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15 août 2013 4 15 /08 /août /2013 12:03

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Réouverte récemment, avec un tunnel de protection, l'église du Camp présente toujours un danger. La Commission de sécurité a informé cette semaine la mairie de sa décision suite à la visite du bâtiment : la fermeture au public est maintenue  pour raison de sécurité.

Ce fleuron du patrimoine historique et religieux de notre ville est en grand danger et  scandaleusement laissé à l'abandon depuis des années par la municipalité.

  Les photos de l'étude menée par l'architecte en chef des monuments historiques sont consternantes : infiltration d'eau dans les murs, créneaux qui penchent sur le parvis, tours gravement fissurées, voûte décollée, peintures et fresques dégradées par l'humidité... et aucun travaux d'entretien depuis des années, même pas sur les gouttières. La note est salée : deux millions d'euros!



COURRIER DE MICHEL TEYCHENNE A ANDRE TRIGANO, MAIRE DE PAMIERS


Monsieur le maire,

Fin juillet, Jean-Louis REBIERE, Architecte en chef des monuments historiques, a rendu son rapport sur diagnostic de la structure de l’église du Camp. Ce rapport confirme celui établi en 2003 par Olivier Naviglio et constate qu’en l’absence de travaux depuis cette époque, la situation de l’église du Camp s’est gravement détériorée. La nef se désolidarise du clocher mur, les murs de brique sont gorgés d’eau, et les briques se délitent. Les toitures sont envahies de végétation. De grosses fissures sont apparues sur chacune des tours, ce qui fait craindre un risque d’effondrement de leurs parties supérieures. Enfin, à l’intérieur , les décors et peintures ainsi que la voûte souffrent gravement de l’humidité du bâtiment, mais également des défauts de toitures ainsi que des gouttières bouchées par la végétation et le guano des pigeons. De la mérule est même apparue dans une chapelle et risque de s’étendre à tous les décors de bois de l’église.

Depuis 10 ans, des travaux de structure et d’assainissement auraient dû être engagés par la mairie. Ils ne l’ont pas été. La situation a donc naturellement empiré, jusqu’à la fermeture de l’église du Camp en raison de péril pour la sécurité des personnes, ce qui interdit les services religieux ou la simple visite de ce monument historique emblématique de Pamiers.

Cette église, propriété de la ville, n’a pas bénéficié de l’ entretien normal et régulier qu’exige un bâtiment communal. De plus, à force de retarder les travaux, la facture sera désormais très lourde : 500 000 euros de travaux d’urgence à réaliser rapidement, et 1,5 million d’euros de travaux à réaliser en quatre autres phases dans les prochaines années. A cela il faudra ajouter l’aménagement des abords et le drainage des eaux pluviales, soit 200 ou 300 000 euros de plus.

Au nom des élus du Groupe de gauche, je vous demande d’inscrire dans la décision modificative du budget 2013, les 500 000 euros de crédits d’urgence nécessaires pour engager la tranche urgente des travaux et permettre la réouverture la plus rapide possible de l’église du Camp, en toute sécurité. Je vous demande aussi d’organiser d’ici fin août une réunion en présence de la DRAC et des Bâtiments de France afin que, dès le conseil municipal de septembre, avec la décision modificative du budget, nous puissions voter les demandes d’aides et de subventions – la mairie de Pamiers ne pouvant assumer seule la charge de cette restauration, même si sa responsabilité de propriétaire est entière dans le mauvais état actuel du bâtiment.

Meilleurs sentiments,

Restant à votre disposition,

Michel Teychenné
President du groupe de gauche



LES PHOTOS

 

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11 août 2013 7 11 /08 /août /2013 11:33

BILLET d'HUMOUR (mieux vaut en rire)

 

Transformer Pamiers en petite Venise ariégeoise, rêver de gondoles et de gondoliers chantants à Sainte-Hélène, c'est la dernière trouvaille d'une commission municipale informelle, pour dynamiser le tourisme à Pamiers. 

Cela se heurte à Pamiers à la dure réalité : le canal n’a jamais été navigable. Cet élément majeur de notre patrimoine n'a pas été construit pour cela, et nos joyeux marins d’eau douce risquent de se fracasser le crâne à chaque passage de pont ou de pontille et de manquer un peu de profondeur d’eau s’ils veulent charger la barque...
 
Qu’à cela ne tienne! Ces édiles, sûrement spécialistes du développement touristique, veulent mettre en place sur le canal une promenade en barque. Il faudra « simplement » rehausser les ponts – que ceux-ci soient privés ou publics d’ailleurs – et donc investir quelques centaines milliers d’euros de travaux, voire même un peu plus, et le problème sera réglé... aux frais des contribuables et au grand plaisir des automobilistes et des riverains, sans parler de l'esthètique de ces travaux : une collection de dos d'ânes...

Brillante idée que celle-là, simple à réaliser, rapide et vraiment pas chère. Une vraie priorité municipale pour le patrimoine appaméen : pouvoir faire du canoë ou de la barque sur le canal entre le Parc Municipal et l’Estang ou ailleurs, 10 minutes de ballade, un vrai "produit touristique" au milieu des algues qui valsent au gré des eaux avec les détritus, voilà qui va révolutionner le tourisme sportif à Pamiers et attirer des touristes du monde entier! Un sacré retour sur investissement... De l'argent bien placé! D'autant qu'il suffirait d'amménager un peu le lit du canal pour permettre le passage (sportif) des canoés sous les ponts les plus bas...pour pas cher!

Soyons sérieux ! Malheureusement, le canal est à abandon comme le reste du patrimoine à Pamiers : l’Eglise du Camp, fermée pour danger, est en péril grave, les travaux de sauvegarde se montent à deux millions d’euros. Le Tribunal et la Providence se détériorent un peu plus tous les jours et sont fermés, comme le Carmel où aucune initiative n’est prise par la mairie pour l’ouverture au public. Les canaux sont délaissés, crasseux et souvent bétonnés.

Alors l’urgence, la vraie, la seule en cette période de vaches maigres budgétaires, c’est de rehausser les ponts sur le canal pour permettre la navigation...? Pourquoi pas dans ce cas rehausser aussi le Castélla? Comme cela on pourrait voir la mer, mais par beau temps uniquement!

Vraiment, tout cela ressemble à un mauvais poisson d’avril au mois d’août.

Michel Teychenné

 

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Pamiers. Navigation sur le canal: d'abord rehausser les ponts

Publié le 10/08/2013 à 09:56 | 1

fête du canal ce week-end

Passer sous les ponts, ce n'est pas possible partout. /Photo DDM JPHC

Passer sous les ponts, ce n'est pas possible partout. /Photo DDM JPHC  

Le canal est en fête aujourd’hui et demain. Une animation qui met l’accent sur un des fleurons de la ville, un emblème véritable. Qui gagnerait à être navigable…

Cette année, à nouveau, la fête du canal va ouvrir une route sur les canaux de Pamiers, en canoë s’entend, bien entendu. L’an dernier, une équipe restreinte avait testé le parcours, depuis l’embarcadère du Foulon, jusqu’au niveau du Pont-Neuf. Certes ce n’était pas la découverte du détroit de Bering, et l’aventure ne présentait pas de grand risque, mais elle avait le mérite de souligner un attrait que l’on néglige : faire du canal un outil touristique, actif, en envisageant sa possible navigation. L’expérience ayant validé le fait, elle est renouvelée cette année, avec plus d’ampleur, une plus large ouverture au public, puisque cette navigation sympathique est proposée deux jours durant, pendant la fête du canal. Elle reprend le même parcours. Déjà l’habitude ? Non, mais par la force des choses, puisque les ponts qui sont jetés sur le canal ne permettent pas tous de passer dessous. Une chance que du Foulon au milieu du Boulevard de la Libération on puisse en baissant la tête s’infiltrer sous les ouvrages. Pour le reste, c’est impossible. Et en particulier sur la partie peut-être la plus belle du Canal, celle qui va du parc municipal à Lestang. Les ponts y sont trop bas. Et ils sont pour la plupart propriété privée. La ville a dégagé, en 2013, une somme, conséquente, qu’elle destine à des investissements sur le canal. Un effort qu’elle veut renouveler chaque année. André Trigano en conseil municipal s’y est engagé.

Du Foulon au Calvaire la plupart des ponts sont publics

Pourquoi ne pas commencer par des choses simples. Engager un plan de rehaussement des ponts. Certes, beaucoup sont privés et l’on se doute bien que les propriétaires ne mettront pas la main au portefeuille sans y être incités par une aide. Par contre, les ponts qui relèvent du domaine public pourraient faire l’objet de travaux. «Dans l’immédiat et sur la partie qui va du Foulon au au pied du calvaire, la plupart des ponts sont publics. On pourrait envisager le relèvement de ceux qui sont trop bas, comme le pont de Recouvrance, ou la passerelle qui se trouve au niveau de la résidence de Lestang.» note Louis Claeys, père de la fête du canal et conseiller municipal investi dans la défense du patrimoine. À la mairie, une commission «informelle» s’est mise au travail sur un plan d’aménagement global de la voie d’eau. Laquelle fait aussi l’objet d’un projet de cheminement sécurisé pour les piétons et les cyclistes. À force de réflexion et d’études, peut-être un jour les Appaméens verront-ils apparaître le nouveau visage du canal ?

Demain, le canal est-il un atout pour Pamiers, qu’en pensez-vous ?


15 ponts au fil des canaux

Neuf ponts enjambent le canal, ou les canaux, c’est comme on veut : le pont du lac (déjà signalé en 1516, il assurait l’entrée de la ville par la porte de l’Agasse), le pont de Loumet (il fait la jonction entre la rue Saint-Antonin et la rue de Loumet), le pont de L’Hôpital (entre le boulevard Rambaud et la partie couverte du canal qu’il ne faut pas songer à découvrir), le pont Neuf (sur l’Ariège), le pont de Recouvrance (il portait autrefois un moulin) qui met en liaison le boulevard de la Libération et la rue du pont-Neuf, le pont de la nation (ou pont rouge) reliait autrefois la promenade des carmes à la rue de la nation ; le pont des Carmes (débouche de la rue des Carmes sur le boulevard de la Libération), le pont de Notre-Dame (au bout de la rue d’Emparis), le pont près du calvaire (Jeu du Mail), pont de Lestang (à la porte de Lestang), pont de Milliane (face à la place), pont du Portail-Rouge (au bas de la rue du Portail- Rouge), pont de taillancier (au bas de la rue du même nom), pont de Sainte-Hélène (au débouché de la rue Victor-Hugo) pont du Touronc (près de l’office de tourisme). Cet état ne prend pas en compte les passerelles privées

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10 août 2013 6 10 /08 /août /2013 12:51

 

Alors que le maire annonce dans la presse  qu'il veut commander une nouvelle oeuvre à Jacques Tissinier pour le dédommager, et cela sans en avoir naturellement informé le conseil municipal..., il  ferait mieux de faire exhumer des entrepôts municipaux sa sculpture-totem et de l'exposer au public. Cela coûterait moins cher aux contribuables appaméens et mettrait enfin en valeur le don fait par Jacques Tissinier aux Appaméens.

 

Michel Teychenné

 


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Pamiers. Fontaine-sculpture détruite : «Pas de procès mais une compensation»

Publié le 08/08/2013 à 08:57 | 1

Jacques Tissiné. /Photo DDM.

Jacques Tissiné. /Photo DDM.  

Jacques Tissinier, le sculpteur dont la fontaine a été détruite par la ville attend un geste d’André Trigano et de la commune: une réparation morale.

«Non je ne veux pas engager d’action en justice. Je ne vais pas faire un procès à la ville, je n’ai aucune envie d’engager une procédure, je demande simplement une réparation morale, quelque chose qui représente une compensation. Je veux dans cette affaire être pédagogue, il faut qu’il y ait réparation. Cela reste quand même une affaire surréaliste !» Jacques Tissinier, passé le choc de l’annonce de la destruction de son œuvre, la fontaine de la place de la République, attend un coup de fil du maire de Pamiers, André Trigano. «Je sais qu’il cherche à me joindre» ajoute-t-il. Par rapport aux premiers jours, où il n’excluait pas d’engager une action légale, le sculpteur a rétrogradé dans l’échelle des sanctions qu’il entendait exercer après la destruction de son travail.

André Trigano qui de son côté, mesurant peut-être l’impact réel de cette destruction, tant auprès de l’auteur que du public a déclaré par ailleurs qu’il souhaitait commander une œuvre à Jacques Tissinié laquelle viendrait donc en compensation de celle qui a été détruite. Une œuvre que le sculpteur avait proposé de faire évoluer : «Je voulais ajouter des formes, faire une allégorie sur le marché, tenir compte du lieu où elle était installée !» Malheureusement cette démarche, qui avait été documentée n’a pas été retenue.

La ville possède une œuvre non exposée

Ce qui est surprenant dans cette histoire de nouvelle commande, c’est que la ville possède d’ailleurs une œuvre de Jacques Tissinier qui ne demande qu’à être mise en valeur : une sculpture totem métallique avec une figure du «Toro», un hommage à Pablo Picasso. Elle avait été exposée au musée d’Art Contemporain de Toulouse avant d’être offerte à la ville. Selon Jacques Tissinier elle devait être installée sur le site des anciens abattoirs. Elle n’y a jamais été mise. Elle aurait été remisée dans un dépôt municipal en attendant des jours meilleurs. C’est d’ailleurs du pain bénit pour Michel Teychenné, tête de file de l’opposition, qui demande «que le conseil municipal dans le cadre de sa prochaine séance délibère pour rendre cette œuvre accessible au public» proposant que compte tenu du thème et des matériaux issus des anciens abattoirs «elle aurait toute sa place sur l’espace du Jeu du Mail, anciens abattoirs de la ville, devenu lieu de culture et de spectacle».

Si celle-ci vient s’ajouter à une nouvelle commande, et que l’on prenne en compte toutes œuvres du sculpteur installées en divers endroits de la ville, c’est un musée Tissinier qu’il va falloir envisager !


André Trigano «On va trouver une solution honorable»

André Trigano qui dit «avoir eu toujours de très bonnes relations avec Jacques Tissinier déclare être «prêt à le rencontrer, pour parler avec lui, voir ce que l’on peut faire qui puisse lui être agréable. Si quelque chose peut se faire en ville avec lui ce sera avec grand plaisir. Il doit savoir que l’on ne méprise pas son œuvre. Je suis prêt à le recevoir quand il voudra. On va trouver une solution honorable !»

J.-Ph.C.

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5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 15:59

 

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Le cadeau « bien caché par la mairie » de Jacques Tissinier à Pamiers : une statue-totem

La destruction de la fontaine-sculpture de Jacques Tissinier par la Mairie de Pamiers a soulevé l’indignation bien au-delà de notre région, donnant une image peu enviable à notre ville.

Mais ce que peu d’Appaméens savent, et qui ne grandit pas notre municipalité, c’est que Jacques Tissinier, enfant de Pamiers et artiste internationalement reconnu, a offert il y a déjà longtemps à la Ville de Pamiers  une de ses oeuvres-sculptures de belle taille, une sculpture-totem métallique avec une figure du « toro ». C’était en  2010.  Cette  statue faite en hommage à Pablo Picasso avait été exposée au musée d’Art Contemporain de Toulouse "les anciens Abattoirs" avant d’être offerte à la Ville de Pamiers. L’intérêt de nos élus pour ce cadeau illustre bien leurs sentiments pour l’art contemporain et la culture en général, puisque cette oeuvre a été remisée au dépôt des services de la voirie avec les panneaux routiers, où elle attend des jours meilleurs sous la poussière et dans l’indifférence...

 

Alors que le maire annonce dans la presse nationale qu'il veut commander une nouvelle oeuvre à Jacques Tissinier pour le dédommager, et cela sans en avoir naturellement informé le conseil municipal..., il  ferait mieux de faire exhumer des entrepôts municipaux sa sculpture-totem et de l'exposer au public. Cela coûterait moins cher aux contribuables appaméens et mettrait enfin en valeur le don fait par Jacques Tissinier aux Appaméens.

J’ai donc demandé  que le Conseil municipal, dans le cadre de sa prochaine séance, délibère pour rendre enfin cette oeuvre accessible au public appaméen : avec son thème et ses matériaux issus des anciens abattoirs, elle aurait toute sa place sur l’espace du Jeu de Mail, emplacement des anciens abattoirs de la ville, devenu un lieu de culture et de spectacle.

Michel Teychenné
Président du groupe de gauche 

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5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 15:56

REPORTAGE DE FRANCE 3 SUR L'AFFAIRE DE LA FONTAINE

19/20 DU 5 AOÛT 2013  : Cliquez sur l'image ci-dessous pour voir le reportage (qui débute aux environ de 4:55).

 

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5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 15:54
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Une fontaine de Tissinier détruite à Pamiers, dans l’Ariège

 

 

Ses œuvres, depuis des décennies, dessinent le paysage, urbain en particulier, dans le Roussillon ou la région Midi Pyrénées notamment. Jacques Tissinier, 77 ans, est notamment connu pour ses « crayons libertaires », monumentaux, pointant vers le ciel, dressés notamment à Paris en même temps que l’inauguration du Centre Georges-Pompidou, en 1977, ou à Pau. 

Il l’est aussi pour ses abribus colorés à Port-Leucate et Port-Barcarès. Voire pour ses « Chevaliers cathares », grandes qui se dressent non loin de Narbonne en bordure de l’autoroute près de Narbonne (Aude) et chantés par Francis Cabrel. Ou pour ses « Gouttes d’eau » géantes, à Villeneuve d’Ascq cette fois.

Rasée et remplacée par une chape de béton

Le créateur natif de l’Aude a eu la désagréable surprise d’apprendre que l’une de ses œuvres, la fontaine inaugurée à la fin des années 1980 dans la ville où il avait passé son enfance, Pamiers (Ariège), avait été entièrement rasée lundi 29 juillet à la pelle mécanique, sur ordre municipal, et remplacée par une chape de béton en attendant de savoir ce que deviendra ultérieurement cet emplacement situé sur un lieu de passage fréquenté, où les commerçants viennent s’installer lors du marché hebdomadaire.

Tantôt appréciée, tantôt décriée, cette « Tissignalisation N° 9 » qui décorait la place de la République faisait, depuis plus de vingt ans, partie du décor de la cité ariégeoise administrée par André Trigano. Il s’agissait d’un imposant cône recouvert de marbre pyrénéen, coupé en deux dans sa hauteur et en trois dans sa largeur sur une base d’une quinzaine de mètres de diamètre. Un monument qui devenait dangereux en raison d’infiltrations d’eau, en pleine désagrégation selon la municipalité.

L’artiste dénonce le sort réservé à l’art urbain

Choqué par la décision de détruire son travail, prise sans qu’on l’ait même averti au préalable, Jacques Tissinier invoque – avec autant d’exagération que de provocation sans doute – la destruction des Bouddhas de Bamiyan par les talibans en 2001 en Afghanistan, et réclame dédommagement. Surtout, il considère que cette destruction est emblématique du triste sort que notre époque, à l’heure des ronds points souvent du pire mauvais goût, réserve à l’art en milieu urbain, lequel connut son âge d’or dans les années 1960 et 1970. L’artiste ose le comparatif avec une autre époque, celle de « la chute de l’empire romain ».

Le monument de Pamiers n’avait plus de fontaine que le nom. La plomberie avait lâché et, depuis des années, l’eau n’y coulait plus. Elle était devenue une piste pour les adeptes du skateboard, voire de l’escalade. Des plaques de marbre se détachaient, faisant planer à tout moment un risque « d’accident grave », selon la municipalité.

La municipalité promet une nouvelle commande

Jacques Tissinier accuse l’équipe municipale d’avoir laissé son œuvre se dégrader pour pouvoir la raser et laisser place au commerce. À défaut de l’entretenir, souligne-t-il, elle aurait pu se contenter de la démonter. « Je comprends qu’il ne soit pas content », concède André Trigano qui assure qu’un tel démontage était impossible et promet que la mairie va discuter d’une nouvelle commande avec le sculpteur

 

La croix

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3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 10:34

BILLET D'HUMEUR

L'affaire de la fontaine prend un tour national. De nombreuses voix se font entendre pour condamner le comportement désinvolte et irresponsable de la Mairie de Pamiers.

J'ai informé Aurélie Fillipetti, ministre de la Culture, qui est intervenue rapidement par l'intermédiaire de son cabinet auprès de Jacques Tissinier pour l'assurer de son soutien.

Jacques Tissinier, avec qui j'ai eu plusieurs conversations depuis le début de la semaine, m'a confirmé sa volonté de ne pas en rester là avec la Mairie de Pamiers, ce qui est tout à fait compréhensible.

Joint par l'AFP, le maire a déclaré : « Je comprends qu'il ne soit pas content (...) J'apprécie beaucoup Tissinier en tant qu'artiste. »  La Mairie va discuter avec le sculpteur d'une nouvelle commande, promet le maire.« Il faut qu'il y ait réparation», réclame l'artiste.

(Dans Le Parisien, voir ci-dessous)

Un changement de discours, un retropédalage du maire, ou une façon peu glorieuse de gagner du temps? L'avenir nous le dira...

Le maire évoque donc une nouvelle commande... On croit rêver ! Il aurait suffi de refixer quelques plaques de marbres, ou mieux de restaurer tout simplement cette fontaine,  plutôt que de détruire ce monument emblématique de Pamiers. Cette décission arbitraire et disproportionnée par rapport à la « dangerosité de la sculpture »  risque de coûter très cher aux Appaméens... devant les tribunaux ou à l'amiable. Ce sont toujours les mêmes qui vont payer.

Michel Teychenné
Président du groupe de gauche



REVUE DE PRESSE

 

 

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Fontaine détruite à Pamiers : la polémique
Feu la fontaine. Les Appaméens contemplent le trou... /Photo DDM JPHC.

Feu la fontaine. Les Appaméens contemplent le trou... /Photo DDM JPHC.  

Nouvel épisode autour de la démolition de la fontaine de la place de la République: Michel Roquejeoffre, délégué départemental au patrimoine, monte à l’assaut contre cette destruction.

Michel Roquejeoffre, délégué départemental de la fondation du patrimoine, est aux cent coups ! À travers un communiqué qu’il nous a fait parvenir, il réagit à la destruction de la fontaine de la place de la République, acte qu’il met en parallèle avec la polémique qui s’était fait jour à Paris, autour des colonnes de Buren, dégradées elles aussi, et qui finalement ont été restaurées.

«Ouverte au public depuis l’été 1986, «Les deux plateaux», œuvre de Daniel Buren, sise dans la cour d’honneur du Palais-Royal à Paris, a fait l’objet d’une importante rénovation engagée en 2008. Plus connue sous le nom de colonnes de Buren, cette installation, classée monument historique, était «défigurée» selon les propos de son auteur, par le manque d’entretien.» fait observer Michel Roquejeoffre. avant d’ajouter : « Et il a fallu un fort coup de poing sur la table de Buren pour que l’État passe à la vitesse supérieure et commande cette rénovation. L’histoire s’est donc bien terminée à Paris contrairement à Pamiers où la fontaine, place de la République, sculptée par Jacques Tissinier, vient de disparaître du paysage urbain, sur ordre du maire, sans avis du conseil municipal.»

«Aucun respect pour l'auteur»

Le délégué départemental de la fonction du patrimoine rappelle que «commandée par la municipalité, inaugurée pour le bicentenaire de la Révolution, en 1989, l’œuvre a été démolie car, nous dit-on, elle était devenue dangereuse pour le public et notamment pour les enfants qui s’adonnaient au skate sur cette fontaine !» Michel Roquejeoffre s’étonne que «l’on nous parle d’urgence mais cela fait des mois voire des années que l’œuvre aurait mérité un réel entretien que la mairie n’a jamais décidé.Aujourd’hui, on décapite une œuvre comme on rase un vulgaire bâtiment public. Aucun respect pour l’auteur, Jacques Tissinier, enfant de Pamiers, artiste reconnu, prévenu le jour même de la destruction de son œuvre. La mairie s’expose en plus à payer des dommages et intérêts au sculpteur si celui-ci attaque la collectivité pour violation de son droit moral. Mais à travers ce geste, la majorité municipale montre tout son mépris pour le patrimoine culturel et c’est cela le plus grave. Au mieux, elle aurait dû décider de son déplacement mais sûrement pas de sa destruction !» On le voit, Michel Roquejeoffre est vent debout autour des ruines de cette fontaine, devenue le feuilleton de l’été à Pamiers. On voulait de l’animation, en ce mois d’août en général endormi sous les trois clochers : en voilà une belle !

J.-Ph. C


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Pamiers. Le feuilleton de l'été


Publié le 03/08/2013 à 03:49
Ne jamais dire «Fontaine je ne boirai pas de ton eau». Et de toute évidence la municipalité n’a pas fini d’en boire, de l’eau amère de cette fontaine qui ne coule plus depuis des lustres, dont on avait même fini par boucher l’exutoire à grandes pelletées de goudron. C’est le feuilleton de l’été. Curieuses, d’ailleurs ces larmes de crocodile que l’on verse sur cette sculpture qui n’a jamais fait l’unanimité ! Mais chacun sait que l’art, ça ne se discute pas. On aime ou pas. Et c’est tout. De là à envoyer les tractopelles en finir avec la dégradation du monument, la mesure a été franchie. Et c’est finalement ce qui ressort de l’esprit public, après cette destruction pour le moins violente. Jacques Tissinier, l’auteur de cette fontaine, lui, est atterré d’autant plus que voilà des années, selon ses dires, il offre à la faire évoluer. Il s’est beaucoup impliqué dans la mise en œuvre d’une solution permettant de faire vivre le monument, en l’aménageant. Il a même proposé des projets. Restés lettre morte auprès des élus. Mais l’exécution brutale de son œuvre n’a pas laissé indifférent au-delà des murs de Pamiers : on l’a appelé depuis le cabinet du ministre de la culture, où semble-t-il on s’est ému de cette affaire !


Jean-Philippe Cros.

 

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La mairie de Pamiers détruit l'oeuvre de Tissinier

Le sculpteur Jacques Tissinier, figure de l'art contemporain connue pour ses crayons géants et ses créations en milieu urbain, a eu la surprise d'apprendre que l'une d'elles, la fontaine de Pamiers (Ariège), était détruite à la pelle mécanique cette semaine.

  • Par Michel Pech
  • Publié le 02/08/2013 | 18:02, mis à jour le 02/08/2013 | 18:15
Le monument avant l'intervention de la pelle mécanique © google street
© google street Le monument avant l'intervention de la pelle mécanique
IL'oeuvre devenait dangereuse
Appréciée, décriée ou simplement acceptée, la "Tissignalisation N°9" faisait partie du décor de Pamiers.
Ce cône monumental recouvert de marbre pyrénéen, coupé en deux dans sa hauteur et en trois dans sa largeur sur une base d'une quinzaine de mètres de diamètre devenait dangereux, a jugé la municipalité d'André Trigano, nom historique de l'industrie touristique.
La fontaine n'était plus vraiment ce qu'elle avait été à son inauguration à la fin des années 80. La plomberie avait lâché et l'eau n'y coulait plus depuis des
années. Les services municipaux ont tâché de la fleurir. Elle est devenue une piste pour les skaters ou un site d'escalade. Des plaques de marbre se détachaient, et le maire assure à l'AFP qu'il n'avait plus le choix: "On risquait un accident grave".

Jacques Tissinier choqué
Jacques Tissinier, choqué, invoque la destruction des Bouddhas de Bamiyan par les talibans afghans en 2001 et réclame une forme de dédommagement. La destruction de la "Tissignalisation N°9" est aussi emblématique selon lui du triste sort réservé à l'art en milieu urbain.
L'artiste, 77 ans, s'indigne de n'avoir rien eu à dire sur la démolition, qu'il a apprise une fois commencée. Il accuse la municipalité d'avoir laissé son
oeuvre se dégrader pour pouvoir la raser et faire plus de place au commerce. A
défaut de l'entretenir, elle aurait pu se contenter de la démonter, dit-il.
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L'une de ses oeuvres détruite par Pamiers: le sculpteur Tissinier s'émeut

Publié le 02.08.2013, 16h03

Le sculpteur Jacques Tissinier, figure de l'art contemporain connue pour ses crayons géants et ses créations en milieu urbain, a eu la surprise d'apprendre que l'une d'elles, la fontaine de Pamiers (Ariège), était détruite à la pelle mécanique cette semaine.
Appréciée, décriée ou simplement acceptée, la "Tissignalisation N°9" faisait partie du décor de Pamiers. Ce cône monumental recouvert de marbre pyrénéen, coupé en deux dans sa hauteur et en trois dans sa largeur sur une base d'une quinzaine de mètres de diamètre devenait dangereux, a jugé la municipalité d'André Trigano, nom historique de l'industrie touristique.
Jacques Tissinier, choqué, invoque la destruction des Bouddhas de Bamiyan par les talibans afghans en 2001 et réclame une forme de dédommagement. La destruction de la "Tissignalisation N°9" est aussi emblématique selon lui du triste sort réservé à l'art en milieu urbain.
La fontaine n'était plus vraiment ce qu'elle avait été à son inauguration à la fin des années 80. La plomberie avait lâché et l'eau n'y coulait plus depuis des années. Les services municipaux ont tâché de la fleurir. Elle est devenue une piste pour les skaters ou un site d'escalade. Des plaques de marbre se détachaient, et le maire assure à l'AFP qu'il n'avait plus le choix: "On risquait un accident grave".
Jacques Tissinier, 77 ans, s'indigne de n'avoir rien eu à dire sur la démolition, qu'il a apprise une fois commencée. Il accuse la municipalité d'avoir laissé son oeuvre se dégrader pour pouvoir la raser et faire plus de place au commerce. A défaut de l'entretenir, elle aurait pu se contenter de la démonter, dit-il. C'était matériellement impossible, objecte le maire.
"Je comprends qu'il ne soit pas content", dit M. Trigano qui "apprécie beaucoup Tissinier en tant qu'artiste". La mairie va discuter avec le sculpteur d'une nouvelle commande, promet-il.
"Il faut qu'il y ait réparation", réclame l'artiste. Il est d'autant plus choqué que, né à Molandier (Aude) à une demi-heure de là, il est allé à l'école à Pamiers et qu'il est passé sur cette place "quatre fois par jour pendant onze ans".
"C'est très problématique, l'art public" en , dit Jacques Tissinier, qui a connu la période dorée du début des villes nouvelles dans les années 60-70 et qui compare la "décadence" actuelle à "la chute de l'empire romain".
Jacques Tissinier est connu pour son crayon monumental exposé à en même temps que l'inauguration du Centre Georges-Pompidou en 1977, pour ses abris bus à Port-Barcarès ou ses "Chevaliers cathares" dressés sur l'autoroute près de Narbonne (Aude) et chantés par Francis Cabrel.



 
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Une œuvre de Tissinier détruite: Le sculpteur s'émeut
Mis à jour le 02.08.13 à 16h45

Le sculpteur Jacques Tissinier, figure de l'art contemporain connue pour ses crayons géants et ses créations en milieu urbain, a eu la surprise d'apprendre que l'une d'elles, la fontaine de Pamiers (Ariège), était détruite à la pelle mécanique cette semaine.

Appréciée, décriée ou simplement acceptée, la «Tissignalisation N°9» faisait partie du décor de Pamiers. Ce cône monumental recouvert de marbre pyrénéen, coupé en deux dans sa hauteur et en trois dans sa largeur sur une base d'une quinzaine de mètres de diamètre devenait dangereux, a jugé la municipalité d'André Trigano, nom historique de l'industrie touristique.

Le sculpteur veut être dédommagé

Jacques Tissinier, choqué, invoque la destruction des Bouddhas de Bamiyan par les talibans afghans en 2001 et réclame une forme de dédommagement. La destruction de la «Tissignalisation N°9» est aussi emblématique selon lui du triste sort réservé à l'art en milieu urbain.

La fontaine n'était plus vraiment ce qu'elle avait été à son inauguration à la fin des années 80. La plomberie avait lâché et l'eau n'y coulait plus depuis des années. Les services municipaux ont tâché de la fleurir. Elle est devenue une piste pour les skaters ou un site d'escalade. Des plaques de marbre se détachaient, et le maire assure à l'AFP qu'il n'avait plus le choix: «On risquait un accident grave».

Indigné

Jacques Tissinier, 77 ans, s'indigne de n'avoir rien eu à dire sur la démolition, qu'il a apprise une fois commencée. Il accuse la municipalité d'avoir laissé son oeuvre se dégrader pour pouvoir la raser et faire plus de place au commerce. A défaut de l'entretenir, elle aurait pu se contenter de la démonter, dit-il. C'était matériellement impossible, objecte le maire.

«Je comprends qu'il ne soit pas content», dit M. Trigano qui «apprécie beaucoup Tissinier en tant qu'artiste». La mairie va discuter avec le sculpteur d'une nouvelle commande, promet-il. «Il faut qu'il y ait réparation», réclame l'artiste. Il est d'autant plus choqué que, né à Molandier (Aude) à une demi-heure de là, il est allé à l'école à Pamiers et qu'il est passé sur cette place «quatre fois par jour pendant onze ans».

«Décadence»

«C'est très problématique, l'art public» en France, dit Jacques Tissinier, qui a connu la période dorée du début des villes nouvelles dans les années 60-70 et qui compare la «décadence» actuelle à «la chute de l'empire romain».

Jacques Tissinier est connu pour son crayon monumental exposé à Paris en même temps que l'inauguration du Centre Georges-Pompidou en 1977, pour ses abris bus à Port-Barcarès ou ses «Chevaliers cathares» dressés sur l'autoroute près de Narbonne (Aude) et chantés par Francis Cabrel.

Avec AFP

 

L’une de ses oeuvres détruite par Pamiers: le sculpteur Tissinier  … – Le Parisien
 
L'une de ses oeuvres détruite par Pamiers: le sculpteur Tissinier s
Le Parisien
Le sculpteur Jacques Tissinier, figure de l'art contemporain connue pour ses crayons géants et ses créations en milieu urbain, a eu la surprise d'apprendre que l'une d'elles, la fontaine de Pamiers (Ariège), était détruite à la pelle mécanique cette

et plus encore »
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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 09:50

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            Photo Alain Cubières

 


     "L'art naît de contraintes, vit de luttes, et meurt de libertés"

                                          André Gide.

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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 18:53
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Jacques Tissinier : " Je suis traumatisé. "

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Pamiers
Jugée dangereuse, la fontaine décapitée.

Le maire André Trigano est venu sur le chantier expliquer sa décision./Photo DDM, X. Olmos.

Le maire André Trigano est venu sur le chantier expliquer sa décision./Photo DDM, X. Olmos.

 

On connaissait la date de création, 1989, on connaît désormais la date de péremption et de destruction qui va avec : 29 juillet 2013. L’emblématique fontaine de la place de la République, dédiée au bicentenaire de la Révolution française, a tiré sa révérence lundi, en fin d’après-midi, avec pertes et moult fracas sous les coups de boutoir de la pelleteuse pilon du terrassier Latour. La fontaine monumentale appaméenne de l’artiste sculpteur Jacques Tissinier, créateur des Chevaliers cathares gardiens de nos diasporas bouchonnées sur l’A9 et chantés par Cabrel, plastronnait du haut de sa condescendance tellurique et pyramidale. Elle arborait non sans fierté le rose marbré ariégeois qui fit la magnificence du Grand Trianon de Versailles ! Érigée depuis 1989 en bonne place, la «Tissinierlisation 09» fit longtemps s’ouvrir les obturateurs cyclopéens des touristes «nikonisés» avant de se convertir en vulgaire skate park de jeunes effrontés qui n’ont que foutre de l’art contemporain.

Principe de précaution

Un art contemporain sursitaire et finalement voué à la décharge publique. Et c’est précisément au nom du sacro-saint principe de précaution et eu égard à la dangerosité que laissait planer «l’œuvre» au-dessus de nos chers enfants que le premier magistrat André Trigano a tranché. La sentence est tombée, lourde et brutale, comme la tête pyramidale décapitée en place publique lundi, à 16 heures, dans la benne de ce singulier convoi funèbre. «L’ensemble était dangereusement fragilisé. Il connaissait de sérieux problèmes d’étanchéité. Les plaques de marbre, saillantes, se descellaient et présentaient un danger évident et imminent pour le public et les enfants qui y faisaient du roller. Quand on est maire, on est obligé de prendre des décisions. Parfois dans l’urgence. En l’espèce, c’est la question de sécurité pour mes concitoyens qui a prévalu.» Et le maire de conclure : «S’il était arrivé un accident grave à quelqu’un, à un enfant, qu’aurait-on dit ? Que c’est la faute du maire !»

Jacques Tissinier, l'artiste : «C'est scandaleux !»

Un argument recevable, mais le point d’achoppement réside en la procédure. Une précipitation qui est contestée avec virulence par l’artiste Jacques Tissinier. (voir ci-dessous). Même position de l’opposant historique à André Trigano, le socialiste Michel Teychenné, qui ne manque pas une occasion de planter son burin contestataire dès que la municipalité lui en donne opportunément l’occasion (voir ses réactions par ailleurs).

Quoi qu’il en soit, la fontaine de la place de la République risque de faire couler beaucoup d’encre pour ce qui pourrait être «Le» feuilleton de l’été, sur fond de dangerosité sur le domaine public.

Et quelques regards se tournent déjà vers Notre-Dame-du-Camp.

À la stupéfaction générale, la fontaine de la place de la République est en voie de destruction depuis lundi. André Trigano parle d’une décision prise dans l’urgence, motivée par la dangerosité de l’ensemble. L’artiste Jacques Tissinier crie «au scandale».


Le chiffre : 1989

Année de l’inauguration de la fontaine dédiée au bicentenaire de la Révolution.

«Quand on est maire, on est obligé de prendre des décisions. C’est la question de sécurité qui a prévalu !»



La fontaine-sculpture de Tissinier à la décharge ! 

C'est avec surprise et consternation que les élus du Groupe de gauche ont constaté ce lundi, le chantier de destruction de l'ancienne fontaine place de la République.

Cette fontaine oeuvre de Jacques Tissinier, artiste de renommée internationale, était une des rares oeuvres d’art contemporain installées à Pamiers. Elle a souvent été reproduite dans des revues et livres d’art contemporain avant d’être saccagée par la mairie et transformé en bac...à fleurs.

Malheureusement très dégradée, jamais entretenue par la municipalité et transformée en “bac à fleurs” par des édiles peu ouverts à la culture, au patrimoine et à l’art en général, elle est aujourd’hui purement et simplement détruite sur ordre du maire, sans avis du Conseil municipal et des commissions Culture ou Patrimoine... Le fait du prince!

Quand à l'argument de la municipalité pour justifier cette destruction, il est ridicule et même cynique, la fontaine était dangereuse, il fallait la raser... de qui se moque-t-on ? Il aura fallu trois jours à une pelle mécanique pour en venir à bout !  Et qui avait la charge de l'entretenir, si ce n'est ces mêmes élus!

Cela pose plusieurs problèmes : juridiques d’abord, car cela est illégal sans l’autorisation du créateur-sculpteur, Jacques Tissinier n’a pas donné son accord pour la destruction. Financier ensuite, car la mairie risque d’avoir à verser des pénalités financières ou des contreparties importantes pour ne pas avoir respecté cette règle. Problèmes éthiques enfin, car détruire une oeuvre d’art, qui plus est payée par les Appaméens, qu’on aime ou pas cette sculpture, relève d’un comportement indigne d’élus municipaux en charge des biens de la commune. C’est tout simplement dilapider le patrimoine municipal.

Enfin, le simple bon sens aurait voulu au moins que les éléments de cette oeuvre soit démontés, restaurés et conservés ce qui était facile vue sa forme, avec la possibilité de reconstruire la fontaine  ailleurs en ville. Mais non, le choix de nos élus est non seulement indigne mais stupide : destruction pure et simple...et la décharge!

Michel Teychenné
Président du Groupe de gauche


Qui est le sculpteur Jacques Tissinier ?
Biographie
Jacques Tissinier (Capture d'écran d'une vidéo de l'Encyclopédie audiovisuelle de l'art contemporain).

Lauréat de la Fondation de la Vocation. 1982

Pensionnaire à la Casa de Velázquez de Madrid 1964

Logiste au Prix de Rome de Peinture. 1963

École nationale des Beaux Arts de Paris. 1962-1963

École des Arts Décoratifs de Paris. Atelier Marcel Gromaire, 1961

École des Beaux Arts de Toulouse. Licence d'histoire de l'Art.1957-1960

Principales expositions collectives

  • exposition de la collection Prisunic, mobilier de plein air de 1972.
  • « Artistes Artisans ». Musée des Arts décoratifs. 1975
  • Biennale des Arts de la rue. Parvis de la Défense. Paris. 1978
  • Biennales, Salons de mai, Salons de la jeune peinture, Salons des réalités nouvelles

Principales réalisations urbaines

  • Les Abattoirs de Pamiers. 1968. Première œuvre murale signalétique en laque de /'industrie automobile.
  • Les abris bus de Port Barcarès, en acier émaillé au four. 1969
  • Mémorial à la Résistance. Aire de repos de Maillé, Autoroute A 10. 1976
  • Place de la République de Pamiers, fontaine, 1989
  • Les Mariaks de Mauléon Ou le rond point de l'Europe, inauguré par Jacques Delors. 1989
  • « Les chevaliers Cathares ». Autoroute des deux mers, aire de repos de Narbonne. 1980
  • Tissignalisation des Télécoms, Toulouse. 1991
  • « Design miroir du siècle ». Grand Palais a Paris. 1993
  • Réhabilitation chromatique des entrepôts SIKA. Le Bourget. 1995
  • Mur anti-bruit sur le périmètre des usines SIKA. Le Bourget 1996
  • Météor ligne 14, RATP. Tissignalisation des stations Pyramides et Madeleine. 1997
  • Création des « crayons libertaires» sémaphores. CES Papus à Toulouse, 1972. CES Jean Moulin à Aubervilliers, 1973. Centre Pompidou, 1977. Pont neuf de Toulouse, 1983. Parc de la Villette, 1988. parvis du Centre Leclerc de Pau, 1989.
  • Mission de conseiller artistique sur l'aménagement du parc de la Villette, les Folies, Paris. 1985
  • Projet de l'Améridian Monument Valley, musée Sur la mémoire indienne. Arizona. 1980
  • « Les affiches de mai », École des Beaux Arts de Paris. 1968
  • Publication De la peinture à la signalétique. 1968
  • Figure dans « L'histoire de l'art abstrait 1911-1987 », tome 5, dans le thème de l'Art dans la Cité, préfacé par Michel Seuphor, Marcelin Pleynet et Michel Ragon. Éditions Adrien Maeght 1988.
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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 10:40

Suite à la profanation du monument aux morts : j'ai personnellement joint hier Kader Arif, ministre délégué auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens combattants. Voici sa réaction:

"Kader Arif, ministre délégué auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens combattants, a appris avec consternation la profanation du monument aux morts de Pamiers, dans l’Ariège. Cet acte lâche, odieux et insensé est un outrage intolérable à tous les soldats qui se sont battus pour la France. Ceux qui firent le sacrifice de leur vie pour servir leur pays ont aujourd’hui droit au plus profond respect. Le ministre souhaite que les auteurs soient poursuivis."

(Communiqué du ministère des Anciens combattants)

 

 

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Pamiers. Le monument aux morts profané

Publié le 25/07/2013 à 03:49, Mis à jour le 25/07/2013 à 07:44 | 10

Dans la nuit de mardi à mercredi

Le monument commémoratif a été l'objet d'un acte de vandalisme anonyme. /Photo DDM X. O

Le monument commémoratif a été l'objet d'un acte de vandalisme anonyme. /Photo DDM X. O  


Le monument aux morts situé avenue Général-Leclerc a été la cible d’un acte de vandalisme dans la nuit de mardi à mercredi. Pour autant, aucune plainte n’a été déposée.

Consternation hier matin dans les rangs des anciens combattants, mais aussi en ville. Ces derniers ont découvert l’acte d’un anonyme qui d’un coup de marqueur a profané le monument aux morts. Sur la plaque de marbre blanc, s’étire dans un minimalisme solennel : «La ville de Pamiers à ses enfants morts pour la France». «La France» a été raturée d’un geste que l’on devine rageur mais déterminé, surplombée d’un «Rien !!!»... «à ses enfants morts pour rien», comme si le ou les auteurs voulaient signifier un regret sur fond de nostalgie plus qu’une posture anarchiste ou pacifiste.

«Un acte grave et odieux»

L’acte, s’il n’a pas été revendiqué, a suscité de vives réactions tour à tour consternées, d’incompréhension voire d’affliction et de colère pour dénoncer une dégradation portant atteinte à un bien public, symbole de la nation. Le premier à sortir de la tranchée des contestataires fut Michel Teychenné, élu d’opposition du groupe de gauche, qui par le biais d’un coup de fil à la rédaction, tonna sans sommations : «Je condamne fermement la profanation du monument aux morts de Pamiers. C’est un acte grave et odieux : respecter la mémoire des morts pour la France, c’est respecter leur combat pour la liberté, pour les valeurs de la République. Sans eux, sans leur sacrifice, qu’en serait-il de notre pays, de notre nation ?»

«Je suis ulcéré au plus haut point !»

Alain Fauré, le député dont on connaît le franc-parler, pilonne à son tour : «Je suis ulcéré au plus haut point ; c’est un acte lâche, stupide et facile que je condamne avec la plus grande fermeté. C’est un acte blessant et offensant pour la mémoire de celles et ceux qui sont tombés pour notre pays et je pense notamment aux jeunes militaires qui récemment ont perdu leur vie pour défendre notre drapeau. Je n’arrive même pas à comprendre ce qui se passe dans la tête de ceux qui commettent de tels actes, ça dépasse l’entendement.»

Du côté des associations d’anciens combattants, on laisse passer la colère pour réagir à froid. Demain selon toute vraisemblance.

Pas de plainte déposée

Les faits se sont probablement passés dans la nuit de mardi à mercredi, à l’abri des regards et le ou les auteurs n’ont pas laissé de trace, l’acte restant isolé et anonyme n’a pas été revendiqué.

La police, saisie hier matin par Michel Astier, président du comité de liaison des anciens combattants du canton de Pamiers, est allée faire des vérifications au monument de la Résistance situé au cimetière Saint-Jean. R.A.S.

Pour l’heure, aucune plainte n’a été déposée, même pas par la ville de Pamiers qui n’a pas réagi.

À la veille de la célébration du centenaire de la guerre de 14-18, cet acte de vandalisme a une résonance toute particulière.

Le code pénal punit aujourd’hui ce type de faits d’un an de prison et de 15 000 euros d’amende.

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