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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 19:33

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PUBLIÉ LE 02/06/2012 11:44 | J.-PH.C.

Pamiers. Majorité-opposition : l'entente n'est plus cordiale

en bref

Pour 550.000 euros, le Carmel estd ésormais communal. /Photo DDM.
Pour 550.000 euros, le Carmel estd ésormais communal. /Photo DDM.
Pour 550.000 euros, le Carmel estd ésormais communal. /Photo DDM.

Temps orageux sur le conseil municipal jeudi soir. Les accrochages ont été permanents, sauf sur le Carmel qui a été admis dans le patrimoine dans une vénération unanime.

Ce fut pénible ! Le mot est même faible. Le surgissement à l'horizon, du boulot de dans deux ans des municipales tend aujourd'hui à crisper l'ambiance du conseil municipal. André Trigano est visiblement de plus en plus agacé par le marquage à la culotte de Michel Teychenné et ses amis du groupe opposition, et Michel Teychenné lui-même semble perdre patience avec le maire. Pourtant, il s'en défend : « Le maire est un affectif, il a besoin qu'on lui dise qu'on l'aime, moi je l'aime bien… Ce que j'aime moins, c'est sa politique et sa dette, et il faut bien que quelqu'un le lui dise, même si cela ne lui fait pas plaisir. » Dès le lever de rideau, le leader de l'opposition faisait donc sa grosse colère en s'indignant que le maire ait réservé à la presse la primeur de ses retournements budgétaires. « Sommes-nous une simple chambre d'enregistrement ? » Et sans même lever le nez de son dossier, André Trigano de lui bougonner : « Vous êtes ce que vous êtes, merci ! » Sous entendu, l'opposition et moi la majorité. Le ton était donné et la ligne à suivre de toute évidence pour la majorité municipale. Le reste ne fut pendant deux heures qu'une longue guerre de tranchée.

Tout est bon pour s'accrocher

On s'est donc accroché sur tout : sur les tarifs de location des salles du complexe de la Roue, sur la constitution de la commission locale du patrimoine, sur des détails d'urbanisme à faire hurler un muet, sur la nécessité de sauvegarder un barbecue en bordure de canal tout en faisant passer un chemin piéton, bref, tout fut bon dans le cochon pour se frotter la couenne ! Il y eut certes des trêves, à la faveur de quelques lectures fastidieuses où la chambre d'enregistrement faillit se transformer en chambre d'assoupissement. L'achat du Carmel fut béni à l'unanimité, et à la grande satisfaction de « Milou » Franco qui officiait en quasi-archevêque de cette nationalisation d'un bien religieux. L'harmonie s'est d'ailleurs faite entre tous les belligérants, « dans la paix et l'unité », selon le mot de « Milou » pour évoquer le destin de ce lieu saint entre tous. Du carmel, on est passé à l'école de Musique dont le transfert partiel dans l'ancien tribunal a été confirmé par André Trigano. Le débat ensuite a repris de la vigueur avec l'annonce d'une douloureuse à 200 000 euros pour cotiser à l'Association syndicale libre rivière Ariège et acquitter son écot à l'aménagement de passes à saumons : « Ça fait cher le kilo de saumon », s'est écrié Louis Claeys, le maire en a bien convenu, il est donc urgent de ne pas se précipiter sur la cotisation. Du saumon à l'eau, il n'y eut qu'un pas, le débat est venu sur les perspectives de la desserte locale avec le lancement de la nouvelle procédure de délégation de service public d'eau potable. Les élus attendent d'examiner les trois solutions possibles. Pour une fois, tout le monde a été d'accord. Pourvu que ça dure !

Retenez-moi ou je fais un malheur ! Voilà en résumé la teneur de la sainte colère de Roger Ribaute qui, depuis des semaines maintenant, agite au-dessus de la tête d'André Trigano sa menace de démission. Objet du litige : le transfert de l'école de musique, le « palais Ribaute » disait Michel Teychenné qui, depuis des mois maintenant, dénonçait un projet trop onéreux. Mais en fait, il n'était pas le seul à râler, ce même projet faisant des jaloux au sein même de la majorité. Stop, le psychodrame est terminé : Roger Ribaute a remisé sa lettre de cachet, car dans le secret du bureau du maire ils ont trouvé un accord : plus de Palais Ribaute, mais la mise en avant d'un plan B pour le désormais conservatoire de musique, la modernisation sur place de l'existant et l'agrandissement de l'aire par location de l'ancien tribunal voisin au conseil général. L'affaire est actée, au moins dans les esprits, la tempête s'est calmée, Roger Ribaute demeure dans ses attributions même s'il a quelques peines à oublier les coups sur la tête.

Bien entendu à partir du moment où la ville décidait d'acheter le Carmel, il fallait bien envisager un redéploiement des possibilités budgétaires, c'est ce qu'a fait André Trigano. L'urgence commandait d'acheter le Carmel, car la question n'est pas de savoir ce que l'on en fait tout de suite, mais d'éviter que ce bien, qui se trouvait finalement à vendre, ne vienne échapper au patrimoine public. Dans la vie d'une commune il y a des choix à faire. Ils ont été faits. Un peu dans la douleur quant aux conséquences mais le temps, chacun le sait, cautérise les plaies.

Fin de l'épisode Ribaute-Conservatoire. Et que ceux qui ont pensé à mal en louchant sur la succession possible de Roger Ribaute aillent se retirer en pénitence dans les cellules du Carmel !

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Published by Michel Teychenné
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