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A R C H I V E S

18 novembre 2017 6 18 /11 /novembre /2017 13:02
Conseil municipal Pamiers : L'opposition de gauche charge le maire de la Tour-du-Crieu
Conseil municipal Pamiers : L'opposition de gauche charge le maire de la Tour-du-Crieu
Conseil municipal Pamiers : L'opposition de gauche charge le maire de la Tour-du-Crieu

Hier soir, l'opposition de gauche, lors du conseil municipal, a dénoncé l'attitude du maire de la Tour-du-Crieu au sein de l'intercommunalité. Pour elle, il ne joue pas collectif.

«Ils n'ont comme objectif que de dépecer la bête appaméenne». Les propos de Jean-Christophe Cyd sont forts. Mais résument bien aux yeux des deux oppositions de gauche ce qu'est la communauté de communes aujourd'hui. «Une communauté de communes au rabais», comme l'a souligné Michel Teychenné.

Ce qui a mis le feu aux poudres ? L'interview dans notre journal (hier) du maire de la Tour-du-Crieu, Jean-Claude Combres, également vice-président de l'intercommunalité. Les deux oppositions ont été ulcérées de voir ce dernier se satisfaire de ses faibles taux d'imposition et de ne jamais mentionner la communauté de communes. «Il bénéficie de beaucoup d'argent. Il est favorisé par la communauté de communes et il a le culot de se réjouir de sa faible fiscalité alors qu'il profite de la solidarité des autres». Et Michel Teychenné de dénoncer qu' «il s'oppose à toute mutualisation des services et qu'il a imposé au maire de Pamiers le rachat de 80 maisons en centre-ville». Maisons qui appartenaient à la communauté de communes. Un cadeau de 2 millions d'euros comme l'a qualifié Annie Fachetti un peu plus tard à l'occasion d'un autre sujet. «Les Appaméens auront payé trois fois l'îlot Saint-Clair», a-t-elle regretté.

M
ichel Teychenné rappelait ensuite que les équipements appaméens sont utilisés par tous les habitants de la zone, notamment ceux de la Tour. Il terminait son propos en indiquant qu'il demanderait la démission de Jean-Claude Combres lors du prochain conseil communautaire.

Jean-Christophe Cyd, qui a dit partager les propos de Michel Teychenné, a lui souligné avec force le manque d'esprit communautaire. Il l'avait déjà fait à l'occasion de la restitution par l'entité de compétences aux communes, toujours dans le but de ne pas augmenter les impôts sur certaines.

Le maire n'a pas voulu répondre en l'absence de l'intéressé. Il a néanmoins souligné «apprécié» l'important travail fourni par Jean-Claude Combres.

Conseil municipal Pamiers : L'opposition de gauche charge le maire de la Tour-du-Crieu

À la fin de la séance, Michel Teychenné s'est une fois encore élevé contre l'implantation de l'école informatique In'Tech. Il a demandé au maire combien allait coûter la rénovation des anciens locaux de l'école de musique et le transfert du service culturel. Ce dernier a répondu que le bâtiment devait être mis aux normes de toutes les façons. Mais que la ville allait dépenser en plus 70 000 € pour le câblage informatique. Michel Teychenné a donc estimé que cette installation allait coûter 200 000 € au total. Plus les 150 000 € que la ville va prêter à l'école pour démarrer son activité. Il a indiqué que la formation «n'est pas diplômante» et que les 3 premières années coûtent 27 000 €.

Conseil municipal Pamiers : L'opposition de gauche charge le maire de la Tour-du-Crieu

17 euros  le forfait post-stationnement. C'est ce que cela coûtera aux automobilistes pris en défaut de paiement.
 

Conseil municipal Pamiers : L'opposition de gauche charge le maire de la Tour-du-Crieu

L'ordre du jour du conseil de communauté était maigre jeudi soir, à peine quelques écueils émergeaient-ils, qui auront, comme d'habitude suscité quelques débats. Michel Teychenné (Pamiers au cœur) était comme d'habitude en embuscade, et c'est avec une question sur l'office de tourisme qu'il a ouvert le feu, demandant des documents qui lui manquaient et s'interrogeant sur la dette que Pamiers Événement a laissée à l'office de Tourisme de Pamiers. Cette officine ayant fusionné au niveau intercommunal, quid de cette dette ? André Trigano renvoyait son interlocuteur au conseil municipal d'hier soir. Second point qui a suscité le débat : la désignation des communes appelées à devenir «Bourg Centre» selon la nouvelle définition qui doit permettre à la Région de soutenir financièrement ces collectivités. Pamiers, Saverdun, La Tour du crieu, Saint-Jean du Falga et peut-être les Pujols devraient être appelées à rejoindre cette catégorie de communes susceptibles de recevoir une manne régionale supplémentaire. Si Michel Teychenné à nouveau à l'ouverture acceptait l'idée d'adouber Mazères, Pamiers, Saverdun et pourquoi pas les Pujols, il s'étonnait du choix de la Tour du Crieu et Saint-jean du Falga, des «cités dortoir» qui à ses yeux ne méritent pas d'être retenues.

Pour le reste on a aussi parlé goudron, avec la nouvelle définition de la voirie d'intérêt communautaire. Les maires de petites communes ont soulevé quelques inquiétudes autour des nouveaux critères, Louis Marette qui rapportait le dossier, s'est efforcé de les rassurer, tout en leur demandant «d'essayer le nouveau dispositif durant un an, et d'en tirer ensuite le bilan».

Du côté de Gabriélat, les élus ont voté la cession d'un lot à l'entreprise SAS VTP, (terrassements) et l'installation des locaux techniques et administratifs de Véolia, dans l'autre partie du bâtiment à construire. À signaler aussi l'installation de l'entreprise Marcérou Transport, actuellement à la Cavalerie, et dont l'évolution commande un plus grand espace professionnel.

PLUS
Intervention de Michel Teychenné en conseil municipal


Beaucoup de élus et d‘Appaméens aujourd’hui m’ont dit être choqués par les déclarations dans la presse de M. Combres, maire de la Tour du Crieu.

Non seulement par son côté remake de la fable de La Fontaine « La grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le boeuf » : c’est plutôt comique et amusant de bon matin de découvrir que la Tour du Crieu est un bourg Centre, et qu’il revendique ce label régional comme la Ville de Pamiers. 

Ce qui a choqué, c'est aussi que le premier vice-président de la CCPP ose faire le bilan de son mandat sur une pleine page dans la presse sans jamais faire référence à la CCPP, sans jamais l’évoquer, alors que La Tour du Crieu est une des communes les plus favorisées par la CCPP : voirie, crèche, politique du livre, passerelle sur le Crieu, habitat, études diverses et subventions payées par la CCPP, etc.  Sans parler des investissements pour l’accueil des gens du voyage, dont La Tour s’était fait une « spécialité » et qui ont été réalisés loin de La Tour du Crieu.

Monsieur le maire de la Tour a le culot de se féliciter de la fiscalité à La Tour et du désendettement de sa commune ! Il pourrait avoir la reconnaissance du ventre et au moins citer une fois la Communauté des communes.  C’est la solidarité communautaire qui finance largement sa commune et lui permet une fiscalité attractive.


C’est ce même élu qui, comme premier vice-président de la CCPP, s’oppose à toute mutualisation des charges des équipements de Pamiers, pourtant largement utilisés par les habitants de la CCPP.

Ce premier vice-président aux finances s’est encore récemment illustré en  imposant au maire de Pamiers, à l’occasion de la fusion avec la communauté de Saverdun, de racheter à la CCPP les 80 bâtiments et maisons du centre-ville de Pamiers, achetés par la Communauté des Communes pour les rénover dans le cadre de sa politique de l’habitat. 

La majorité municipale de Pamiers s’est malheureusement exécutée, car ce premier vice- président socialiste de la Communauté des communes est une pièce importante de la majorité politique pourtant de droite d’André Trigano à la CCPP...  Voilà pourquoi, pour des raisons bassement politiciennes, la CCPP se désengage massivement du centre-ville de Pamiers avec la bénédiction des élus de Pamiers.

Soyez rassurées bonnes gens : jeudi soir, en conseil de Communauté, André Trigano  et Philippe Calléja ont fait voter que la Tour du Crieu avait comme Pamiers le statut de « Bourg centre » qui rayonne sur son territoire... Dommage pour eux : M. Combres l’avait déjà annoncé à la presse, passant au-dessus du vote de ses collègues.

Un tel comportement de la part du numéro 2 de la Communauté des Communes est inadmissible. Il ne peut passer sous silence dans la presse le rôle éminent de la CCPP dans sa commune. Je demanderai sa démission de la vice-présidence et son remplacement à ce poste au prochain conseil communautaire. Trop c’est trop...

Michel Teychenné

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6 novembre 2017 1 06 /11 /novembre /2017 16:06

MICHEL TEYCHENNÉ RÉPOND À
L'INSTITUT INTECH : SOYONS SÉRIEUX S.V.P. !

Michel Teychenné répond à l'Institut INTECH : Soyons sérieux s.v.p. !

Michel Teychenné remercie la directrice de la Communication de l’Institut INTECH, Myriam Talavera, d’avoir confirmé que cet institut privé ne délivre pas de diplôme reconnu par le Ministère de l’Enseignement Supérieur, mais uniquement un titre de certification professionnelle délivré par le Ministère du Travail aux niveaux I et II. Au-delà des grandes phrases ronflantes et du discours marketing inhérent à ce type d’établissement à but lucratif, je persiste à regretter que la Mairie de Pamiers prête sans garantie 150 000 euros et engage des travaux très onéreux dans l’ancienne École de musique pour héberger l’association C2RT, qui représente INTECH à Pamiers et Agen. En effet, l’Institut INTECH fonctionne par « franchise de marque » sur ces sites décentralisés. L'association C2RT n'existant que depuis trois ans, elle ne peut évidemment revendiquer son « expérience » dans l’enseignement supérieur, et encore moins les résultats de ses étudiants de cinquième année... Soyons sérieux s.v.p. !

Il est regrettable que l’argent public aille à ce type d’établissement à but commercial qui encourage ses étudiants, s’ils n’ont pas les moyens de payer leurs études, à emprunter auprès des banques le montant des énormes frais de scolarité exigés : 27 000 euros ! Cette vision financière des études, à l’anglo-saxonne, est très pénalisante pour les étudiants. Ceux-ci mettent des années à rembourser leurs emprunts bancaires, ce qui favorise le surendettement comme le montrent de nombreuses études internationales. Ce choix de société n’est pas le mien.

Michel Teychenné
Conseiller municipal
Ancien député européen

 

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2 novembre 2017 4 02 /11 /novembre /2017 13:28

Nuit d'Halloween à Pamiers

UN « GUET-APENS » INTOLÉRABLE
DANS UNE VILLE EN GRANDE DIFFICULTÉ

 Nuit d'Halloween à Pamiers : un « guet-apens » intolérable dans une ville en grande difficulté

Nous condamnons avec la plus grande fermeté le guet-apens dont ont été victimes , dans le quartier de la Gloriette, les pompiers et la police la nuit d’Halloween. Avec ce « caillassage » en règle des forces de l’ordre, c’est un nouveau palier dans la violence qui a été franchi à Pamiers ! De tels agissements sont intolérables et doivent être sanctionnés rapidement,ils sont inexcusables.

Malheureusement, depuis des années, la Mairie est dans le déni des graves problèmes sociaux et de l’appauvrissement constant de la population de notre ville. Avec un taux de pauvreté de 22,5 % et un taux de chômage de 22,1 %, Pamiers fait partie des villes les plus pauvres de France. En ce qui concerne le niveau de vie de ses habitants, elle se classe au 29 566e rang des 32 274 communes françaises (enquête INSEE). Le niveau de vie moyen n'est que de 17 464 euros. « Pamiers la Dynamique » est devenu « Pamiers la Pauvrette  ».  Pire, quand on la compare aux autres communes de la Communauté des Communes du Pays de Pamiers, Pamiers arrive bonne dernière : Pamiers affiche la population la plus pauvre et le revenu moyen le plus faible de toute la Communauté des Communes du Pays de Pamiers ! Un changement, une révolution, par rapport à la “richesse” de Pamiers et des Appaméens il y a à peine 30 ans.

C’est sur ce terreau fertile de problèmes sociaux, de pauvreté et de chômage que se développent l’insécurité et la délinquance à Pamiers. Il est temps que l’équipe municipale regarde en face son bilan économique et humain...Les « événements » de la nuit d’Halloween sont une nouvelle étape très grave dans la spirale de la délinquance et de la pauvreté, qu’il faut combattre lucidement.

Michel Teychenné et Bernadette Subra
Conseillers municipaux

 

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Classement des Communes de la Communauté des Communes du Pays de Pamiers
 


Données Insee « Les niveaux de vie en 2015 » paru le 12/09/2017

L'institut national de la statistique a publié ces nouvelles données début septembre. L'atout de ce dispositif, appelé Fichier localisé social et fiscal (FiLoSoFi), est que les statisticiens de l'Insee détaillent le niveau de vie des ménages à différentes échelles. Il est donc possible de visualiser le revenu disponible d'une agglomération, d'une commune ou même d'un quartier. Ce fichier mobilise des informations issues des déclarations fiscales des ménages. Il faut donc attendre que celles-ci soient faites et enregistrées par l'administration pour que l'Insee y ait accès, puis le temps pour les statisticiens d'analyser et affiner les données, pour publier les résultats. Au total, deux à trois ans selon un expert de l'Insee. Mais la précision des données permet de définir où se trouvent les foyers les plus riches et les plus pauvres.

Rappel des différentes notions de l'INSEE

Niveau de vie : 
C'est le revenu disponible d'un ménage divisé par le nombre d'unités de consommation (uc). L'Insee attribut un coefficient à chaque membre de la famille pour pouvoir comparer les ménages de taille différente. Le premier adulte se voit attribuer 1 uc, 0,5 uc aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 uc aux enfants de moins de 14 ans. Le niveau de vie est donc le même pour tous les individus d'un même ménage. Et le niveau de vie médian sera tel que la moitié de la population aura un niveau de vie supérieur et l'autre moitié un revenu disponible inférieur.

Taux de pauvreté : Il correspond à la part d'individus dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. Donc,par exemple en 2014, 14,7% des Français vivaient avec moins de 1008 € par mois.

Pamiers 22,5%, Mazeres 15,3%, Saverdun 14,2%, La Tour du Crieu 12,2%,Saint-Jean-du-Falga 11,8%

Taux de chômage (INSEE 2016) : Pamiers 22,1%, Mazéres 15,4%, Saverdun 14,9 %, La Tour du Crieu 13,1% , Saint-Jean -du-Falga 12,3 %

* Aucune statistique n'est diffusée sur les très petites communes (moins de 50 ménages et moins de 100 personnes) pour des raisons de confidentialité.

Classement des communes de la
Communauté des communes du Pays de Pamiers


Bézac (09)
Le niveau de vie médian est de 21532 € euros.
La commune est classée 9038 sur 32974 *

Benagues (09)

Le niveau de vie médian est de 21178 € euros.
La commune est classée 10471 sur 32974 *.

Lissac (09)

Le niveau de vie médian est de 20765 € euros. La commune est classée 12402 sur 32974 *.

Saint-Quirc (09)

Le niveau de vie médian est de 20528 € euros. La commune est classée 13606 sur 32974 *.

Arvigna (09)

Le niveau de vie médian est de 20733 € euros. La commune est classée 12551 sur 32974 *.

Les Issards (09)

Le niveau de vie médian est de 20571 € euros. La commune est classée 13387 sur 32974 *.

Saint-Jean-du-Falga (09)

Le niveau de vie médian est de 20237 € euros. La commune estclassée 15179 sur 32974 *.

Les Pujols (09)

Le niveau de vie médian est de 20150 € euros.
La commune est classée 15640 sur 32974 *.

La Tour-du-Crieu (09)

Le niveau de vie médian est de 20084 € euros.
La commune est classée 16034 sur 32974 *.

La Bastide-de-Lordat (09)

Le niveau de vie médian est de 19903 € euros.
La commune est classée 17122 sur 32974 *.

Saverdun (09)

Le niveau de vie médian est de 19338 € euros. La commune est classée 20561 sur 32974 *.

Saint-Victor-Rouzaud (09)

Le niveau de vie médian est de 19333 € euros
La commune est classée 20603 sur 32974 *.

Saint-Amadou (09)

Le niveau de vie médian est de 19133 € euros.
La commune est classée 21847 sur 32974 *.

Le Carlaret (09)

Le niveau de vie médian est de 19058 € euros. La commune est classée 22293 sur 32974 *.

Bonnac (09)

Le niveau de vie médian est de 19033 € euros.
La commune est classée 22445 sur 32974 *.

Gaudiès (09)

Le niveau de vie médian est de 18987 € euros.
La commune est classée 22716 sur 32974 *.

Canté (09)

Le niveau de vie médian est de 18761 € euros.
La commune est classée 23975 sur 32974 *.

Mazères (09)

Le niveau de vie médian est de 18701 € euros.
La commune est classée 24283 sur 32974 *.

Le Vernet (09)

Le niveau de vie médian est de 18581 € euros.
La commune est classée 24905 sur 32974 *.

Montaut (09)

Le niveau de vie médian est de 18228 € euros.
La commune est classée 26653 sur 32974 *.

Trémoulet (09)

Le niveau de vie médian est de 18032 € euros.
La commune est 
classée 27515 sur 32974 *.

Escosse (09)
Le niveau de vie médian est de 18018 € euros.
La commune 
est classée 27570 sur 32974 *.

Pamiers (09)
Le niveau de vie médian est de 17464 € euros. La commune est classée 29566 sur 32974 *
 

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25 octobre 2017 3 25 /10 /octobre /2017 09:42
In'Tech : Michel Teychenné dénonce les choix de la Mairie de Pamiers
In'Tech : Michel Teychenné dénonce les choix de la Mairie de Pamiers

Michel Teychenné ne décolère pas. Alors que le vote sur l'implantation de l'école In'Tech est passé en conseil, «il est très surpris de découvrir des éléments nouveaux dans la presse et dans l'actualité de Pamiers» (voir la Dépêche de samedi). Pour lui, ces éléments ont été cachés dans le but de «minimiser l'apport de la mairie». Un apport qu'il estime à 350 000 €. Un prêt de 150 000 € et la remise aux normes des locaux de l'ancienne école de musique qu'il estime à 200 000 €. Cela alors que le loyer demandé est à ses yeux largement inférieur au marché. «Les travaux consistent notamment en la création d'un ascenseur. Depuis dix ans on en demande un pour la MJC et qu'on nous répond toujours plus tard. Alors qu'il y a eu des accidents dans l'escalier. C'est scandaleux. On se moque du monde», tonne-t-il. Et de rappeler que la MJC de Pamiers, c'est 600 adhérents.

Michel Teychenné veut également insister sur le fait qu'il s'agit «d‘une formation professionnelle» et non pas d'une école supérieure. «Les mots ont un sens. Il ne délivre pas de diplôme. Ni licence, ni master, juste un titre reconnu par le ministère du Travail».

Enfin, il souligne le prix des trois premières années de formation : 27 000 €. «Au lieu de faire des écoles pour les riches, ils feraient mieux d'aider les établissements publics et privés de la ville à mettre en place des formations de bac +2 diplômantes et reconnues par l'enseignement supérieur».


E. D. / La Dépêche du Midi / 25 octobre 2017

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2 octobre 2017 1 02 /10 /octobre /2017 13:44
Pamiers : Teychenné répond au maire
Pamiers
Michel Teychenné répond au maire qui affirme :  
« Je refuserai toujours l’expropriation tant que je serai là. Les gens dans la pauvreté, on ne les met pas dehors. »
 

« Il existe à Pamiers 1 300 logements vacants et 800 logements indignes, mais occupés . M. le maire, je ne veux bien sûr expulser personne,  et surtout pas les "gens dans la pauvreté". Je regrette toutefois que vous refusiez d’utiliser le droit d’expropriation contre les propriétaires d’immeubles abandonnés et vides qui bloquent des projets de rénovation, ou d'imposer des sanctions légales aux marchands de sommeil qui louent des logements indignes dans Pamiers. La municipalité est beaucoup trop laxiste, et depuis trop longtemps. Cela ralentit les projets de rénovation publics et privés. La municipalité laisse prospérer au centre-ville de Pamiers des lieux qui concentrent tous les problèmes sociaux, mais qui profitent à quelques propriétaires sans scrupules. » ‘
Pamiers : Teychenné répond au maire
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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 13:13

Pamiers
LA FIESTA S'INVITE AU CONSEIL MUNICIPAL

La Fiesta s'invite au Conseil municipal

La majorité à la dérive, toujours empêtrée dans les conséquences  de “ l’affaire Fiesta ”. Malgré ses promesses, le maire continue à utiliser l’argent de la Ville pour renflouer Pamiers Événements.

 

La Fiesta s'invite au Conseil municipal

La Région Occitanie ouvre en octobre l’École Régionale du Numérique à Pamiers... mais la Mairie va créer la sienne en 2018, à 11 000 euros l'année scolaire. Une très grosse bêtise à 150 000 euros pour les Appaméens.

 

La Fiesta s'invite au Conseil municipal
La Fiesta s'invite au Conseil municipal

Le conseil municipal de Pamiers s'est tenu hier soir. Plusieurs points ont donné lieu à des débats : le festival Fiesta et la création d'une école informatique.


Décidément cette «malheureuse soirée» comme la nomme le maire, André Trigano, n'a pas fini d'agiter les conseils municipaux appaméens. Hier, Fiesta est revenue à deux reprises à l'ordre du jour.

Les élus ont en effet décidé de reverser l'intégralité des droits de place de la manifestation à l'association Pamiers Événements. Soit un peu plus de 22 000 €. Cette décision s‘appuie sur le fait que l'enquête de la brigade de contrôle et de recherche sur les comptes de l'association «n'a pas constaté de manquement aux règles de facturation».

Michel Teychenné (opposition) s'est élevé contre cette décision. Pour lui, il s‘agit «d'un contrôle minimum». «Le problème, ce sont les déficits», a-t-il soulevé, rappelant que l'enquête judiciaire était, elle, toujours en cours. «Cette somme va aller aux débiteurs, nous avons déjà sorti 150 000 et 120 000 euros». Et ce dernier de suggérer au maire de leur donner une de ses voitures de collection pour combler le déficit. Annie Fachetti (opposition) rappelait que l'association devait rembourser les 150 000 €. «Au lieu de cela, on rajoute 22 000 €», regrettait-elle. Du côté de la majorité, on s'abstenait de quelque commentaire que ce soit. Et plusieurs dossiers plus tard, on reparlait de Fiesta à la suite d'une innocente question d'Annie Fachetti. La mairie va verser une subvention exceptionnelle de 8 000 € au SCA, qui a été obligé de jouer ailleurs, à cause de la détérioration du stade, à la suite du concert de Johnny.

Autre point à soulever les passions hier : l'installation à Pamiers d'une école supérieure d'ingénierie informatique : Intech Sud. Michel Teychenné, après avoir mis en doute le sérieux de la formation, a regretté que la ville prête 150 000 € sans engagement de l'école. «Au moins avec Fiesta, on buvait un coup», avant d'appeler à «un peu de sérieux». André Trigano avouait qu'il n'y a aucune garantie : «On tente des expériences, on prend le risque, on veut avoir des étudiants sur la ville». Jean Guichou qui suit le dossier le défendait estimant que «le risque méritait d'être pris».

Milliane, 3 pigeons : feu vert

À l'occasion de ce conseil, le maire a annoncé que la ville venait d'obtenir l'autorisation, hier à 17 heures, de réaliser le réaménagement de la place Milliane, de construire une halle aux Trois Pigeons et de réhabiliter l'immeuble Pedoussat. Trois projets qui lui tiennent à cœur et auxquels il croit beaucoup pour redonner vie à Pamiers. Et à Michel Teychenné, qui lui indiquait que les dossiers pourraient aller plus vite s'il acceptait d'utiliser certaines lois, le maire répondait : «Je refuserai toujours l'expropriation tant que je serais là. Les gens dans la pauvreté, on ne les met pas dehors».

La Dépêche du Midi / 30 septembre 2017

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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 12:37

NOUVELLE COMMUNAUTÉ DE PAMIERS : LE GRAND BOND... EN ARRIÈRE !


« Messieurs du “Triumvirat”, vous avez choisi la politique du plus petit dénominateur commun, donc du plus petit résultat possible. Mais aussi la plus chère pour les contribuables et pour les petites communes, puisque vous ne voulez pas de la mutualisation. Triste soirée pour la nouvelle Communauté du Pays de Pamiers. »


Michel Teychenné
 

La nouvelle Communuauté de Pamiers : le grand bon... en arrière
La nouvelle Communuauté de Pamiers : le grand bon... en arrière
La nouvelle Communuauté de Pamiers : le grand bon... en arrière

Si dans la majorité de l'Hexagone, les communautés de communes gagnent en compétences, dans la basse Ariège, on prend le chemin inverse. Ainsi des compétences intercommunales sont redonnées aux communes, réécrites ou délestées de quelques points. Il va falloir que les employés de mairie se munissent d'aspirine car pour s'y retrouver dans ce nouveau patchwork, cela va être compliqué.

Ainsi, hier, les élus ont décidé de se délester de compétences dans le domaine de l'environnement, du fleurissement, de l'habitat, des personnes âgées et des handicapées, de l'insertion, des équipements sportifs et des piscines.

D'autres ont été réécrites comme la politique enfance jeunesse et l'animation et la gestion du réseau lecture.

Mais dans le même temps, l'entité a élargi ses compétences dans des domaines comme l'habitat, le cadre de vie, l'assainissement, le patrimoine…

Hier, le vote de ces nouvelles compétences a donné lieu à des débats. Michel Teychenné a déploré qu'on «soit scotché dans le passé». Jean-Christophe Cyd regrettait lui aussi la restitution des compétences. Une élue d'un village estimait qu'il s'agissait «d'un mauvais signe donné».

Le principal argument du bureau : les impôts. «Il aurait fallu doubler les impôts. Nous ferons progressivement les transferts», soulignait le président, André Trigano. Le maire de la Tour-du-Crieu n'hésitait pas à mettre en garde les petites communes, qui sans ces transferts, paieraient alors pour des services situés dans les grandes. Pour sa part, Philippe Calléja estimait que les statuts «sont équilibrés» et les finances préservées «tout en gardant l'essentiel».


E.D. / La Dépêche du Midi, 29 sept. 2017

PLUS

INTERVENTION DE MICHEL TEYCHENNÉ LORS DU CONSEIL COMMUNAUTAIRE DU 28 SEPT. 2017
 


D'abord un point sur la forme de cette réunion :

Il est regrettable que le “triumvirat” qui nous dirige n’ait pas organisé un vrai débat en assemblée plénière sur les grandes orientations de notre communauté, sur nos objectifs et donc sur les compétences futures, avant de nous imposer son texte. Vous traitez cette assemblée comme une chambre d’enregistrement. Les délégués ici présents, et surtout les maires, ont le choix entre oui et oui..., et sans bulletins secrets! C’est la négation de l’intelligence collective et de la concertation que doivent animer une Communauté de communes.

Ce choix de compétences de la CCPP est extrêmement important pour l’avenir. Vous nous imposez des délibérations sans concertation, sans vision de l’avenir, sans discussion préalable. Pire : par mail hier, le président nous demandait de prendre connaissance, avant le conseil communautaire, des propositions de restitution, d’élargissement et de modifications des compétences afin de permettre un échange constructif lors de la séance du conseil communautaire". Comme si nous ne les lisions pas et que nous allions en séance réécrire ces délibérations...

Maintenant sur le fond :

Vous tordez le cou à la loi Notre, qui est une loi de progrès et aux possibilités qu’elle offre pour structurer des politiques intercommunales efficaces au service des habitants. C’est la position idéologique de la droite qui a combattu cette loi pendant le débat parlementaire. Vous nous l’imposez aujourd’hui ! 

Vous rendrez aux communes des pouvoirs qu'elles ne pourront pas assumer, de compétences qui sont de la responsabilité collective de la Communauté de communes : 

- Sur l’environnement, sur la mutualisation des infrastructures communautaires - l'exemple des piscines municipales non communautaire est scandaleux, vous tournez le dos à la mutualisation des grands investissements, ce qui est l’essence même des Communautés de communes!

- Sur l’habitat, qui est le dossier central (avec les infrastructures) pour l’avenir de notre territoire. Hier, vous avez refusé le PLU communautaire, et aujourd’hui, vous dépecez en tranches cette compétence obligatoire de l’habitat pour la rendre illisible, contournable par la CCPP et donc inefficace. Ce devrait être la priorité des priorités pour notre collectivité proche de Toulouse et qui va se développer dans son sillage à l’avenir. Vous en faites avec cette délibération une “pétaudière administrative ”, comme d’ailleurs pour la culture, la politique de la lecture, l’environnement. Toujours la même méthode : “compliquer un maximum pour faire le minimum ”.


Le modèle de développement de l’habitat et d’aménagement du territoire qui est le vôtre depuis 25 ans, nous en voyons tous les jours les résultats! Malheureusement, une ville- centre Pamiers paupérisée, avec 24 % de la population sous le seuil de pauvreté et seulement 44 % de propriétaires. Sans parler du centre-ville et du reste, comme le manque de HLM (seulement 13%)... Un espace rural qui a besoin de notre solidarité pour se maintenir et se développer, et qui souffre beaucoup aujourd’hui. Et aussi, malheureusement, un développement anarchique de certaines communes dortoirs bien connues...

Vos choix de compétences relèvent d’un acharnement à regarder vers le passé, à ne rien changer. Vous êtes irrémédiablement bloqués aux années 1990, à leur Communauté de communes et à ses modes de développements périmés et justement critiqués. On voit le résultat à Pamiers, à la Tour ou à Saverdun, avec les gravières qui saccagent la nappe phréatique et les terres agricoles. 

Et que dire de l’absence de la compétence “transports collectifs / transports à la demande” ! Dans un territoire qui double sa superficie, elle est pourtant centrale pour l’avenir, très attendue par la population. C'est un aveuglement de votre part de ne pas prendre cette compétence.

Le vrai problème, le tabou qui dirige vos choix, celui dont vous ne parlez jamais c’est la fiscalité. 

L’échelle intercommunale est la plus pertinente pour exercer cette compétence. La question de la fiscalité doit être abordée en toute franchise. Lorsqu’une compétence est exercée au niveau intercommunal en lieu et place de la commune, l’augmentation de la part intercommunale doit être compensée par la baisse des impôts communaux. Cette neutralisation pour le contribuable usager permettrait que des choix politiques clairs s'opèrent dans l’intérêt de la population, et non dans l’intérêt de telle ou telle mairie qui se pense plus favorisée ou plus maline que les autres... Il faut mettre en place la péréquation et la mutualisation entres les communes riches et les communes les plus pauvres ou les plus petites, grâce à une la fiscalité communautaire plus juste!

Cela vous n’en voulez pas; c’est pour cela que vous continuerez à augmenter les impôts communautaires au profit de politiques intercommunales d’un autre âge... 

En conclusion :


Messieurs du “Triumvirat”, vous avez choisi la politique du plus petit dénominateur commun, donc du plus petit résultat possible. Mais aussi la plus chère pour les contribuables et pour les petites communes, puisque vous ne voulez pas de la mutualisation. Triste soirée pour la nouvelle Communauté du Pays de Pamiers.
 


 

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26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 11:55
Rapport de l'INSEE : Désintox

Pamiers
RAPPORT DE L'INSEE : DÉSINTOX

Rapport de l'INSEE : Désintox
Rapport de l'INSEE : Désintox

André Trigano avait fait sa rentrée, tout logiquement Mic hel Teychenné et Bernadette Subra ont fait la leur avec, lors d'une conférence de presse, une lecture de la situation appaméenne différente de celle du maire. Évoquant les chiffres de l'INSEE dont André Trigano se flatte, tout en niant pas le développement économique, les deux élus de Pamiers au Cœur observent «que l'on travaille de plus en plus à Pamiers mais on veut de moins en moins en moins y résider. Depuis 25 ans, la population s'est appauvrie, les classes moyennes et supérieures ont quitté la ville pour la périphérie, le taux de pauvreté est de 23 %, finalement en 50 ans, la ville n'a augmenté que de 1 000 habitants !»

Passant en revue les logements insalubres, les impôts «supérieurs de 50 % aux communes voisines et un taux de chômage à 16 %», on voit donc que la lecture des chiffres chez Teychenné et Subra n'est pas la même qu'à l'hôtel de ville.

«Non au doublon»

Les deux élus dénoncent aussi l'aide apportée par la commune à l'installation d'une école du numérique privée, et payante, qui viendra concurrencer la formation diplômante gratuite mise en place par la Région à Pamiers. «Une formation pas diplômante à 11 000 euros l'année scolaire ! Ce projet défendu par MM.Salvaing et Guichou va faire doublon. C'est stupide ! Et la mairie s'engage à la financer avec un prêt à hauteur de 150 000 €!» A gauche enfin, M.Teychenné adresse un mot aux socialistes : «Après avoir refusé l'union aux dernières municipales, ils viennent de perdre leur tête de liste Alain Fauré. Je dirai simplement : tout ça pour ça ? Nous restons la seule opposition crédible, et fidèle à ses engagements. Nous sommes prêts à travailler avec les élus de la liste Fauré, pour peu qu'ils refusent l'alliance PS-Trigano-Les républicains à CCPP! ». Signalons en revanche que Michel Teychenné et Bernadette Subra se sont félicités de quelques bonnes nouvelles : les nouveaux projets sur les Trois Pigeons, sans promoteur, et l'abandon du projet de cinéma sur la place Milliane. «Nous demandons toutefois pour le réaménagement des Trois-Pigeons la mise en place d'une commission ouverte aux élus, au conseil citoyen et aux associations concernées !»

La Dépêche du Midi - 26 septembre 2017

 

PLUS :

Michel Teychenné et Bernadette Subra : 
« Le Rapport de l’INSEE montre que la population de Pamiers est de plus en plus pauvre. » 

Visiblement, le maire n'a pas lu en entier le rapport de l'INSEE. En effet, il en extrait le pourcentage de création d'emplois sur Pamiers, qui place notre ville en bonne position pour des raisons géographiques évidentes ; la proximité de Toulouse, l’ouverture de l'autoroute, des terrains peu chers et une main-d'œuvre de qualité. Le problème, c'est qu'en brandissant ce seul argument, Messieurs Trigano Legrand et Deymier veulent se faire ériger une statue. C'est un peu précipité, et surtout excessif quand on lit attentivement le rapport de l'INSEE.

Le développement économique a été réel. Nous ne le contestons pas, et André Trigano comme maire y a pris toute sa part. Mais le développement économique de Pamiers est dans la norme des villes les plus proches de Toulouse, qui bénéficient de la bonne santé économique de la capitale régionale. Rappelons que les zones du Pic et de La Bouriette, créées par la municipalité Soula, sont arrivées à saturation, mais que malheureusement Gabrielat (tranche I et II) reste vide à 80 %. La zone Gabrielat a été surdimensionnée. Au total, la réserve foncière fait 120 hectares...Ces élus n'ont décidément peur de rien quand ils affirment dans la presse que l'embranchement ferré a contribué à ce développement économique. Nous rappelons  qu'il a coûté quatre millions d'euros et que jamais aucun train ne l’a emprunté, et pour cause : il n’a jamais été terminé et il est inutilisable! Il est vraiment regrettable que des élus puissent se vanter d’une telle gabegie de fonds publics, dont ils sont responsables !

« On travaille de plus en plus à Pamiers mais on veut de moins en moins y résider. » Pourquoi? 

 MM. Trigano, Legrand et Deymier, voilà ce que montre le rapport de l’INSEE. 

Ils confirment que, depuis 25 ans, la population de Pamiers s'est appauvrie,  Ils confirment aussi que les classes moyenne et supérieure ont quitté la ville pour la périphérie, que le développement de l'emploi a principalement profité aux communes de la grande périphérie., qui ont connu des taux d'augmentation de la population à deux chiffres...  et aussi une augmentation du revenu par habitant, devenu nettement supérieur à celui de Pamiers, ce qui est un profond changement en 25 ans. Le taux de pauvreté à Pamiers est de 23% !! Même le revenu moyen des ménages est inférieur à la moyenne départementale, ce qui est un comble dans un département déjà très pauvre.

En 50 ans ,la population de la ville n’a augmenté que de 1 000 habitants (depuis 1968) c'est-à-dire  0,2 % par an – un taux ridiculement bas vu la croissance démographique de la Basse-Ariège!

Quelques autres chiffres. Alors que le taux de propriétaires est de 80 % à La Tour du Crieu et à Saint-Jean du Falga, il n'est que de 44 % à Pamiers, qui compte pourtant seulement 13 % de HLM. Sur les 8700 logements de la commune, 1 300 sont  vacants, et près de 800 sont  insalubres mais occupés. Enfin, la politique fiscale de la commune a accéléré le départ de la classe moyenne avec des impôts locaux supérieurs de 50 % aux communes avoisinantes. Et seuls 44% des habitants de Pamiers sont imposables! 56 % des habitants de Pamiers n’ont pas les revenus suffisants pour être imposables. Le taux de chômage à Pamiers est de 16 %.

Tout cela a conduit l'État à classer Pamiers en « ville pauvre » et à nous faire bénéficier d'un Contrat de Ville qui est en cours.  Ce Contrat de Ville  est une chance pour Pamiers  et le maire devrait cesser le critiquer et de s’en plaindre!

Enfin le rapport de l’INSEE n’évoque pas les problèmes d’insécurité en forte augmentation sur Pamiers.

Visiblement, Messieurs, tous ces chiffres vous ont échappé... Ils sont pourtant ressentis par la population de Pamiers, qui vit tous les jours le déclassement social de sa ville.

Sur le plan des dossiers locaux, quelques bonnes nouvelles :

Depuis des mois, nous dénoncions le projet du maire de vendre la Place des Trois Pigeons à un promoteur, et de vendre une partie de Milliane pour un projet fumeux de cinéma. La population s’est mobilisée, le Conseil citoyen s’en est ému aussi, si bien que la Mairie a changé d'avis et a abandonné ces projets. Nous nous en félicitons.

Cet épisode peu glorieux pour la municipalité illustre le mode de gouvernance de la Mairie, qui est pour le moins autocratique, qui considère l’intelligence collective et la démocratie participative comme des « gros mots ». Mais cette fois-ci, les Appaméens ont dit « Stop! Ça suffit de vendre les places publiques aux promoteurs! »

Pour le réaménagement des Trois Pigeons avec une halle et pour l’aménagement de Milliane, nous demandons la mise en place d’une commission ouverte aux élus, aux membres du Conseil citoyen et aux associations concernées (commerçants, patrimoine, Comité des fêtes, etc.) afin élaborer avec la population un cahier des charges et des objectifs de réaménagement. Et cela, avant de choisir un architecte, quel qu'il soit.

Nous nous félicitons aussi de l’ouverture du Carmel au public. C'est un premier pas. Il faut aujourd'hui aller plus loin et faire de ce lieu unique le centre culturel et touristique de Pamiers. Toutes nos associations culturelles doivent pouvoir se l’approprier et l’utiliser, et il doit être largement ouvert au public.Depuis les premières déclarations du Maire qui avait déclaré en Conseil : « Le Carmel, même si on me le donnait, je n'en voudrais pas! », nous avons aidé à faire évoluer les choses dans le bon sens. Il faut aujourd'hui faire de ce lieu emblématique un moteur de la redynamisation du centre-ville.


Une très bonne nouvelle : la région Occitanie ouvre en octobre l’École Régionale du Numérique à Pamiers... mais la Mairie veut aussi créer la sienne en 2018, à 11 000 euros l'année scolaire. Une très grosse bêtise !

Il y a peu, la presse annonçait la naissance d’une École du Numérique à Pamiers. Belle initiative de la région Occitanie, qui veut ainsi former des jeunes aux métiers en devenir et irriguer les territoires. L’appel à candidatures vient d’être lancé. Diplôme reconnu, près 1 200 heures de cours et 350 heures en entreprise (équivalent de deux années universitaires en 10 mois). Bientôt, une quinzaine d’étudiants se retrouveront à Pamiers à la Maison des Associations sous la houlette d’un groupe de formation reconnu pour d’obtenir le titre de « développeur-se logiciel » (niveau III, Bac + 2). Cette formation diplômante reconnue par l’État est gratuite pour les étudiants, prise en charge à 100% par la région. Que demander de mieux?

Au même moment, la Mairie de Pamiers s’engage à financer avec un prêt à hauteur de 150 000 euros une autre Ecole du numérique à Pamiers en 2018 ! Projet d’enseignement privé porté par une association d’Agen qui commercialise une formation non diplômante à ...modestement 11000 euros l’année scolaire! Et en plus, la Mairie devra déménager ses services culturels de l’ancienne École de Musique pour y installer cette “école” avec un loyer symbolique. Ce projet défendu par MM. Salvaing et Guichou va faire doublon avec l’École Numérique gratuite crée par la Région. C’est stupide ! Et c’est en prime un gros investissement risqué pour la ville, pour une formation qui débute à peine à Agen et qui a pour objectif de former dans l’avenir jusqu'au niveau I,  une formation qui coûtera au final 55 000 euros à chaque étudiant !

Si la Mairie a de l’argent à dépenser, nous invitons MM. Salvaing et Guichou à penser aux établissements d’enseignement publics et privés de grande qualité de Pamiers pour développer les formations post-bac.

Oppositions municipales : la clarification

Je rappelle que nous sommes tous des minoritaires au Conseil Municipal. La liste Trigano n’a obtenu que 45 % au deuxième tour. Cela devrait inciter tout le monde à la modestie...

On a commencé le mandat avec trois oppositions. Aujourd’hui, les élus FN ou ex-FN votent le budget du Maire et toutes les décisions avec la majorité. Mais il faut être juste : le maire ne leur a rien demandé. En plus, ces élus FN n’ont jamais pris la parole en conseil municipal. Une opposition en peau de lapin! 

Les socialistes sont officiellement alliés à la droite à la Communauté des communes. Le premier vice-président M. Combres,  est aussi  maire socialiste et conseiller départemental suppléant, et le deuxième vice-président, M Calléja est le patron départemental des Républicains, ils dirigent la CCPP avec André Trigano.  un vrai triumvirat à l’antique !

À la Mairie, les socialistes, après  avoir refusé l’union aux dernières municipales, viennent de perdre leur tête de liste Alain Fauré, qui a démissionné en milieu de mandat... Je dirai simplement : “Tout ça pour ça!  C’est vraiment décevant et moche pour ceux qui lui ont fait confiance”. 

Nous restons la seule opposition crédible, présente, et surtout fidèle à ses engagements. Bien sûr, nous sommes toujours prêts à travailler avec les élus de la liste Fauré qui le voudraient, mais à condition qu’ils refusent clairement l’alliance PS-Trigano-Les Républicains à la CCPP et qu'ils s’opposent avec nous à la politique de droite et aux arrangements clientélistes de la Communauté de Communes.


- Michel Teychenné et Bernadette Subra

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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 12:53

Pamiers / Fiesta
Les conseillers M. Teychenné et B. Subra répondent au Maire de Pamiers



En 2016, le Maire de Pamiers s’était engagé en Conseil Municipal à maintenir la Fiesta 2017, mais organisée cette fois par les Services municipaux. L'ancienne directrice de Pamiers Événements et de l’Office de Tourisme a été embauchée par la Mairie principalement pour cela. La Mairie de Pamiers a échoué à organiser la Fiesta 2017. C’est le problème du Maire de Pamiers et de son équipe. Nous ne pouvons que le regretter. 


Le Maire affirme aussi dans son communiqué de presse qu'un contrôle complet de la « Brigade de contrôle et de recherche de l’Ariège » portant sur les résultats de la gestion de l’association présidée par Hubert Lopez s'est soldé par la conclusion suivante : « Les éléments recueillis au cours de notre enquête n’ont pas conduit à constater de manquements aux règles de facturation. » Encore heureux! Ce contrôle, diligenté par la Direction départementale des Services fiscaux du département, ne préjuge en rien des résultats de l’enquête confiée par Mme la Procureure de Foix à la Brigade financière du SRPJ de Toulouse. Il est dommage que M. le Maire ait « oublié » de préciser ce point crucial dans son communiqué... Notre interrogation porte principalement sur la légalité de la double casquette d’élu et de président d’associations d’Hubert Lopez, et sur les subventions utilisées dans ce cadre.


Nous rappelons que l'association Pamiers Événements est largement subventionnée par la Mairie depuis des années, et que son président a caché sa situation financière au Conseil municipal pour obtenir une subvention exceptionnelle supplémentaire de 150 000 euros pour le concert de Johnny Hallyday à l'été 2016, ce qui ne l'a pas empêchée d'accuser un déficit d'environ 120 000 euros pour l’exercice 2016. Cette association, ou son président, avait effectué un emprunt privé de plus de 100 000 euros auprès d'un résident andorran, sans en informer la Mairie avant sa demande supplémentaire de subventions. Elle a laissé en 2016 une ardoise financière toujours impayée à l’Office de Tourisme de Pamiers, alors présidé par M. Lopez... Un vrai modèle de gestion pour un élu qui a obtenu en 2016, pour les deux associations qu’il présidait, la moitié de l’enveloppe d’un million d’euros que la Mairie de Pamiers destinait à toutes les associations de la Ville, tous secteurs confondus.


Si ces éléments, connus des élus de Pamiers et de la Commission des Finances depuis des mois, ne posent pas problème au Maire de Pamiers, c’est grave! La Fiesta 2016 a coûté des centaines de milliers d’euros aux contribuables appaméens. Monsieur le Maire a décidément la mémoire courte... 


Michel Teychenné et Bernadette Subra
Conseillers municipaux, Pamiers

 

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 16:25

Pamiers - Conseil Municipal
UN CLIMAT DE FIN DE RÈGNE
 
Les élections passées, ça n’a pas tardé : la Communauté de communes des Portes d'Ariège (CCPA) annonce qu’elle ne respectera pas ses engagements financiers envers la Ville de Pamiers. Une manœuvre politique qui va coûter la bagatelle de deux millions d'euros, à payer en trois ans par les Appaméens, plus 700 000 qui ne seront pas remboursés. Total : 2,7 millions d’euros. De plus, comme nouveau propriétaire du parc immobilier de la CCPA, la Mairie devra se substituer à la Communauté de communes pour la rénovation et les énormes travaux à engager afin de réhabiliter ce parc immobilier. Cette décision inique avait été préparée de longue date par le « quarteron de dirigeants » de la CCPA, MM. Trigano, Combres, Calleja et Marette!
 
Monsieur le Maire, à court d’arguments et très vexé d’avoir été mis en minorité au conseil de la CCPA sur une proposition de bon sens que j’ai soumise au sujet du nouvel Office de Tourisme intercommunal, ne veut plus me répondre en conseil municipal (comme indiqué dans l’article ci-dessous). Ce samedi 24 juin, il a agressé verbalement les élus de l’opposition à l’occasion de l’inauguration du Théâtre de Verdure, ce qui a provoqué le départ de Bernadette Subra qui ne voulait pas cautionner ce comportement dans des circonstances où la décence et la responsabilité l'empêchaient de répondre.
 
De par la loi et ses statuts, la CCPA est en charge de la rénovation urbaine. Sa pitoyable décision de ne pas respecter ses engagements financiers envers Pamiers fragilise le contrat de Ville, en plus de ridiculiser la Communauté de communes vis-à-vis de ses partenaires institutionnels que sont l’État, la Région, le Département, ANRU, etc. Cette décision vient s’ajouter à l’incapacité de la Mairie de réaliser la révision de son PLU engagé depuis sept ans (!!!) et qui vient d’être totalement annulé par la Préfecture pour non-conformité au SCOT, entre autres...
 
Que Monsieur le Maire refuse de nous répondre en conseil municipal ne nous empêchera pas d’informer les Appaméens et de défendre les intêrêts légitime de notre ville et de ses habitants.

Michel Teychenné

 

Pamiers - Conseil municipal : Un climat de fin de règne
Pamiers - Conseil municipal : Un climat de fin de règne
Pamiers - Conseil municipal : Un climat de fin de règne

Il faisait une chaleur à défaillir dans cette salle du conseil de Pamiers, où se réunissait le conseil de communauté de communes du pays des portes d'Ariège Pyrénées. Tellement chaud d'ailleurs que bien entendu, les débats se sont aussi enflammés. Surtout et comme d'habitude, dira-t-on, entre Michel Teychenné, Jean-Claude Combre, André Trigano, Philippe Calléja, pour les acteurs principaux. Un ordre du jour surtout technique, mais au milieu duquel nichaient quelques dossiers épineux. En particulier la cession par la communauté de communes, à la ville de Pamiers, de 23 immeubles en centre-ville. Pamiers qui va les payer à tempérament pour un montant de 1.9 million d'euro : ce patrimoine elle va le mettre en œuvre dans le cadre du contrat de ville (ANRU). Michel Teychenné s'est élevé avec véhémence contre cette proposition. Il considère que la communauté de communes ne tient pas ses engagements, et conteste la nécessité de cette vente qui va «encore une fois» retomber sur le dos des Appaméens. Jean-Claude Combres, mis en cause par Michel Teychenné dans l'organisation de ce montage en tant qu'élu délégué aux finances de la communauté, s'est récrié à son tour, voulant contrer «des propos injurieux» à son égard. Au bout du compte André Trigano a réussi à forcer le passage en faisant voter la délibération.

L'office de tourisme nouveau est arrivé

Après quelques autres péripéties, on pensait être sorti des turbulences. Mais voilà que déboulait le dossier de création de l'office de tourisme intercommunal. Il succéde aux deux associations qui chacune jusqu'alors géraient la question à Pamiers et Saverdun. Michel Teychenné s'est ému que le nom choisi pour la nouvelle entité «office de tourisme de basse-Ariège» soit bien prosaïque et peu attirant, préférant «Portes d'Ariège Pyrénées». Comme cela avait été dit un peu abruptement, André Trigano l'a mal pris, mais dans l'assistance, des voix se sont élevées pour agréer à la proposition de Michel Teychenné. On est passé au vote, et la nouvelle appellation a emporté le morceau. Dont acte. Mais l'actualisation du dossier des aires d'accueil des gens du voyage a relancé une dernière fois le débat alors que Pierre Campion le maire de Bonnac, intervenait pour déplorer la situation faite à sa la commune dont le stade est envahi par 150 caravanes qui n'y étaient pas invitées ! Jean-Michel Soler, Philippe Calléja, Michel Grasa maire du Vernet ont tous cloué l'État au pilori, mettant en avant que les collectivités avaient fait leur travail en matière d'aménagement d'aires de grand passage, et que l'État, lui, ne faisait pas le sien, en laissant les terrains communaux envahis, et la loi sans application...

Pamiers - Conseil municipal : Un climat de fin de règne
Pamiers - Conseil municipal : Un climat de fin de règne
Pamiers - Conseil municipal : Un climat de fin de règne

Hier, le conseil a approuvé l'achat de 23 immeubles appartenant à la communauté de communes, afin de pouvoir lancer la rénovation urbaine. Le projet a fait bondir l'opposition.

« Monsieur Teychenné, je ne vous répondrai pas. Hier, vous avez été odieux ». Hier soir, le maire de Pamiers, André Trigano, n'avait toujours pas digéré l'attitude de son opposant lors du conseil communautaire (voir ci-dessous). Il avait donc choisi de l'ignorer, même si à maintes reprises, Michel Teychenné essayait d'agiter un chiffon rouge sous ses yeux.

Comme à la communauté de communes, c'est le dossier de la rénovation du centre-ville qui cristallisait toutes les passions. Les deux oppositions de gauche dénonçaient le fait que la commune soit obligée de racheter 23 immeubles à la communauté de communes pour la somme de 1, 9 millions. «Quel est l'intérêt de racheter ces immeubles. Je suis scandalisée. Cela va avoir un impact important pour les Appaméens», dénonçait Annie Fachetti. «Plus que les communes rurales, ce sont celles de Mazères, Saverdun et La Tour-du-Crieu qui ont trouvé l'idée géniale de faire acheter les immeubles par la ville. Et nous comme des gogos, on va donner 2 millions. Pamiers va payer ce que Marette et Calléja ne veulent pas. Une fois de plus, c'est nous qui sommes taxés», renchérissait Michel Teychenné.

André Trigano expliquait que la communauté de communes n'ayant pas les moyens financiers de porter le projet de rénovation urbaine, c'est cette solution qui avait été trouvée. «Personne ne sera lésée. Ce n'est que de l'avance de fonds», a-t-il insisté. Il indiquait alors que la ville est en négociation avec une société d'aménagement du territoire de Montpellier. Et que cette dernière devrait racheter au fur et à mesure les immeubles.

Jean-Christophe Cid, lui regrettait le manque d'esprit communautaire dans cette affaire. «J'ai vu des gens hier qui s‘en foutaient. Je pensais que vous étiez le garant de l'intérêt communautaire en tant que président». Et de rappeler que si le centre-ville s'est vidé, les périphéries, elles, ont profité de l'arrivée de ces nouvelles populations.

Le maire demandait alors à son conseil de lui faire confiance rappelant que tous ensemble, ils essayaient de défendre au mieux la ville dans l'intérêt général. Ce à quoi Michel Teychenné répondait par une nouvelle pique. André Trigano ne le laissait pas finir et mettait au vote le projet, qui était approuvé.

Achat de locaux commerciaux

Quelques minutes avant cette montée de fièvre (voir ci-contre), il était question d'acquisition foncière économique. Hier, les élus ont approuvé l'achat d'un local commercial rue des Jacobins de 50 m2 pour la somme de 35 000 euros. À l'opposition qui lui demandait ce que la ville allait en faire, le maire répondait qu'elle restructure ainsi les locaux commerciaux pour qu'ils soient adaptés au marché. Aujourd'hui, ils sont trop petits. «Alors on rachète tout pour en regrouper. Là c'est bon marché et à un endroit stratégique», a souligné le premier magistrat.

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