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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 11:48

 

Il y a un an, dans une lettre ouverte à André Martres, président de l'ANATAP, je répondais à cette association et à la CCI 09 qui, depuis des mois, voulaient faire croire à la population de l'Ariège que ce dossier était sérieux, chiffré et correspondait à des besoins économiques... L'ANATAP faisait-elle des erreurs d'analyse, du lobbying, de démagogie électoraliste ?
Un an après le Préfet de région confirme mes arguments.

 

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Publié le 11/03/2013 08:09 - Modifié le 11/03/2013 à 10:17

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Basse-Ariège. Le second aéroport n'est plus d'actualité

Projet d'aéroport en basse Ariège

C'est là, entre saverdun et Mazères, que le projet avait été envisagé./ Photo DDM JPHC. - Tous droits réservés. Copie interdite.
C'est là, entre saverdun et Mazères, que le projet avait été envisagé./ Photo DDM JPHC. ()

C'est là, entre saverdun et Mazères, que le projet avait été envisagé./ Photo DDM JPHC.  

Va-t-on vers une conclusion du débat sur le projet d'aéroport en basse-Ariège ? C'est possible selon le préfet de région, qui ne le voit plus d'actualité ! Une nouvelle donne pour le développement ariégeois.

Ce sont quelques lignes dans une lettre adressée au président du SCOT de la vallée de l'Ariège, qui risquent de changer beaucoup de choses autour du projet de nouvel aéroport toulousain. En effet le préfet de Région, Henri Michel Comet, indique qu'aucune relance de réflexion sur un nouveau site aéroportuaire n'est donc aujourd'hui justifiée !» Voilà qui est clair, concernant l'accueil hypothétique d'un second aéroport, dont on sait qu'il avait été envisagé entre Saverdun et Mazères. Depuis bientôt dix ans, le spectre de cet atterrissage pollue le développement de la basse Ariège, en raison de l'hypothèque qu'il fait peser sur les terres. Le 25 septembre dernier, le président du SCOT (schéma de cohérence territoriale) de la vallée de l'Ariège, Roger Sicre, avait donc écrit au préfet avec juste raison, pour en savoir un peu plus sur l'éventualité du transfert de l'aéroport de Toulouse Blagnac et l'opportunité de lancer une réflexion sur le site de la basse Ariège. La réponse est arrivée mi-février. Selon le représentant de l'État, d'une part il n'y aurait pas de consensus au niveau des institutions régionales pour la recherche d'un nouveau site. D'autre part, selon ce qu'en dit la lettre, l'évolution du trafic sur Toulouse-Blagnac serait plus modérée «que celle initialement envisagée […] les mouvements sont moins importants que prévus». On serait aujourd'hui à 7 millions de passagers, les avions emportent plus de passagers qu'autrefois, le nombre de mouvements a décru passant de 86 000 à 85 000. Enfin, en raison des améliorations apportées «le développement du trafic de l'aéroport de Toulouse-Blagnac restera cohérent avec le plan d'exposition au bruit actuel», indique J.-M.Comet. Il ajoute «que l'ouverture depuis janvier 2011 de l'aérodrome de Toulouse-Francazal au trafic aéronautique civil et militaire soulage la fréquentation de Toulouse-Blagnac.» D'où, cette phrase qui en dit long : «L'hypothèse d'une saturation de l'aéroport envisagée par le passé n'est plus d'actualité !» Enfin, le préfet de région fait observer que le projet de lignes ferroviaires à grande vitesse entre Paris et Toulouse «se poursuit normalement», ce qui induit une captation de clientèle ayant pu initialement être intéressée par l'avion. On arrive donc à conclusion : «Aucune relance d'une réflexion sur un nouveau site n'est donc aujourd'hui justifiée !» Aujourd'hui, certes, n'est pas demain, mais c'est un élément fort dans un débat peut-être appelé à se clôturer.


Scot : une réponse dénuée d'ambiguïté

Pour Roger Sicre, le président du syndicat mixte de SCOT, la décision du Préfet de Région permet de clore pour l'instant l'opportunité d'un débat sur une hypothétique plateforme aéroportuaire en basse Ariège. En effet, le Bureau syndical SCOT s'était engagé à ne pas entrer dans un débat sur cette question avec les élus locaux, partenaires et associations avant, de source sûre, disposer d'éléments de projets fiables et réactualisés et connaître les dernières décisions prises en la matière par l'État. Le bureau syndical SCOT a enfin reçu une réponse levant toute ambiguïté à ce jour.

 

Pour mémoire, vous trouverez ci-dessous ma lettre ouverte à André Martres de janvier 2012:

                

 

                                                         

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Monsieur Henri Martres, vous êtes président de l’ANATAP, retraité de l’aérospatiale depuis 20 ans, mais un toujours très actif lobbyiste appointé du secteur du transport aérien. Vous avez réagi à nos propositions récentes sur le SCOT de la vallée de l’Ariège. Vous souhaitez, avec l’ANATAP, que soit « gelés » en Basse-Ariège, dans le triangle Pamiers-Saverdun-Mazères, 2 000 hectares de terres agricoles pour le projet « mirifique » de déménager l’actuel aéroport de Blagnac à l’horizon de 30 ans. Et cela au nom de l’emploi, argument massue face auquel, dans cette période de crise et de chômage, rien ne doit résister.

En tant qu’ancien Député européen membre de la Commission des transports, et rapporteur de lois sur les droits des passagers, j’ai appris à connaitre les méthodes et les « arguments » du puissant lobby du transport aérien, dont vous êtes un éminent représentant. Monsieur Martres, les temps ont changé depuis les trente glorieuses. Le réchauffement climatique est une réalité, les émissions de CO2 issus du transport aérien y contribuent grandement, et le temps du « tout avion » est passé. 

En bon lobbyiste, vous répétez en boucle avec vos amis que l’aéroport de Blagnac va être saturé et qu’il est urgent de penser à le déménager. Vous vous appuyez sur une étude prévisionnelle du trafic faite par la société des Aéroports de Paris (ADP), qui est tout sauf un organisme neutre. Aujourd’hui, cette étude déjà ancienne peut être comparée à la réalité des chiffres, et cela est très intéressant : Blagnac, en 2011, c’est presque 7 millions de passagers, dont 3,1 millions sur la ligne Paris-Toulouse, ligne scandaleusement rentable pour la grande compagnie aérienne qui l’exploite en l’absence de concurrence du TGV. Cette compagnie pratique des tarifs prohibitifs, mais vous connaissez bien cette situation puisque vous êtes aussi vice-président du conseil de surveillance de KLM, filiale du groupe Air France... Lobbying, quand tu nous tiens...

L’étude d’ADP annonçait pour 2014 environ 12 millions de passagers, et la saturation théorique de l’aéroport de Blagnac en 2025 avec 15 millions de passagers . Force est de constater qu’ADP s’est copieusement trompée, par optimisme dirons-nous pour être gentil. On est très loin de ses prévisions. De plus, les 3,1 millions de passagers de la ligne Paris-Toulouse attendent avec impatience l’arrivée du TGV en 2021 pour arrêter de se faire tondre par Air France et avoir enfin le choix.

Autre chiffre qui devrait faire réfléchir et dont l’ANATAP ne parle jamais parce qu’il vous dérange : la diminution des vols commerciaux sur Blagnac : en 2000, il y en avait 89 498. En 2010, il y en a 79 765! Les avions sont plus gros, le trafic aérien a régressé de 10 000 vols par an en 10 ans!

La Ville de Toulouse et la Communauté d’Agglomération souhaitent conserver l’Aéroport à Blagnac. La CCI de Haute-Garonne a fait des investissements énormes sur le site de Blagnac, qui garantissent son activité et son développement pour les décennies à venir. Enfin, Blagnac est très bien placé pour desservir l’Ariège. 

S’ il y a une urgence et une priorité en matière de transport en Midi-Pyrénées, c’est de rattraper le retard pris depuis 10 ans sous les gouvernements de droite, vos amis politiques, en matière de lignes à grande vitesse et de TGV. La ligne Paris-Toulouse sera retardée jusqu’à au moins en 2021, à quand Toulouse-Barcelone, ligne pourtant vitale pour notre développement? Et il faut finir l’E9....En période de crise financière, de dettes et de difficultés économiques, la priorité est là! 

Votre projet de déménagement n’a aucun soutien hors de votre association. C’est une simple opération de marketing et de démagogie électoraliste de la CCI 09. Il ne repose sur aucune réalité économique ou technique. Vous jouez, avec vos amis de l’ANATAP, sur les inquiétudes légitimes des populations et des élus en matière d’emplois...L’exemple espagnol est très parlant en la matière. De nombreuses collectivités territoriales espagnoles se sont laissées prendre aux sirènes du lobby aérien pour « développer l’emploi ». Il fallait créer de nouveaux aéroports pour accompagner la croissance du marché aérien. Résultat : 18 aéroports financés par les collectivités et l’état sont ou fermés ou en faillite. Bien sûr, cela a contribué à creuser encore plus la dette et le déficit espagnol. Vos sirènes ont un prix pour les contribuables.

Enfin, il est « délirant », je maintiens le terme, de vouloir transformer la Basse-Ariège en un nouveau » Notre-Dame-des-Landes » situé près de Nantes où, depuis 40 ans tout développement économique est bloqué pour un projet de nouvel aéroport qui n’a toujours pas vu le jour et qui est bien plus argumenté que vos hypothèses ariègeoises... Croyez-vous que cette épée de Damoclès qu’est un projet d’aéroport va aider l’immobilier et l’artisanat? Qui aura envie d’acheter ou construire une maison pour risquer d’avoir des avions sur la tête quand elle sera enfin payée? Croyez-vous qu’ on doive pénaliser notre développement actuel, devenir une zone d’instabilité à l’avenir incertain, stigmatisée comme territoire à problèmes, à conflits et « congelée » comme l’est devenue celle de Notre-Dame-des-Landes pendant des décennies pour faire plaisir à l’ANATAP? Les seuls emplois qui comptent sont ceux d’aujourd’hui, à conserver, et ceux que l’on peut créer par un développement durable et équilibré, respectueux de la qualité de la vie qui fait partie des atouts de la Basse-Ariège. Ce ne sont pas de promesses fumeuses dont on a besoin, promesses qui ne servent que de faire-valoir médiatiques à vos amis de « feu » le CAPI et de l’ANATAP.

Cher Monsieur, si vous voulez être utile à l’Ariège, mobilisez vos relations pour créer de l’emploi en 2012, travaillez à l’installation d’entreprises du secteur de l’aéronautique et de sous-traitants.la Basse- Ariège les accueillera à bras ouverts. Aujourd’hui, Maestria, Recaero, Aubert-Duval et bien d’autres témoignent tous les jours du dynamisme de notre territoire et du savoir- faire de ses salariés.

Mais pour le reste, on se passera de vos “conseils intéressés”. Les habitants et les élus de gauche comme de droite de la Basse-Ariège choisirons ensemble leur avenir : ça s’appelle la démocratie. 

Michel Teychenné
Ancien député européen
Président du Groupe de gauche à la Mairie de Pamiers

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Published by Michel Teychenné
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