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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 10:46

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Europe

SARKOZY NE COURT PLUS APRES LE FRONT NATIONAL :
IL LE RATTRAPE, LE DEPASSE, LE PRECEDE.

François Hollande, en demandant une renégociation du traité sur le “Mécanisme Européen de Stabilité” qui doit être complété par un volet de croissance, avait raison et il n’était pas isolé comme je l’écrivais en mars. Force est de constater que quelques semaines plus tard, la prise de position courageuse de François Hollande est reprise par de nombreux responsables européens dont Mario Draghi, le patron de la BCE, par des chefs de gouvernement comme Rajoy en Espagne ou Di Rupo en Belgique, et par bien d’autres en Europe. Un échec personnel pour Sarkozy, qui s’est aligné depuis des années sur les politiques d’Angela Merkel lesquelles ont conduit à l’ arrêt de la croissance en Europe et à l’explosion du chômage.

Dimanche à Toulouse, le candidat-président, devant les élus et militants UMP de la région, a prononcé un discours tout droit sorti des pires greniers barrésiens et maurassiens du début du siècle dernier, cela grâce à la plume lyrique d’Henri Guaino. Un éloge des frontières, une célébration anti-européenne et cruellement démagogique des thèses de Marine Le Pen, fonds de commerce familial réchauffé à chaque élection. Le candidat sortant ne court plus après le Front national : il le rattrape, le dépasse, il le précède.

Pourtant, le candidat sortant est comptable par son bilan de l’état actuel de l’Europe, il ne peut y échapper. Le discours de Toulouse restera dans les annales comme le discours de la honte et de la démission. Je suis un Européen convaincu, souvent critique parce qu’exigeant pour la construction européenne. J’en appelle à tous ceux et celles qui n’acceptent pas que la grande idée qu’est l’Europe soit dénaturée, stigmatisée, vilipendée par le candidat sortant pour des compromissions bassement électoralistes.

Le 6 mai, j’invite tous ceux et celles qui sont attachés à l’idée européenne, tous ceux qui veulent une réorientation vers une Europe plus solidaire, plus sociale, vers une Europe plus démocratique qui pèse dans le monde par ses valeurs, à sanctionner le candidat sortant en votant François Hollande. 

Michel Teychenné
Ancien député européen
Membre de l’équipe nationale de François Hollande 

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 16:48

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«Avec nous! Contre la fermeture d'une classe dans notre RPI, classe surchargée à plus de 32 élèves et mort programmée du monde rural! »

C'est ce qui était écrit sur le papier distribué aux automobilistes ce samedi matin au rond-point du Vernet d'Ariège.

Encore une fois comme le précisait le maire de la commune, Michel Grasa, les habitants des communes du Vernet et de Bonnac ont été obligés de manifester leur mécontentement contre la fermeture annoncée d'une classe.

Parents, grands-parents et élus se sont donc retrouvés au rond-point, bien décidés à se faire entendre. «Une fois de plus nous sommes obligés de manifester, dira le maire du Vernet contre cette fermeture injuste. L'Académie ne veut rien savoir, malgré nos 140 élèves inscrits. Nous continuerons. Aujourd'hui, nous sommes là, demain, s'il le faut nous irons plus loin. Nous ne sommes pas des vandales, notre manifestation se passera de la meilleure des façons, en toute convivialité et sans agressivité. D'ailleurs, ce que je regrette aujourd'hui c'est d'embêter les gens qui partent en week-end, mais ils comprendront»

Effectivement, la manifestation s'est déroulée dans la simplicité. Les automobilistes ont bien compris et ont pris le temps de ralentir et d'écouter les intervenants, solidaires avec la cause.

«C'est important d'être là aujourd'hui, dira André Montané, conseiller général, parce que je crois que lorsque l'on défend la ruralité, il faut défendre ce qui fait la force de notre ruralité, c'est à dire le service public. Le service public dont je parle, c'est la Poste, l'école. L'école, c'est comme la Mairie, poursuit-il. C'est un point fort de notre laïcité, c'est un point fort de la vie rurale. L'enseignement doit pouvoir être dispensé autant que faire ce peut, lorsque les effectifs sont là, ce qui est ici le cas pour le RPI Bonnac-Le Vernet. Il faut sauvegarder la proximité de l'enseignement. Nous avons des jeunes âgés de 3 à 9, 10 ans qui sont scolarisés. Les faire lever à 6 heures du matin, leur faire prendre le bus pour aller dans une école loin de chez eux et rentrer tard le soir, ce n'est pas respecter leur rythme de vie. Il faut respecter le rythme de vie, respecter les enseignants, ce n'est pas dans des classes de 30 à 35 élèves que l'on arrive à faire de la pédagogie comme on peut le faire dans des classes de 20 à 25 élèves»

«Une fermeture de classe c'est vraiment dommage, poursuivra Marie-France Vilaplana, conseillère générale et maire de Benagues. J'espère que l'on aboutira. Nous sommes tous concernés»

«Je soutiens le RPI de Bonnac-Le Vernet contre cette fermeture d'école qui est absurde puisque l'on arrive aujourd'hui à l'effectif normal et même dépassé, renchérira Guy Bouché, maire du Carlaret. Ce serait bien que nous soyons entendus»


Entendus, tous l'auront été ce matin, élus, parents, enfants présents eux aussi sur les lieux pour revendiquer ce qu'ils estiment être leur droit.

Ils souhaitent désormais pouvoir obtenir gain de cause auprès de l'Académie.

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 14:29

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Face à la montée des thèses de l’extrême-droite, face à un candidat sortant qui divise, stigmatise et menace la cohésion nationale par des propos et des attitudes indignes de sa fonction, nous appelons les électrices et les électeurs de Pamiers à se mobiliser et à sanctionner massivement le bilan affligeant de Nicolas Sarkozy. 

Au-delà des sensibilités politiques, nous appelons tous les électeurs de gauche, mais aussi tous les démocrates et républicains, à mesurer l’importance de ce vote pour l’avenir de la France. 

En faisant barrage au candidat sortant, en votant massivement pour François Hollande, nous enverrons un message clair d’espoir et d’attachement aux valeurs de la République.

Les élus du Groupe de gauche
Michel Teychenné, Catherine Quintart-Galvez, Bernadette Subra-Suart, Annie Fachetti, Emile Franco, Dominique Castagné

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 22:31

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La phrase de La  Gazette :   "... Les socialistes ariégeois se consoleront en notant que leur candidat améliore le score du PS à Pamiers..."

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 12:29

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Pamiers. Le passage en force de Marine Le Pen

présidentielle à pamiers et basse-ariège

L'effervescence dimanche soir à la salle du Jeu-du-Mail juste après les 1ères estimations./Photo DDM.E.C.
L'effervescence dimanche soir à la salle du Jeu-du-Mail juste après les 1ères estimations./Photo DDM.E.C.
L'effervescence dimanche soir à la salle du Jeu-du-Mail juste après les 1ères estimations./Photo DDM.E.C.

Une fois que l'on aura dit que F. Hollande est en tête partout sur les cantons de basse Ariège et de Pamiers hissant son succès entre 30 et 35 % des suffrages exprimés, on a affirmé une vérité qui en cache aussi une autre : la modestie du score de Nicolas Sarkozy, l'effondrement du centre, la fièvre notable pour Mélanchon qui dope le score de la gauche (cantons de Varilhes, le Fossat et Mirepoix), et surtout l'explosion des voix en faveur de Marine le Pen. En moyenne sur tous les cantons de basse Ariège la vague « Marine » varie entre 17 et 20 %. Seul le canton du Mas-d'Azil contient la fille de son père à 13 %, mais elle double presque son score par rapport à celui du FN en 2007 ! Pour le reste Marine le Pen submerge la droite traditionnelle sur le canton de Saverdun (20,9 %) arrivant partout devant Nicolas Sarkozy sauf à Mazères et Saverdun même, où elle fait quasiment jeu égal ! Une grosse surprise pour Philippe Calléja.

Sur Pamiers ville, avec 19 % des suffrages elle talonne un N. Sarkozy tiré vers le bas à 22 % ! La candidate du Front National a pris ici 8 points en cinq ans ! Une inflation des suffrages lepéniste très nette aussi sur les cantons de Pamiers : 21 % à l'Est, et 19 % à l'Ouest. Explosion notable à Saint-Jean du-Falga, alors que dans 6 communes du canton Ouest, Marine Le Pen arrive devant N.Sarkozy. Même topo sur le canton Est, où elle arrive devant le président sortant. Avec un record détonnant à La Tour du Crieu, et des scores supérieurs à N. Sarkozy aux Pujols, à Bonnac, à St-Amadou, aux Issards, à Villeneuve du Paréage.

Cette déferlante du Front national, malgré le contre-feu du Front de Gauche, reste donc l'enseignement de ce premier tour. Au second, François Hollande devrait par le jeu des reports hisser la basse-Ariège à gauche. Une lecture qui ne sera pas sans conséquences sur les prochaines échéances, notamment à Pamiers.

J.-Ph.C.


Ce qu'ils en disent

À l'heure fatidique dimanche soir, Dominique Mourlane, membre du front de Gauche Ariégeois, a estimé que le score de son candidat Jean-Luc Mélenchon était « d'un côté pas mauvais » en avouant sa déception de ne pas avoir dépassé le score de Marine le Pen. Une candidature front de Gauche qui a aussi fait parler à droite, chez André Trigano, dont le fils s'avère le directeur de campagne de Mélenchon. « J'avais parié avec mon fils qu'il ferait en dessous de 10, j'ai donc perdu. Mon fils a réalisé un beau travail car il revenait de loin », a confié le maire de Pamiers. Quant aux résultats, il les a jugés « Ariégeois », ajoutant : « Personnellement je n'ai pas d'étiquette donc ça m'est égal car autant le PS que l'UMP parlent de l'emploi, c'est tout ce qui m'importe ». Au sujet de la percée frontiste, le maire de Pamiers a osé la métaphore : « Elle fait rêver des électeurs mais parfois les rêves se transforment en cauchemar. Je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi certains Appaméens votent pour elle car nous n'avons pas de problèmes ici ».

Côté PS Michel Teychenné s'est avoué « confiant, mais tout reste à faire. Le total Gauche n'a jamais été aussi élevé à Pamiers. Quant au vote FN il faut l'entendre comme contestataire ». L'opposant appaméen n'a pas manqué de souligner « l'effort de Trigano pour faire venir Sarkozy à Pamiers au mois de janvier et qui n'aura servi à rien ! ».

E.C.

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 13:19

Analyse des résultats de la ville de Pamiers
LE PS PROGRESSE, LA GAUCHE LARGEMENT DEVANT !!!

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Avec 81,35 % de participation, les Appaméens se sont fortement mobilisés pour l’élection présidentielle.

Avec un beau 31,80 % pour François Hollande, le PS progresse à Pamiers : 9 points devant le candidat de l’UMP (22,70 %). A saluer aussi le bon score du Front de Gauche 14,09 % , malgré la quasi-disparition du vote écologiste (1,94 %). Cela donne une forte progression du total des voix de gauche à 49,23 % ce dimanche soir à Pamiers : + 5,36 % que le total gauche national ! La gauche n’a pas été aussi forte à Pamiers depuis très longtemps...

Le Front National s’installe dans le paysage politique appaméen avec un score très important de 19,21 %, mais la poussée est moins forte en ville que sur le secteur rural des deux cantons de Pamiers... Cette progression nous doit interpeler d’urgence. Ce vote de crise mais aussi de colère et de défiance ne doit pas être minimisé : il était déjà présent aux élections cantonales, il appelle des réponses et des solutions que seule la gauche peut porter. 

Nicolas Sarkozy et l’UMP ont une responsabilité majeure dans la banalisation des thèses du Front National. 

François Bayrou perd plus de la moitié de ses voix par rapport à 2007, avec un petit 7,10 % : deux points de moins que sa moyenne nationale.

Le soutien affiché de la majorité municipale à Nicolas Sarkozy, entre autres lors de sa visite mouvementée à Pamiers en janvier, n’a pas produit l’effet escompté sur les Appaméens, c’est le moins que l’on puisse dire.

Si le changement est maintenant possible grâce au bon résultat du premier tour, rien n’est acquis! Le 6 mai, il faut se mobiliser pour tourner définitivement la triste page du quinquennat de Nicolas Sarkozy, par une large victoire de François Hollande.

Michel Teychenné
Président du Groupe de gauche
Mairie de Pamiers

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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 12:21

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Pamiers. La visite d'H.Emmanuelli

campagne électorale

M. Carballido, H. Emmanuelli et F. Massat se sont retrouvés à l'Etrier vendredi soir devant une cinquantaine de personnes./Photo E.C.
M. Carballido, H. Emmanuelli et F. Massat se sont retrouvés à l'Etrier vendredi soir devant une cinquantaine de personnes./Photo E.C.
M. Carballido, H. Emmanuelli et F. Massat se sont retrouvés à l'Etrier vendredi soir devant une cinquantaine de personnes./Photo E.C.

Devoir de réserve oblige avant le 1er tour de l'élection présidentielle, nous n'avions pas encore légalement pu évoquer le passage d'Henri Emmanuelli, député PS des Landes et président du Conseil Général des Landes au café l'Etrier, vendredi soir rue Gabriel-Péri.

Il est venu soutenir la candidature de François Hollande devant une assemblée d'une cinquantaine de personnes. En compagnie de Frédérique Massat, député PS de l'Ariège et de Marc Carballido, secrétaire fédéral du PS Ariégeois, il a pu échanger avec les huiles locales du parti socialiste dont Michel Teychenné de l'opposition appaméenne, le conseiller général André Montané et le président du Conseil Général Augustin Bonrepaux.

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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 17:45

CAFE CITOYEN AVEC CHRISTOPHE BORGEL
Secrétaire National aux Fédérations du PS
et candidat socialiste aux législatives en Haute-Garonne


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Une belle soirée au Vélo Sentimental à Toulouse cette semaine, où ou j’ai présenté le programme de François Hollande et en particulier sa proposition 31 et ses implications aux responsables associatifs du 31 et de la région.

La quasi totalité des associations LGBT de la région étaient représentées. Un débat très constructif dans un lieu sympathique, qui s’est fini fort tard... dans la bonne humeur.

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 10:47

 

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Le mandat municipal s'achève dans deux ans. Une période au cours de laquelle la gauche veut peser sur plusieurs dossiers. Elle les a présentés hier.

pamessentiel   C'est une gauche municipale très motivée qui a présenté hier ses propositions pour la dernière partie de la mandature municipale, « en espérant être entendus » relevait Milou Franco aux côtés de Michel Teychenné, Bernadette Suard, Michel Castagné, et C.Quintard Galvez. A quatre jours des présidentielles, le groupe de gauche tenait à souligner les conséquences de la politique gouvernementale à Pamiers notamment les effets douloureux sur le budget municipal de la perte de la taxe professionnelle : « Malgré la compensation, nous perdons 10 % par rapport à l'ancienne recette » relevait Michel Teychenné qui se faisait le porte-parole des préoccupations du groupe. Mais l'objet de cette conférence de presse était autre : les deux années de mandat restant à courir et les préoccupations qu'elles portent. La dette voilà la première « douloureuse » évoquée par ces quatre mousquetaires chagrinés par le poids de celle-ci et surtout « les 32 % d'emprunts toxiques qu'il faut à tout prix renégocier auprès de Dexia notre principal prêteur » insiste M.Teychenné. La gauche inquiète de la lourdeur de l'endettement propose de contenir la croissance du budget de fonctionnement à 1 % (au lieu de 3,5) notamment en « rétablissant l'équité fiscale, la taxe sur la publicité, et en diminuant les indemnités des élus ».

Une circulation « en jachère »

Autre dossier qui chagrine la gauche, la circulation « dont tout le monde parle et se plaint en ville », dossier « en jachère » alors même « qu'il est urgent par exemple d'ouvrir le Chandelet sur la voie rapide et alléger la sortie sud ». Dans le prolongement de cette préoccupation, les élus de gauche ont réaffirmé la nécessité de mettre en œuvre une « véritable politique de transports en commun, notamment vers le CHIVA » L'eau et son devenir étaient aussi à l'ordre du jour, et les élus plaident pour le désengagement vis-à-vis de Véolia et la mise en place d'une régie municipale mettant en œuvre « une politique sociale de l'eau ». La ville, scrutée par des caméras « qui ne servent pas à grand-chose » doit bénéficier par contre de la surveillance d'une police municipale renforcée. Quant au centre ville « laissé à l'abandon et déserté par sa population » sa revitalisation doit être portée par une SEM, en s'appuyant « sur des politiques fiscales incitatives auprès des bailleurs ». Enfin, le groupe de gauche a plaidé pour l'achat du Carmel, « ensemble patrimonial à conserver dans le giron public », lequel pourrait accueillir « plus utilement le conservatoire de musique » qu'elle ne veut décidément pas voir partir à l'ancien hôpital. Souci aussi, dont il faut se préoccuper, avec le cinéma menacé d'être fermé en 2 015 pour non-conformité aux normes, enfin souci pour la Providence qui serait menacé de « privatisation ». Mais l'argent étant le nerf de la guerre, les élus de gauche ont estimé qu'il existait une marge de manœuvre inemployée : une plus grande participation de la communauté de commune, trop peu sollicitée à ses yeux dans le développement de Pamiers !


anews2010

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Cela ressemblerait presque à la colonne vertébrale d’un programme politique pour les prochaines municipales. Même si les membres du groupe de gauche s’en défendent aussitôt. Pas de mauvaises langues donc, «on veut que les gens comprennent que l’on est capable de faire des propositions»

 

Des propositions pour les deux dernières années de l’actuelle mandature. Et elle est longue la liste des commentaires de l’opposition appaméenne qui même si elle est minoritaire au conseil municipal, met quand même ses idées sur la table. 

 

Sur la situation financière de la mairie, Michel Teychenné (leader de l’opposition) n’en est pas à son premier exposé de chiffres, «27 millions d’€ de dette. 33% d’emprunts toxiques, dont le pire court jusqu’en 2034. 1 million d’€ d’intérêt à payer par an. +6% sur les factures d’électricité. 10% d’augmentation des indemnités des élus»

 

«Il faut rétablir les comptes !» Proposition concrète: limiter l’augmentation des charges de fonctionnement à 1%, rétablir de l’équité fiscale, engager des poursuites contre Dexia concernant les emprunts toxiques, sans oublier de «diminuer les indemnités des élus. Sur un mandat, cela représente 500 000 €»

 

Et puis il y a des tas de dossiers, sur lesquels l’opposition est bien décidée à bousculer l’équipe en place jusqu’au bout. «Quelque chose dont personne ne parle à la mairie, mais dont tout le monde parle dans la rue: la circulation à Pamiers. Il y a des moments où c’est pire que dans l’agglomération toulousaine !» Proposition: construire une nouvelle entrée vers Pamiers pour sortir de la voie rapide, qui désengorgerait celle de Carrefour (sans oublier de développer les transports en commun).

 

Autre cheval de bataille: la question de l’eau. Le contrat passé avec Véolia se termine en 2013. L’opposition souhaite créer une régie municipale, pour faire baisser le prix de l’eau. 

 

Côté sécurité, «les caméras nous ont coûté une fortune, elles n’ont servi qu’à arrêter une alcoolique notoire qui insultait la police dans une cabine téléphonique !» Idée avancée par le groupe de gauche: commencer par redynamiser le centre-ville, et «jouer sur la présence accrue d’une police municipale formée qui a déserté certains quartiers»

 

De quoi en venir à la revitalisation du centre-ville. Un sujet sur lequel «il y a eu beaucoup de promesses et peu de résultats». Le groupe de gauche réclame la création d’une structure (société d’économie mixte) qui ne s’occuperait que de ça, «qui pourrait acheter des biens, les rénover et les remettre sur le marché»

 

Concernant le Carmel, le groupe de gauche propose d’utiliser les 2 millions affectés au déménagement de l’école de musique pour acheter le Carmel et étendre l’actuelle école de musique, «cela ferait une opération blanche» «Nous avons un devoir de sauvegarder ce patrimoine» affirme Emile Franco pour qui la perte du Carmel serait un véritable «scandale»

 

En matière de revitalisation économique, «plutôt que de voir la zone Gabrielat s’étendre en achetant des hectares, il vaudrait mieux mettre en place des dispositifs pour accueillir les entreprises»

 

Les propositions sont sur la table. Reste à savoir ce qu’en feront les élus de l’actuelle majorité. Si elles restent lettre morte, nul doute qu’elles referont surface au moment venu.

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 19:50

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A quatre jours du premier tour de la présidentielle, dans cette Basse-Ariège très UMP avec le président départemental à Saverdun, l’ancien président à Mazères et une majorité appaméenne qui a invité le candidat sortant à Pamiers  pour lancer sa campagne électorale en Ariège, nous, les élus de gauche, sommes un peu le “village gaulois” dans ce triangle de la droite ariégeoise : nous souhaitons rappeler la réalité de la politique de ces gouvernements de droite depuis 10 ans pour notre territoire de la Basse-Ariège.

D’abord rappeler que la gauche au gouvernement avant 2002, a réalisé l’autoroute jusqu’à Pamiers, puis  le tunnel de Foix. La gauche, c’est aussi  l’hôpital du CHIVA...  mais depuis 10 ans plus rien n’avance. 

Le bilan de la droite au gouvernement en 10 ans :

C’est  le blocage du dossier de l’E9 et les retards cumullés pour l’arrivée du TGV à Toulouse (au mieux en 2022).

C’est le non-renouvellement d’un départ sur deux à la retraite, qui touche tous les services publics et en particulier l’Ecole, avec des classes surchargées ou supprimées ainsi que  la disparition des RASED. Suppression de postes qui  touchent aussi bien le public  que l’enseignement privé.

C’est la chute du taux de scolarisation à deux ans. Il y a 10 ans sous Lionel Jospin, 40 % des enfants de deux ans étaient scolarisés. Aujourd’hui, à peine 11 % ! Une injustice sociale, une charge pour les familles et pour les collectivités locales qui gèrent la petite enfance...

C’est la perte du Tribunal de Pamiers, les menaces de fermetures constantes sur le commissariat et la sous-préfecture.

C’est une augmentation constante du chomage, du nombre de personnes au RSA, et un record d’Ariège peu enviable cette année : 732 inscrits à Pamiers aux Restaurants du Coeur!

C’est le scandale des autorisations de 600 hectares de gravières en Basse-Ariège, accordées par l’ancien préfet par leurs non prises en compte dans le plan départemental 09, mais dans celui du 31 !

Une satisfaction tout de même : Le maintien du 1er RCP à Pamiers, mais on le doit exclusivement à l’action et aux relations du Général Roquejoffre, et pas à ceux qui aujourd’hui en revendiquent la paternité tardive. Il faut le rappeler par honnêteté intellectuelle.

Le bilan de la droite en 10 ans, c’est enfin pour la Ville de Pamiers la dramatique réforme de la Taxe Professionnelle qui représentait la moitié des rescources fiscales de Pamiers. Cette réforme, c’est une perte sèche de 2,5 millions d’euros  chaque année et une diminution des compensations de l’Etat qui transfère les charges sur les citoyens. Je rappelle que notre ville était déjà parmi les mauvais élèves des villes comparables - voir le classement  de la gestion de villes de Challenges et de Libération.

Nous appelons les Appaméennes et Appaméens à se mobiliser le 22 avril et le 6 mai pour sanctionner cette politique. Le vote est un droit mais aussi un devoir. 

A deux ans de la fin du mandat municipal notre groupe a souhaité présenter ses priorités pour Pamiers:

Les 4 chiffres clés du budget 2012 sont :

27 millions de dettes à Pamiers, dont 33 % d’emprunts toxiques.

1 million d’euros d’intérêts sur cette dette par an, payés par les Appaméens.

+ 6 % sur les factures d’électricité grâce à une nouvelle taxe municipale pour compenser la perte de la Taxe Professionnelle.

Et 10 % d’augmentation du budget des indemnités des élus de la Majorité. 

Après ce constat, à deux ans de la fin du mandat municipal, nos propositions sont les suivantes :

En premier et en préalable:

Il faut rétablir les comptes en limitant la croissance des charges de fonctionnement à 1 % alors qu’ actuellement la majorité espère les limiter à 3,5% . Il faut une fiscalité plus juste entre les entreprises et les citoyens : rétablir la taxe sur la publicité, diminuer la Contribution foncière des entreprises (CFE) pour les petits commerces et l’augmenter sur la grande distribution (en fait, faire l’inverse de ce que viens de faire la majorité). Il faut mieux repartir les charges  entre la CCPP et la Ville. Il faut engager des actions juridiques contre la Banque Dexia pour liquider les emprunts toxiques signés par la majorité. 

Et il faut aussi, et ce n’est pas que symbolique, diminuer de 30 % les indemnités mensuelles des élus de la majorité : une économie substantielle de 500 000 euros (sur le mandat).

Les élus doivent donner l’exemple.

5 URGENCES POUR LA FIN DU MANDAT

1/ La circulation : Elle est de plus en plus difficile à Pamiers, particulièrement aux « heures de pointe » où nos « bouchons » n’ont rien à envier à ceux des grandes villes. Face à la passivité de l’équipe actuelle, nous demandons la relance du dossier de l’échangeur de la route de Belpech (sur la voie rapide) pour créer une nouvelle entrée et sortie de ville sur la 2X2 voies si nécessaire pour délester la circulation dans Pamiers.
Les transports en commun : Nous avons voté le projet de rénovation de la gare SNCF, mais nous regrettons l’absence d’une politique volontariste pour le transport collectif, accessible à tous et écologique, en ville et aux environs (CHIVA, agglomération et liaison Foix-Pamiers). Nous voulons mettre en place des transports en commun efficaces.

2/ L’eau : Le groupe privé Veolia gère la distribution de l’eau. Son contrat arrive à terme en 2013. Nous demandons qu’il ne soit pas renouvelé. Nous voulons que le service de l’eau soit un service public municipal. Les investissements étant déjà à notre charge. Nous demandons, grâce aux économies faites sur les bénéfices actuels du groupe Veolia, une baisse des tarifs pour tous et la mise en place d’un tarif très social pour les premiers mètres cubes.

3/ La sécurité : Avec le délabrement du centre-ville, l’insécurité à Pamiers s’est aggravée. Pour l’instant, les caméras de surveillance n’ont pas fait la preuve de leur efficacité . Ce n’est qu’une opération de communication onéreuse (150 000 euros l’an dernier). Par exemple, la caméra qui va être installée en 2012 à Loumet coûtera 40 000 euros!! Nous demandons le renforcement des effectifs de la Police Municipale afin qu’elle puisse travailler sur tout le territoire de la commune avec une présence accrue.

4/ La revitalisation du centre-ville : 

Beaucoup d’argent investi, beaucoup de promesses... et peu de résultats! Le centre-ville continue de dépérir. Nous demandons la création d’une Société d’Économie Mixte (SEM) pour aider les propriétaires à réaliser les opérations lourdes de réhabilitation qui sont impossibles pour eux, et la mise en place d’une politique volontariste pour “déghettoïser” le centre-ville en prenant les moyens nécessaires. Nous demandons aussi l’arrêt du saupoudrage financier actuel. Les chiffres sont trop parlants : 1377 logements fermés ou vacants sur la ville de Pamiers, et plus de 541 logements classés “indignes” bien qu’habités (chiffres INSEE et DGI). La grande majorité se trouvent dans le centre-ville... Il est urgent d’agir, pas seulement de multiplier les études coûteuses... 240 000 euros en 2012! 

Le Carmel : C’est une chance historique pour Pamiers de pouvoir acheter ce bâtiment historique en excellent état et superbement bien placé dans le centre-ville. Le Carmel doit être la locomotive du développement touristique et culturel ainsi que de l’animation du centre-ville. Nous regrettons le « Non » obtus de la majorité. Avec le budget affecté au déménagement de l’École de Musique dans l’ancien hôpital, on pourrait  acheter le Carmel et agrandir et rénover l’École de Musique. Cela ne coûterait pas  un euro de plus ! La majorité a refusé, et c’est extrêmement dommage. Nous continuerons à nous battre pour sauver le Carmel et l’ouvrir aux Appaméens.

Le Cinéma : Nous regrettons que la Mairie de Pamiers propose la création d’un cinéma multisalle à proximité du CHIVA, plutôt que de se préoccuper de maintenir le Cinéma en centre-ville, qui ne sera plus aux normes d’accueil des handicapés en 2015 et risque donc de fermer... Le cinéma en ville est nécessaire à l’attractivité du centre-ville.

La Providence : Depuis plusieurs années, le bâtiment de La Providence (rue Gabriel Péri) est à l’abandon. La Mairie ne sait qu’en faire. C’est pourtant un lieu très important pour la revitalisation du centre-ville. Nous avons fait des propositions, des associations en ont formulé aussi, mais ce n’est pas dans les priorités de la majorité qui envisage de céder La Providence et le parking des 3 pigeons au privé... pour une opération immobilière! 

5/ Le développement économique :

Gabriélat peine à se remplir. En 7 ans seulement, 46 % des terrains ont été vendus. La plupart des entreprises qui s’y sont installées étaient déjà présentes sur Pamiers - donc un simple transfert. L’implantation d’un pôle de chargement des gravières de Saverdun à Gabriélat est un scandale écologique, humain et financier, que nous combattons. Une décision négative et à courte vue, un “cadeau” aux gravières de Saverdun, qui pénalisera le développement économique de Gabriélat dans l’avenir. Il faut réorienter Gabriélat vers les nouvelles filières de la croissance verte, ainsi que de créer des espaces "type atelier relais" pour les artisans qui font face à une pénurie de batiment sur Pamiers. La création d’un nouvel échangeur désenclavera aussi le centre-ville et participera à la relance économique de son commerce.    

Les problèmes d’aménagement nous préoccupent aussi :

Le gymnase : Ce dossier est prioritaire. Nous l’avons voté. Nous regrettons que sa programmation traîne en longueur au profit du très coûteux Pôle d’Enseignement Artistique.

Le Plan Local d’Urbanisme (PLU) et le Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) : La majorité municipale a décidé, et nous sommes d’accord, de revoir le Plan Local d’Urbanisme, le dernier ayant été si souvent modifié qu’il en était devenu incohérent et inopérant. Nous veillerons à ce que les grands maux de l’urbanisme à Pamiers, comme l’étalement urbain, les constructions anarchiques, la circulation, et l’absence de vision à long terme, soient traités sérieusement dans le nouveau PLU. Pamiers est le paradis des promoteurs : il suffit de songer, par exemple, à la Cité du Chandelet, qui a coûté un million d’euros aux finances de la Ville, sans contrepartie. Cité du Chandelet réalisée sur des terrains commerciaux qui manquent aujourd’hui. Nous demandons une plus grande transparence dans l’attribution des permis de construire.

Le manque de terrains commerciaux disponibles sur Pamiers : Ce manque est attribuable à l’imprévoyance de la Mairie et perdurera jusqu’au vote du nouveau PLU, en 2013 au mieux... Nous condamnons avec force le soutien apporté par la Mairie de Pamiers à la création de 45 hectares de zone commerciale nouvelle de la CCPP à la Tour du Crieu (route de Mirepoix après La Tour du Crieu). La Mairie de Pamiers a demandé l’inscription de cette zone dans le SCOT Vallée de l’Ariège... ! Un mauvais coup porté au commerce appaméen et à l’aménagement du territoire.


Michel Teychenne

Pour les élus du Groupe de gauche

 

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