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PAMIERS AU COEUR


Pamiers au coeur - Le Renouveau


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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 15:53

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Pamiers a de très mauvaises statistiques en matière de logement.
1 350 logements vacants sur la commune d’après une étude de la CCPP, soit 500 de plus en 10 ans. Soit un logement sur 10 : c’est énorme! Un niveau de logements insalubres mais habités, préoccupant et très élevé, un centre ancien qui se délabre, socialement et esthétiquement, un commerce de centre-ville qui souffre de cette situation, et des problèmes récurrents de délinquance.

Face à cette situation, on pourrait penser que toute l’énergie et les priorités de la Mairie se concentreraient sur cette situation pour trouver des solutions, mais NON !

La Mairie préfère faire des coups de communication et brouiller les cartes : un projet d’écoquartier, un nouveau quartier alliant hébergements, bureaux, commerces et au moins 300 logements, cela fait moderne, écologique! C’est la dernière idée de l’adjoint au développement durable.

Que Pamiers n’ait plus de Plan Local d’Urbanisme – l’actuel a été abrogé, et le nouveau ne sera pas voté et opérationnel avant 2013 – est pour M. Quèbre un détail. 

Qu’un écoquartier doive, idéalement, développer l’utilisation des transports en commun mais qu’il n’y ait pas de réseaux de transports en commun dans l’Appaméen est pour M. Quèbre un détail.

Que Pamiers, ville très endettée, doive choisir ses priorités d’investissement est également un détail pour M. Quèbre, tout comme le fait que la création de 300 nouveaux logements et de nombreux commerces ne ferait qu’amplifier l’exode du centre-ville et aggraver la situation actuelle.

L’attitude de la Mairie de Pamiers porte un nom, le « green washing », autrement dit l’art de se faire « mousser » en parlant d’ écologie et développement durable sans changer ses mauvaises habitudes et sans comprendre que le développement durable en doit pas être un « gadget », mais bien la base et la grille de lecture de toute décision municipale, notamment à travers l’Agenda 21. 

Faire de Pamiers une écoville est un projet ambitieux sur lequel nous devrions tous travailler. Faire un écoquartier, c’est la politique du pâté d’alouette... Un cheval de problèmes non réglés, une alouette écolo bobo.

MICHEL TEYCHENNÉ


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On le sait, la Ville de Pamiers est engagée dans le développement durable et tend à renforcer son Agenda 21 un peu plus chaque année. La semaine passée, Gérard Poujade, président du réseau national des ARPE (agences régionales pour l'environnement) est venu soulever le débat au sein des élus de Pamiers et des communes alentours, à propos des écoquartiers.
A l'heure où la municipalité entreprend une réfection importante des logements en centre-ville, la création d'un tel espace d'habitation est-il envisageable? Et si oui, quel quartier deviendrait le bon élève de Pamiers, voire du département, en matière de développement durable?

Si aucun projet n'est encore lancé, la venue de Gérard Poujade a eu le mérite de faire avancer la réflexion au sein des acteurs locaux de l'urbanisme et de l'environnement. Membres de la majorité comme de l'opposition s'accordent à dire qu'un écoquartier est un label, et que pour répondre aux critères permettant d'y avoir accès, tout, ou presque, reste à faire.

Alors faut-il déjà rêver à un habitat innovant, comme dans nombre de grandes métropoles européennes mais également de plus petites communes, telles qu'au Séquestre, dans le Tarn (2.000 habitants), dont Gérard Poujade est maire? Sur ce point, les divergences apparaissent: du côté de la majorité, on prend les devants, alors que pour l'opposition, d'autres problématiques ayant trait à l'habitat doivent passer en premier.

Michel Teychenné, président du groupe d'opposition au conseil municipal :

Comme l'a bien précisé Gérard Poujade, il existe des critères très précis pour bâtir un écoquartier. Il doit s'agir d'un quartier neuf, doté d'au moins 300 logements. Autant dire que sur ce point Pamiers n'a ni les moyens financiers, ni même la place. Concernant la communauté des communes, en charge de la rénovation de la rue Gabriel-Péri, c'est la même chose: elle n'a absolument pas les moyens de financer un tel projet. Elle a fait, par exemple, l'acquisition de six ou sept maisons dans la rue en question: on est donc très loin des 300 logements exigés! La Ville doit bien plutôt réfléchir à quel type de rénovation elle peut appliquer au centre-ville, en terme écologique, quelles sont les énergies les plus adaptées par exemple. Car même s'il est impossible de créer un écoquartier à Pamiers, on peut tout à fait réaliser une rénovation performante. ceci dit, pour moi, ce type de projet est surtout dans l'air du temps et la réunion qui s'est tenu à ce sujet, même si elle a pu donner quelques idées aux élus, était surtout un moyen de communiquer sur ces questions, plus que véritablement une preuve de l'implication de Pamiers dans ces problématiques.

Lucien Quebre, maire adjoint à l'environnement :

La création d'un écoquartier à Pamiers est tout à fait envisageable. En revanche, cela ne se fera pas en un mandat. Tout d'abord, il faut avoir du foncier et du terrain libre, car l'écoquartier ne se réalisera pas sur de l'ancien, en effet. On peut très bien l'imaginer aux abords de la ville. En outre, dans un tel projet, la composante «transports» est cruciale. La notion de proximité est très importante, et on ne pourra créer un écoquartier que si un réseau de transports collectifs est mis en place pour le relier au centre-ville.

La municipalité n'a pas un budget à consacrer à un tel projet actuellement, mais il existe d'autres moyens de financement, à étudier. Dans tous les cas, il ne faut pas être pressé. En revanche, si la ville tient à se projet, elle devra l'inscrire dans son plan local d'urbanisme (PLU). La révision de celui-ci est prévue pour fin 2012-début 2013 et il faudra qu'il dédie une ou deux zones en périphérie pour cette éventuelle réalisation.

Un écoquartier peut-être vu comme un préalable pour repenser la ville, l'aérer, couper des coins de rue. Mais il n'est pas une fin en soi.

La Dépêche du Midi,1er mars 2011 

 

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Published by Michel Teychenné
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