CONSEIL MUNICIPAL : LES FINANCES DANS LE ROUGE
La Mairie de Pamiers, après avoir été épinglée par le magazine économique Challenges pour sa mauvaise gestion, et par Libération pour ses 4,9 millions d’emprunts toxiques à la banque Dexia, ne peut plus fonctionner à crédit. Les élus du Groupe de gauche ont écrit au Maire pour demander une réunion d’urgence de la Commission des finances afin de mettre en place en 2012 un budget sérieux et maîtrisé... avant qu’il ne soit trop tard !
Soyez assuré Monsieur le maire de notre volonté de participer activement à apporter les solutions urgentes à la situation actuelle.
Veuillez recevoir nos sentiments les meilleurs,
Michel Teychenné
conseil municipal
Était-ce parce que le nouveau tapis rouge qui recouvrait la table du conseil municipal demandait à être inauguré, toujours
est-il que les débats ont été nourris hier soir à l'hôtel de ville.Malgré les félicitations de Michel Teychenné à André Trigano pour son accès à l'ordre de commandeur de la légion d'honneur, les deux hommes se sont marqués à la culotte toute la soirée, relayés de temps à autre par leurs collègues, mais sans pouvoir vraiment se lâcher le maillot.
Il faut bien dire que les motifs de querelle, ouverte ou à fleuret moucheté étaient nombreux. Primo, la décision modificative du budget pour faire transiter des sommes de comptes à comptes et boucler l'exercice sans tourment. M.M.Castagné et Teychenné (PS) ont crié à la caisse vide, le maire, et Gérard Legrand, son adjoint chargé du trésor ont assuré aussi fort, qu'il ne manquait pas un euro.
L'éternelle querelle sur l'eau a abondé le moulin des débats (faut-il un tarif préférentiel pour les ménages modestes ?) mais c'est bien le projet de pôle artistique qualifié par Michel Teychenné de « Palais Ribaute » ou de projet « somptuaire » par Louis Claeys qui a relancé les accrochages. Curieusement, la table des délibérations a presque retrouvé son unanimité pour valider l'acquisition de la Roue (800. 000 euros) à l'exception de Françoise Matricon qui aurait préféré que cet argent soit consacré à l'aménagement du centre ville, et Louis Claeys qui dénonçait cet achat « pour de grands spectacles qui ne seront même pas culturels, alors que c'est le prix d'achat du Carmel ! »
La séance est allée vers sa fin (après un wagon de délibérations soporifiques), avec la question de Gabrielat et du projet d'accueil des Gravières Denjean (expédition par chemin de fer), dont la gauche ne veut pas, pour des motifs de nuisances et un coût démesuré d'aménagement « sur le dos de la collectivité ».
C'est en occitan que s'est achevée cette séance avec la demande de Michel Teychenné de mettre tous les panneaux directionnels de Pamiers dans les deux langues. Sans compter l'autocollant qu'il a remis au maire : « sems pas aqui per faire de rasonaments ». Et ce n'est pas sans humour qu'A.Trigano lui a demandé s'il voulait qu'il lui réponde « en Yiddish »…

















