membres de la société civile, sur un programme de gauche pour Pamiers. Elu issu de cette liste, il s’engageait dans l’opposition municipale, aux côtés d’Emile Franco, évidemment, mais aussi de
Michel Teychenné et de tous les autres membres du Groupe.
Aujourd’hui, il souhaite rompre cet engagement. C’est encore une fois son droit le plus strict. Mais qu’il n’en fasse porter la responsabilité à personne d’autre que lui-même. La logique voudrait
qu’il démissionne du Conseil Municipal pour laisser la place à un autre de ses co-listiers.
Dominique Castagné, Emile Franco, Catherine Galvez-Quintard, Bernadette Subra-Suard, Michel Teychenné
Communiqué paru dans
Le mercredi 23 décembre 2009
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