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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 10:49

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Pamiers. La possibilité d'une liste… autonome

 

 

 

Publié le 26/09/2013 à 03:50, Mis à jour le 26/09/2013 à 08:51

 

 

municipales-Front de Gauche

 

 

 

Dominique Mourlane, pourrait mener une liste autonome du Front de gauche aux prochaines municipales/.Photo DDM X.O

Dominique Mourlane, pourrait mener une liste autonome du Front de gauche aux prochaines municipales/.Photo DDM X.O  

 

 

 

Et si le Front de gauche s’invitait à la table des municipales ? L’élaboration d’une liste autonome est en cours. Dominique Mourlane pourrait en être la figure de proue et en appelle à la population pour élaborer une feuille de route programmatique.

La dernière fois que Dominique Mourlane avait fait parler de lui et du Front de Gauche, c’était à l’issue du second tour des législatives, en 2012. Sur la deuxième circonscription le candidat PS Alain Fauré avait scoré comme Tony Parker au championnat d’Europe de basket et avait raflé de fait la mise, avec, il est vrai, au second tour, une participation sous la barre des 60 % des électeurs inscrits. Le Front de gauche avait terminé au pied du podium, 4e avec un honorable voire prometteur 11 % des suffrages, juste derrière le Front national. Depuis, de l’eau a coulé sous les passerelles du canal. À la veille des joutes électorales de mars 2014, le Front de gauche entend peser dans la balance des municipales avec, pourquoi pas, la présentation d’une liste autonome, ouverte sur la société civile et pour l’heure en gestation.

Démocratie participative

Dominique Mourlane pourrait donc endosser le rôle de tête de liste, mais ce n’est pour l’instant pas ce qui l’obnubile le matin lorsqu’il se rase devant sa glace. Son ambition, comme celle de ses camarades, est ailleurs et réside en la volonté affichée d’associer la population appaméenne à une vaste consultation sur le devenir de Pamiers. Ouvrir donc la boîte à idées dans un premier temps et en faire dans un second les bases d’une résolution programmatique «ambitieuse et visionnaire» pour Pamiers. Bref, associer les Appaméens à leur destin local dans un esprit délibératif retrouvé : la fameuse démocratie participative voulue un temps par feu Ségolène Royal. «Le programme n’est pas bouclé. On a des pistes de travail, on a consulté les associations, les Appaméens. Des choses remontent. On veut voir si notre démarche est en phase avec la population.» Mais Dominique Mourlane prévient avec franchise : «Nous, on n’a pas d’orgueil. Si on n’est pas en phase avec la population, on rangera les outils et on fermera l’établi». Une prise de température d’un l’électorat qui, si on en croit le leader du Front de gauche, a des états d’âme : «La commune n’a plus de direction, il n’y a plus de vision pour Pamiers. La gestion est balkanisée entre adjoints qui font ce qu’ils veulent, chacun de son côté avec son petit budget.»

L'enjeu du centre-ville

Alors précisément quelle est l’ambition des frontistes de gauche ? «L’enjeu c’est le réaménagement du centre-ville. Lutter contre l’insécurité et la paupérisation du centre en revoyant la copie de l’urbanisme, en remettant de la vie intra muros, par le biais associatif, commercial et culturel. Pas des caméras de surveillance ou des forces de l’ordre.» à la question de savoir si le Front de gauche ne court pas le risque in fine de n’être qu’une variable d’ajustement au sein d’une gauche plurielle au leadership socialiste et par là même de poser un problème de cohérence et de lisibilité pour les électeurs, Dominique Mourlane est clair : «C’est vrai, cette question anime le débat en interne. Si le problème des alliances se pose, il faudra les élargir vers tous les opposants à la politique d’austérité qui est actuellement menée. Il n’y a qu’à voir la hausse d’impôts qui touche la classe moyenne.»

Et une alliance avec M. Trigano est-elle envisageable ? «Avec Trigano oui ! Mais avec Arnaud Trigano* ! (rires). Non, plus sérieusement, il faut s’assumer comme une alternative possible et crédible. Prendre le risque de gagner !»

* N.D.L.R : Arnaud Champremier Trigano, fils d’André Trigano, a été le directeur de la communication de Jean-Luc Mélenchon durant la campagne pour l’élection présidentielle de 2012.

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 09:53

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Pamiers. Teychenné-Fauré : le face-à-face devant les militants

 

 

Publié le 25/09/2013 à 03:53, Mis à jour le 25/09/2013 à 08:57 | 1

 

 

candidatures socialistes aux municipales

 

 

Michel Teychenné./Photo DDM.

Michel Teychenné./Photo DDM.  

 

 

Après des semaines d’incertitude, les choses, d’une certaine façon, se sont clarifiées à Gauche : il y aura donc une primaire au PS. Elle sera tranchée par les militants pour savoir qui, entre Alain Fauré et Michel Teychenné, sera la prochaine tête de liste du Parti socialiste aux élections municipales de 2014.


Le 10 octobre prochain, les militants de la section appaméenne voteront et un second tour n’est pas exclu. Bien entendu, cette primaire interne ne fait pas l’affaire de Michel Teychenné, qui depuis longtemps maintenant se positionne comme l’opposant naturel à la majorité actuelle et à la liste que celle-ci présentera en mars 2014.


Alain Fauré, hier matin, ne souhaitait pas faire de commentaire particulier sur sa décision, estimant dans un premier temps qu’il s’agissait là d’une «affaire intime» entre lui et les militants de la section de Pamiers.


«J’ai beaucoup de respect pour eux. Je réserve donc ce que j’ai à dire à ces derniers, dans les prochains jours», déclarait-il au lendemain de sa déclaration de candidature. Michel Teychenné, qui a réagi sur son blog hier matin, fait cette observation, au-delà de la question du cumul des mandats qui pourrait concerner le député et qu’il évoque par ailleurs : «J’ai fait campagne pour l’élection d’Alain Fauré aux législatives. J’aurais espéré ne pas apprendre sa candidature par la presse, mais directement de sa bouche : je lui aurais alors exprimé mes réserves de fond et de forme. Il ne l’a pas voulu ainsi. C’est donc par mon blog que je lui demande de bien réfléchir aux graves conséquences de son acte de candidature pour les socialistes à Pamiers, pour tous les socialistes ariégeois, et plus largement pour l’image du Parti socialiste en Ariège et en France.»



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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 10:42
Quelques questions de fond posées par la candidature interne d'Alain Fauré, député-maire des Pujols,vice -président de la CCPP, aux municipales à Pamiers

André Trigano disait jeudi non sans humour dans un débat sur le non-cumul des mandats : « Quand on n’est pas d’accord avec son parti, on change de parti. »

En Ariège, c’est le parti qui pourrait changer ces règles : 72 % des militants ariégeois ont voté contre le cumul des mandats de parlementaire et maire, mais la fédération du PS valide et soutient la candidature d’Alain Fauré, contre le vote des militants, contre les votes du Conseil fédéral et contre les engagements signés par tous les candidats socialistes aux élections législatives de ne plus cumuler.

Et même mieux : la fédération propose à Alain de démissionner de son siège de député s’il est élu maire... alors que Jean-Marc Ayrault, Harlem Désir et François Hollande ont expressément demandé à tous les députés de ne pas démissionner avant l’échéance de 2017 car la majorité absolue au parlement est de "deux petites voix" pour le PS, et nous avons perdu toutes les législatives partielles depuis 2012... Mais à la fédération, ces informations n’ont pas l’air d’être arrivées...

Cette candidature d’Alain Fauré pose un grave problème de crédibilité pour le PS ariégeois, qui doit faire respecter les votes de ses militants et les choix politiques du PS.
Elle pose aussi un grave problème national : un député a-t-il le droit de renier ses engagements pour les législatives ? Pour avoir l'investiture, tous les candidats socialistes avaient signé un courrier où ils s'engageaient à ne plus cumuler dès leur élection comme député, ce que Frédérique Massat en Ariège a fait dans les jours qui ont suivi son élection. Un député a-t-il le droit de se revendiquer comme cumulard et fier de l’être dans la presse et d’abandonner son mandat de parlementaire par convenance personnelle au risque de faire perdre la majorité absolue à l’Assemblée Nationale à son parti et de provoquer une élection partielle en septembre 2013 dans la deuxième circonscription de l’Ariège?

Une fois de plus, au PS ariégeois, nous risquons collectivement de nous ridiculiser sur le plan local et national : un bien mauvais début pour la campagne des municipales à Pamiers et en Ariège.

J'ai fait campagne pour l'élection d'Alain Fauré aux législatives. J'aurais espéré ne pas apprendre sa candidature par la presse, mais directement de sa bouche : je lui aurait alors exprimé mes réserves de fond et de forme.

Il ne l'a pas voulu ainsi. C'est donc par mon blog que je lui demande de bien refléchir aux graves conséquences de son acte de candidature pour les socialistes à Pamiers, pour tous les socialistes ariègeois, et plus largement pour l'image du Parti Socialiste en Ariège et en France.

Michel Teychenné

 

 

 

La démission d'un député, la réponse est claire, c'est NON !

Interview de Daniel Vaillant Député-maire socialiste dans Le Monde de ce week end


Sa réponse à la 4ème question :

« J'avais soumis une première hypothèse selon laquelle je restais le candidat socialiste dans le 18e à Paris et je quittais mon poste de député, pour respecter le non-cumul. Cette solution n'a pas reçu l'acquiescement de la fédération et de la candidate. Il est vrai qu'Alain Vidalies m'a appelé pour me dire qu'il avait informé Anne Hidalgo qu'il n'était pas possible qu'un député démissionne avant les municipales, pour ne pas affaiblir la majorité à l'Assemblée. Pour le rassemblement et la victoire, j'ai donc accepté de me mettre en retrait et j'ai fait cette deuxième proposition avec Eric Lejoindre. »

 

Pour lire l'intégralité de linterview :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/09/07/vaillant-pourquoi-serais-je-le-seul-a-ne-pas-pouvoir-choisir-mon-successeur_3472953_823448.html

 

 

 

 

 


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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 09:59

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Enfin installé autour du stade de Balussou, le Forum de cette année a été une réussite. Restera pour l'année prochaine à regrouper les stands un peu trop éparpillés (notament ceux qui sont derrière le fronton de pelotte basque). Comme pour le marché enfin regroupé depuis ce samedi Place de la République et Place des Trois pigeons. Il aura fallu  les travaux sur le parking de Balussou et les travaux autour de Notre Dame du Camp pour le marché, pour que la mairie se décide enfin à faire ces transferts  que les élus de gauche demandent depuis des années...en vain !

 

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 11:17

 

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Radio Oxygène à Pamiers

Débat sur le cumul des mandats et la transparence de la vie politique dans     l'émission POLITIK SHOW.

 

Jacques Arthuys EE Les Verts

Claude Doussiet  UDI 09

Michel Teychenné Président du Groupe de gauche PS

André Trigano Maire et President de la Communauté des communes Divers Droite

 

Déjà un petit air de campagne municipale...

 

Ecoutez le débat en cliquant ci-dessous :

 

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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 10:53

 

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 12:54

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 09:53
Pamiers. Michel Teychenné en route pour l'investiture

Publié le 10/09/2013 à 03:51

Michel Teychenné veut être maire « à plein-temps »./Photo DDM JPHC

Michel Teychenné veut être maire « à plein-temps »./Photo DDM JPHC  

Le socialiste Michel Teychenné a déposé sa candidature à l’investiture PS aux municipales. Il évoque ici le mandat écoulé et les grandes lignes soutenues par la liste qu’il veut constituer.

Le processus des investitures au PS aux municipales est lancé. Vous êtes dans la course ?

Le vote est prévu pour le 10 octobre. J’ai déposé ma candidature comme je l’avais annoncé, et je confirme que je ne serai pas candidat aux élections européennes. Je suis opposé au cumul des mandats, je me l’applique. Je veux être un maire à plein-temps.


Vous venez de passer cinq ans dans l’opposition, face à André Trigano ? Vous en retirez quel enseignement ?

C’est une tâche ingrate mais passionnante parce que si l’on veut être sérieux et faire des propositions ou des critiques, il faut travailler beaucoup, c’est aussi un travail d’équipe, un bon entraînement…

Quant à André Trigano, je respecte l’homme, son histoire, son parcours, mais quand j’ai quelque chose à lui dire, je le lui dis en face.


L’enjeu des municipales c ‘est quoi cette fois ?

 Après 20 ans, cette équipe est à bout d’idées. Trop de dossiers sont en panne. Elle aura apporté ce qu’elle pouvait à Pamiers, en bien et en beaucoup moins bien. Elle est de plus en plus éloignée des problèmes de la population.


Quels sont, selon vous, les problèmes de Pamiers ?

Deux sont très liés, d’une part la dégradation du centre-ville, son abandon, de l’autre l’insécurité, les incivilités. Il est urgent d’agir par une politique forte de rénovation urbaine, de redynamisation, il faut remettre en ville de la population avec du pouvoir d’achat, et retrouver de la mixité sociale, le projet «Cœur de ville» est en panne sèche ! Sans sécurité, pas de revitalisation du centre-ville possible, et inversement. L’autre problème, c’est la circulation routière et les transports en commun. L’une est plus que difficile, l’autre est inexistant, ou si peu. Malgré la création d’emplois, Pamiers s’est appauvri. Nous avons des records de minima sociaux, et le revenu moyen le plus bas de l’agglomération !


Auriez-vous des bons point à décerner à la majorité ?

Oui, l’aide aux associations culturelles et sportives, nous l’avons d’ailleurs toujours votée. Des équipements essentiels ont été réalisés, mais nous regrettons que Pamiers, qui ne représente que la moitié des utilisateurs, doive financer la totalité des coûts alors que la communauté de communes n’apporte pas un euro ! Cela ne peut plus durer !


Quelles autres grandes ambitions pour votre programme ?

À tous les conseils municipaux, nous avons fait des propositions. Certaines ont fini par aboutir, comme l’achat du Carmel. La plupart ont été enterrées par la majorité, comme le doublement des effectifs de la police municipale. Sur les 380 salariés de la mairie, seulement six policiers municipaux ! Il ne faut pas s’étonner après qu’ils aient du mal à faire face… Autre proposition importante : créer ce qu’on appelle une société d’économie mixte, SEM, pour la rénovation du centre-ville afin d’aider financièrement et juridiquement les propriétaires à rénover leur bien, ou le faire à leur place par contrat, s’ils sont d’accord. Cette majorité le refuse. Enfin, l’eau est privatisée à Pamiers, elle coûte cher, nous demandons sa remunicipalisation pour maîtriser ce bien public. Cette majorité le refuse. Mais pour le programme, c’est beaucoup trop tôt pour en parler, il faut en faire un vrai travail collectif avec la population.


La gauche a toujours été divisée aux municipales, elle risque de l’être à nouveau, vous ne craignez pas que cela soit un handicap ?

La division est toujours un handicap, que ce soit dans son parti ou avec nos partenaires. Ce que je constate depuis cinq ans et demi, c’est que cela a beaucoup changé. Les élus du Groupe de gauche sont divers. Nous avons très bien travaillé ensemble, mais aussi avec Françoise Matricon et Jacques Arthuys, d’EE-les Verts, dans le respect de nos sensibilités. Une municipale n’est pas une élection comme les autres, le projet, les valeurs, la proximité comptent beaucoup»


Propos recueillis par JPHC

 


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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 17:05
 

5 septembre 2013 - 15h46  Nos dossiers

Studios de cinéma: Bruno Granja peine à convaincre Pamiers

Après avoir été sèchement éconduit à Toulouse, Bruno Granja avait « déménagé » son projet de studios de cinéma en Ariège au début de l’année.

Francazal-crédit-D.StSernin
Toute l'année : Le feuilleton Hollywood/Garonne nous tient en haleine... Mais pas de Happy end dans ce dossier.
 

Le scénario Hollywood-sur-Ariège sera-t-il aussi mauvais que celui qui a transformé le film Hollywood-sur-Garonne en gros navet de l’année 2012 ? C’est bien parti pour.

Voilà huit mois que Bruno Granja, cet architecte cugnalais porteur d’un projet d’une dizaine de studios de cinéma avec l’appui, soutient-il, de la firme américaine Raleigh, a offert d’installer son complexe sur la commune de Pamiers. Depuis, il peine grandement a apporter des garanties.

Rappelons qu’au début de l’année 2013, Bruno Granja avait pris la direction de Pamiers après avoir échoué à l’appel d’offres lancé dans le cadre de la reconversion de la base militaire de Francazal. La préfecture avait recalé son dossier dès le premier tour au motif qu’il ne présentait aucune garantie financière.

Comme nous le dénoncions alors depuis des mois dans nos colonnes Bruno Granja n’avait réussi à agréger aucun partenaire solide à son projet et la firme Raleigh, soi-disant partie prenante d’une opération chiffrée à plus de 100 millions d’euros, avait bel et bien refusé de lâcher le moindre dollars, réclamant de Bruno Granja qu’il achète et installe le complexe de studios de cinéma avant qu’elle n’apporte son savoir-faire.

Bruno Granja ne parvient pas plus à crédibiliser son dossier en terre appaméenne où l’on attend de très sérieuses précisions sur ses intentions.

«Concernant ce dossier, je suis dans l’attente, indique le maire de Pamiers André Trigano. Je n’ai pas de nouvelles de Bruno Granja depuis un mois et demi, ce qui commence à devenir un peu curieux. Mais je sais qu’il devait se mettre en contact avec des Américains pour réunir les fonds nécessaires au montage financier de ce projet».

Il n’a pu réunir 250 000 euros pour signer un premier sous-seing

Son opposant à Pamiers, Michel Teychenné (PS) est bien plus pessimiste: «Tout cela ressemble à un coup de com de M.Granja, après son échec cinglant à Toulouse».

Le profil de Bruno Granja l’inquiète: «Plusieurs sociétés de M. Granja ont été mises en redressement judiciaire; pourtant, ce monsieur souhaite toujours acquérir 23 hectares sur la zone Gabriélat II pour 4,6 millions d’euros. Le sous seing privé devait être signé en mai, avec un dépôt de 5 % soit environ 250 000 euros. Visiblement, M.Granja n’a pas pu rassembler ces fonds malgré ses engagements».

André Trigano ne se dit pas sceptique pour autant: «Il n’y a pas lieu d’être sceptique ou euphorique. Il y a lieu d’attendre d’avoir de plus amples informations. Je crois Bruno Granja de bonne foi et je sais que la période difficile que nous traversons ne facilite absolument pas la recherche de fonds aussi colossaux que ceux nécessaires pour ce projet»

Mais Michel Teychenné s’inquiète d’avoir déjà vu «notre Communauté des communes investir 700 000 euros sur ces terrains à la demande de M. Granja pour renforcer l’alimentation électrique. Je crains que l’on ait mis la charrue devant les boeufs…»

«S’il elle ne sert pas à Bruno Granja, cette alimentation électrique servira à quelqu’un d’autres», ne désespère par André Trigano à la différence d’un Michel Teychenné se rappelant d’un précédent: «Nous avons été déjà échaudés sur le même genre de dossier. Un promoteur en « logistique » devait acheter 12 hectares de terrain pour y construire un grand complexe de transport, en échange de la construction d’un embranchement ferroviaire par la Communauté des communes. Résultat : l’embranchement ferroviaire a bien été construit… mais ne dessert  que des champs de maïs, et le promoteur à disparu… Un coût de deux millions d’euros pour la collectivité!»

 

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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 15:37

 

 

 

 

 

La Lettre n°782 2 septembre 2013

 

Politique éducative Vincent Peillon défend la rentrée comme celle du changement

Politique éducative Refondation de l’école : les premiers décrets d’application publiés

Enseignement supérieur Formation des enseignants : cinq ESPE n’obtiennent qu’un agrément d’un an

Le point avec... Michel Teychenné : « La volonté politique de s’emparer des discriminations homophobes a fait défaut »

Enseignement secondaire Réussite au baccalauréat : 2013, une session record

Enseignement secondaire Un rapport pointe les effets limités de l’assouplissement de la carte scolaire

Personnels Handicap : le gouvernement s’engage à pérenniser les auxiliaires de vie scolaire

Personnels Les concours de recrutement 2013 n’ont pas fait le plein de professeurs

Technologies éducatives Une ONG lance la version francophone de la Khan Academy

Les chiffres Réussite au baccalauréat : un taux en progression constante

Le point avec...

Michel Teychenné : « La volonté politique de s’emparer des discriminations homophobes a fait défaut »

Michel Teychenné, ancien député européen, a été membre de l’intergroupe sur les droits LGBT en Europe.

 

Vous avez remis au ministre de l’éducation nationale, en juillet, votre rapport sur l’homophobie à l’école. Est-ce le premier état des lieux sur le sujet ?


C’est en effet le premier travail sur l’homophobie en milieu scolaire en France. On est relativement en retard par rapport à d’autres pays, comme la Suède ou la Belgique, où les statistiques sont établies. Il m’a fallu collecter ce qui était jusqu’à présent épars, des études émanant d’associations, de chercheurs... Il n’y avait pas de données centralisées sur les actions de lutte contre les discriminations LGBT-phobes - à l’encontre des lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels.

 

Pourquoi ce retard ?


L’homosexualité, l’homophobie, restent des tabous dans le monde de l’éducation. Le collège étant la période où l’on découvre sa sexualité, l’adolescent homosexuel, bisexuel ou transsexuel a tendance à intérioriser ce qu’il commence à percevoir comme une différence. On est loin du coming-out qui s’effectue vers 20 ans. Du côté des adultes, la formation pour aborder ces problématiques reste insuffisante. La volonté politique de s’emparer des discriminations et des violences homophobes a fait défaut. J’ai constaté, à partir d’une enquête menée auprès des rectorats, que ceux-ci sont peu mobilisés. Seuls deux - sur les vingt-cinq ayant répondu à l’enquête - mentionnent la lutte contre les discriminations LGBT dans leur projet académique. Neuf académies ont un personnel partiellement chargé de ces problématiques. Trois ont agréé des associations spécialisées, et trois autres travaillent de façon informelle avec des associations locales. Selon un autre sondage, réalisé par le ministère de l’éducation nationale, 86% des chefs d’établissement n’ont pas prévu d’actions pour la lutte contre l’homophobie.

 

Sait-on combien d’élèves sont victimes de discriminations LGBT-phobes ?


Jusqu’à présent, les violences homophobes n’étaient pas même recensées dans les enquêtes de victimation. Ce sur quoi associations et chercheurs s’accordent, c’est qu’au moins 730 000 élèves - environ 6% des effectifs - sont ou seront potentiellement concernés durant leur scolarité. La majorité sont invisibles ; ils taisent aussi bien leur orientation sexuelle que les brimades dont ils sont les victimes, ce qui explique la sous-évaluation constante du phénomène à l’école.

 

Le débat sur le mariage pour tous a-t-il eu une influence sur les comportements à l’école ?


Comment s’étonner de retombées dans les établissements, alors qu’il y a eu tant de paroles violentes prononcées ! L’acceptation de la différence dans notre société augmente, mais il reste une proportion de personnes qui réfutent l’égalité. Deux types d’enfants ou d’adolescents peuvent être concernés par cette problématique amenée à prendre de l’ampleur avec la loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de même sexe : les enfants vivant dans des couples homosexuels, estimés, a minima, entre 10 000 et 40 000, et les enfants ayant un parent homosexuel et vivant dans des familles hétérosexuelles recomposées.

 

Les conséquences de l’homophobie sur la scolarité sont-elles connues ?


Les effets des insultes, du harcèlement dont les élèves sont la cible, parfois des coups subis, sont variables. Chez 16% des victimes on évoque une baisse des notes. Le sentiment de marginalisation et de mise à l'écart peut conduire non seulement à une chute des résultats, mais aussi à la démotivation,à l'absentéisme, au décrochage...

 

Quelles sont vos recommandations ?


Former les personnels dans le cadre des écoles supérieures du professorat et de l’éducation est une première réponse. Appliquer, aussi, ce qui existe déjà en théorie : les trois séances par an d’information à la sexualité, qui doivent être dispensées aux élèves et qui ne doivent pas se limiter à une information sur la contraception ou la prévention des maladies sexuellement transmissibles. Intégrer la lutte contre les discriminations dans les futurs programmes de l’enseignement moral et civique prévu par le ministre me semble être une bonne chose. Pour le reste, c’est aux enseignants de prendre des initiatives, d’évoquer ces sujets en fonction du contexte, des questions des élèves et de leurs cours.

 

(La lettre de l'éducation du 2 septenbre 2013)

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