Samedi 10 janvier 2009
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DÉCLARATION SUR GAZA
DU GROUPE SOCIALISTE AU PARLEMENT EUROPÉEN
8 janvier 2009
Le Groupe :
1. Exprime sa plus profonde indignation face aux violences dans la bande de Gaza, aux conséquences de l'usage disproportionné de la force par l'armée israélienne et à l'escalade militaire à
l'origine de centaines de victimes, pour la plupart civiles, y compris de nombreux enfants. Déplore profondément que des civils et des installations des Nations Unies aient été frappés. Appelle
Israël à respecter ses obligations en matière de droit international et de droit humanitaire international et à permettre à la presse internationale de suivre les événements sur le terrain.
Appelle le Hamas à cesser les tirs de roquettes et à prendre ses propres responsabilités, en s'engageant dans un processus politique visant à restaurer le dialogue inter-palestinien et à
contribuer au processus de négociations en cours.
2. Appelle à un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel. Le cessez-le-feu, qui devra englober le retrait des territoires réoccupés ces derniers jours et une trêve négociée, devra être garanti
par un mécanisme établi par la communauté internationale. Ceci devra prévoir le déploiement d'une force multinationale le long des frontières de la bande de Gaza, incluant des pays arabes et
musulmans. Invite l'Union Européenne à appuyer tout accord atteint par le Conseil de Sécurité des Nations Unies.
3. Demande avec force aux autorités israéliennes de permettre que les vivres, l'aide médicale d'urgence et le carburant soient délivrés à la bande de Gaza par l'ouverture des points de passage,
et la levée du blocus. L'annonce de l'ouverture d'un couloir humanitaire à Rafah est une première étape à mettre en place d'urgence. Appelle les institutions de l'Union Européenne et autres
donateurs, à fournir une aide adéquate face aux besoins croissants, en coopération avec les Nations Unies et les ONG, et demande à Israël de ne pas compromettre cet effort humanitaire essentiel.
Cette aide devra contribuer à la reprise graduelle de l'économie de base dans la bande de Gaza, et à la restauration de conditions de vie décentes pour les palestiniens, en particulier les
jeunes.
4. Considère que la reprise immédiate du "Agreement on Movement and Access" (AMA) et des "Agreed Principles for Rafah Crossing" (APRC) conclus en septembre 2005 par l'Egypte, Israël et l'Autorité
palestinienne après le désengagement unilatéral israélien de la bande de Gaza doit être garantie sans restrictions. L'Union Européenne pourrait apporter une contribution essentielle à cette fin,
en relançant sa mission de monitoring à Rafah.
5. Réaffirme qu'il n'y a pas de solution militaire au conflit israélo-palestinien et considère que le temps est venu pour un accord de paix durable et complet sur base des négociations conduites
à ce jour par les deux parties. Une conférence internationale promue par le Quartette et avec la participation de tous les acteurs régionaux, sur base du précédent accord conclu entre israéliens
et palestiniens, pourrait contribuer à atteindre cet objectif. Considère que des efforts renouvelés pour la réconciliation inter-palestinienne sont une étape essentielle.
6. Insiste à nouveau sur la fait que tout rehaussement des relations politiques entre l'Union Européenne et Israël doit être strictement conditionné par le respect du droit humanitaire
international, par un réel engagement en faveur d'un établissement complet de la paix, par la fin de la crise humanitaire à Gaza et dans les territoires palestiniens occupés, et par le respect
d'une mise en place complète de l'accord d'association intérimaire EC - PLO. Aussi longtemps que la situation demeure aussi critique, le Groupe Socialiste maintiendra sa position négative
concernant le vote par le Parlement Européen de l'avis conforme sur une participation accrue d'Israël aux programmes CE.
7. Est préoccupé par les sérieuses conséquences de la résurgence du conflit dans la vie quotidienne des citoyens de la région et sur les espoirs d'une paix durable dans l'ensemble du Moyen
Orient. Souligne le risque de mettre à mal la compréhension mutuelle et le dialogue entre toutes les communautés en Europe.
8. Appelle urgemment à un rôle politique renforcé et uni de l'union Européenne comme ce fut le cas lors de la crise du Liban en 2006 et lors de la récente crise entre la Géorgie et la Russie.
Dans le cadre de son action, l'UE doit saisir l'occasion de coopérer avec la nouvelle administration des Etats-Unis afin de mettre un terme au conflit grâce à un accord basé sur la solution
de deux Etats, donnant aux israéliens et aux palestiniens la possibilité de vivre côte à côte en paix et en sécurité. Ceci contribuera grandement à l'objectif d'une nouvelle et pacifique
structure régionale de sécurité au Moyen Orient.
9. Invite activement ses Membres à promouvoir une campagne politique adressée à l'opinion publique européenne, en coopération avec les partis socialistes européens et les autres mouvements
progressistes et ONG, basée sur un vigoureux appel pour la paix au Moyen Orient.
Le Groupe socialiste au Parlement européen
Parlement européen, 60, rue Wiertz, B-1047, Bruxelles, Belgique
Lundi 22 décembre 2008
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A une large majorité, les eurodéputés ont affirmé leur volonté de limiter le temps de travail pour tous les travailleurs d'Europe. Appelés à se prononcer en deuxième lecture sur la directive «
Temps de travail », ils ont voté pour une limite de 48 heures par semaine – au lieu de 65 heures – et pour que le temps de garde soit comptabilisé comme du temps de travail.
Le rapport de l'eurodéputé socialiste espagnol Alejandro Cercas, adopté le 17 décembre en séance plénière à Strasbourg, confirme la ligne qu'avait choisie le Parlement européen lors de sa
première lecture. Il s'agit du refus de la possibilité de dérogation (ou « opt out ») à la limite de 48 heures de travail hebdomadaire, et de la prise en compte du temps de garde. Suite à cette
première étape, les 27 ministres du travail (le Conseil) avaient refusé cette position et même souhaité élargir les possibilités d'opt out.
Les socialistes français qui siègent au Parlement européen se sont réjouis de cette décision. La veille, ils avaient manifesté aux côtés des syndicats européens dans les rues de Strasbourg.
Michel Teychenné, eurodéputé socialiste, s'est félicité de cette « victoire heureuse, qui marque un pas important en direction de l'Europe sociale. Socialistes et syndicalistes européens ont fait
cause commune, signe qu'à Bruxelles et Strasbourg, la volonté d'Europe sociale est capable de s'exprimer avec force. »
Toutefois, une dernière phase de négociations entre le Parlement et le Conseil est à venir. Il faudra suivre de près l'attitude des
ministres face à un texte fondamental pour le droit des travailleurs européens.
Vidéo - Michel Teychenné interrogé pendant la manifestation
Samedi 20 décembre 2008
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Le 3 décembre dernier, les représentants des quatre régions de l'Eurorégion Pyrénées-Méditerranée se sont réunis au Parlement européen. Martin Malvy, président de la région Midi-Pyrénées, Jose
Montilla et Francesc Antich, présidents des Autonomies de Catalogne et des Baléares, ainsi que Corinne Giacometti, vice-présidente de la Région Languedoc-Roussillon, qui représentait Georges
Frêche, étaient rassemblés pour signer l'acte de naissance du Groupement européen de coopération territoriale, le « GECT ». Ce nouvel outil va doter l'Eurorégion d'une personnalité juridique, ce
qui lui permettra de répondre à des appels d'offres, de lancer des projets de développement et d'infrastructure, etc.
L'Eurorégion est un espace de 13 millions d'habitants appelé à voir se développer divers projets dans les secteurs économique, universitaire, environnemental, culturel et de la jeunesse.
Troisième groupement du genre en Europe, le GECT est porteur d'espoir. Tous les participants ont exprimé leur conviction que cette union créera un effet « démultiplicateur ». Selon Martin Malvy,
« de la régionalisation en Europe peut naître le meilleur ».
Aux côtés des présidents de région étaient présents les principaux acteurs de l'Eurorégion, notamment les eurodéputés du Grand Sud-Ouest Françoise Castex, Kader Arif, et bien sûr Michel
Teychenné. Ce dernier a d'ailleurs tenu à rappeler son « attachement aux Pyrénées » et le besoin d'une « approche collective et cohérente pour le développement et pour la préservation de l'espace
pyrénéen, ce que permet désormais l'Eurorégion »
Vendredi 19 décembre 2008
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LETTRE DE MICHEL TEYCHENNÉ
À BERNARD KOUCHNER
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Monsieur Bernard Kouchner
Ministère des Affaires étrangères et européennes
37, Quai d'Orsay
75531 Paris Cedex 07
Strasbourg, le 19 décembre 2008
Monsieur le Ministre,
Dans le cadre de la Présidence française de l’Union européenne, le ministère des Affaires étrangères et le ministère de l’Intérieur organisaient à Paris, le 17 décembre 2008, un colloque sur le
thème « Religions et puissance publique dans l’Union européenne ».
Chacun des 27 Etats membres de l’Union était invité à y participer en envoyant une délégation sur le modèle suivant : un responsable chargé au sein de l’Etat des questions religieuses ou des
cultes; un prêtre ou un pasteur; un rabbin; un imam.
Je tiens par ce courrier à vous faire part de mon étonnement. En effet, un sujet aussi important pour l’Union européenne aurait mérité une attitude plus conforme à nos principes républicains. Ne
pas exclure de ce colloque les associations laïques françaises et européennes, représentantes de la grande majorité des Européens qui se revendiquent incroyants ou agnostiques, aurait permis un
débat plus constructif.
Je regrette aussi que les parlementaires européens n’aient pas été invités, du moins à ma connaissance, alors qu’ils sont la représentation démocratique de l’Europe.
Il aurait été souhaitable que la France, pendant sa présidence de l’Union européenne, valorise auprès de ses partenaires européens le concept de la laïcité, qui seul peut éviter le retour
dans le débat public du dogmatisme et des « vérités révélées ».
Enfin, je souhaiterais connaître le coût global de cette manifestation, ainsi que la raison pour laquelle elle s’est déroulée au Collège des Bernardins et non dans des locaux appartenant à l’Etat
français.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de mes salutations distinguées.
Michel TEYCHENNE
Député européen
Lundi 8 décembre 2008
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COMMUNIQUÉ DE PRESSE MICHEL
TEYCHENNÉ
DÉPUTÉ EUROPÉEN, PSE, ÉLU DU GRAND SUD-OUEST
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Bruxelles, le 8 décembre 2008
RELATIONS UNION EUROPÉENNE-ISRAËL : LE MESSAGE DU PARLEMENT EUROPÉEN
Pour rappel, le Conseil des ministres s'est engagé
lors du Conseil d'association UE/Israël du 16 juin dernier à procéder à une revalorisation des relations entre l'UE et Israël au niveau politique, économique, commercial, scientifique et
technologique ainsi que sur les échanges humains. Le Parlement européen n'est appelé à se prononcer que sur une partie des négociations, à savoir la participation aux programmes
communautaires.
Aussi, les députés européens socialistes ont décidé de demander le report du vote sur "une revalorisation des relations entre l'UE et Israël". Ce report indique au Conseil des ministres - donc
aux gouvernements - que le Parlement européen attend des changements concrets sur le terrain, tout particulièrement en ce qui concerne les colonies de peuplement et le blocus de
Gaza.
Individuellement, Michel Teychenné, eurodéputé socialiste, tient à rappeler sa position : "Mme Tzipi Livni, Ministre des affaires étrangères d'Israël, s'est exprimée mercredi au Parlement
européen, et n'a rien annoncé qui puisse rassurer les députés sur une éventuelle amélioration de la situation dans les territoires occupés. Un nouveau gouvernement devrait prochainement se mettre
en place en Israël, et j'espère qu'il enverra des signes forts en faveur de la paix et du respect des droits de l'homme."
Dimanche 7 décembre 2008
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MICHEL TEYCHENNÉ AU COLLOQUE EUROPÉEN SUR L'EMPLOI DE JEUNES
Samedi après-midi dans l'amphithéâtre de la Mairie de Paris, Michel Teychenné, député européen, était invité par le Conseil National des Associations de Jeunesse et d'Education populaire (CNAJEP)
dans le cadre de son Colloque européen sur l'emploi des jeunes. Il s'est livré à un jeu de questions-réponses avec les jeunes étudiants et travailleurs représentant les grandes organisations de
jeunesse françaises.
Michel Teychenné a présenté les programmes d'éducation de l'Union Européenne comme Erasmus, Comenius, Leonardo da Vinci et Grundtvig ainsi que le programme Jean Monnet, qui sont issus de la
décision du 15 novembre 2006 établissant des programmes d'action dans le domaine de l'éducation et de la formation tout au long de la vie. Ces programmes représentent 6,97 milliards d'euros
sur la période 2007-2012. Un échange spontané direct avec les jeunes, une expérience à poursuivre...
Mardi 2 décembre 2008
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COMMUNIQUÉ DE PRESSE MICHEL
TEYCHENNÉ
DÉPUTÉ EUROPÉEN, PSE, ÉLU DU GRAND SUD-OUEST
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Bruxelles, le 26 novembre 2008
1700 MILLIARDS D'EUROS POUR LES BANQUES,
MAIS TOUJOURS PAS " LE " MILLIARD PROMIS AUX PAYS PAUVRES
POUR LA CRISE ALIMENTAIRE
A la veille de négociations clés entre le Conseil des ministres de l'UE, le Parlement européen et la Commission européenne, les
eurodéputés socialistes exhortent les Etats membres à respecter leur promesse d'accorder un milliard d'euros pour aider les pays pauvres à faire face à la crise alimentaire.
« Des engagements ont été
pris au plus haut niveau politique par les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE d'accorder une aide additionnelle pour les pays pauvres. Cinq mois plus tard, ces pays attendent toujours ce
coup de pouce de l'Europe pour les aider à faire face à la crise alimentaire », souligne le Groupe socialiste pour la politique de développement.
« Plus de 154 millions de
personnes ont été frappées de pauvreté en raison de la hausse des prix des denrées alimentaires en 2007 et 2008. Il y a urgence. L'Europe doit agir maintenant. Alors même que les Etats
occidentaux débloquent des centaines de milliards d'euros pour venir à la rescousse des banques, pourtant en partie responsables de leurs faillites, l'UE tarde à tenir son engagement et à aider
les pays pauvres pour lesquels il est souvent question de survie ! », s'exclame l'eurodéputé Michel Teychenné, membre socialiste de la Commission des Budgets. M. Teychenné précise d'ailleurs que
« les fonds sont disponibles ».
Rappelons qu'il s'agit
d'une aide d'un milliard d'euros, à comparer aux plans de sauvetage des banques en Europe qui, cumulés, avoisinent, eux, les 1700 milliards d'euros.
Lundi 1 décembre 2008
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10:54
A quelques encablures des élections européennes, les parlementaires européens s’activent auprès des citoyens pour parler de
l’Europe, mais surtout pour expliquer au travers de forums quel est le rôle du Parlement européen. Vendredi, Toulouse recevait son forum citoyen : « Europe et politique sociale ». Ces
forums organisés par le bureau d’information pour la France du Parlement européen, s’inscrivent dans une série de rencontres régionales sur l’Europe « destinées à favoriser les échanges entre
députés et citoyens », a précisé le président, Alain Barrau.
Les députés européens: Michel Teychenné, Jean-Marie Cavada, Anne Laperrouze, Kader Arif et Françoise Castex ont débattu à bâton rompu de l’Europe sociale et de l’avenir de l’Europe à
27 avec un public venu nombreux et pas toujours en accord avec eux, sous la baguette du rédacteur en chef du quotidien La Dépêche du Midi, Jean-Christophe Giesberg.
Souvent passionné, ce débat a eu le mérite de créer une rencontre citoyenne fort intéressante où chacun a pu exprimer ses idées, parfois critiques à l’encontre de la construction
européenne. Le débat était riche, parfois animé, toujours constructif. Depuis le débat sur le référendum qui a mobilisé l'opinion française autour de l'Europe, ce type de manifestation favorise
le débat démocratique européen.
Source : Sylvie Polycarpe, Attachée de presse