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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 11:53

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Aujourd’hui, le Club Ariège Pyrénées Investissement (CAPI) est dans la tourmente. Des accusations graves concernant sa gestion circulent sur le Net . Pourtant, cela ne doit pas nous empêcher de faire une analyse plus fine des raisons de son échec cuisant.

En 2005, à la demande insistante du CAPI, le Conseil municipal de Pailhès avait rencontré Alain Lapujade de la société Symbiosis. Le Château de Pailhès, alors en vente, intéressait ce promoteur qui souhaitait que la Mairie de Pailhès l’achète pour le lui confier afin d’en faire un hôtel de luxe, avec village de vacances dans le parc.

J’étais à l’époque premier adjoint. J’ai pu constater au cours de cette réunion le « bagou » de ce Monsieur, mais aussi la légèreté de ses connaissances touristiques et de ses analyses économiques. Professionnel et universitaire reconnu du tourisme depuis 20 ans, j’ai pu sans difficulté le pousser dans ses retranchements, mettre en lumière le côté mirifique et illusoire de son projet. La réunion tourna court, et le Conseil municipal ne donna pas suite.

J’ai alerté plusieurs camarades socialistes du Conseil général de mes doutes et de mes craintes sur la fiabilité de cet individu, et aussi sur la vision par trop libérale et déconnectée de la réalité touristique ariégeoise du chargé de mission du Conseil général et secrétaire général du CAPI. Ça ne m’a valu que critiques et sarcasmes : à l’époque, il n’était pas de bon ton de s’interroger sur l’efficacité du CAPI...

Pendant la campagne des régionales de 2010, j’ai accepté de faire un débat avec Gérard Onesta, tête de liste régional d’Europe Écologie/Les Verts, sur le thème du développement touristique, salle Espalioux à Pamiers. Cela m’a permis de défendre la politique de la Région en matière touristique, basée sur un développement maîtrisé et cohérent. En réponse aux questions de la salle, notamment sur l’action du CAPI, j’ai renouvelé mes interrogations sur une politique uniquement basée sur des promoteurs immobiliers qui font leurs « choux gras » de politiques de défiscalisation (pas vraiment des politiques de gauche) et qui n’ont pas d’expérience dans la gestion et l’aménagement touristiques. Position que j’ai toujours défendue comme universitaire spécialiste du tourisme ou comme député européen membre de la commission « Transport et Tourisme ». Cela m’a valu les foudres du président Bonrepaux devant la Commission nationale des conflits du Parti socialiste, en juillet dernier. Je cite le rapport écrit remis par Augustin Bonrepaux à la Commission des conflits : « Il (Michel Teychenné) a simplement profité de cette occasion pour critiquer certaines politiques de développement économique mises en œuvre par le Conseil général socialiste de l’Ariège, notamment en matière de tourisme hivernal... »

Le bilan du CAPI en matière de développement touristique de l’Ariège est particulièrement calamiteux, avec une série record de faillites : à Quérigut-Le Pla, à Guzet, à Aulus, à Saint-Lizier et au Carla-Bayle, avec un coût financier, mais aussi humain, colossal pour les entreprises et les épargnants. Tous les dossiers d’investissements touristiques portés par le CAPI sont en faillite, ce qui démontre un vrai problème de méthode et de savoir-faire. 

Il ne faut pas oublier qu’en 2007 et 2008, le CAPI était aussi le promoteur du « projet mégalomane » de transfert de l’aéroport de Blagnac à Mazères-Saverdun, projet irréaliste et surtout aberrant sur les plans de l’aménagement du territoire, du transport, de l’écologie et des finances. Ce projet n’était de plus même pas relié aux réseaux LGV, sans que les promoteurs s’en inquiètent... J’avais à l’époque écrit un article « de fond » dans la presse pour expliquer pourquoi ce projet était mort-né, irréaliste et dangereux. Ce projet a créé pas mal d’émoi et d’opposition en Basse-Ariège, grâce aux bons soins et aux moyens du CAPI... 

Enfin, le rapport de l’ancien trésorier du CAPI, énarque, et ancien Contrôleur Général économique et financier de l’État (quand même!). qui circule sur le Net, a de quoi inquiéter quant à la rigueur financière et morale de cette structure financée par nos impôts. Il pointe des faits d’une extrême gravité, qui doivent être vérifiés – surtout en un moment comme maintenant où l’argent public est rare et où l’on demande en particulier aux associations culturelles et sportives du département et aux personnels du Conseil général de faire des économies et de réduire les dépenses les moins nécessaires. Que dire alors aux associations humanitaires qui luttent au quotidien contre la misère et la malnutrition face à de telles gabegies et de tels frais de bouche et de réceptions? 

Mais ces informations nouvelles viennent se surajouter à un naufrage économique et social annoncé, où l’amateurisme, l’appât du gain grâce à des « produits immobiliers » basés sur la défiscalisation et une méconnaissance profonde du secteur du tourisme se sont conjugués pour arriver aux résultats que l’on connaît aujourd’hui. 

Michel Teychenné

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Published by Michel Teychenné
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