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24 juillet 2010 6 24 /07 /juillet /2010 15:31

solaire

Un projet de centrale solaire photovoltaïque sur la commune de Pamiers divise le conseil municipal. Il s'agit rien moins que de produire 25 % de l'électricité de la commune. Mais la centrale va occuper 16 hectares de terre. La gauche est contre et les écologistes aussi.

Première salve à Pamiers contre un projet de centrale photovoltaïque. On se doutait bien que dès lors que le capitalisme allait trouver intérêt à se jeter sur le solaire, avec les excès qui sont propre à l'économie de marché, ceux qui avaient appelé de leurs vœux cette énergie venue du ciel allaient tomber en transe. Un peu sur le modèle des tempêtes qui se lèvent aujourd'hui contre les éoliennes, lesquelles jadis avaient été présentées comme la panacée. Il est vrai que les centrales photovoltaïques, qui si elles sont installées sur les toitures ont tout pour plaire, deviennent tout à coup un peu moins séduisantes dès lors qu'elles étalent au ras du sol sur des hectares ces miroirs juteux. C'est le cas avec le projet présenté voilà quelques jours en conseil municipal de Pamiers, porté par la société Enertrag qui envisage d'implanter une centrale au sol, sur un site de près de 16 hectares, entre l'autoroute et la voie ferrée. Un projet qui a reçu la bénédiction de la commission « urbi » du développement durable de la commune, et « orbi » de celle de la communauté de communes. « Cette implantation peut être le support d'une communication du territoire sur les actions de la collectivité en matière de développement durable, son emplacement s'avérant stratégique en sortie d'autoroute et à l'entrée de Pamiers » expliquait Hubert Lopez en présentant le dossier.

L'affaire impose de définir dans le plan local d'urbanisme un zonage spécifique. C'est là d'ailleurs que se situe la première quinte de toux. Françoise Matricon, élue des Verts, qui avait voté cette proposition en commission, estime avoir été abusée : « On nous a parlé de terres qui seraient des délaissés, mais ce n'est pas cela du tout ! » Et Michel Teychenné, se rappelant ses années de jeunesse au lycée agricole est allé sur place vérifier que l'on trouvait là « une très belle luzerne ». Bref, le dossier est passé en conseil municipal, car le maire a trouvé une majorité, mais on n'a pas fini d'en entendre parler. D'autant plus qu'il serait surprenant que les porte-voix de l'écologie ne donnent pas de la chansonnette autour de cette collection de miroirs que d'aucuns sont prêts à appeler « aux alouettes ».


25 % DE L'ÉLECTRICITÉ DE PAMIERS PRODUITE PAR LA CENTRALE

Le site retenu est à proximité de la zone de Gabrielat. La centrale en question devrait développer 5,5 mégawatts et serait en capacité de produire 25 % de la consommation électrique des habitants de Pamiers. Le site est qualifié « d'enclavé entre l'autoroute et la voie ferrée, surplombé par deux lignes électriques, n'est pas irrigué et n'offre pas de potentiel agricole élevé » lit -on dans la présentation du projet. On a beaucoup discuté sur la qualification du potentiel agricole, Françoise Matricon craignant peut-être avec excès que dans quelques années, une France animée par la famine, n'en vienne à regretter d'avoir sacrifié ses surfaces agricoles aux projets industriels.


Pour l'heure en tout cas, le monde agricole n'a pas bougé, captivé il est vrai par la manne que les installations photovoltaïques en toiture (sur les hangars) procurent aux exploitations ballottées par une PAC de plus en plus malade. « Faut-il mettre le doigt dans cet engrenage -s'est exclamé Michel Teychenné - pourquoi ne pas développer ce procédé sur les vrais délaissés de la zone de Gabrielat, il faut reporter cette question ! » Le vote en a décidé autrement. Mais ce n'est pas pour cela que l'on en parlera plus. À Pamiers comme ailleurs, car le soleil ne se couche jamais sur le marché de l'énergie…

FLEURISSEMENT DE CENTRAKES EN ARIÈGE

On parle aujourd'hui de Pamiers, mais on parlera demain d'autres lieux dans le département où vont fleurir les projets de centrales photovoltaïques. Le coup est déjà parti. Le projet de Daumazan sur Arize, pourtant considérable, est semble-t-il passé comme une lettre à la Poste, celui de Montaut a immédiatement fait tousser la population. Et voilà que maintenant à quelques kilomètres à vol d'oiseau de cette commune, fleurit ce projet de Pamiers. On touche là au nœud gordien de la question de l'énergie. Un panneau solaire en toiture a toutes les qualités du monde. Dix hectares de panneaux sont perçus comme une calamité. La question de l'utilisation des terres peut être légitimement posée, même si il est vrai que France est tout autant livrée aux cultures qu'aux jachères imposées par une Europe dont on se demande quel est le fond du raisonnement. En tout cas nous sommes entrés dans l'ère du solaire, et c'est une ressource dont le développement devra être plus fortement encadré. C'est en tout cas ce qui est aujourd'hui demandé par beaucoup.

LE CHIFFRE : 5, 5

MÉGAWATTS > produits. C'est la capacité du projet. Ce qui représente 25 % de la consommation électrique de la ville de Pamiers.

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Published by Michel Teychenné
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