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9 mars 2020 1 09 /03 /mars /2020 14:45

Billet d'humeur no 3 - Lettre ouverte à André Trigano

LES MAIRES C'EST COMME LES TRAINS,
UN MAIRE PEUT EN CACHER UN AUTRE...

 

André Trigano a un nouvel argument de campagne qui rappelle furieusement celui du président Bouteflika en Algérie avant qu'il ne retire sa candidature sous la pression amicale de l'armée...

Souvenez-vous : Bouteflika disait « Votez pour moi, après je laisserai le pouvoir à un autre... » À Pamiers, nous ne sommes pas dans une dictature comme en Algérie. André Trigano n'a pas la « carrière » de Bouteflika, mais il utilise les mêmes arguments de campagne. Je le cite : « D’ici, deux, trois ou quatre ans, je serai très heureux de passer le relais à l’un de mes quatre collègues. » – André Trigano, candidat à la mairie de Pamiers, dans La Dépêche du 6 mars 2020.

André Trigano ne risque pas d'être débarqué par l'armée, on est en France, bien que ses propres adjoints aient essayé de le débarquer avant de se résoudre à faire leur propre liste. Mais le parallèle est quand même frappant : s'accrocher au pouvoir et surtout ne pas dire qui sera le successeur désigné sans aucune onction démocratique, qui prendrait la Mairie sans être élu par les citoyens puisque c'est le Conseil municipal qui élit le maire... Ce sont vraiment des méthodes d'un autre âge ! Voilà ce que nous promet André Trigano, si jamais par malheur il était élu !

Bien sûr, ce serait en cas d'une hypothétique victoire du maire sortant, qui fait quand même face  à quatre autres listes et dont le bilan pour ce dernier mandat est des plus léger. Il a en 2020 exactement le même programme qu'en 2014, avec toujours la rénovation du centre-ville, le cinéma, la sécurité, la propreté... comme si le temps s'était arrêté pendant ces six dernières années. Bien sûr, son ex-équipe est fracturée en deux listes opposées, mais ce n'est pas parce qu'on assiste à une fin de règne qu'il faut être dupe de cette manoeuvre de dernière minute qui vise à semer le trouble dans l'esprit de certains électeurs du centre et de la droite. La ficelle est grossière, mais elle est bien présente, et il est important de la dénoncer pour ce qu'elle est : une tentative pour essayer de se maintenir au pouvoir en promettant le changement... le plus tard possible !

Analysons un peu ce qu'impliquerait cette  « grosse ficelle », si jamais...

« Votez pour moi et vous en aurez un autre comme maire ! » Faussement candide, André Trigano précise dans La Dépêche qu'il « passera le relais à l'un de ses quatre collègues... »  Mais qui sont ces quatre collègues ? Mystère ! Comment le maire les a-t-il choisis ? Pourquoi les a-t-il choisis ? Comment vont-ils s'arranger entre eux ? Mystère une fois de plus, encore et toujours !  À moins qu'ils ne s'affrontent à couteaux tirés et mettent la Mairie en danger dans une guerre de succession, ce qui serait le plus probable et le plus classique, laissant ainsi une majorité municipale divisée, fracturée, et une Mairie à la dérive. Vaste programme.

Dans tous les cas, cette petite phrase du maire est dramatique... Voter Trigano, c'est dans deux ou trois ans, ou avant, se retrouver avec un maire illégitime qui n'aura pas été élu par les Appaméen(e)s, et dont on ne connaît aujourd'hui ni le nom, ni le programme, ni les capacités humaines pour être maire de Pamiers.

Cette petite phrase faussement anodine, mais si lourde de sens et de conséquences d'André Trigano, c'est le comble du cynisme et de l'embrouille politique. C'est la négation même de l'élection et de la démocratie. Voter Trigano aujourd'hui, c'est ne connaître que dans quelques mois le véritable maire de Pamiers, le « dauphin caché » !

À cela s'ajoute, comme le confirme La Dépêche de samedi, outre l'investiture officielle de La République en Marche déjà connue, la présence de cinq encartés du parti présidentiel dont la dissimulation sur la liste Trigano frôle le délit de « fraude à l'étiquetage ». En clair, André Trigano veut nous « faire avaler » ces cinq-là en toute discrétion et, croyez-moi d'expérience, il sait pourquoi !

Je n'ai pas été candidat à ces élections municipales, car mes problèmes de santé ne me permettaient de m'engager sérieusement auprès des citoyens pour pouvoir être un maire à 100 % pendant les six ans que dure le mandat. Ce n'est pas pour aujourd'hui entendre le maire de Pamiers annoncer une telle énormité antidémocratique, « Votez pour moi, vous aurez un autre maire demain », sans réagir avec force et vigueur... Cela heurte le bon sens et tous ceux et celles qui sont attachés à la démocratie municipale, à la transparence demandée par tous nos concitoyens.

Quand on veut être le maire, on a le courage d'aller devant les électeurs ! Je mets donc André Trigano au défi d'annoncer clairement qui est « sa doublure » comme on dit au cinéma, celui ou celle qui cache son ambition, bien « planqué » sur cette liste. Les électeurs doivent savoir pour qui ils peuvent voter en réalité. Nous ne nous contenterons pas de ces quatre « hypothétiques postulants fantômes » qui ne sont qu'un leurre pour enfumer les électeurs. D'autant plus que l'investiture nationale donnée par les instances de La République en Marche, et la présence de cinq encartés LaREM sur la liste Trigano, un record en Ariège, signent clairement les choix politiques de la totalité de cette liste municipale.

André Trigano, vous devez dire la vérité aux Appaméennes et aux Appaméens ! Les citoyens de Pamiers ne veulent pas d'un maire sorti d'une « pochette surprise » après les élections, ils veulent un maire qui s'engage pour six ans sur son propre programme. C'est vous qui avez annoncé votre démission en cours de mandat dans la presse... Vous devez donc en responsabilité dévoiler à nos concitoyens qui est votre « dauphin caché » dans cette élection. C'est le minimum d'honnêteté à avoir pour briguer un nouveau mandat de six ans...  à deux !

J'invite tous les candidats « tête de liste » à se joindre à mon action. C'est l'esprit et la lettre de la démocratie municipale à Pamiers que nous devons défendre ensemble, au-delà de nos divergences politiques. C'est le respect du choix du maire par le vote populaire, c'est le droit des citoyens à être correctement informés avant les élections. C'est aussi votre responsabilité de refuser haut et fort cette tentative de manipulation de notre démocratie locale.


Michel Teychenné
Ancien député européen
Conseiller municipal et communautaire

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5 mars 2020 4 05 /03 /mars /2020 11:14

 

 

 

À la teneur des propos, on aurait pu croire que c’est Michel Teychenné qui tenait la conférence de presse. À quelques jours du premier tour, Daniel Mémain a décidé d’augmenter la force de frappe. Mardi, il a dénoncé "la dérive monarchique" qui règne à Pamiers. À ses yeux, le maire "se croit propriétaire" de la mairie, comme le prouvent ses nombreux traits d’humour notamment à la télévision dernièrement ou "son utilisation des fichiers municipaux" à des fins électorales. Daniel Mémain, qui n’oublie jamais la politique nationale, compare son attitude à celle du gouvernement et du président. "Et comme par hasard, la république en marche le soutient". "Comme eux, il a cette impression d’impunité de toute puissance", déplore-t-il.

Et d’enfoncer le clou : "Trigano estime qu’il n’a de compte à rendre à personne, il ne présente pas le budget alors que les millions valsent. En fait, c’est après moi le déluge".

"D’ailleurs, les gens qui vont voter pour cette liste ne savent même pas pour qui ils vont voter", assure-t-il. Dernièrement, dans une interview, le maire a estimé que "c’est celui qui est en haut" qui décidera quand son mandat se terminerait.

Pour Mémain, comme le gouvernement avec le 49.3, le maire a décidé d’armer la police municipale sans vote au conseil municipal. Et c’est sans compter ses nombreuses annonces comme l’escalator ou le cinéma. Aux yeux de Daniel Mémain, "André Trigano est un bon vendeur, mais il oublie de livrer la marchandise". Tout comme "ses élèves" : Xavier Fauré et Maryline Doussat.

Au contraire d’eux, la liste Mémain a décidé de faire des propositions "responsables et raisonnables". "Nous avons beaucoup d‘inquiétudes sur les finances publiques. On attend le rapport de la chambre régional de la cour des comptes. Mais quoi qu’il arrive, nous ferons un audit", indique le candidat. La liste a néanmoins chiffré son programme. Sur le mandat, elle prévoit 11 M€ d’investissements en dehors du contrat de ville. "Contrat qui n’est pas celui de M.Trigano". Pour ce dernier, la liste estime qu’il faudra amener entre 8 et 10 M€. Tout cela sans alourdir la fiscalité et l’endettement.


Un dimanche sans chasse

Voilà une mesure qui risque de déchaîner bien des passions. Si elle est élue, la liste citoyenne envisage d’établir une journée sans chasse le dimanche sur le territoire de la commune. "Nous négocierons avec les chasseurs". La liste précise qu’elle n’a rien contre la chasse (il y a des chasseurs dessus). "Plusieurs Appaméens nous ont alertés et n’ont pas cette culture. Nous voulons que le dimanche soit une journée préservée afin de partager l’espace naturel". D’autant que la liste veut ouvrir plusieurs chemins et créer des parcours de santé, afin de faire de Pamiers un espace naturel.

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23 février 2020 7 23 /02 /février /2020 14:38

BILLET D'HUMEUR No 2
POUR XAVIER FAURÉ ET  QUELQUES AUTRES


 




Cher Xavier, chers quelques autres, 

Je viens d'écouter le débat sur France Bleu entre les candidats aux élections municipales de Pamiers. Ta proposition d'armer la police municipale, comme le demande aussi le maire, ne m'étonne pas. C'est la position de la droite qui court après les voix du Rassemblement national. Cela ne sert à rien à Pamiers, sinon à tirer sur les pigeons, ou sur les propriétaires de chiens qui ne ramassent pas les crottes, ou peut-être sur les automobilistes mal garés... Tu dis être allé te renseigner à Narbonne chez le maire Les Républicains... À t'entendre pendant le débat, c'est plus tôt à Béziers, chez Ménard, que tu es allé prendre tes références. 


En revanche, je suis admiratif de votre immense et luxueux local de campagne et de votre minibus décoré aux couleurs de ta liste : un petit côté campagne électorale à l'américaine, à grands coups de dollars... À quand le stetson et les bottes ? Vous voulez déjà des shérifs à Pamiers, il faudra aussi penser à ouvrir un saloon à la Mairie pour boire un bourbon après le conseil municipal, et à jumeler Pamiers avec une jolie bourgade du Texas... qui vote pour Trump évidemment. Non, je plaisante, enfin presque. 

Mais mon propos principal n'est pas celui-là, il concerne ta proposition d'installer le cinéma en plein centre de la place Milliane ! Projet abandonné par André Trigano lui-même face au tollé provoqué par ce projet, et surtout du fait que Milliane est classée depuis 1948, ce que tu devrais savoir en tant qu'élu municipal. 

Tu as affirmé lors du débat que tu avais étudié le dossier et qu'il faudrait des pieux enfoncés à 18 mètres de profondeur à cause de la nature du terrain. Ça me laisse songeur... As-tu remarqué que la majorité à laquelle tu as appartenu jusqu'à ces derniers jours a investi rien moins que 3,5 millions d'euros pour aménager la place Milliane ? Après nous avoir assurés que ce projet n'exigerait pas plus de 1,5 million d'euros de travaux, vous, les élus de la majorité, terminez péniblement ce chantier qui aura coûté trois fois plus cher que prévu ! 

Toi et ta liste aujourd'hui voulez tout dévaster pour construire un cinéma en plein milieu de Milliane, avec des engins de chantier, des grues, des camions qui vont « massacrer » l'esplanade. Et en plus construire des places de parking supplémentaires pour ce cinéma. En matière de bon d'aménagement de la ville et de bonne gestion de l'argent public, on fait difficilement pire ! 

Je reconnais que le maire ne fait pas mieux... Après avoir échoué pendant six ans à trouver une solution pour le cinéma, il a été touché par une illumination subite : casser la place Jean-Jaurès refaite à neuf il n'y a pas si longtemps et construire un cinéma sur pilotis ! C'est fou comme les élections stimulent l'imagination de gens qui sont en place depuis 25 ans et qui refusaient absolument jusque-là d'envisager un cinéma en centre-ville. À tel point que vous n'avez jamais voulu inscrire le projet du cinéma dans le Contrat de ville malgré mes demandes répétées en Conseil municipal...C'est tout dire ! 

Ensemble, toi et le maire plaidiez « mordicus » pour un multiplex à la Bourriette avant de vous faire renvoyer dans vos buts par la Commission Nationale du Cinéma! Jamais heureusement ni toi ni le maire n'obtiendrez l'autorisation de la Préfecture et des Bâtiments de France pour vos projets fantasques et électoralistes de dernière minute à Milliane, ou Place Jean-Jaurès.

Vous avez vraiment des mémoires de poissons rouges ? Ou vous prenez les électeurs de Pamiers pour des demeurés ? 

Enfin, mon cher Xavier, lors du récent débat, tu as vivement critiqué le coût faramineux de la Villa Major, payé par les impôts des Appaméens. La Mairie subventionne ces appartements de luxe à hauteur de 60 000 euros minimum, et plus sûrement de 100 000 euros par appartement. Nous ne connaîtrons le chiffrage précis qu'avec les comptes 2019, lors du vote du budget 2020... Vote qui interviendra après les élections par la volonté du maire, et avec ton soutien tacite. Ton silence à ce sujet au dernier conseil municipal était des plus éloquents ! 

Pourtant, c'est totalement scandaleux. La Villa Major ne vise qu'à servir la campagne électorale du maire pour dire qu'enfin « ça bouge » rue Gabriel-Péri. Nous sommes sur ce plan totalement d'accord : le maire et ses amis dilapident l'argent municipal pour annoncer ce projet avant les élections « à tout prix », c'est le cas de le dire. 

Dommage quand même, mon cher Xavier, que toi, Maryline et Mme Pancaldi ayez voté pour la Villa Major et pour son plan de financement délirant quand vous étiez dans la majorité, alors que je combattais ce projet dispendieux avec les arguments que tu utilises aujourd'hui... Mieux vaut tard que jamais me diras-tu !  Visiblement, encore cette mémoire de poisson rouge si typique de certains élus de Pamiers. 

Voilà quelques réflexions d'un futur ex-élu qui, comme citoyen, regarde amusé cette campagne électorale. 

Au moins, vous amusez un peu la galerie comme on disait dans le temps. C'est vrai que votre spectacle est plus frais et neuf que celui du maire, moultes fois vu et revu, et qui lasse tant ses ficelles sont grosses. Pourtant, vous venez tous de la même troupe du « Grand Cirque Trigano » qui, depuis 25 ans, rejoue et rejoue à Pamiers la vieille pièce «Tout va très bien Madame la marquise ».

Il y a quand même une nouveauté pour ces élections, côté « Grand Cirque Trigano » qui, il faut reconnaître, manifeste ces temps-ci un fort penchant pour la magie à toutes les sauces et pour les tours d'escamotage... Mais pas suffisamment pour faire disparaître les trous et autres oublis budgétaires, comme les centaines de milliers d'euros dus aux personnels depuis 5 ans – une autre bonne raison pour le maire pour ne pas rendre les comptes 2019 avant les élections, même s'il faudra bien les rendre pour établir le budget 2020. Un joli tour d'escamotage du maire dont tu ne dis mot... Dommage, car ce sera un vrai casse-tête financier laissé aux successeurs de l'équipe actuelle. « Après moi le déluge » n'est pas que la devise de Louis XV : c'est aujourd'hui à Pamiers celle de Trigano Premier. 

Mes chers Xavier et Maryline, dans votre nouveau rôle d'opposants, vous êtes un peu empruntés, peu convaincants, vous manquez de pratique et de vérité. C'est normal, on ne s'improvise pas opposant du jour au lendemain. Quitter le « Grand Cirque Trigano » pour vous « mettre à votre compte » n'est pas facile... 

En terminant ce billet d'humeur, je me permets de vous donner un conseil amical et culinaire : vous êtes en fait les héritiers pressés d'un système en bout de course, le « triganisme », mais le triganisme a vécu... Alors, faire comme vous le voulez avec votre équipe du triganisme sans Trigano ... c'est comme vouloir faire du civet sans lapin ! 

Cordialement vôtre,


Michel Teychenné

 

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22 février 2020 6 22 /02 /février /2020 10:53

Pamiers
LES FINANCES DE LA VILLE
SONT TOUJOURS AUSSI MAL GÉRÉES

Une addition d'au moins 440 000 EUROS pour les Appaméens grâce à l'incompétence de l'équipe municipale... Elle fait suite à une erreur de 500 000 euros commise il y a 13 mois dans les coûts de fonctionnement ! Décidément, l'équipe Trigano à Pamiers gère très mal les finances de la ville.  

 

 

320 personnes travaillent à la Mairie de Pamiers. (Photo La Dépêche)

Les agents travaillant dans les quartiers politique de la ville devaient voir leurs salaires augmenter selon un décret de 2015. Décret qui vient juste d’être appliqué à Pamiers.

Pour le moment, ils sont déjà 150 agents de la mairie à en avoir fait la demande. Et 50 se trouvent éligibles à la nouvelle bonification indiciaire.

L’affaire avait été soulevée par Michel Teychenné lors du dernier conseil municipal. L’opposant accusait la ville de ne pas avoir versé la nouvelle bonification indiciaire depuis 5 ans. Mais personne n’avait rebondi sur le sujet.

Renseignement pris auprès des syndicats et de la mairie, la situation est exacte. En 2015, le gouvernement a réactualisé le décret de 2006 sur la nouvelle bonification indiciaire en y intégrant les quartiers politiques de la ville. Clairement, les agents qui travaillent dans ces quartiers ou sont en relation avec la population de ces quartiers doivent voir leur salaire réévaluer. Sur l’Ariège, cela concerne trois villes : Pamiers, Saint-Girons et Foix. "C’est une obligation, les collectivités n’ont pas le choix", explique Jean-Claude Marmiesse, délégué fédéral FO pour les territoriaux de Midi-Pyrénées de passage hier à Pamiers. Concrètement, les agents prennent au minimum 10 points, certains bien plus. Le point étant à 4, 69 euros, cela fait pas loin de 47 euros au minimum par mois. Soit une somme non négligeable sur l’année. "Ce ne sont pas des primes donc cela rentre en compte pour la retraite", précise FO.

Seul problème, à Pamiers, cette nouvelle tarification n’a pas été appliquée (comme dans beaucoup de villes en France). Et les agents n’étaient pas forcément au courant de leur droit.

Jusqu’à ce que certains s’en aperçoivent. Et commencent à faire des demandes de revalorisation. Comme à la médiathèque, où les agents ont obtenu une revalorisation et le paiement de l’année 2019. Mais, selon FO, ce sont 4 années et l’année en cours qui doivent être rattrapées (comme pour les impôts). "Les agents peuvent donc remonter jusqu’au jour de la parution du décret le 31 octobre 2015", assure le syndicat.

Même les agents qui sont passés durant ces années à la mairie y ont droit de manière rétroactive. FO en a déjà identifié plusieurs, notamment chez les policiers municipaux.

Pour le moment, chaque agent doit envoyer une lettre individuelle pour réclamer son dû. "Ils pourraient régulariser tous les agents d’un coup, il suffit d‘un simple arrêté", souligne FO. "On peut comprendre que cela pose des problèmes budgétaires, mais ce qui est important c’est que les agents aient leur dû", continue le syndicat, qui est donc prêt à négocier un remboursement échelonné. Michel Teychenné dans son intervention estimait la somme à 440 000 euros au minimum.

Quant à la CGT, interrogée sur le sujet, elle a refusé de répondre à nos questions, arguant du fait qu’elle était en négociation sur le sujet avec la ville.

Du côté de la ville, on plaide la bonne foi et on avoue être passé à côté du décret comme de nombreuses autres villes. "C’est étonnant que les syndicats n’aient pas attiré notre œil dessus", souligne néanmoins Gérard Legrand, l’adjoint aux finances. Ce dernier l’assure, il y aura des régularisations. 50 ont déjà été réalisées au 1er janvier avec le rattrapage d’une année. C’est sur ce dernier point qu’il y a divergence. Selon la ville, il y a de nombreuses jurisprudences sur le sujet. Elle a donc pris un cabinet d’avocats pour gérer le dossier. Mais, l’adjoint le garantit, tous les salariés qui rentrent dans les critères seront régularisés.

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20 février 2020 4 20 /02 /février /2020 15:27

Pamiers, l'eau, le déficit et Veolia
LES PRÉCISIONS DE MICHEL TEYCHENNÉ



Dire que le budget de l'eau de Veolia était déficitaire en 2017-2018 est inexact pour la bonne et simple raison que Veolia facture les charges de structure et les frais généraux du groupe sur la base d'un ratio opaque dans le prix de l'eau à Pamiers. J'ai toujours contesté en Conseil municipal ce déficit factice et les comptes opaques de Veolia acceptés par la Mairie.

C'est quasiment chaque année que Veolia affiche un déficit créé artificiellement par les frais généraux du groupe, que n'aurait pas une Régie municipale. À Pamiers, les réseaux et les travaux sont globalement à la charge des contribuables. Par contre, la vente et les bénéfices de l'eau sont privatisés à Veolia. Il est évident que si l'exploitation de l'eau était déficitaire, le groupe Veolia, qui n'est pas une oeuvre pieuse et charitable, aurait abandonné ce contrat depuis longtemps.

L'eau est chère à Pamiers, quoi qu'en dise le maire. L'étude faite en 2015 à la demande de l'opposition démontrait les avantages économiques et sociaux de la Régie municipale sur l'affermage à Veolia. Malgré cette étude, la Mairie a privatisé l'eau par idéologie politique sous l'influence du lobbying de Veolia.



Michel Teychenné
Conseiller municipal 

 

 

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15 février 2020 6 15 /02 /février /2020 13:08

Pamiers

DERNIER CONSEIL MUNICIPAL
ET TROU D'UN MILLION DANS LE BUDGET

 

MON INTERVENTION ET LA RÉPONSE DU MAIRE
LORS DU CONSEIL DU 14 FÉVRIER



Monsieur le maire,

Ce soir je constate que vous vous préoccupez de vos indemnités d'élus. J'aurais aimé que cette préoccupation concerne aussi le personnel de la Mairie. En effet, depuis quelque temps, le personnel de la Mairie est en ébullition parce que depuis cinq ans, j'ai bien dit cinq ans, vous avez oublié de lui payer une prime importante

En décembre 2018, vous avez dû voter un avenant au budget parce que vous aviez oublié 500 000 euros de charges dans la section de fonctionnement. 

Je cite le compte-rendu de La Dépêche : « Après les mauvaises habitudes, nous allons reprendre le bon chemin. Le budget était sincère, mais pas exact. » 

Treize mois après ça recommence, mais de façon beaucoup plus grave puisque cela concerne plus de la moitié des salariés de la Mairie pour qui vous avez tout bonnement oublié de budgétiser. Et vous avez surtout oublié de payer au personnel la prime NBI (Nouvelle Bonification Indiciaire) liée aux Quartiers en Politique de la Ville, applicable depuis septembre 2015 !   En cinq ans, cela fait une somme très importante avec le rattrapage sur ces cinq dernières années. 

Une évaluation simple de cet « oubli » situe le « trou dans le budget 2020 » à plus de 440 000 euros, le point étant à 4,68 euros, et la bonification au minimum de 10 points par mois pour au moins 160 agents pendant cinq ans : 440 000 euros minimum !!!

Un trou de 440 000 euros, on ne peut pas le cacher facilement, alors vous renvoyez le budget et les réunions qui vont avec après les élections !

Cela vous évite d'avouer votre incompétence collective. L'adjointe en charge de la politique de la ville, Mme Pancaldi, est la première responsable, mais pas la seule.

J'ai une pensée pour les personnels partis à la retraite ces dernières années pour qu cela représente une baisse de leur pension de retraite, calculée sur les six derniers mois, prime NBI /QPV incluse. C'est pour eux sûrement difficilement rattrapable.  Et j'ai une pensée aussi pour les agents qui, eux, risquent de changer de tranche d'impôts suite à ce rattrapage. 

À votre place, Monsieur le maire, cela m'empêcherait de dormir...

Ces circonstances sont tout à fait extraordinaires dans la vie d'une commune. Dans ma longue carrière, je n'ai jamais vu une telle situation.

Je demande une réunion d'urgence de la Commission des finances afin d'avoir une évaluation précise des dégâts.

Ce sera aussi l'occasion de connaître le vrai budget de la Villa Major. Des informations précises me démontrent qu'il est passé de 850 000 à 1,5 million d'euros de participation pour la Mairie. Je n'ai aucune raison de ne pas me fier à ces informations. Cela fait six mois que je vous demande par écrit ce budget!

Je vous demande aussi de faire voter le budget 2020 avant les élections. Vous devez prendre vos responsabilités. Vous devez avant les élections rendre des comptes pour votre gestion en 2019. Vous ne pouvez pas essayer de cacher un tel trou  financier de 440 000 euros pour les primes, et de  650 000 euros de plus pour la Villa Major dans un budget 2020 renvoyé après les élections !!!


...


En réponse à mon intervention, le maire a reconnu la véracité de mes chiffres, mais il a aussi affirmé que le budget n'était pas prêt et qu'il ne pouvait pas le faire voter alors que, dans La Dépêche il y a quelques jours, le premier adjoint en charge des finances avait annoncé  l'inverse en affirmant à propos du budget 2020 : « Tout est prêt, il ne reste qu'à appuyer sur le bouton ». 

J'ai donc décidé de quitter cette séance du Conseil municipal pour protester contre ces mensonges et cette mauvaise foi assumée contre toutes les évidences, pour ne pas cautionner ce refus de la majorité de rendre des comptes sur sa gestion des finances.

Le public, très nombreux, a applaudi bruyamment mon départ pour marquer son soutien à ma position.  


Michel Teychenné

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13 février 2020 4 13 /02 /février /2020 12:26

Dans La Dépêche :
 

PAMIERS,
TEYCHENNÉ SORT L'ARTILLERIE LOURDE

 

 

"Je connais André Trigano depuis 1985. J’ai du respect pour l’homme et une forme d‘amitié pour lui". Voilà pour les gentillesses. Pour sa dernière conférence de presse, Michel Teychenné a tapé gaiement sur son adversaire préféré. "Je ne condamne pas l’homme mais la méthode". Pour lui, André Trigano est le symbole d’une "très vieille façon de faire de la politique". "Celle des Dassault, des Gaudin". "Il a fait le mandat de trop", assure-t-il.

L’opposant a mis en cause la gestion du personnel. La trop grande "consanguinité" qui règne à la mairie. Il ne pouvait pas ne pas citer l’embauche de la fille d’Hubert Lopez, "le sortant sorti", actuel élu qui demeure directeur de campagne d’André Trigano.

Il attaquait ensuite avec une de ses vieilles lubies : les indemnités des élus. "À Pamiers, tous les élus de la majorité touchent. Ils se partagent le gâteau". Un gâteau qui s’élève selon lui à 1 M€ sur le mandat. Pour lui, il faut diminuer d’un tiers les indemnités et interdire le cumul de fonctions avec la communauté de communes.

Venait ensuite le "dépeçage du patrimoine municipal". Là encore un vieux combat de l’opposant. Il a cité plusieurs exemples : l’ancienne école des Canonges, le "tour de magie" des 84 maisons de l’îlot Sainte-Claire, la pépinière d’entreprises… Mais a surtout insisté sur une maison achetée pour améliorer un carrefour et revendue au final à un futur adjoint (Xavier Fauré) et sur un terrain vendu au fils d’une adjointe (Pancaldi) pour créer une cidrerie. "Ils ne sont même pas rester sur sa liste. La reconnaissance du ventre, ce n’est pas leur problème".

Michel Teychenné, qui avait bien préparé ses bons mots, ne pouvait pas ne pas évoquer le concert de Johnny ou encore le bétonnage de Milliane pour 3, 5 M€. Deux autres de ses grands combats !

Il dénonçait pour finir deux projets de rénovation urbaine. L’immeuble Laroque qui va coûter 500 000 € sur 20 ans à la ville. + 500 000 € pour l’aménager. "Et au bout, la ville a juste le droit d’acheter ce qu’elle a déjà payé" souligne-t-il en dénonçant un "copinage malsain". Enfin, la villa Major, par laquelle selon lui, le maire n’a pas voulu attendre de nouvelles subventions pour commencer les travaux avant l’élection. Soit un coût de 800 000 € selon lui pour la ville. "On subventionne des logements pour des gens aisés. C’est scandaleux".

Pour Michel Teychenné, il est donc temps de changer de génération et de méthode. D’où son soutien à la liste Mémain.

Budget : la colère

Michel Teychenné a dénoncé l’absence de vote du budget. "Il aurait pu au moins faire comme à Foix un débat d‘orientation budgétaire. C’est la première fois qu’on ne vote pas le budget avant une élection. On l’a toujours fait sauf cette année où il est boiteux".
Pour lui, André Trigano veut ainsi cacher son bilan budgétaire et l’important endettement de la ville. "On a emprunté à tour de bras. La dette va se trouver autour de 22/24 M€", assure-t-il.
Pour lui, c’est aussi ne pas aider la future municipalité qui aura un mois pour faire un budget sans connaître auparavant les restes à réaliser. "On pouvait très bien voter un budget et la future équipe aurait pris une décision modificative trois mois plus tard".


Trigano et Fauré. Contacté hier, le maire, André Trigano n’a pas souhaité répondre aux attaques de Michel Teychenné. Une règle qu’il s’est fixée depuis longtemps face à la virulence de son opposant.

Quant à Xavier Fauré, il rappelle que l’achat de cette maison a eu lieu en 2009 à une époque où il ne connaissait pas le maire et où il n’était pas élu.

Mémain : "Éviter ce type de dérives"

Daniel Mémain a ensuite pris la parole. Il a souligné que son équipe travaillait avec Michel Teychenné afin d’éviter ce type de dérives. "Nous travaillerons en équipe et on mettra des garde-fous qui sont inscrits dans la loi", précise-t-il. Ainsi, il y aura un référent déontologie. "Nous ferons preuve de transparence en publiant des informations sur le site de la ville. Aujourd’hui, même celles qui doivent légalement l’être ne le sont pas". Enfin, s’il est élu, Daniel Mémain proposera la vice-présidence de la commission des finances à l’opposition. Sans oublier le fameux référendum d’initiative populaire cher aux gilets jaunes, qui soutiennent sa liste.

+

INTÉGRALITÉ DU TEXTE DE LA CONFÉRENCE DE PRESSE


J'ai décidé d'intervenir dans la presse avant le dernier conseil municipal de la mandature parce que le maire de Pamiers ne veut pas réunir la Commission des finances et refuse de présenter le budget 2020 avant les élections. Jamais en 25 ans il n'avait osé avoir un tel comportement. 

Le maire de Pamiers a toujours fait voter le budget de la ville avant les élections municipales. Ne pas le faire montre à quel point il veut cacher la mauvaise situation financière de la ville. Même le débat d'orientation budgétaire est annulé, car il obligerait le maire à présenter un état de la dette municipale et des effectifs des personnels municipaux, avec les éléments financiers liés au coût de personnel – plus de 12 millions d'euros quand même.

André Trigano donne des chiffres « farfelus » à la presse, mais refuse aux élus les documents et des réunions officielles sur le budget. La manoeuvre est grossière et peu glorieuse pour lui.

La Mairie a emprunté 4 millions en 2019 et 7 millions déjà en 2020, soit 11 millions en deux ans. En tenant compte des remboursements d'emprunts, la dette de la ville se situe aujourd'hui entre 22 et 24 millions d'euros minimum, ce qui est énorme en ce début du Contrat de Ville où la Mairie s'est engagée pour plus de 7 ou 8 millions d'emprunts nouveaux. Sans parler des besoins financiers pour l'entretien et l'investissement au profit des 80 % du territoire communal et de la population de la ville qui ne sont pas dans le Contrat de ville.

Trigano le magicien fait disparaître les réunions et les documents officiels avant les élections, faute de faire disparaître la dette. C'est irresponsable, c'est scandaleux.

Si on en est à ce point de pouvoir personnel et de mépris pour le Conseil municipal, c'est que le système Trigano n'a rien à envier au système Dassault à Corbeil Essonne ou à celui de Gaudin à Marseille. Même génération, mêmes méthodes ! 

André Trigano a malheureusement fait le mandat de trop, il est totalement déconnecté de la population de Pamiers. Je connais André Trigano depuis les années 80. J'ai de l'estime pour son parcours et même de l'affection pour le personnage, mais aujourd'hui il incarne cette politique à l'ancienne où l'on promet plus que l'on ne tient. Et force est de constater que dans ce mandat, il n'a tenu aucune de ses promesses de 2014 ! 

Ce n'est pas sérieux de sa part d'annoncer aujourd'hui qu'il ne restera maire que deux ou trois ans. En mars, nous élirons un maire pour six ans, pas un maire qui pourrait en cacher un autre... que les Appaméens n'auraient pas choisi !

En 12 ans au conseil municipal, j'ai toujours combattu ces méthodes, ces pratiques d'un autre âge qu'André Trigano appelle « l'expérience » mais qui ne sont que de la « politique à la grand-pépé », du clientélisme, du copinage payé par tous au profit de quelques-uns. La Mairie est devenue la propriété d'un clan qui se dispute l'héritage, mais ne vous y trompez pas : ce sont les mêmes, formés par Trigano à ces méthodes et qui ont tout voté avec lui ! Ils ne se battent que pour garder leur « pré carré ».

La gestion du personnel 

Il faut mettre un terme au privilège du maire qui embauche qui il veut et quand il veut sans respecter les règles. Le copinage et le clientélisme sont la seule règle. Fils, filles, gendres d'élus ou de proches du maire ont été recrutés à la place de candidats compétents, mais sans piston. La dernière en date est une pépite du genre : l'embauche de la fille du directeur de campagne (conseiller municipal sortant et sorti) du candidat Trigano en dehors de toutes les règles, à un poste taillé sur mesure. Il fallait oser !

Il faut remettre de la justice et de l'équité dans la gestion du personnel qui, dans sa grande majorité, est compétent et supporte mal ces passe-droits et cette gestion clientéliste du personnel municipal. Cela fait 25 ans que ça dure pour lui aussi !

Une solution simple pour en finir avec ces méthodes : toutes les embauches en Mairie devraient passer par une commission paritaire avec des élus de la majorité et de l'opposition qui vérifieraient la régularité de la procédure et les compétences des candidats.

Les indemnités des élus : un million d'euros d'argent public sur ce mandat

Je rappelle ma position constante sur ce sujet. Je trouve anormal que la Ville de Pamiers soit la seule ville en Ariège dont tous les conseillers de la majorité reçoivent une indemnité. Anormal que la ville dépense 180 000 euros par an en indemnités, et cela en période de crise. Il est aussi anormal que certains élus cumulent les indemnités de la Mairie et de la Communauté de communes pour la même activité. Cela leur garantit la coquette somme de 1500 euros mensuels alors qu'aucun des adjoints concernés n'est dans une situation financière difficile... pour le moins. En 12 ans de mandat, Bernadette Subra et moi-même n'avons pas touché le moindre centime de la Mairie de Pamiers. Il faut aussi le dire, et c'est totalement normal pour nous.

Quant au maire et président de la Communauté de communes, malgré les fausses allégations qu'il a fait courir en ville, il cumulait bien les indemnités. En moyenne sur 25 ans, cela donne pour les deux indemnités entre 3500 et 4000 euros par mois en fonction des périodes. Charité bien ordonnée commence par le maire ! 

J'ai personnellement toujours proposé de diminuer cette enveloppe d’un bon tiers et d’affecter ces crédits au CCAS et aux associations qui luttent contre la pauvreté à Pamiers, de réserver prioritairement les indemnités aux élus en activité pour compenser leurs pertes de salaires, et de supprimer le cumul d'indemnités entre les élus municipaux et communautaires. Des mesures simples et justes qui n'ont jamais été prises bien sûr...

Le dépeçage du patrimoine municipal

À Pamiers c'est le maire qui décide de vendre des pans entiers des biens communaux, sans publicité, sans mise en concurrence, à qui il veut et au prix qu'il veut. Souvent le prix plancher est celui des Domaines, qui est ridiculement bas. Quelques exemples :

La vente de l'ancienne école des Cannonges, vendue en toute discrétion à un promoteur qui laisse depuis ce terrain vague à l'abandon, n'ayant pas obtenu d'autorisation pour les « cages à lapins » qu'il souhaitait y construire. Les riverains ont fait annuler le permis de construire de la Mairie. Un joli fiasco pour le maire qui avait signé le permis.

La vente de la pépinière d'entreprises située dans les bâtiments des abattoirs. Même méthode. Pamiers n'a plus de pépinière d'entreprises, le maire s'en moque comme de son premier million. 

La vente à l'angle de l'avenue Tournissa et de la route de Mirepoix d'un beau terrain acheté et déblayé par la Mairie pour améliorer le carrefour et embellir cette entrée de ville. Terrain subitement vendu pour permettre une opération immobilière commerciale à... un futur adjoint, qui a rejoint quelque temps après la liste Trigano et présente aujourd'hui une liste à ces élections... La mémoire ça compte aussi en politique, tous n'ont pas une mémoire de poisson rouge.

Et que dire de la vente en pleine zone industrielle de Gabrielat d'un terrain pour faire un restaurant dans une cidrerie artisanale. Vente effectuée à la société appartenant au fils d'une adjointe, vice-présidente de la Communauté, cela il y a tout juste trois mois ! Manque de pot pour le maire, une fois la vente votée, ladite adjointe a filé sur une autre liste. Même pas la reconnaissance du ventre... Et encore un restaurant hors du centre-ville sans appel à candidature et sans débat sur son utilité.

Plus fort encore, la Mairie a acheté il y a trois ans 84 maisons dans l'îlot Sainte- Claire. Trigano le maire les a achetées à Trigano le président de la Communauté de communes pour boucher les trous financiers de la Communauté. Une ardoise de 2,2 millions et quelque pour les Appaméens, pour des maisons en prime achetées plus cher que la Communauté ne les avait payées ! Un vrai tour de magie budgétaire.

Pour mémoire, la Mairie a aussi acheté à bon prix à un adjoint une maison hors zone d'achat pour la rénovation urbaine, en haut de la rue Gabriel-Péri. Cela fait 10 ans que la Mairie paye les frais d'une maison non revendable dont elle ne sait que faire. L'adjoint, lui, a réinvesti sur la zone de la Bourriette, tout va bien pour lui, merci.

La liste est encore longue, ce n'étaient que quelques exemples...

Si toutes ces ventes sont contestables par la méthode, par le manque de transparence (à la bourse on parlerait de « délits d'initiés »), elles n'en sont pas moins légales puisque votées en Conseil par la majorité dans une discipline totale et sans poser de questions. Elles sont , cela dit , moralement et éthiquement contestables et nous les avons toutes contestées... sans grand succès. Ce n'est pas la malédiction de l'opposition, mais l'arrogance de cette majorité qui se pense propriétaire de la ville et veut en disposer à sa guise.

Pour éviter ces combines et ces pratiques, la Commission des finances doit être en charge des ventes des biens communaux. Deux mesures simples : 

- obligation de publicité pour la vente d'un bien communal;
- vente au mieux-disant et/ou au meilleur projet pour la ville.


Il faut en finir avec les arrangements entre amis dans le bureau du maire, que l'on découvre au dernier moment en conseil municipal.

Les projets électoraux ruineux et bâclés

Je commencerai par le concert de Johnny, de sinistre mémoire pour les finances de la ville. Concert payant mais qui a coûté au moins 600 000 euros de subventions diverses et de moyens municipaux mis à disposition. Il ne faut pas l'oublier, c'est une des grandes « réussites » de ce mandat quand même !

Après cinq ans d'inaction et de routine, le maire a été pris d'une frénésie de chantiers avant les élections : goudronnages de toutes sortes, changement de l'éclairage public, et le projet phare de Milliane.

Après avoir vendu un gros bout de Milliane pour faire un cinéma, le maire s'est ravisé. Il fallait rénover Milliane. Le projet initial devait coûter 1,5 million d'euros pour « verdir » la place. Résultat : des travaux qui n'en finissent plus pour un coût total d'au moins 3,5 millions d'euros, subventions comprises heureusement pour nous.

Rien n'est trop cher pour une inauguration avant les élections. C'est ce que le maire appelle son « l'expérience » de la chose publique.

Le projet immobilier de l'immeuble Laroque : la Mairie s'est engagée à louer et à aménager le rez-de-chaussée de 500 mètres carrés inutilisable par le promoteur, soit 500 000 euros de location sur 20 ans, plus l'aménagement et l'équipement du local « brut de décoffrage » – un minimum de 1000 euros le mètre carré, soit 500 000 euros. Mais le plus beau de tout, au bout des 20 ans, c'est que ce n'est pas la Mairie qui sera propriétaire du local, mais plutôt... le promoteur !!! La Mairie sera quand même prioritaire si elle veut racheter cette « taïchounière » invendable, sombre et enclavée, histoire de la payer deux fois ! Et comme il s'agit d'une location, le Conseil municipal n'a même pas voté ! Le maire a signé tout seul comme un grand ce cadeau... à un ami de la Mairie. Les travaux seront, eux, dans le budget 2020 après les élections, un vrai tour de magie ! 

Encore plus fort, le projet immobilier pompeusement appelé Villa Major, 14 appartements de luxe en centre-ville. Seul problème, ce programme immobilier est déficitaire malgré les diverses subventions du Contrat de ville, il manque 850 000 euros pour lancer le projet. Il faut le revoir complètement ! Mais le maire le veut en chantier avant les élections. Ni une ni deux, la Mairie donne une subvention d'équilibre de ... 850 000 euros, soit un peu plus de 60 000 euros par appartement de l'argent des contribuables appaméens !!! Rien n'est trop beau pour la campagne du maire sortant, avec l'argent des autres bien sûr.

Là aussi ce ne sont que quelques exemples.

Conclusion : ce mandat est vraiment le mandat de trop. Les divisions dans la majorité en sont la preuve, mais remplacer les uns par les autres, c'est continuer le même système, les mêmes méthodes avec des têtes même pas nouvelles. Rien ne changera. Quand les mauvaises habitudes sont prises, elles persistent.

Il est temps de mettre un grand coup de balai à la Mairie de Pamiers.

Quant à moi, je reste un Appaméen amoureux de ma ville. Je livre ici mon témoignage en toute franchise de 12 ans d'engagements et de combats, avec Bernadette Subra pour qui j'ai de l'affection et beaucoup de respect pour sa droiture et son humanité. Elle fut très précieuse durant toutes ces années. 

Contraint par mes problèmes de santé, une page se tourne pour moi, je passe le relais à Daniel Mémain. Il sera un bon maire proche des gens.


Michel Teychenné
Ancien député européen
Conseiller municipal et communautaire

 

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8 février 2020 6 08 /02 /février /2020 13:31

MICHEL TEYCHENNÉ DEMANDE LA DÉMISSION
DU PRÉSIDENT DU CONSEIL CITOYEN


En tant que conseiller municipal, je condamne avec la plus grande vigueur les propos de M. Aziz Cherrou, président du Conseil citoyen fraîchement nommé par le maire. Ce Monsieur se permet de mettre en cause certains de ses collègues alors qu'il est, lui, dans illégalité la plus totale.

M. Cherrou et le Conseil citoyen sont tenus au devoir de réserve pendant la période électorale, car directement dépendants de la Mairie et financés par celle-ci. M. Cherrou ment avec aplomb quand il parle d’une « question morale » qui l'oblige à suspendre les travaux du Conseil citoyen jusqu’au 22 mars inclusivement : c'est la loi qui l'y oblige !

M. Cherrou ne connaît visiblement pas le devoir de réserve que lui impose sa fonction en période électorale, et l'interdiction qui lui est faite de s'exprimer dans la presse au nom du Conseil citoyen comme il l'a fait samedi - mais c'est un grand classique des campagnes électorales à Pamiers, des méthodes du système Trigano qui n'ont rien à envier au système Dassault à Corbeil Essonnes ou à celui de Gaudin à Marseille.

Le Conseil citoyen a l'obligation morale et légale de suspendre ses travaux pendant la campagne électorale et de s'abstenir de toute réunion avec les élus pendant la campagne officielle. Quand on parle de « morale », la première consiste à respecter la loi et à éviter de se donner en spectacle dans la presse.


M, Aziz Cherrou doit démissionner du Conseil citoyen. Je le demanderai par écrit lors du prochain conseil municipal.


Michel Teychenné
Conseiller municipal

 

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3 février 2020 1 03 /02 /février /2020 16:42

Pamiers

TEYCHENNÉ « MET LES PIEDS DANS LE PLAT »
DES MUNICIPALES

 

Billet d'humeur d'un citoyen libre qui met les pieds dans le plat des municipales et qui n'est pas trop mal informé


Depuis la présidentielle de 2017 et la victoire d'Emmanuel Macon et de son parti La République en Marche, il paraîtrait que la gauche et la droite n'existent plus. Pourtant deux ans et demi après l'élection de Macron, tous les commentateurs politiques reconnaissent que la politique actuelle est bien une politique de droite libérale, favorable aux plus riches, qui détricote méthodiquement les services publics et les acquis sociaux, pousse la France vers un système à l'anglo-saxonne. Macron fait ce que la droite française avait rêvé de faire sans oser passer aux actes. 

Évidemment, François Hollande, Manuel Valls et le PS n'ont pas brillé par leur politique sociale-libérale, bien loin du fameux « Mon ennemi c'est la finance » de Hollande, devenu célèbre tellement la suite fût décevante. Le quinquennat Hollande a discrédité cette gauche-là pour longtemps. Il n'en reste pas moins que le « tout marché », la « financiarisation» de l'économie et la « mondialisation folle » ne régleront pas les grands problèmes du monde, ne permettront pas d'assurer la survie de la planète, de parvenir à une meilleure répartition des richesses et du travail, et tout simplement à remettre l'humain au centre de la politique. 

Cette dépolitisation du discours public n'est que le faux nez de la pensée unique du libéralisme ambiant, selon lequel il n'y a qu'un seul chemin, qu'un seul avenir pour la France : celui de la libre-concurrence et de la mondialisation. « Circulez braves gens, y a plus rien à voir », nous disent-ils.

Pour ces municipales, c'est la même chose. Les listes « apolitiques » fleurissent, et les partis politiques préfèrent « se planquer vu leur popularité »... ce qui n'est pas un scoop. Mais vouloir faire croire que les choix municipaux seraient politiquement neutres et dictés par « le bon sens » est une fumisterie. Les choix municipaux impactent directement la vie des habitants et accompagnent les politiques nationales ou y résistent. Ils sont socialement justes ou injustes, réellement écologistes ou simplement repeints en vert, etc. Savoir ce que fera la ou le futur maire avec son équipe d'adjoints, quelle politique nationale ils soutiendront, s'ils accompagneront par leur politique municipale la politique du gouvernement actuel, c'est important pour les électeurs. C'est important pour la démocratie. C'est le premier exercice de transparence promise dans tous les programmes.

Comme simple citoyen, je m'interroge sur ces candidats « tête de liste » qui se disent sans couleurs politiques, comme s'ils étaient des nouveau-nés tétant encore le sein maternel. Comme s'ils n'avaient jamais voté, soutenu tel ou tel candidat à la présidentielle ou aux législatives, sabré le champagne ou fait la gueule un soir de présidentielle. Comme s'il fallait cacher leurs opinions, leurs choix politiques à leurs concitoyens « pour mieux accéder au pouvoir en tapinois, masqués et hypocrites », comme l'a écrit je ne sais plus quel poète.

Faisons un petit tour d'horizon des candidats en présence à Pamiers

Pour le maire rien de nouveau, il a l'étiquette LaREM, il ne l'a pas demandée dit-il, mais il ne l'a pas refusée non plus. Il est l'exemple de la droite Macron-compatible. André Trigano, giscardien apparenté UDF à l'Assemblée Nationale il y a 30 ans, achève aujourd'hui son parcours politique comme macroniste. Il y a chez lui une forme de continuité au centre droit, bien qu'il soit avant tout « triganiste », c'est-à-dire de la couleur qui l'arrange le mieux, comme un caméléon. À 94 ans, son acharnement à rester dans son fauteuil de maire est pathétique. En 25 ans, il a fait des choses bien et d'autres beaucoup moins bien pour Pamiers. Son bilan restera entaché par cette incapacité à savoir s'arrêter. Après ce dernier mandat qui fût vraiment le mandat de trop – je l'ai vécu de près comme conseiller municipal –, un nouveau mandat serait catastrophique pour la Pamiers.

Ah ces politiciens, vous dis-je, ils s'accrochent à leur fauteuil comme des moules à leur rocher !

Quant aux adjoints « félons » d'André Trigano, Fauré, Doussat et Pancaldi, ils viennent de la vraie droite appaméenne et ce n'est pas l'arrivée de Jean-Christophe Cid, socialiste orphelin de Manuel Valls et de Hollande, qui changera quelque chose à l'orientation de cette liste très à droite dans sa grande majorité. Le plus comique, c'est qu'ils ont le soutien de la Fédération des Républicains de l'Ariège, qui visiblement n'a pas compris que Xavier Fauré, Maryline Doussat et Françoise Pancaldi auraient préféré que leurs amis politiques Républicains soient un peu plus discrets. Ils ont tout et tous voté avec André Trigano... et aujourd'hui ils découvrent que cette politique n'était pas la bonne!... Mais bien sûr, si le maire leur avait laissé sa place et les avait intronisés comme successeurs, ce qu'ils espéraient, ils lui tresseraient aujourd'hui des couronnes et revendiqueraient son bilan. Bilan qu'ils ont défendu pendant six ans au conseil municipal quand même...avec une mention spéciale pour Mme Pancaldi qui elle n'a mis que 18 ans passés au côté André Trigano pour se rendre compte qu'elle s'était trompée! 

Ah ces politiciens, vous dis-je, tous des girouettes et des comiques!

Et puis il y a eu cette annonce publique, qu'on aurait pu trouver des plus cocasses s'il elle n'allait pas à l'encontre des intérêts de Pamiers : le jour de présentation de la liste, Xavier Fauré et Maryline Doussat ont annoncé qu'ils ne seraient pas candidats à la présidence de la Communauté de communes, offrant ainsi la future présidence à Philippe Calléja, qui piaffe d'impatience depuis six ans déjà. Cette non-candidature de la liste Fauré affaiblira gravement Pamiers à la Communauté des Communes, mais a le mérite de la clarté : c'est un beau cadeau politique à leurs amis de droite à la Communauté, annoncé avant les élections. Dommage pour eux que la Fédération des Républicains n'ait pas « fermé sa bouche » et été plus discrète... 

Ah ces politiciens, vous dis-je, pas toujours très malins!

Chez Mme Thiénnot, beaucoup dans des premiers de liste viennent des soutiens de Macron en 2017, elle la première. Alors pourquoi essayer de le cacher aujourd'hui? Pourtant, cette équipe macroniste a refusé prudemment cet été le label LaREM à M. Azéma, « chef suprême » de LaREM en Ariège. À l'époque, le tout Pamiers politique s'en était amusé, avant qu'en désespoir de cause M. Azéma se retourne vers André Trigano qui lui n'a pas refusé, en vieux renard politique. 

Mme Thiénnot et  son équipe rapprochée seraient-elles devenues des opposants au président de la République, ou plus sûrement cherchent-ils eux aussi à passer entre les gouttes de l'impopularité du président Macron? Mme Thiénnot, Alain Rochet et leurs amis devront sortir de leur silence gêné et dire si, avec eux à la Mairie, Pamiers sera une commune macroniste. Ça intéresse beaucoup d'électeurs... 

Ah ces politiciens, vous dis-je, tous des cachottiers!

Le général Roquejoffre parraine cette liste. J’ai de l'amitié et du respect pour lui, il le sait. Figure du centre droit à Pamiers, c'est grâce à lui qu'André Trigano a gagné Pamiers il y a 25 ans. Il en était alors le premier adjoint. Personne ne l'a oublié à Pamiers. Je n'oublie pas non plus que c'est lui pendant son mandat qui a maintenu, par son influence au Ministère de la Défense, le régiment à Pamiers, et pas le maire qui se l'attribue sans vergogne depuis. Mais ça, c'est une autre histoire...

Enfin et c'est le grand mystère de cette élection, le cas Laffargue, qui lance sa campagne le jour de son anniversaire dans sa maison de naissance. Il appelle sa liste "Les Appaméens" – et pourquoi pas aussi « de souche » comme dirait l'autre? Curieux choix dans une ville où moins de la moitié de la population est née en Ariège.

Élu aux dernières départementales sur un ticket socialiste avec Marie-France Villaplana, Jacques Laffargue est aujourd'hui lâché par les socialistes qui font campagne contre lui sur une liste de droite ... Lui qui affirme à qui veut l'entendre « qu'il ne fait pas de politique », qui vient de la droite chiraquienne et siège dans la majorité socialiste au Conseil départemental... Comprenne qui pourra!

Un peu de clarté de la part de Jacques Laffrague ne ferait pas de mal, lui qui sera, s'il est élu, un « cumulard » à l'ancienne, à moins qu'il démissionne du Conseil départemental dès après l'élection. Les journées n'ont que 24 heures. Un nouveau maire ne peut être à la fois au four et au moulin, à la Mairie et au Conseil départemental. Là aussi on attend sa réponse.

Ah ces politiciens vous dis-je, tous des cumulards!

Seul Daniel Mémain est clair, il est de gauche, il est honnête avec les électeurs, il a rassemblé sur sa liste autour d'un bon programme des citoyen-nes de toutes les sensibilités de gauche, et dieu sait qu'il y en a ces temps-ci. Je le soutiens par amitié pour « l'honnête homme » qu'il est, comme l'on disait au temps de Montaigne et de Montesquieu, et parce qu'il incarne le vrai changement dont Pamiers a besoin. Daniel Mémain fera un très bon maire. Il n'est d'aucun parti politique, et son implication citoyenne dans la ville est bien connue. Il est membre depuis des années du Conseil Economique et Environnemental de la région Occitanie, qui conseille et oriente les politiques régionales. Sa connaissance des dossiers, des rouages administratifs et financiers ainsi que des décideurs économiques et politiques de la Région fait de lui le candidat le mieux formé et préparé aux fonctions de maire pour remplacer le maire actuel. 

Ah ces citoyens vous dis-je, quand ils le veulent, ils font plaisir à voir! 

Pour les autres, tous les autres, ceux qui briguent aussi le fauteuil de maire, il est temps de dire clairement et honnêtement aux électeurs de Pamiers quels sont leurs choix politiques nationaux. Il n'y a rien de honteux à ça, qu'ils se rassurent. C'est un minimum de transparence qu'ils doivent aux Appaméennes et aux Appaméens ... Transparence qu'ils promettent d'ailleurs à tous. Alors, qu'ils commencent à appliquer leur programme par une réponse publique claire et nette. Les électeurs l'attendent, car c'est toujours le maire qui donne la couleur politique de la Mairie et de la Ville.

Madame et Messieurs les candidats, un peu de courage, dites-nous ce que vous pensez vraiment...Mais avant les élections de préférence! 


Michel Teychenné 

 

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31 janvier 2020 5 31 /01 /janvier /2020 17:01

Pamiers

LES SOCIALISTES SUR LA LISTE DE DROITE
SOUTENUE PAR LES RÉPUBLICAINS !



Le « chef des socialistes » appaméens, Jean-Christophe Cid, se retrouve sur une liste de droite, la liste des adjoints « félons » Doussat-Fauré-Pancaldi soutenue officiellement par les républicains. Il explique en plus que c'est de ma faute! Il y est avec d'autres socialistes, mais à titre personnel, cela avec l'accord de Jean-Christophe Bonrepaux et de la Fédération du PS. Les socialistes appaméens combattent ainsi la liste de M. Laffargue, conseiller départemental qu'ils ont fait élire il y a quatre ans et qui siège dans la majorité au Conseil départemental... Lequel M. Laffargue « ne se revendique pas de la gauche». Comprenne qui pourra...

Les électeurs socialistes ont du mal à se retrouver dans cette « pétaudière socialiste appaméenne » qui dure maintenant depuis des années. Le rapprochement avec la droite n'est pas nouveau. Jean-Christophe Cid et Audrey Abadie, conseillers municipaux, ont voté en 2018 le budget Trigano de la Mairie avec MM. Doussat, Fauré, et Pancaldi. Voter le budget, c'est être dans la majorité. Après six années d'opposition en « peau de lapin », rien d'étonnant de retrouver M. Cid et Mme Abadie sur une liste de droite. Et rien d'étonnant à ce qu'ils cherchent aujourd'hui un prétexte pour expliquer le refus de l'union des gauches avec la liste Mémain.  Une fois de plus je serais ce prétexte?  Eh bien non !

Pour ceux qui ont un peu de mémoire, c'est le même Jean-Christophe Cid qui, en 2014, revendiquait le refus total et sans discussion de la fusion de nos listes au deuxième tour, contre toute logique et contre la tradition à gauche. Alors qu'ensemble nous pouvions largement gagner. Les Appaméens n'ont pas oublié cette trahison qui a permis la victoire de la liste Trigano avec seulement 46 % des voix.

M. Cid a la mémoire courte. Quant à moi, j'ai toujours oeuvré au rassemblement de ma famille politique : la gauche, toute la gauche... Et en plus je ne suis même pas candidat à cette élection! Alors, M. Cid, cherchez-vous un autre prétexte pour retourner votre veste. Désolé pour vous, mais moi je n'y suis pour rien. 

Michel Teychenné 
Conseiller municipal

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