Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

C O N T A C T


CONTACT 
logofacebook

R E C H E R C H E

L I E N S



logodepeche140

logogaz140




 

12 janvier 2019 6 12 /01 /janvier /2019 10:19

 

Pamiers : un cinéma à l'ancien tribunal ?
Pamiers : un cinéma à l'ancien tribunal ?

Michel Teychenné et Bernadette Subra veulent que la ville porte le projet de construction d'un nouveau cinéma qu'elle déléguerait ensuite à un privé.

Pour Pamiers au cœur, il est impossible que la plus grande ville d'Ariège abandonne tout projet de cinéma. Alors Michel Teychenné et Bernadette Subra proposent à la mairie d'arrêter les «opérations d'enfumage» et de faire du cinéma une priorité.

Pour l'opposition, la ville doit prendre la main et bâtir un cinéma puis le mettre en délégation de service public. Ils estiment le coût de l'opération à environ 2 M€. «Ce projet structurant pour la revitalisation du centre-ville pourra être fortement subventionné par les divers programmes du contrat de ville», indiquent-ils. Et pour montrer que la ville a les moyens d'une telle ambition, ils citent les projets culturels déjà menés : école de musique, jeu du mail, la salle Fernan…

Les deux élus ont déjà réfléchi à plusieurs sites. Le plus simple est pour eux de rénover et d‘agrandir le Rex. Les bâtiments attenants sont vides et en vente, la mairie est prioritaire du parking devant et de l'enclos du portail rouge derrière le cinéma.

Autre site qui permettrait d'aller vite : l'ancien parking du Lidl. «Mais malheureusement la mairie veut regrouper les écoles de L'Estang et Sainte-Claire sur ce site, un projet onéreux qui n'a pas notre agrément», regrettent-ils.

L'opposition n'exclut pas la place Milliane. «Mais pas au milieu de l'esplanade». Pour elle, il serait possible d'en bâtir un sur le terrain jouxtant la salle des évangélistes. Terrain dont la ville est propriétaire. Et le cinéma pourrait profiter des futurs aménagements de la place.

Mais pour Pamiers au cœur, le projet le plus ambitieux serait de transformer l'ancien tribunal en cinéma. D'autant plus qu'il y a un terrain de 700 m2 attenant, «la cour des poules», qui peut être séparé du carmel. Pour eux, ce serait une belle occasion de rendre ce bâtiment historique aux Appaméens et aussi «une belle occasion pour le conseil départemental de participer comme à Foix, à un projet culturel structurant pour Pamiers». Et de rappeler que le conseil départemental «donne 4 millions d'euros pour faire de l'ancien tribunal de Foix un musée».

Trigano : «le cinéma, c'est fini»

«Le multiplex, c'est fini, fini» a indiqué André Trigano, le maire, lors d'une interview jeudi. «Le cinéma sera toujours en contradiction avec la politique de la ville et l'Anru», souligne-t-il. Aujourd'hui, à ses yeux, il n'existe pas d'emplacement en centre-ville où on pourrait construire le parking nécessaire pour un multiplex. Pour le maire, le meilleur emplacement, c'était Milliane. Mais il y avait trop d'opposition. «J'ai tiré un trait sur ce projet. Quand on perd, il faut être fairplay», commente-t-il. Et tant mieux, pour lui, si Foix arrive à mener son projet à bien.


Repères

Le chiffre : 3 salles > 400 places. Pour eux, le projet présenté de 5 salles (+ une en centre-ville) n'était pas viable économiquement.

PLUS :
LE DOSSIER DU CINÉMA DANS PAMIERS



« La Mairie doit choisir de faire un cinéma multi-salles dans le centre de Pamiers. »  


Un multiplex de 800 places et 6 salles n'est pas viable économiquement à Pamiers et en Ariège. C'est le triste mais rude avis sans appel de la Commission Nationale d'Aménagement Cinémathographique !!

Ce projet économiquement pas sérieux, mais pourtant soutenu par le maire depuis deux ans sans que jamais le Conseil municipal ait été informé concrètement du projet ou des engagements financiers de la Mairie, est définitivement abandonné. Ce projet était malheureusement fait du même bois que l'annonce du «Grand pôle logistique » dont l'embranchement ferré à 2,5 millions d'euros payés par nos impôts rouille toujours à l'entrée de Trémèges, ou encore il y a deux ans à peine, l'annonce, comme par hasard avant les élections, de l'implantation à Pamiers d'une grande entreprise américaine de « catering » (restauration dans les avions. Implantation qui n'est jamais venue. Ces annonces intempestives donnent une mauvaise image de notre ville  abonnée aux projets foireux ou franchement ridicules, comme ces « studios géants de cinéma à Pamiers » qui n'étaient qu'un canular de mauvais goût. Mais la Mairie a mis 18 mois pour l'admettre et abandonner enfin le projet!

En somme, que des coups de communication mis en scène par le maire et son équipe, qui tous ont fini en eau de boudin ou par des échecs cuisants. Toutes ces annonces dans la presse ont créé des espoirs légitimes dans la population : espoirs de nouveaux emplois, ou d'offre culturelle élargie. Au final, c'est la déception et la perte de confiance dans les engagements des « politiques » qui restent en négatif pour la population.

Exit donc le Multiplex de 800 places et retour à la réalité. Le cinéma de Pamiers à salle unique, situé dans un bâtiment ancien et dégradé que loue les Toiles du Rex, n'est pas aux normes pour l'accueil des handicapés et des personnes à mobilité réduite. Il ne pourra survivre qu'avec des travaux et des investissements importants, sans quoi il fermera rapidement et il n'y aura plus de cinéma à Pamiers!

La Mairie de Pamiers a investi 2,7 millions d'euros dans le nouveau bâtiment de l'École municipale de musique et assure la totalité du salaire de ses 20 professeurs à temps plein pour 352 élèves, soit 800 000 euros par an.

La Mairie de Pamiers investit 1,5 million d'euros dans la rénovation de la salle du Jeu de Mail et en assure la gestion et le fonctionnement, tout comme celle de la salle Fernan qui a coûté 800 000 euros.

Nous avons soutenu ces actions, même si nous demandons que la CCPAP participe à ces équipements qui concernent aussi la population de la Communauté de communes, mais qui ne sont financés que par les Appaméens.

Cela dit, la Mairie de Pamiers ne peut pas se laver les mains de l'avenir du dernier cinéma de Pamiers et dire comme le maire que « les Appaméens iront à Labège ou à Foix ». C'est irresponsable de la part d'un maire!

Pamiers, plus grande ville du département, doit proposer à ses habitants un cinéma de qualité avec plusieurs salles en centre-ville. Pour cela, il faut créer un partenariat public-privé comme le font de nombreuses villes moyennes confrontées au même problème.

Aujourd'hui, la Mairie et la CCPAP doivent investir dans un cinéma de trois salles géré en délégation de service public par des professionnels du secteur avec un cahier des charges précis pour l'ouvrir aussi aux associations appaméennes. Ce projet structurant pour la revitalisation du centre-ville, pourra être fortement subventionné par les divers programmes du CONTRAT DE VILLE.

Ce nouveau cinéma de centre-ville doit devenir un projet prioritaire de la revitalisation de Pamiers, la Mairie doit choisir de faire un cinéma multi-salles dans le centre ville de Pamiers.


Plusieurs sites sont possibles en coeur de ville :

Le plus simple : la rénovation et l'agrandissement sur place. La Mairie achète l'actuel bâtiment, voire les bâtiments attenants dont certains sont vides. La Mairie est déjà propriétaire du parking devant le cinéma actuel et surtout de l'enclos du Portail rouge derrière celui-ci. De quoi aménager un beau cinéma !

Le plus rapide : la Mairie construit le nouveau cinéma sur le terrain du Liddl qui lui appartient mais malheureusement  la mairie veut regrouper les écoles de l'Estang et Sainte-Claire sur ce site , un projet onéreux et inutile qui n'a pas notre agrément.

Le plus amusant : retour à la case  Milliane, mais pas au milieu de l'Esplanade! La Mairie possède un terrain de 1300 mètres carrés en bord de l'esplanade, jouxtant la salle des Evangélistes, laquelle salle est à vendre. Un bel espace pour construire un cinéma avec un parking tout neuf devant, tout en respectant l'Esplanade de Milliane et ses platanes.

Le plus ambitieux et pas le moins intéressant : dans l'ancien Tribunal, 900 mètres carrés au sol sur trois niveaux, de plus attenant un terrain: une « dent creuse de 700 m2 » aménageable a l'extérieur du Carmel dite la « cour des poules ». Le Tribunal est un bâtiment sous-exploité par le Conseil Départemental qui en est le propriétaire, avec seulement quelques bureaux administratifs.

Une belle occasion de rendre ce bâtiment historique aux Appaméens pour un beau projet de valorisation du patrimoine. Et aussi une belle occasion pour le Conseil Départemental de participer, comme à Foix, à un projet culturel structurant pour Pamiers. En effet, le Conseil Départemental donne 4 millions d'euros pour faire du tribunal de Foix un Musée. Il serait bien que le Conseil départemental participe aussi au développement de Pamiers à travers son ancien Tribunal en complément du futur pôle  culturel et touristique du Carmel. Et pour beaucoup moins cher qu'a Foix!



Comme vous le voyez, ce qui manque aujourd'hui, ce ne sont pas les lieux d'implantation et des projets raisonnables.

Ce qui manque le plus aujourd'hui, c'est la volonté politique du maire et de son équipe de porter un tel projet, d'investir dans un cinéma multi-salles attractif en centre-ville, pour les Appaméens, pour la ville et sa communauté des communes.


Michel Teychenné et Bernadette Subra

Conseillers municipaux

 

Partager cet article
Repost0
11 janvier 2019 5 11 /01 /janvier /2019 14:14

 

Partager cet article
Repost0
30 décembre 2018 7 30 /12 /décembre /2018 12:39

Pamiers
ÉCRAN NOIR POUR
LE PROJET DE CINÉMA MULTIPLEX

Entrevues du Maire et de Michel Teychenné

Partager cet article
Repost0
22 décembre 2018 6 22 /12 /décembre /2018 16:40

Pamiers
CLAP DE FIN POUR
LE MULTIPLEX AU CHANDELET

Pamiers : Clap de fin pour le Multiplex au Chandelet

Le projet Cinéma Multiplex est refusé par la Commission nationale. Rien d'étonnant puisque déjà la Commission départementale s'y était opposée. Ce Multiplex était surdimensionné pour notre département, économiquement non viable. Et pour Pamiers, il sonnait la fermeture du cinéma en centre-ville malgré des promesses de circonstances.

Nous regrettons qu'aucune commission municipale n'ait été consultée sur ce projet, comme pour l'autre projet de cinéma  proposé par M. Sannac d'ailleurs. Cette fois-ci, le maire ne pourra pas s'en prendre à d'autres élus du département pour se justifier. C'est son échec personnel, son projet n'était pas sérieux. Déjà, le choix d'implantation à Milliane était impossible puisque l'Esplanade de Milliane est classée et protégée depuis 1948 ! Quant au Chandelet, c'était un choix par défaut, pour le même projet bancal et irréaliste. La Mairie a perdu deux ans avec ce Multiplex imaginaire!

Comme les élus de l'opposition, l'État aussi s'opposait à cette implantation, préférant un projet de cinéma multi-salles moderne en centre-ville, conforme aux engagements du Contrat de Ville et au projet de revitalisation urbaine. Dès le prochain conseil municipal, nous ferons des propositions concrètes pour que Pamiers ait enfin un cinéma digne de la première ville du département. Il y a urgence maintenant !

Michel Teychennné et Bernadette Subra

Partager cet article
Repost0
20 décembre 2018 4 20 /12 /décembre /2018 12:29

Pamiers - Conseil municipal du 19 déc. 2018

TROU BUDGÉTAIRE ET MAIRE VINDICATIF

Lors du conseil municipal de fin d'année, devant l'agressivité du maire envers les élus de l'opposition, et devant son incapacité à entendre nos propositions constructives ou simplement à répondre de façon sérieuse à nos questions, nous avons quitté la séance, décidés a ne plus supporter les invectives et  les comportements d'un maire autocrate qui ne respecte ni la loi ni les personnes. Ce mandat est vraiment le mandat de trop. Pamiers en paie le prix !

Michel Teychenné


PLUS

Conseil municipal : Trou budgétaire et Maire vindicatif
Conseil municipal : Trou budgétaire et Maire vindicatif
Conseil municipal : Trou budgétaire et Maire vindicatif

Hier soir, les élus ont dû voter un avenant au budget primitif 2018. En effet, ils avaient oublié 500 000 euros de charges dans la section de fonctionnement.

«Après les mauvaises habitudes, nous allons reprendre le bon chemin. Le budget était sincère mais pas exact». C'est ainsi que Gérard Legrand, l'adjoint chargé des finances a débuté le conseil municipal, hier soir. Un conseil qui se tenait en présence d'une représentante des finances publiques. «Il n'y a pas eu de choses graves, mais énormément d'erreurs», concédait André Trigano, le maire, peu après.

Au final, le conseil a oublié de compter 500 000 euros de charges dans la section fonctionnement du budget. Sommés par les services de l'État de rétablir cette erreur, les élus ont dû rééquilibrer le budget et le revoter. «Nous avons pris sur d‘autres chapitres», expliquait Gérard Legrand. L'erreur se produit depuis des années. En fait, la ville oublie de reporter les charges d'un exercice à l'autre. «En 2014, la chambre régionale des comptes avait déjà pointé ce problème, mais on a continué», a déploré Michel Teychenné.

Dans le budget 2018, il y avait aussi des erreurs d'écriture en section investissements. Juste des erreurs de case, mais elles ont dû également être corrigées.

Pour remédier à ces problèmes récurrents (il avait déjà fallu revoter le compte administratif à cause d'une mauvaise délibération), la ville cherche toujours un directeur financier. La prospection reste pour l'instant infructueuse. En attendant, les élus ont décidé de confier les finances à deux spécialistes de la communauté de communes. Ce sont eux qui ont déjà permis de remettre en ordre les finances.

Toujours sur les finances, Michel Teychenné et André Trigano ont eu un échange sur la communauté de communes. L'opposant de gauche rappelait que Pamiers, ville la plus pauvre (si on prend le revenu par habitant), payait pour les autres. «La solidarité va toujours dans le même sens», indiquait-il arguant du fait que les autres communes profitent de tous les avantages alors que leurs habitants payent moins d'impôts. Il suggérait d'associer celles qui ont les moyens aux efforts budgétaires.

«C'est vrai Pamiers paye beaucoup pour les autres villes voisines, mais du temps où nous avions la taxe professionnelle, nous avions les moyens. Nous sommes équipées comme une ville de 30 000 habitants, c‘est dommage que les autres n'en profitent pas. Les enfants de ces communes ont le droit d'avoir les mêmes avantages. Et même si c'est coûteux pour la ville, je ne le regrette pas», répondait le maire. Le sujet revenait lors du dossier concernant le conservatoire, le maire avouait alors qu'il était très difficile de «faire comprendre à Marette, Calléja et Combres» qu'il fallait participer à l'effort.

Une des oppositions claque la porte

À Pamiers, l'approche des fêtes de fin d'année et la sonnerie du Nadalet n'adoucit pas les mœurs. Loin s'en faut. Hier soir, au conseil municipal, les débats ont été particulièrement rudes, voir parfois agressifs entre le groupe Pamiers au cœur (Teychenné) et la majorité. À tel point que Bernadette Subra quittait le conseil au bout du 3e point. Le ton montait à nouveau quand Michel Teychenné demandait l'ajournement de quatre délibérations au motif qu'elles n'avaient pas été présentées en commission. Puis il quittait la séance à la suite du refus du maire de changer une délibération. Au final, il revenait, ayant oublié qu'il devait poser une question sur l'ehpad du Bariol à la fin du conseil.

Partager cet article
Repost0
30 novembre 2018 5 30 /11 /novembre /2018 12:28

Pamiers

LE MAIRE FAIT DU CINÉMA

Mise au point de Michel Teychenné :

Pour l'instant, le dossier Multiplex de Pamiers est instruit en Commission Nationale du Cinéma. Des études complémentaires ont été demandées par la CNC.  On saura fin décembre si dossier est accepté,  Il est quand même curieux que le maire de Pamiers ait enterré publiquement ce projet dans la presse avant la fin de la procédure...

En janvier, une fois la décision connue, il sera temps de tirer les leçons de ce qui s'est passé, si jamais le projet est refusé.  Quant à Foix, la Préfecture ne peut pas monopoliser la plus grande partie de l'offre culturelle du département avec la Scène Nationale, et maintenant un projet de Multiplex. Pamiers doit enfin avoir un cinéma digne de la plus grande ville de l'Ariège.



PLUS :

 

Pamiers - Le maire fait du cinéma
Pamiers - Le maire fait du cinéma
Pamiers - Le maire fait du cinéma

Le maire, André Trigano, et un de ses opposants, Michel Teychenné, réagissent à l'annonce du maire de Foix d'entamer des études sur la faisabilité d'un multiplex sur la cité comtale.

Autant dire que les déclarations de Norbert Meler ne sont pas passées inaperçues hier matin, à Pamiers. L'idée du maire de Foix de créer un multiplex sur la cité comtale (voir la Dépêche d'hier), alors que celui de Pamiers a du plomb dans l'aile, a provoqué des réactions épidermiques ancestrales. Héritées du temps où les comtes de Foix essayaient de mettre la main sur la ville des évêques.

Si certains pensaient que le maire, comme en 2014 avec l'agglo (idée d'ailleurs lancée par le même Norbert Meler), allait surfer sur la vague. Pas du tout. André Trigano a indiqué, hier, qu'il se rendrait à l'invitation du maire de Foix pour discuter du projet. «Il n'y a pas de problème, je l'écouterai. J'ai beaucoup d'estime pour le maire de Foix», a-t-il souligné.

Le maire de Pamiers reste fidèle à sa déclaration : «Jamais je n'irai à l'encontre d'un projet d'un maire. Si Foix arrive à créer un multiplex tant mieux, si cela ne se fait pas tant pis. Mais je ne bloquerai pas le projet», insiste-t-il rappelant au passage qu'un ou plusieurs maires ont fait échouer le sien en CDAC. Et André Trigano de conclure : «Ils vont faire des études. Nous cela fait quatre ans qu'on en fait. Je leur souhaite que cela aboutisse avant le bicentenaire de 1914».

Le maire refusant d'endosser le costume, Michel Teychenné, lui, n'hésite pas : «La ville préfecture ne peut pas monopoliser la plus grande partie de l'offre culturelle du département avec la scène nationale, et maintenant un projet de multiplex. Pamiers doit enfin avoir un cinéma digne de la grande ville de l'Ariège».

Néanmoins, l'opposant rappelle que «pour l'instant, le dossier multiplex de Pamiers est instruit en commission nationale. Des études complémentaires ont été demandées». La décision devrait être connue fin décembre. «Il est quand même curieux que le maire de Pamiers ait enterré publiquement ce projet dans la presse avant la fin de la procédure», tacle l'élu.

Partager cet article
Repost0
24 novembre 2018 6 24 /11 /novembre /2018 13:58
Réunion Gravières 22 novembre - Pamiers l'Insoumise - Vidéo de l'intervention de Michel Teychenné

 

La Basse-Ariège est la plus grande décharge de « déchets inertes » en milieux aquatiques de France. Tel est le triste constat de la réunion du 22 novembre.


Depuis 2009, l'extraction de granulats a explosé en Basse-Ariège, passant de 1,2 million de tonnes par an à 4,5 millions de tonnes par an. Plus de 3 millions de tonnes par an peuvent  être exportées hors du département, ce qui est normalement interdit par la loi, chaque département devant être autosuffisant en matière de granulats.

Les quatre plus importants carriers de Midi-Pyrénées tous filières de groupes internationaux  ont profité d'un « Schéma départemental des carrières » particulièrement laxiste et dérogatoire à la loi, mais voté par les élus, ainsi que de la modification des PLU des communes de Saverdun et Montaut : un joli cadeau pour surexploiter et défigurer notre territoire de la Basse-Ariège.

Plus de 900 hectares de terres agricoles sont ainsi condamnés à la destruction, ce qui signifie 19 trous d'eau dans l'avenir. Et il faudra aussi remblayer 300 hectares avec des gravats.

En effet, afin de gagner sur les deux tableaux, les carriers peuvent enfouir 14 millions de tonnes de déchets dits « inertes » – principalement des gravats de déconstruction qui sont autorisés à l'enfouissement à ce jour. Déjà la pollution apparaît, car les déchets regorgent de polluants, d'aluminium et de fer, d'hydrocarbures, etc. Ces déchets peu poreux se comportent aussi comme un mur pour la nappe, qui est ainsi détournée.

C'est ce constat qu'ont pu présenter, expliquer et commenter les trois intervenants qui se sont exprimés lors de la réunion publique de ce jeudi 22 novembre à Pamiers.

Michel Teychenné a fait l'historique du plan départemental des gravières.  Il a rappelé les autorisations dérogatoires accordées en 2009 aux carriers par le préfet , la révision du plan départemental des gravières en 2014, et le protocole  d'accord sur le contrôle des déchets enfouis dans les gravières. Ce protocole, signé par l'État, le Conseil départemental et la Chambre d'agriculture, entérine de fait le scandale écologique de l'enfouissement massif des déchets dans la nappe phréatique.

Un point très positif a été rappelé: l'interpellation du ministre de l'Environnement par le député Michel LARIVE, pour demander un moratoire sur l'enfouissement des déchets.

Henri Delrieu du Chabot, dans une présentation très pédagogique et argumentée a démontré point par point les risques, et les dégâts constatés sur la plus grande nappe phréatique de l'Ariège –notre plus grande réserve d'eau potable, loin devant les barrages et autres réserves de surface. Il a aussi rappelé les actions en justice contre les graviers, qui ont abouti notamment devant le Conseil d'État.

Jean-Louis Bertrand, président de APROVA, s'est lui attaché à présenter la problématique particulière de Saverdun et de la gravière Denjean actuellement remblayée par des déchets.

Henri Delrieu et Michel Teychenné ont pointé le faible retour économique de ces gravières pour la Basse-Ariège, tant sur le plan de l'emploi local que sur le plan de la  fiscalité locale , loin du désastre écologique que représente cette concentration d'exploitation sur notre territoire.

Dans le cadre des nouvelles responsabilités des Communautés de communes en matière d'environnement et de gestion de l'eau, il a été décidé de sensibiliser plus fortement les maires, les conseillers municipaux et les conseillers communautaires de la Communauté de communes des Portes d'Ariège Pyrénées, pour leur demander  d'agir au plus vite pour arrêter ce désastre.


    
 

Partager cet article
Repost0
20 novembre 2018 2 20 /11 /novembre /2018 15:15

Michel Teychenné :

« LA MAIRIE PÉDALE À CÔTÉ DU VÉLO... »

Michel Teychenné : « La Mairie pédale à côté du vélo... »

Dans un récent article concernant l'absence d'une piste cyclable rue Saint- Vincent et sur le Cours Rambaud, Monsieur Cotte, au nom de la Mairie, propose avec une innocence effarante aux cyclistes de « partager la route » avec les voitures, ou le trottoir avec les promeneurs ! Après les fausses pistes cyclables en peinture dessinées de-ci de-là sur les chaussées de Pamiers, la Municipalité invente la piste cyclable invisible ! Monsieur Cotte, dans l'aménagement du Cours Rambaud, vous avez oublié non seulement les cyclistes, mais aussi les promeneurs, en détruisant des arbres qui donnaient une ombre appréciée en été pour les remplacer par une mini-palmeraie un brin ridicule. 

Malheureusement, il y a pire. Dans le nouvel aménagement de l'avenue Saint-Jean, c'est le trottoir qui a été oublié : la piste cyclable en pente raide occupe tout le trottoir. Elle est dangereuse pour les cyclistes, qui se pensent en sécurité dans la descente, et pour les promeneurs qui, pour marcher, ont le choix entre la chaussée et la piste cyclable. Enfin, pour couronner le tout, l'escalier de la place Milliane débouche sur... la piste cyclable ! 


La Mairie doit enfin prendre conscience que les circulations douces, piétonnes et vélo doivent être identifiées et protégées des voitures pour pouvoir se développer. Monsieur Cotte, votre concept municipal de « partager la route » est juste bon à cacher l'incompétence collective de la municipalité en matière d'aménagement urbain, depuis des décennies. 

Michel Teychenné et Bernadette Subra
Conseillers municipaux

Michel Teychenné : « La Mairie pédale à côté du vélo... »
Partager cet article
Repost0
17 novembre 2018 6 17 /11 /novembre /2018 13:35

Pamiers
Conseil municipal du 16 novembre


LE MAIRE MIS EN MINORITE 
PAR DEUX FOIS !



Texte de la motion que j'ai défendue hier au nom de l'opposition et votée à l'unanimité du Conseil municipal moins deux abstentions :


Depuis que les familles de l'EHPAD du Bariol ont reçu un courrier de M. Viguier, directeur du CHIVA,  qualifiant d'insupportable pour les finances du CHIVA la présence d'une infirmière de nuit au Bariol, la population de Pamiers s'est mobilisée : 2024 signatures ont été recueillies dans une pétition portée par le Collectif des familles des résidents.

Il y a au Bariol 130 résidents permanents, dont environ 85 % relèvent de GIR 1 ou 2.

L'annonce de la suppression du poste d' infirmière de nuit à l'EHPAD du Bariol est une aberration au moment où la Ministre de la Santé annonce de son côté la systématisation de la présence d'une infirmière de nuit dans tous les EHPAD comme objectif du gouvernement.

Malheureusement en  France, seulement 22 % des EHPAD publics ont une infirmière  de nuit, de sorte que le retard à rattraper est important. L'EHPAD du Bariol n'est donc pas une anomalie, mais bien dans la norme des objectifs de la ministre.

Quant au projet de mutualisation d'une infirmière de nuit proposé par la direction du CHIVA à partir de janvier prochain, il est tout simplement inacceptable. Cette infirmière serait d'astreinte, elle répondrait aux appels de 5 à 6 EHPAD, soit environ 450 personnes âgées, et sur un rayon de 40 km ! Cette proposition mutualise la pénurie.

Il est temps que le Conseil municipal de Pamiers prenne une position claire sur ce dossier. Nous proposons au Conseil municipal la motion suivante avec mise au vote immédiate :

« Le Conseil municipal de Pamiers apporte son soutien entier aux familles des résidents du Bariol et demande à la direction du CHIVA le maintien du poste d'infirmier-e de nuit à l'EHPAD de Pamiers-le Bariol. Le Conseil municipal refuse le projet de mutualisation du poste d'infirmier-e qui acterait une baisse de la qualité de soins pour nos anciens dépendants et une régression grave de leur surveillance nocturne. »


PLUS :

Conseil municipal du 16 novembre : le Maire mis en minorité par deux fois !
Conseil municipal du 16 novembre : le Maire mis en minorité par deux fois !
Conseil municipal du 16 novembre : le Maire mis en minorité par deux fois !

Les élus appaméens ont décidé de soutenir les familles des résidents de l'ehpad du Bariol pour sauver le poste d'infirmier de nuit sur l'établissement.

Ils n'étaient pas d'accord sur la méthode. Mais sur le fond tous sont unanimes. Il faut conserver le poste d'infirmier de nuit à l'ehpad du Bariol. Les familles des résidents présentes, hier soir, au conseil municipal, ont pu constater l'engagement des élus pour cette cause.

En janvier dernier, le directeur du Chiva a écrit aux familles des 130 résidents pour les informer que le poste allait être supprimé pour des raisons budgétaires. Selon la loi, il n'est pas obligatoire dans les ehpad. Aussitôt, c'est la levée de boucliers. Chez les soignants mais aussi dans les familles. À la suite des recommandations de la ministre de la Santé, la direction du Chiva décide d‘une mutualisation du poste entre plusieurs ehpad. Aujourd'hui ce n'est plus le cas selon Gérard Legrand, qui siège au conseil de surveillance du Chiva. Le Chiva veut créer une unité de soins de longue durée à Saint-Jean-de-Verges. «Une demi-mesure» pour Gérard Legrand. Et selon lui, le directeur aurait promis que le poste serait maintenu tant que ce service n'a pas vu le jour.

Fidèle à sa culture, Michel Teychenné appuyé par l'autre groupe de gauche a proposé de voter une motion. Le maire, lui fidèle à une culture différente, a proposé d'écrire à la ministre de la Santé et d'aller directement la voir.

Au final, la majorité des élus présents (sauf Gérard Legrand et André Trigano) ont voté la motion. Elle demande au directeur le maintien du poste et refuse la mutualisation.

André Trigano, lui, écrira à la ministre pour l'informer de la situation et ira la voir pour plaider la cause des familles. Il a par ailleurs incité l'ensemble des conseillers à écrire à la ministre. «C'est la meilleure méthode. Une motion ne sera pas remarquée. Ils en reçoivent des milliers», a souligné le maire.

Enfin, Gérard Legrand a promis de faire tout ce qu'il pouvait pour que le poste ne soit pas supprimé.


Le retour de Gérard Bauza

La rumeur courait depuis plusieurs mois sur la ville. Son retour a été officialisé hier à la suite d'une question de Michel Teychenné. Gérard Bauza, l'ancien directeur général des services revient. Le 1er mars selon nos informations.

Michel Teychenné a accusé le maire de le faire rentrer à son cabinet et d'y avoir ainsi quatre postes alors que la taille de la ville n'en permet qu'un. «Vous lancez la campagne très tôt. Payez-le sur les fonds de campagne et pas sur ceux de la mairie», lui a-t-il lancé. Le maire a répondu qu'il ne rentrait pas au cabinet. Cabinet qui ne compte d'ailleurs qu'un seul poste. «Monsieur Bauza revient avec une mission bien précise», a-t-il indiqué.


Repères

Le chiffre : 5 000 Euros > De dépassement. Le maire voulait économiser 5 000 euros en réduisant le nombre de spectacles pour éviter un dépassement du budget de la culture. Les élus en ont décidé autrement.

Partager cet article
Repost0
16 novembre 2018 5 16 /11 /novembre /2018 11:37

 

La France Insoumise s'empare du sujet des gravières
La France Insoumise s'empare du sujet des gravières

Le groupe d'action Pamiers l'Insoumise organise une réunion publique d'information sur les gravières jeudi prochain, à 20 h 30, salle de Trémèges.

Les membres de la France insoumise sont actuellement très actifs sur Pamiers et ses environs. Ils s'emparent de thèmes comme la santé, la citoyenneté. Et maintenant ils s‘attaquent à l'environnement. Jeudi, Le LFI groupe d‘action Pamiers l'insoumise organise une réunion publique sur les gravières, à 20 h 30, à la salle Trémèges. Le ton est donné par l'intitulé de la conférence : «Gravières en basse Ariège danger !». La conférence sera animée par Henri Delrieu, de l'association le Chabot et par Jean-Louis Bertrand également du Chabot et ancien maire de Saverdun. Ainsi que Michel Teychenné, qui a travaillé sur le plan départemental. C'est l'opposant appaméen, ex-militant du parti socialiste, qui a rejoint le groupe de Pamiers de la France insoumise, qui a proposé de s'emparer de ce sujet. Hier soir, ce dernier a également demandé au président de la communauté de communes d'organiser une commission sur les gravières.

«Depuis 2009, l'extraction de granulats a explosé en basse-Ariège, passant de 1, 2 million de tonnes par an à 4, 5 millions de tonnes par an. Ce qui permet à l'Ariège d'exporter ainsi chaque année 3 millions de tonnes, notamment sur Toulouse», soulignent les insoumis.

Or la France Insoumise rappelle que la règle est que chaque département doit être autosuffisant en matière de granulats.

Mais pour les opposants aux gravières, cette politique a des conséquences sur l'environnement. «Plus de 900 hectares de terres agricoles sont ainsi condamnés à la destruction», souligne le comité.

Second problème : le remblaiement. Actuellement, les carriers remblaient les hectares de carrière avec des gravats. «Ils peuvent enfouir 14 millions de tonnes de déchets dits inertes principalement des gravats de déconstruction. Déjà la pollution apparaît car les déchets regorgement de polluants, d'aluminium et de fer, d'hydrocarbure…», dénoncent-ils. Pour le Chabot, cette politique a aussi pour conséquence de changer le cours de la nappe phréatique. ( voir encadré). Le député insoumis Michel Larive avait suite à sa rencontre avec des riverains en février demandé un moratoire sur cette pratique.

D'où l'urgence pour eux d'agir.


Denjean : réexamen du dossier

Plusieurs habitants de Saverdun ont saisi le conseil d'État pour demander l'annulation de l'autorisation d'exploitation accordée à Denjean Granulats. Ils pointent les carences de l'étude d'impact. Dans sa réponse de février, le conseil considère comme fondée la constatation des associations en observant qu'il demeure dans ce dossier des présomptions concernant la pollution de l'eau. Il indique par ailleurs que ce n'est pas parce qu'une autorisation est légale qu'elle est suffisamment restrictive. En conséquence, le rapporteur a conclu à l'annulation de l'arrêté de la cour administrative d'appel de Bordeaux qui traitait du recours, et a conclu au renvoi devant ladite cour pour un examen plus précis du dossier.

Partager cet article
Repost0