Mercredi 30 mars 2011
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GROUPE DE GAUCHE
ANALYSE DES ELECTIONS CANTONALES
L'abstention est malheureusement importante, cela doit nous interpeler. Pour les votants, le rapport gauche/droite est
très largement en faveur de la Gauche.
Bon report du Front de gauche et d’Europe Écologie-Les Verts. Les électeurs d’Europe-Écologie confirment leur ancrage à
gauche. Les responsables EE-Verts de Pamiers devraient en tirer des conclusions concernant leur vote au conseil municipal...
La fin de l’Effet Trigano
André Trigano a toujours eu un impact personnel sur l’électorat : l’effet Trigano, c’est terminé. Son soutien appuyé à Hubert
Lopez, son « fils spirituel », et à Claude Deymier est un échec cuisant pour les deux adjoints, lourdement battus sur la ville de Pamiers. Hubert Lopez n’a que 14 voix d’avance sur le FN. Les
deux adjoints font à peine plus que le FN au premier tour, mais les électeurs du FN se reporte assez bien sur eux au deuxième tour.Avec 36,8 % pour Claude Deymier et à peine 33 % pour Hubert
Lopez , c’est un désaveu sévère pour l’équipe d’André Trigano et les candidats qu’il soutenait.
Large victoire des candidats socialistes, avec une mention spéciale
pour Marie-France Vilaplana, une des deux femmes élues en Ariège.
Jeudi 24 mars 2011
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Le 22 mars 2011
A MM. Hubert Lopez et Claude Deymier, maires adjoints, candidats aux Cantonales
Chers Messieurs et collègues,
Un événement politique très grave s’est déroulé hier sur les média français. Monsieur Copé,
patron de l’UMP, et le Président de la République ont mis sur le même plan le vote PS ou Front de Gauche et le vote FN. Ils refusent le front républicain contre le FN au deuxième tour des
cantonales.
Cette position de “ni-ni” est un cadeau fait aux candidats du Front National et une attaque très préoccupante
de notre pacte républicain. Vous avez reçu et accepté le soutien de l’UMP au premier tour des élections cantonales, vous avez même parlé de votre fierté d’être soutenus par l’UMP.
Je vous demande au nom des élus du Groupe de Gauche à la mairie de Pamiers, qui sont vos collègues
républicains, d’exprimer de façon claire et publique votre position concernant le front républicain contre le Front national, et votre condamnation ferme de la position de l’UMP au plan
national.
Dans l’attente de votre réponse rapide, je vous prie d’agréer, chers collègues, mes sentiments
républicains.
Michel Teychenné
Pour le Groupe de Gauche à la Mairie de Pamiers
Lundi 21 mars 2011
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L’abstention historique de dimanche lors du premier tour des Cantonales est un message clair envoyé à la classe politique.
Il faut l’entendre. Le résultat du FN qui talonne les candidats de l’UMP dans les deux cantons de Pamiers est inquiétant. Le soutien d’André Trigano aux candidats UMP a été sans effet. Le Front
de gauche et Europe Écologie se maintiennent bien. Je salue le très bon résultat de Marie-France Vilaplana (PS), qui démontre que le renouvellement et la féminisation ont reçu le soutien des
électeurs et électrices.
J’appelle les forces de gauche, les écologistes et les abstentionnistes à se rassembler dimanche prochain pour sanctionner sévèrement la politique de l’UMP et ses candidats en votant pour les
candidats socialistes des cantons de Pamiers Ouest et Est.
Michel Teychenné, lundi 21 mars 2011
Vendredi 18 mars 2011
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PAMIERS : LA CENTRALE PHOTOVOLTAÏQUE VERRA-T-ELLE ENFIN LE JOUR?
Le Préfet de l'Ariège a dit non. Les 16 hectares de terrains agricoles ne seront pas déclassés, ce qui semble compromettre
gravement la pose des 36 000 panneaux solaires à l'entrée nord de la ville.
Cette centrale photovoltaïque pourrait alimenter un quart de la consommation électrique de la ville. Ce projet ambitieux,
né il y a plusieurs années, avait rapidement divisé les élus. Les uns s'y engageant à corps perdu prônant le développement des énergies renouvelables, tandis que d'autres, plus frileux,
émettaient quelques réserves, dénonçant une braderie des terres agricoles.
Mais en juillet dernier, lors d'un conseil municipal, la question est tranchée : « Le projet a été voté car nous avions
reçu l'ensemble des avis émanant des services de l'Etat : chambre d'agriculture, direction départementale des territoires et architectes des bâtiments de France, tous étaient favorables »,
explique Lucien Quèbre, élu en charge du développement durable.
UN AVIS DÉFAVORABLE DU PRÉFET
Le dossier avait donc été transmis dans les mains de Jacques Billant, Préfet de l'Ariège, qui devait donner son accord préalable, indispensable à l'obtention du permis de construire.
Le 11 février dernier, le verdict est tombé : l'avis est défavorable du fait de « la situation des parcelles déclarées à la Politique Agricole Commune en 2010 et de leur emplacement dans la «
zone non aedificandie », la bande de 100 mètres non constructible par rapport à la voie autoroutière. »
Une décision qui ne surprend guère l'opposition : « Nous avions été les seuls à voter contre, témoigne Michel Teychenné,
président du groupe de gauche. Nos inquiétudes portaient surtout sur la préservation des terres agricoles, sur la garantie de réhabilitation du site en fin d'exploitation, l'éventuelle
utilisation de composants polluants et l'impact sur l'esthétique de l'entrée nord de Pamiers. »
Alors où en est aujourd'hui ce projet ? Lors de la dernière commission urbanisme de la ville, le reclassement des terres
agricoles en terrain industriel (première étape indispensable à la réalisation de la centrale) semblait définitivement mis de côté.
Officiellement, le projet est donc suspendu. Mais Hubert Lopez, adjoint au maire en charge de l'urbanisme semble perplexe :
« Compte tenu des éléments présentés par monsieur le Préfet, le projet ne devrait a priori pas recevoir un avis favorable de l'État. » Pour Lucien Quèbre, « pas question d'abandonner, maintenant
cela se passe entre la société Enertrag, porteuse du projet et la préfecture, nous attendons le résultat définitif mais je maintiens que ces terres sont idéales pour accueillir ce parc
photovoltaïque. »
Le chiffre : 16 hectares de terres agricoles. Devaient être déclassées en terrain agricole pour accueillir les 36 000
panneaux solaires.
La Dépêche du Midi, 18 mars 2011
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CENTRALE PHOTOVOLTAÏQUE DE PAMIERS : LE PRÉFET
DONNE RAISON AU GROUPE DE GAUCHE
Ce dossier, présenté par la société ENERTRAG, concernait 16 hectares de terres agricoles à l’entrée nord
de Pamiers, sur la droite du péage, jusqu’à la voix ferrée et, au sud, la bretelle de sortie de l’autoroute vers Pamiers-Gabrielat. Soit 36 000 panneaux photovoltaïques vus de dos en
arrivant à Pamiers par l’autoroute.
En conseil municipal, la Mairie a donné son accord au projet et engagé le déclassement des terres
agricoles et leur reclassement en terrain industriel (même classement que la zone Gabrielat). Le Groupe de gauche a voté contre, par souci de donner la priorité au photovoltaïque en
toiture, d’assurer la protection des surfaces agricoles et de respecter le Plan Local d’Urbanisme (PLU),trop souvent malmené à Pamiers.
Les réserves du Groupe de gauche sur le dossier des 36 000 panneaux photovoltaïques sont ont suivantes
:
- Chiffrage « mirifique » de la société ENERTRAG, qui prétend que cette centrale produirait 25 % de la
consommation électrique de Pamiers, ce qui est FAUX.
- Opération financière visant à la captation par une société privée de subventions et de tarifs
subventionnés, sans aucune garantie de réhabilitation du site en fin d’exploitation.
- Utilisation de panneaux contenant des composants polluants (non conformes au standard européen
recommandé).
- Massacre esthétique de l’entrée nord de Pamiers alors même que la Mairie, dans le cadre de l’OCUP,
reçoit des financements pour améliorer l’attrait de cette entrée nord de ville.
L’accord de la Ville a été transmis au Préfet pour avis décisionnel. Il a rendu un avis négatif, dicté
par la protection des terres agricoles dans le cadre de la PAC et par l’inconstructibilité des 100 mètres qui longent une voie autoroutière.
À la demande du Groupe de gauche, la commission Urbanisme de la Mairie du lundi 28 février 2011 a
entériné l’avis du Préfet et annulé le déclassement des terrains envisagés. Le projet est définitivement abandonné.
Une belle victoire pour le Groupe de gauche, tant sur le plan technique (analyse du dossier) que sur le
plan politique.
Michel Teychenné, pour le Groupe de gauche
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Mardi 15 mars 2011
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Le Japon est au coeur de nos préoccupations. Le courage et la dignité des Japonais dans ces moments terribles de tremblement de terre, de tsunami et maintenant de catastrophe nucléaire sont
admirables. Il faut leur apporter tout notre soutien, notre aide et notre compassion.
Le risque zéro n’existe pas, mais la
catastrophe nucléaire en cour au Japon est une nouvelle illustration du risque nucléaire qui menace notre planète. Au-delà des catastrophes naturelles avec leur cortège de morts et de désolation,
le risque nucléaire, c’est d’abord un risque d’augmentation de la radioactivité et de contamination des populations et des territoires pour des décennies, avec les immenses problèmes sanitaires
que cela génère. C’est aussi la maîtrise des rejets et leur traitement et confinement, qui poseront problème pendant des siècles.
Cette réalité ne peut être occultée. Elle entraîne une différence fondamentale avec tous les autres risques
“naturels” dévasteurs, mortifères et humainement terribles, mais dont les séquelles s’effacent malgré tout avec le temps.
Ce chèque, ce pari sur l’avenir de notre planète et de ses populations a de quoi inquiéter. Tout comme
l’incapacité actuelle, en cas de contamination, de pouvoir revenir en arrière. L’absence de possibilités de décontamination, que l’on constate aujourd'hui à Tchernobyl où des populations vivent
encore au milieu de zones hautement contaminées, pose l’urgence de modifier en profondeur nos stratégies énergétiques au profit d’énergies renouvelables et non polluantes.
Au-delà de ce que constat dicté par le simple bon sens, je m’étonne que nos dirigeants, qui se répandent en
commentaires dans les médias depuis quelques jours, n’évoquent essentiellement que des scénarios du type panne ou catastrophe naturelle, tremblement de Terre et tsunami (Japon), erreur humaine
(Three Miles Island USA) ou vieillissement des installations (Tchernobyl). Pratiquement personne ne parle de ce qui est à mon sens, aujourd’hui, le risque majeur : le risque terroriste.
Quand des commandos-suicide s’emparent d’avions comme armes de destruction massive, comment peut-on imaginer
que ces mêmes groupes ne songent pas à prendre le contrôle d’une centrale nucléaire et à la faire sauter? Eux, ou d’autres de leur genre. Sans tomber dans le catastrophisme, le risque terroriste
me semble plus grand et plus réel que celui d’un séisme de magnitude 8 en France... Pourquoi ce silence dans les médias? Pourquoi ce silence chez nos dirigeants ? Sommes-nous vraiment préparés à
ce scénario catastrophe?
Voilà aujourd’hui la simple question que je me pose en simple citoyen responsable, mais inquiet.
Avant de survenir, les attentats du World Trade Center relevaient d’un mauvais scénario de série B. Personne
ne croyait qu’une telle chose pouvait se produire. Le monde est resté interloqué le 11 septembre 2001.
Je souhaite profondément que le scénario terroriste, appliqué au nucléaire, ne reste qu’une mauvaise idée pour
série B.
Michel Teychenné
Jeudi 10 mars 2011
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Mercredi 9 mars 2011
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Suite à notre article sur le projet de création d’un pôle d’enseignement artistique, le maire André Trigano réagit :
« (...) Très à l’étroit dans les locaux de la place du Mercadal, l’école (de musique, ndlr) fonctionne dans des conditions difficiles et est obligée de décentraliser ses activités dans des
salles municipales et une école primaire pour pouvoir fonctionner. Le projet, après avoir été revu à la baisse, porte sur l’aménagement de locaux (salles de classes) d’une superficie de 1
400 m2 (1 900 m2 étaient prévus au départ) dans l’ancien hôpital et sur la création d’une partie neuve qui abritera la salle de répétition des orchestres et des auditions. (...) Le projet
actuel ne prévoit donc pas la création de nouvelles disciplines. Il n’est pas question d’embaucher du personnel nouveau et de ce fait de créer des charges de fonctionnement supplémentaires.
Ces salles d’atelier seront également mises à disposition des associations culturelles, et notamment de la MJC avec qui la Ville travaille en étroit partenariat (...)».
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Suite à notre réaction aux annonces de Roger Ribaute et Jean-Louis Goudy sur le futur Pôle Culturel, le Maire de
Pamiers a été obligé de recadrer publiquement son « adjoint » et son directeur de la Culture, comme vous pouvez le lire ci-contre. Le Groupe de Gauche s’inquiète de la gouvernance à la
Mairie de Pamiers, où chaque adjoint se prend pour le Maire. Quelques jours auparavant, l’adjoint à l’Environnement annonçait un écoquartier pour Pamiers à grand renfort de presse, au grand
effarement des élus présents qui n’avaient jamais entendu parler de ce « projet »! Aujourd’hui
chaque adjoint tire la couverture à lui et veut marquer son « passage » aux affaires municipales avec son projet « bien à lui » : une drôle de façon de concevoir l’intérêt général et un
projet global pour la Ville de Pamiers et ses habitants.
Michel Teychenné pour le Groupe de gauche
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Mercredi 2 mars 2011
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Après ses relations tumultueuses avec l’ancienne adjointe à la Culture, Roger Ribaute envoie le Maire sur les roses.
Roger Ribaute, adjoint au Patrimoine, et Jean-Louis Goudy, directeur de l’École de Musique, ont présenté à la presse le futur Pôle Artistique de Pamiers.
Visiblement, celui-ci ne respecte pas les choix du Maire de Pamiers qui, dans La Dépêche du 27 juillet 2010, annonçait que seul le déménagement de l’École de Musique se ferait, par
manque de moyens financiers. À l’époque, nous avions salué la sage et lucide décision du Maire. Messieurs Ribaute et Goudy n’en ont cure, et persistent dans leur projet pharamineux de
municipaliser l’enseignement de la danse, du théâtre et des arts plastiques avec l’embauche de nombreux professeurs municipaux.
Ce projet de 1,7 million d’euros, dont la Mairie ne connaît toujours pas les partenaires financiers, est un montage financier aberrant pour la Ville de Pamiers. La
moitié des élèves de l’École de Musique viennent de la Communauté des Communes de Pamiers. Il en sera de même pour la danse, le théâtre ou les arts plastiques. Ces élèves payent le double de ce
que paient ceux issus de Pamiers même, mais cela ne permet pas de combler le déficit puisque chaque élève de l’École de Musique, une fois qu’il a payé ses frais de cours et d’inscription, coûte
encore entre 1 500 et 1 600 euros par an au budget de la ville. Soit 600 000 euros par an pour le seul fonctionnement, payés par Pamiers pour tous les élèves, d’où qu’ils viennent.
L’École de Musique et le Pôle Artistique sont des équipements d’intérêt communautaire. Ils devraient être financés par la Communauté des Communes, ce qui
permettrait d’alléger les charges du budget de Pamiers, déjà trop endettée. Mais ce serait aussi une mesure d’égalité et d’accès à la culture, au même prix pour tous les habitants de la
Communauté de Pamiers. Une vraie mesure de justice sociale et fiscale.
Aujourd’hui, le budget de l’École de Musique et du futur Pôle est injuste pour les Appaméens, mais aussi pour les habitants de la Communauté des Communes de
Pamiers. Bravo, Messieurs de la Majorité!
Pour le Groupe de gauche à la Mairie de Pamiers,
Michel Teychenné