C'est le premier espace d'une telle envergure dédié exclusivement à la culture occitane, en Ariège. Son nom est on ne peut plus explicite : l'« espaci occitan ». Des années que les différentes associations locales travaillaient à ce projet. Aujourd'hui, les locaux sont enfin ouverts. Cachés tout au fond de la zone de Pic, ils regroupent la calandreta, à savoir l'école occitane, ainsi que divers espaces pour l'association Lauseta et l'institut d'études occitanes. Un coin bibliothèque et plusieurs salles adaptées à l'enseignement de la langue, aux conférences, aux expositions, sont prévus.
L'objectif étant d'offrir un lieu de vie à la culture occitane dans son ensemble, et tout particulièrement une ouverture aux jeunes élèves de la calandreta. « Ce qui est important pour les élèves, c'est qu'ils se rendent comptent que l'occitan est une langue vraiment parlée, en dehors de l'école. C'est ce que va permettre l'espaci occitan : ils verront sans cesse du monde, autour de l'école, et ça fera sens pour eux, explique le chef de l'établissement, Sandra Bernard. Nous nous attachons vraiment à tisser une passerelle avec l'extérieur. »
Lors de l'inauguration des nouveaux locaux, Guilhem Latrubesse, conseiller régional délégué aux affaires occitanes, a rappelé que « 2 000 enfants étaient scolarisés dans des calandretas, sur tout le territoire occitan ». À Pamiers, le nombre d'inscrits s'élève à 44, soit une partie non négligeable de la population concernée par l'enseignement en occitan. Créer « un lieu fort, identifié », comme l'est désormais l'espaci occitan était donc une nécessité.
Cette inauguration coïncide avec l'approche du « festenal occitan », dans quelques jours, et également avec l'exposition présentée à la médiathèque (lire ci-contre). Un mois décidément très occitan, à Pamiers. Par ailleurs, la municipalité réfléchit à la possibilité d'installer des panneaux bilingues indicateurs d'entrée et de sortie de la ville, suite à la proposition de Michel Teychenné. Hubert Lopez, en charge de l'urbanisme, a assuré que les élus « y réfléchissaient ». Une initiative qui ferait également écho aux 900 ans du nom de Pamiers… ou plutôt de Pamias.
Durant tout le mois, la médiathèque propose une exposition intitulée «Pamiers, ville occitane». Elle se compose de quinze panneaux, réalisés entre autres par Daniel Pedoussat, du cercle occitan Prosper Estiu. Bilingue, elle retrace le triomphe de la langue occitane à Pamiers. On apprend entre autres l'histoire de certains noms de lieux-dits ou de rues.
Le festenal occitan aura lieu, quant à lui, les 18, 19 et 20 novembre. Des pièces de théâtre, films, lectures, ainsi qu'un bal sont programmés durant ces trois jours.
Félicitations à l'Amicale Sportive de Pamiers et à toute son équipe d'avoir
organisé cette soirée très réussie autour des présidents et... présidentes de clubs, qui font vivre au quotidien nos associations sportives dont le rayonnement dépasse largement les limites de la
Ville. Saluons aussi le bénévolat des équipes d' animateurs associatifs qui consacrent leur temps et souvent leur argent au développement du sport et à leurs concitoyens. Ils méritaient bien
cette soirée mémorable. Bravo!
Pamiers. Les présidents des clubs mis en
lumière.
Suite au forum des associations sportives qui s'est déroulé le mois dernier, l'amicale des sociétés sportives
a organisé, vendredi, la soirée des présidents, salle du Jeu du Mail. L'an passé, les coaches méritants étaient à l'honneur, cette année ce sont les présidents qui ont été mis sur le devant de la
scène. 162 personnes, dont plusieurs élus et personnalités, ont répondu à l'appel de Michel Bonnet et de Jean-Paul Simon, coprésidents de l'amicale pour une soirée réussie à tous points de vue. «
Si Pamiers est dynamique, c'est en partie grâce à la pratique du sport, a déclaré Michel Bonnet. Cette année, nous mettons à l'honneur toutes ces personnes qui dirigent les clubs et qui s'y
investissent presque à temps plein. Être président n'est plus un titre honorifique, mais une véritable mission ».
Lors de la dernière assemblée générale, l'amicale a enregistré une 44e adhésion et englobe aujourd'hui 78 %
des associations sportives de la ville. Parmi ses objectifs, il faut rappeler sa volonté de continuer à rassembler les clubs afin de défendre et soutenir les personnes qui œuvrent pour la même
cause : l'éducation par le sport. Forum des associations, soirée des trophées, entre autres, en sont régulièrement l'illustration. Un dernier temps fort viendra ponctuer cette année sportive
quelques jours avant les fêtes de Noël, dans les salons de l'hôtel de ville, avec la récompense des sportifs locaux les plus méritants de la saison.
Les présidents nominés
A. Maestroni, ACA Cyclo ; G.Masclet, ACP ; A.Suau, AGVA ; JM.Martinez, Autio-Cross, M-H Riera, Brazilia Gym ;
D.Coquelles, Compagnie d'Arc ; F.Delrieu, Golfeurs appaméens ; G.MOreno, Haltéro club ; G.Canal, Karaté club ; V.Perrault, 100% KKO ; P.VIllemont, les étoiles du Sud ; T.Baudy, Les loups Pamiers
Vernajoul ; R.Estebanez, Milliane pétanque ; G.Dhers, Pelote Basque ; P.Puyol, Pétanque Appaméenne ; L.Faure, Rollers Pamiers ; A.Blanchard, SCA ; B.Dinnat, Société de Tir ; A.Lavigne, Tennis
club ; E.Galy, Twirling bâton ; C.Bernard Vaillante Appaméenne.
On se souvient que la mise en vente sur un site internet spécialisé dans les biens prestigieux du Carmel de Pamiers pour
1 million d’euros avait provoqué une passe d’armes entre les élus du conseil municipal.
La majorité ne voulant pas faire l’achat d’un bien qui engendrerait des coûts de mises aux normes importants,
l’opposition jugeant qu’au contraire, il était opportun d’intégrer ce bien dans le patrimoine municipal.
La mairie avait alors proposé aux carmélites d’acheter la chapelle du Carmel, pour la rendre au culte ainsi
qu’une tour. Or celles-ci, par la voix de l’économe du diocèse de Luçon, lui ont fait savoir que la chapelle n’était pas à vendre, préférant la voir confiée à une association diocésaine locale
(ce qui en protègerait le caractère sacré) et espérant... des subventions de la mairie pour l’entretenir. Ce que la mairie n’envisage pas de faire, compte tenu des difficultés actuelles. Selon M.
Trigano, les soeurs auraient reçu trois propositions d’achat du Carmel et l’invite à se rapprocher des futurs acheteurs. Pour sa part l’opposition, par la voix de Michel Teychenné, a fait savoir
que la mairie devrait faire valoir son droit de préemption. Pour l’heure c’est le statu quo.
La Cour d’appel a retenu à mon encontre une « complicité de diffamation » au préjudice d'Augustin Bonrepaux
pour des propos publiés dans la presse au sujet de mon éviction des listes du Parti Socialiste de l'Ariège pour les élections régionales de mars 2008. J'en prends acte. Je constate cependant que
M. Bonrepaux n’a pas poursuivi les médias qui avaient repris ces propos, mais ne s’est attaqué qu'à moi. J’assume mes propos comme je l'ai toujours fait; j'ai simplement eu tort de dire ce que je
pensais.
Je rappelle enfin qu’Augustin Bonrepaux avait demandé pour les mêmes faits mon exclusion du Parti Socialiste à Martine Aubry
et à la Commission Nationale des Conflits (voir Rappel, ci-desssous). Il a été débouté.
Pour moi, la page est tournée.
Michel Teychenné
RAPPEL - ARTICLE DE SEPTEMBRE
2011
PS/ COMMISSION NATIONALE DES
CONFLITS
La Commission Nationale des Conflits du Parti Socialiste – la CNC – a statué sur les
trois affaires concernant la Fédération de l’Ariège à la suite à mon éviction irrégulière de la liste des élections régionales et de la violente agression physique qui a suivi. Elle a auditionné
trois des parties concernées, à savoir Marc Carballido, Augustin Bonrepaux et moi-même, mes trois agresseurs ne s’étant pas présentés.
Concernant la composition de la liste aux élections régionales et mon recours devant la Commission Électorale Nationale, la CNC a estimé ce qui suit
: « À l’initiative de la Commission Électorale Nationale, la Convention Nationale du parti réunie à Tours le 12 décembre 2009 a majoritairement décidé de modifier la liste qui avait été adoptée
par les militants de cette fédération; ainsi, Michel Teychenné figurait sur la liste approuvée par la Convention nationale. » Me reconnaissant comme le candidat légitime à la
troisième place sur la liste de l’Ariège, la CNC a également reconnu que la responsabilité du non-respect de cette liste n’est pas uniquement imputable au Premier Secrétaire
départemental, et que les reproches faits à ce dernier ne peuvent donc lui être faits à titre personnel. La CNC a rappelé qu’elle ne peut se prononcer que sur les conflits entre personnes,
conformément à l’article 11-1 des statuts du PS. Dont acte.
Concernant la demande faite à Martine Aubry et à la CNC par Augustin Bonrepaux « d’exclure Michel Teychenné définitivement du PS », la CNC, tout en
regrettant la polémique qui a suivi la constitution de la liste PS aux régionales en Ariège et mes prises de position publiques, a débouté Augustin Bonrepaux. Elle m’a donné
un simple avertissement, pas même un blâme... compte tenu entre autres de « mon engagement résolu contre toutes les discriminations ». Dont acte.
Enfin, je suis satisfait que mes trois agresseurs aient été exclus définitivement du PS. Ces individus n’ont rien à voir avec
les militants socialistes, nos valeurs, nos engagements.
Les décisions de la CNC sur ces trois « affaires » concernant la Fédération de l’Ariège sont sages et équilibrées. Elles me satisfont pleinement.
Elles créent les conditions d’un apaisement que je souhaite depuis le début. Il est temps de tourner cette page.
Michel Teychenné
Membre du conseil national du PS
Hallucinant : c’est le seul adjectif que je trouve pour qualifier l’interview parue samedi dans la Dépêche du Midi de M.
Bruno Lavielle, secrétaire général du CAPI et chargé de mission du Département. Certains hier réclamaient dans la presse ariégeoise des preuves après les affirmations du rapport Bégon. Ils
n’auront pas eu longtemps à attendre ! Avec un aplomb déconcertant, Bruno Lavielle les donne à la presse. Il affirme avoir payé une officine de communication appartenant à une ancienne élue UMP
simplement pour obtenir un rendez-vous avec le cabinet d’un ministre influent... et il trouve que le prix payé 20 000 euros, n’est pas cher!
J’ai été pendant quatre ans chargé de mission au Cabinet de Lionel Jospin : jamais de telles pratiques
n’auraient été imaginables... Et en plus, Monsieur Lavielle en est fier ! Je le cite : « Vous pensez que ça se passe comment, à Paris ? Le lobbying, c'est avant tout une question d'argent.
C'était de la mise en relation. Et pour une telle prestation, ce n'était pas cher payé. » Et il récidive gaiement concernant la facture de 10 000 euros payés par le CAPI pour la fastueuse
réception donnée pour sa légion d’honneur. Je le cite encore : « D'abord, c'était aussi la fête du CAPI, et tous les membres de l'association étaient invités. J'ai payé pour mes invités
personnels. Et je peux vous fournir les chèques ! » Encore heureux, mais c’est quand même pas le CAPI qui a été décoré ... Quand il évoque son grand ami, le fameux Lapujade, M. Lavielle
affirme : « Je suis tombé sur un escroc... » C’est bien l’impression que j’avais eue en 2005 à l’occasion de la réunion à la Mairie de Pailhès avec ce M. Lapujade... (Lire mon article
sur ce blog intitulé Le Club Ariège Pyrénées Investissement ou l'histoire d'un naufrage annoncé.
On atteint l’apothéose avec ce passage de l’entretien où, interrogé par le journaliste au sujet de la somme
versée par l'entreprise Colas dont parle Michel Bégon dans son rapport, M. Lavielle répond : « Là encore, c'était
une forme de lobbying. J'attendais des retombées sur le dossier de l'E9. Colas m'aide et m'a aidé sur ce dossier. » Seul petit problème : une entreprise (de BTP de surcroît) ne peut financer une association, surtout pour un dossier dont elle est
parti prenante comme c’ est le cas. Les concurrents de la Colas apprécieront cette proximité et cette aide.
Quant à la vision du développement touristique de l’Ariège, M. Lavielle a tout compris : « Mais l'Ariège, ce n'est pas la Riviera. Ce sont les derniers de la classe qui viennent. Je n'avais que lui (Lapujade/ndlr). Si
Guzet, c'était Ax-les-Thermes, ce serait différent. Je me suis attaqué aux bébés malades. »
Et vous avez eu un canard boiteux ? », lui demande le journaliste : « Un canard boiteux,
mais un canard vivant, Bien sûr, je ne suis pas fier de tout ce qui s'est passé. J'aurais aimé pouvoir triompher. Mais des choses ont été faites. On s'en rendra compte. » Avec un tel ambassadeur, l’Ariège n’a rien a craindre ! Et dire que depuis 10 ans ce Monsieur émarge sur nos impôts!
Si le ridicule ne tue pas, il fait encore très mal. Il est urgent que le Conseil général, après les
preuves publiques données par ce personnage folklorique, mais qui ne fait rire personne, engage une procédure judiciaire pour faire toute la lumière, pour établir les responsabilités et pour
récupérer les fonds qui pourront l’être, de manière à mettre enfin un terme à cette pitoyable histoire qui nous fait honte.
Michel Teychenné
L'INTERVIEW DE BRUNO LAVIELLE PARUE DANS LA DÉPÊCHE DU MIDI
:
Votre sentiment sur l'audit réalisé par Bruno Mégon, qui parle de « factures non justifiées » et met gravement en cause le fonctionnement du Capi ?
Ce sont des propos mensongers et calomnieux, dirigés contre moi. Je fais l'objet d'une cabale, en raison de différends personnels, entre l'ancien président Frankel et moi-même. Il a pu se sentir tenu à l'écart. Bruno Mégon s'en sert.
Dans quel but ?
Je n'en sais rien. Je ne comprends pas son attitude.
Sur le bilan du Capi, confronté au scandale de Simbiosis, aux difficultés de Saint-Lizier et du Carla-Bayle, au naufrage des Soulades, quelle est votre analyse ?
Des choses concrètes ont été réalisées, à Guzet et à Saint-Lizier notamment. Il y a 700 lits locatifs à Guzet, il n'y avait rien. Saint-Lizier, c'était une ruine, nous avons un hôtel 3 étoiles, un investissement de 15 millions d'euros, et ça n'a rien coûté au Conseil général.
Vous ne regrettez pas d'avoir autant misé sur Alain Lapujade ? Ce n'était pas dangereux de tout confier au même investisseur ?
Je suis tombé sur un escroc. Mais l'Ariège, ce n'est pas la Riviéra. Ce sont les derniers de la classe qui viennent. Je n'avais que lui. Si Guzet, c'était Ax-les-Thermes, ce serait différent. Je me suis attaqué aux bébés malades.
Et vous avez eu un canard boiteux ?
Un canard boiteux, mais un canard vivant… Bien sûr, je ne suis pas fier de tout ce qui s'est passé. J'aurais aimé pouvoir triompher. Mais des choses ont été faites. On s'en rendra compte.
Sur les problèmes de facturation du Capi, dont fait état Bruno Mégon, que dites-vous ?
Toutes les factures sont justifiées. Il y a beaucoup d'approximations dans ce rapport, sur des factures de restaurant par exemple. Pour l'une d'elle, une soirée de réveillon, je n'étais dans le restaurant chic dont il parle, mais à Orléans, hospitalisé !
Et cette somme versée à une élue de l'Essonne, 20 000 €, pour une entrevue avec le ministre Borloo ?
D'abord, elle n'était plus élue, mais responsable d'un cabinet de communication. Et j'ai effectivement obtenu une entrevue avec le cabinet de Jean-Louis Borloo, au sujet de l'E9.
C'est une forme de lobbying assez particulière, non ?
Vous pensez que ça se passe comment, à Paris ? Le lobbying, c'est avant tout une question d'argent. C'était de la mise en relation. Et pour une telle prestation, ce n'était pas cher payé.
Et la somme versée par l'entreprise Colas, dont parle Michel Bégon dans son rapport ?
Là encore, c'était une forme de lobbying. J'attendais des retombées sur le dossier de l'E9. Colas m'aide et m'a aidé sur ce dossier.
Et cette fête, en 2009, lorsque vous avez reçu la Légion d'Honneur. Cent cinquante invités, et payée sur les fonds du Capi ?
D'abord, c'était aussi la fête du Capi, et tous les membres de l'association étaient invités. J'ai payé pour mes invités personnels. Et je peux vous fournir les chèques ! Les accusations de Michel Bégon sont fantaisistes, et infondées, à la limite de la diffamation.
Vous n'envisagez pas de déposer plainte ?
Non, par pour l'instant. Je veux avoir la paix. Mais le dossier est prêt, chez mon avocat.
Quelles sont, aujourd'hui, vos relations avec l'Ariège, et le président du conseil général, Augustin Bonrepaux ?
J'ai de bonnes relations avec Augustin Bonrepaux. Il m'a toujours défendu contre les accusations de Michel Bégon. Quand il a eu ce pport, il m'a demandé des explications, bien entendu. Je l'ai rencontré avec Alain Juillet, le nouveau président du Capi, qui l'a en grande partie rassuré. Par la suite, il y a eu le rapport de l'expert-comptable, qui confirme qu'aucune irrégularité n'a été commise dans la gestion du Capi.
A l'époque, septembre 2010, vous avez évoqué la question de ce rapport avec d'autres élus ariégeois ?
Non. Mon patron, de toute façon, c'était Augustin Bonrepaux. Je n'allais pas en parler avec les 21 conseillers généraux ariégeois.
Ni avec Jean-Noël Fondère, vice-président en charge des finances, qui explique avoir découvert ce rapport très récemment ?
Je n'en ai jamais parlé avec lui. On s'est vu une fois, peut-être. Mais sa réaction m'étonne en un peu. En tant que trésorier du département, il devait avoir les chiffres. Il pouvait poser des questions.
Comment Alain Juillet s'est-il retrouvé à la tête du Capi ?
Ca s'est fait lors de l'assemblée générale, lorsque Michel Bégon a présenté son rapport. Jean-Louis Frankel était absent, pour des raisons de santé. Alain Juillet a alors pris les commandes.
Il était démissionnaire ?
Tout a été fait dans les règles.
Il se dit qu'on ne vous voit plus au Capi. Où en êtes-vous aujourd'hui, de votre rôle au Club-Ariège-Pyrénées-Investissement ?
J'ai été obligé de prendre du recul, pour des raisons de santé. Mon médecin m'a « assigné à résidence » chez moi, dans le Loir-et-Cher. Mais je continue à assumer mes fonctions, sachant que je n'effectue plus qu'un tiers-temps depuis un an (1). Le Club continue ses cycles de conférence. Il fonctionne parfaitement.
Et ensuite ?
Je prends ma retraite à la fin de l'année. J'ai 68 ans. J'ai envie de prendre un peu de repos.
D'autres continuent plus tard !
Je ressens du dégoût. Ma fin d'activité, de toute façon, est prévue dans mon contrat. Le club est important, il doit continuer. Moi, j'ai fait mon temps.
Voilà un parcours qui ne laisse personne indifférent, et une personnalité qui provoque même quelques critiques assez vertes dans le département : le nouveau président du Club-Ariège-Pyrénées-Investissement figurait voici peu parmi les effectifs de la DGSE. Alain Juillet a pris les rênes du Capi voici un an, alors que Michel Bégon venait de présenter son rapport au vitriol sur le fonctionnement de la structure (notre précédente édition). Les choses étaient menées façon commando : le président Jean-Louis Frankel démissionnait, Michel Bégon était privé de ses fonctions et Alain Juillet prenait la présidence de « la tête de pont de l'Ariège » à Paris. Or, cet homme, au parcours prestigieux dans le monde économique, est également un ancien des services secrets et membre influent de la Grande Loge Nationale de France, plutôt marquée à droite. Il est d'ailleurs souvent cité comme le « pilier » du comité des sages de l'Obédience, aujourd'hui dans l'œil de cylone, et placée sous administration judiciaire.
Sur cette loge très particulière, où les membres prêtent serment sur la Bible, dont les femmes sont exclues et très isolée dans le monde de la franc-maçonnerie, beaucoup a été dit et écrit. Et notamment les avertissements de certains de ses membres, qui s'inquiétaient de la dérive affairiste de cette Loge puissante, forte de plusieurs milliers d'initiés. Ce mercredi, Augustin Bonrepaux, président du conseil général, a commenté la personnalité d'Alain Juillet en ces termes : « J'entends des critiques, ici ou là. Je pense que, pour la défense de l'Ariège et de ses intérêts, toutes les bonnes volontés sont bonnes à prendre ». Officieusement, on comptait beaucoup sur son carnet d'adresse pour vanter notre département.
Enfin, Alain Juillet n'est pas étranger en Ariège. Il y a passé quelque temps, alors que
son père y était préfet. Nous sommes dans les années « 60 ». « J'étais alors militaire, confiait Alain Juillet à « La Dépêche », en 1964. Je venais en Ariège pendant les week-ends. C'est ainsi
que j'ai noué des amitiés durables et gardé un amour des paysages de ce département ». Militaire ? Alain Juillet faisait alors partie des commandos parachutistes de la division « action » du
Sdce, ancêtre de la Dgse.