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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 11:58

lopezdeymier

Le 22 mars 2011

A MM. Hubert Lopez et Claude Deymier, maires adjoints, candidats aux Cantonales

Chers Messieurs et collègues,

Un événement politique très grave s’est déroulé  hier sur les média français.  Monsieur Copé, patron de l’UMP, et le Président de la République ont mis sur le même plan le vote PS ou Front de Gauche et le vote FN. Ils refusent le front républicain contre le FN au deuxième tour des cantonales.

Cette position de “ni-ni” est un cadeau fait aux candidats du Front National et une attaque très préoccupante de notre pacte républicain.  Vous avez reçu et accepté le soutien de l’UMP au premier tour des élections cantonales, vous avez même parlé de votre fierté d’être soutenus par l’UMP.

Je vous demande au nom des élus du Groupe de Gauche à la mairie de Pamiers, qui sont vos collègues républicains, d’exprimer de façon claire et publique votre position concernant le front républicain contre le  Front national, et votre condamnation ferme de la position de l’UMP au plan national.

Dans l’attente de votre réponse rapide, je vous prie d’agréer, chers collègues, mes sentiments républicains.

Michel Teychenné
Pour le Groupe de Gauche à la Mairie de Pamiers



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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 11:48

compresscasn2011

L’abstention historique de dimanche lors du premier tour des Cantonales est un message clair envoyé à la classe politique. Il faut l’entendre. Le résultat du FN qui talonne les candidats de l’UMP dans les deux cantons de Pamiers est inquiétant. Le soutien d’André Trigano aux candidats UMP a été sans effet. Le Front de gauche et Europe Écologie se maintiennent bien. Je salue le très bon résultat de Marie-France Vilaplana (PS), qui démontre que le renouvellement et la féminisation ont reçu le soutien des électeurs et électrices.

J’appelle les forces de gauche, les écologistes et les abstentionnistes à se rassembler dimanche prochain pour sanctionner sévèrement la politique de l’UMP et ses candidats en votant pour les candidats socialistes des cantons de Pamiers Ouest et Est.


Michel Teychenné, lundi 21 mars 2011

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 18:52

photovolt

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PAMIERS : LA CENTRALE PHOTOVOLTAÏQUE VERRA-T-ELLE ENFIN LE JOUR?

Le Préfet de l'Ariège a dit non. Les 16 hectares de terrains agricoles ne seront pas déclassés, ce qui semble compromettre gravement la pose des 36 000 panneaux solaires à l'entrée nord de la ville.

Cette centrale photovoltaïque pourrait alimenter un quart de la consommation électrique de la ville. Ce projet ambitieux, né il y a plusieurs années, avait rapidement divisé les élus. Les uns s'y engageant à corps perdu prônant le développement des énergies renouvelables, tandis que d'autres, plus frileux, émettaient quelques réserves, dénonçant une braderie des terres agricoles.

Mais en juillet dernier, lors d'un conseil municipal, la question est tranchée : « Le projet a été voté car nous avions reçu l'ensemble des avis émanant des services de l'Etat : chambre d'agriculture, direction départementale des territoires et architectes des bâtiments de France, tous étaient favorables », explique Lucien Quèbre, élu en charge du développement durable.

UN AVIS DÉFAVORABLE DU PRÉFET

Le dossier avait donc été transmis dans les mains de Jacques Billant, Préfet de l'Ariège, qui devait donner son accord préalable, indispensable à l'obtention du permis de construire. Le 11 février dernier, le verdict est tombé : l'avis est défavorable du fait de « la situation des parcelles déclarées à la Politique Agricole Commune en 2010 et de leur emplacement dans la « zone non aedificandie », la bande de 100 mètres non constructible par rapport à la voie autoroutière. »


Une décision qui ne surprend guère l'opposition : « Nous avions été les seuls à voter contre, témoigne Michel Teychenné, président du groupe de gauche. Nos inquiétudes portaient surtout sur la préservation des terres agricoles, sur la garantie de réhabilitation du site en fin d'exploitation, l'éventuelle utilisation de composants polluants et l'impact sur l'esthétique de l'entrée nord de Pamiers. »

Alors où en est aujourd'hui ce projet ? Lors de la dernière commission urbanisme de la ville, le reclassement des terres agricoles en terrain industriel (première étape indispensable à la réalisation de la centrale) semblait définitivement mis de côté.

Officiellement, le projet est donc suspendu. Mais Hubert Lopez, adjoint au maire en charge de l'urbanisme semble perplexe : « Compte tenu des éléments présentés par monsieur le Préfet, le projet ne devrait a priori pas recevoir un avis favorable de l'État. » Pour Lucien Quèbre, « pas question d'abandonner, maintenant cela se passe entre la société Enertrag, porteuse du projet et la préfecture, nous attendons le résultat définitif mais je maintiens que ces terres sont idéales pour accueillir ce parc photovoltaïque. »

Le chiffre : 16 hectares de terres agricoles. Devaient être déclassées en terrain agricole pour accueillir les 36 000 panneaux solaires.


La Dépêche du Midi, 18 mars 2011


CENTRALE PHOTOVOLTAÏQUE DE PAMIERS : LE PRÉFET DONNE RAISON AU GROUPE DE GAUCHE

Ce dossier, présenté par la société ENERTRAG, concernait 16 hectares de terres agricoles à l’entrée nord de Pamiers, sur la droite du péage, jusqu’à la voix ferrée et, au sud, la bretelle de sortie de l’autoroute vers Pamiers-Gabrielat. Soit 36 000 panneaux photovoltaïques vus de dos en arrivant à Pamiers par l’autoroute.

En conseil municipal, la Mairie a donné son accord au projet et engagé le déclassement des terres agricoles et leur reclassement en terrain industriel (même classement que la zone Gabrielat). Le Groupe de gauche a voté contre, par souci de donner la priorité au photovoltaïque en toiture, d’assurer la protection des surfaces agricoles et de respecter le Plan Local d’Urbanisme (PLU),trop souvent malmené à Pamiers.

Les réserves du Groupe de gauche sur le dossier des 36 000 panneaux photovoltaïques sont ont suivantes :

- Chiffrage « mirifique » de la société ENERTRAG, qui prétend que cette centrale produirait 25 % de la consommation électrique de Pamiers, ce qui est FAUX.

- Opération financière visant à la captation par une société privée de subventions et de tarifs subventionnés, sans aucune garantie de réhabilitation du site en fin d’exploitation.

- Utilisation de panneaux contenant des composants polluants (non conformes au standard européen recommandé).

- Massacre esthétique de l’entrée nord de Pamiers alors même que la Mairie, dans le cadre de l’OCUP, reçoit des financements pour améliorer l’attrait de cette entrée nord de ville.

L’accord de la Ville a été transmis au Préfet pour avis décisionnel. Il a rendu un avis négatif, dicté par la protection des terres agricoles dans le cadre de la PAC et par l’inconstructibilité des 100 mètres qui longent une voie autoroutière.

À la demande du Groupe de gauche, la commission Urbanisme de la Mairie du lundi 28 février 2011 a entériné l’avis du  Préfet et annulé le déclassement des terrains envisagés. Le projet est définitivement abandonné.

Une belle victoire pour le Groupe de gauche, tant sur le plan technique (analyse du dossier) que sur le plan politique.

Michel Teychenné, pour le Groupe de gauche



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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 19:17

ideo3


Le Japon est au coeur de nos préoccupations. Le courage et la dignité des Japonais dans ces moments terribles de tremblement de terre, de tsunami et maintenant de catastrophe nucléaire sont admirables. Il faut leur apporter tout notre soutien, notre aide et notre compassion.


Le risque zéro n’existe pas, mais la catastrophe nucléaire en cour au Japon est une nouvelle illustration du risque nucléaire qui menace notre planète. Au-delà des catastrophes naturelles avec leur cortège de morts et de désolation, le risque nucléaire, c’est d’abord un risque d’augmentation de la radioactivité et de contamination des populations et des territoires pour des décennies, avec les immenses problèmes sanitaires que cela génère. C’est aussi la maîtrise des rejets et leur traitement et confinement, qui poseront problème pendant des siècles. 

Cette réalité ne peut être occultée. Elle entraîne une différence fondamentale avec tous les autres risques “naturels” dévasteurs, mortifères et humainement terribles, mais dont les séquelles s’effacent malgré tout avec le temps.

Ce chèque, ce pari sur l’avenir de notre planète et de ses populations a de quoi inquiéter. Tout comme l’incapacité actuelle, en cas de contamination, de pouvoir revenir en arrière. L’absence de possibilités de décontamination, que l’on constate aujourd'hui à Tchernobyl où des populations vivent encore au milieu de zones hautement contaminées, pose l’urgence de modifier en profondeur nos stratégies énergétiques au profit d’énergies renouvelables et non polluantes.

Au-delà de ce que constat dicté par le simple bon sens, je m’étonne que nos dirigeants, qui se répandent en commentaires dans les médias depuis quelques jours, n’évoquent essentiellement que des scénarios du type panne ou catastrophe naturelle, tremblement de Terre et tsunami (Japon), erreur humaine (Three Miles Island USA) ou vieillissement des installations (Tchernobyl). Pratiquement personne ne parle de ce qui est à mon sens, aujourd’hui, le risque majeur : le risque terroriste.

Quand des commandos-suicide s’emparent d’avions comme armes de destruction massive, comment peut-on imaginer que ces mêmes groupes ne songent pas à prendre le contrôle d’une centrale nucléaire et à la faire sauter? Eux, ou d’autres de leur genre. Sans tomber dans le catastrophisme, le risque terroriste me semble plus grand et plus réel que celui d’un séisme de magnitude 8 en France... Pourquoi ce silence dans les médias? Pourquoi ce silence chez nos dirigeants ? Sommes-nous vraiment préparés à ce scénario catastrophe?

Voilà aujourd’hui la simple question que je me pose en simple citoyen responsable, mais inquiet.

Avant de survenir, les attentats du World Trade Center relevaient d’un mauvais scénario de série B. Personne ne croyait qu’une telle chose pouvait se produire. Le monde est resté interloqué le 11 septembre 2001.

Je souhaite profondément que le scénario terroriste, appliqué au nucléaire, ne reste qu’une mauvaise idée pour série B.

Michel Teychenné

 

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 13:31

marche3


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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 15:23

cartongo


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Suite à notre article sur le projet de création d’un pôle d’enseignement artistique, le maire André Trigano réagit : « (...) Très à l’étroit dans les locaux de la place du Mercadal, l’école (de musique, ndlr) fonctionne dans des conditions difficiles et est obligée de décentraliser ses activités dans des salles municipales et une école primaire pour pouvoir fonctionner. Le projet, après avoir été revu à la baisse, porte sur l’aménagement de locaux (salles de classes) d’une superficie de 1 400 m2 (1 900 m2 étaient prévus au départ) dans l’ancien hôpital et sur la création d’une partie neuve qui abritera la salle de répétition des orchestres et des auditions. (...) Le projet actuel ne prévoit donc pas la création de nouvelles disciplines. Il n’est pas question d’embaucher du personnel nouveau et de ce fait de créer des charges de fonctionnement supplémentaires. Ces salles d’atelier seront également mises à disposition des associations culturelles, et notamment de la MJC avec qui la Ville travaille en étroit partenariat (...)».   Suite à notre réaction aux annonces de Roger Ribaute et Jean-Louis Goudy sur le futur Pôle Culturel, le Maire de Pamiers a été obligé de recadrer publiquement son « adjoint » et son directeur de la Culture, comme vous pouvez le lire ci-contre. Le Groupe de Gauche s’inquiète de la gouvernance à la Mairie de Pamiers, où chaque adjoint se prend pour le Maire. Quelques jours auparavant, l’adjoint à l’Environnement annonçait un écoquartier pour Pamiers à grand renfort de presse, au grand effarement des élus présents qui n’avaient jamais entendu parler de ce « projet »! Aujourd’hui chaque adjoint tire la couverture à lui et veut marquer son « passage » aux affaires municipales avec son projet « bien à lui » : une drôle de façon de concevoir l’intérêt général et un projet global pour la Ville de Pamiers et ses habitants.

Michel Teychenné pour le Groupe de gauche

 

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 15:30

recidive3


Après ses relations tumultueuses avec l’ancienne adjointe à la Culture, Roger Ribaute envoie le Maire sur les roses.


Roger Ribaute, adjoint au Patrimoine, et Jean-Louis Goudy, directeur de l’École de Musique, ont présenté à la presse le futur Pôle Artistique de Pamiers. Visiblement, celui-ci ne respecte pas les choix du Maire de Pamiers qui, dans La Dépêche du 27 juillet 2010, annonçait que seul le déménagement de l’École de Musique se ferait, par manque de moyens financiers. À l’époque, nous avions salué la sage et lucide décision du Maire. Messieurs Ribaute et Goudy n’en ont cure, et persistent dans leur projet pharamineux de municipaliser l’enseignement de la danse, du théâtre et des arts plastiques avec l’embauche de nombreux professeurs municipaux.

Ce projet de 1,7 million d’euros, dont la Mairie ne connaît toujours pas les partenaires financiers, est un montage financier aberrant pour la Ville de Pamiers. La moitié des élèves de l’École de Musique viennent de la Communauté des Communes de Pamiers. Il en sera de même pour la danse, le théâtre ou les arts plastiques. Ces élèves payent le double de ce que paient ceux issus de Pamiers même, mais cela ne permet pas de combler le déficit puisque chaque élève de l’École de Musique, une fois qu’il a payé ses frais de cours et d’inscription, coûte encore entre 1 500 et 1 600 euros par an au budget de la ville. Soit 600 000 euros par an pour le seul fonctionnement, payés par Pamiers pour tous les élèves, d’où qu’ils viennent.

L’École de Musique et le Pôle Artistique sont des équipements d’intérêt communautaire. Ils devraient être financés par la Communauté des Communes, ce qui permettrait d’alléger les charges du budget de Pamiers, déjà trop endettée. Mais ce serait aussi une mesure d’égalité et d’accès à la culture, au même prix pour tous les habitants de la Communauté de Pamiers. Une vraie mesure de justice sociale et fiscale.

Aujourd’hui, le budget de l’École de Musique et du futur Pôle est injuste pour les Appaméens, mais aussi pour les habitants de la Communauté des Communes de Pamiers.  Bravo, Messieurs de la Majorité!

Pour le Groupe de gauche à la Mairie de Pamiers,

Michel Teychenné

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 15:53

calendes3


Pamiers a de très mauvaises statistiques en matière de logement.
1 350 logements vacants sur la commune d’après une étude de la CCPP, soit 500 de plus en 10 ans. Soit un logement sur 10 : c’est énorme! Un niveau de logements insalubres mais habités, préoccupant et très élevé, un centre ancien qui se délabre, socialement et esthétiquement, un commerce de centre-ville qui souffre de cette situation, et des problèmes récurrents de délinquance.

Face à cette situation, on pourrait penser que toute l’énergie et les priorités de la Mairie se concentreraient sur cette situation pour trouver des solutions, mais NON !

La Mairie préfère faire des coups de communication et brouiller les cartes : un projet d’écoquartier, un nouveau quartier alliant hébergements, bureaux, commerces et au moins 300 logements, cela fait moderne, écologique! C’est la dernière idée de l’adjoint au développement durable.

Que Pamiers n’ait plus de Plan Local d’Urbanisme – l’actuel a été abrogé, et le nouveau ne sera pas voté et opérationnel avant 2013 – est pour M. Quèbre un détail. 

Qu’un écoquartier doive, idéalement, développer l’utilisation des transports en commun mais qu’il n’y ait pas de réseaux de transports en commun dans l’Appaméen est pour M. Quèbre un détail.

Que Pamiers, ville très endettée, doive choisir ses priorités d’investissement est également un détail pour M. Quèbre, tout comme le fait que la création de 300 nouveaux logements et de nombreux commerces ne ferait qu’amplifier l’exode du centre-ville et aggraver la situation actuelle.

L’attitude de la Mairie de Pamiers porte un nom, le « green washing », autrement dit l’art de se faire « mousser » en parlant d’ écologie et développement durable sans changer ses mauvaises habitudes et sans comprendre que le développement durable en doit pas être un « gadget », mais bien la base et la grille de lecture de toute décision municipale, notamment à travers l’Agenda 21. 

Faire de Pamiers une écoville est un projet ambitieux sur lequel nous devrions tous travailler. Faire un écoquartier, c’est la politique du pâté d’alouette... Un cheval de problèmes non réglés, une alouette écolo bobo.

MICHEL TEYCHENNÉ


calendes4

On le sait, la Ville de Pamiers est engagée dans le développement durable et tend à renforcer son Agenda 21 un peu plus chaque année. La semaine passée, Gérard Poujade, président du réseau national des ARPE (agences régionales pour l'environnement) est venu soulever le débat au sein des élus de Pamiers et des communes alentours, à propos des écoquartiers.
A l'heure où la municipalité entreprend une réfection importante des logements en centre-ville, la création d'un tel espace d'habitation est-il envisageable? Et si oui, quel quartier deviendrait le bon élève de Pamiers, voire du département, en matière de développement durable?

Si aucun projet n'est encore lancé, la venue de Gérard Poujade a eu le mérite de faire avancer la réflexion au sein des acteurs locaux de l'urbanisme et de l'environnement. Membres de la majorité comme de l'opposition s'accordent à dire qu'un écoquartier est un label, et que pour répondre aux critères permettant d'y avoir accès, tout, ou presque, reste à faire.

Alors faut-il déjà rêver à un habitat innovant, comme dans nombre de grandes métropoles européennes mais également de plus petites communes, telles qu'au Séquestre, dans le Tarn (2.000 habitants), dont Gérard Poujade est maire? Sur ce point, les divergences apparaissent: du côté de la majorité, on prend les devants, alors que pour l'opposition, d'autres problématiques ayant trait à l'habitat doivent passer en premier.

Michel Teychenné, président du groupe d'opposition au conseil municipal :

Comme l'a bien précisé Gérard Poujade, il existe des critères très précis pour bâtir un écoquartier. Il doit s'agir d'un quartier neuf, doté d'au moins 300 logements. Autant dire que sur ce point Pamiers n'a ni les moyens financiers, ni même la place. Concernant la communauté des communes, en charge de la rénovation de la rue Gabriel-Péri, c'est la même chose: elle n'a absolument pas les moyens de financer un tel projet. Elle a fait, par exemple, l'acquisition de six ou sept maisons dans la rue en question: on est donc très loin des 300 logements exigés! La Ville doit bien plutôt réfléchir à quel type de rénovation elle peut appliquer au centre-ville, en terme écologique, quelles sont les énergies les plus adaptées par exemple. Car même s'il est impossible de créer un écoquartier à Pamiers, on peut tout à fait réaliser une rénovation performante. ceci dit, pour moi, ce type de projet est surtout dans l'air du temps et la réunion qui s'est tenu à ce sujet, même si elle a pu donner quelques idées aux élus, était surtout un moyen de communiquer sur ces questions, plus que véritablement une preuve de l'implication de Pamiers dans ces problématiques.

Lucien Quebre, maire adjoint à l'environnement :

La création d'un écoquartier à Pamiers est tout à fait envisageable. En revanche, cela ne se fera pas en un mandat. Tout d'abord, il faut avoir du foncier et du terrain libre, car l'écoquartier ne se réalisera pas sur de l'ancien, en effet. On peut très bien l'imaginer aux abords de la ville. En outre, dans un tel projet, la composante «transports» est cruciale. La notion de proximité est très importante, et on ne pourra créer un écoquartier que si un réseau de transports collectifs est mis en place pour le relier au centre-ville.

La municipalité n'a pas un budget à consacrer à un tel projet actuellement, mais il existe d'autres moyens de financement, à étudier. Dans tous les cas, il ne faut pas être pressé. En revanche, si la ville tient à se projet, elle devra l'inscrire dans son plan local d'urbanisme (PLU). La révision de celui-ci est prévue pour fin 2012-début 2013 et il faudra qu'il dédie une ou deux zones en périphérie pour cette éventuelle réalisation.

Un écoquartier peut-être vu comme un préalable pour repenser la ville, l'aérer, couper des coins de rue. Mais il n'est pas une fin en soi.

La Dépêche du Midi,1er mars 2011 

 

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 11:28

devdurablecom

 

Les 80 hectares de Cailloup doivent-ils être labelisés bio?  Ce débat est amusant et significatif. Monsieur Quèbre a fait voter en Conseil Municipal la suppression de la taxe foncière pour les exploitants bio de Pamiers. Malheureusement : du vent, une opération de communication, puisqu’il n’y a aucun agriculteur concerné sur la commune!
 
A Cailloup, la Mairie, qui paye la taxe foncière pour les 80 hectares dont elle est propriétaire ne veut pas la labélisation en bio. C’est une fois de plus “faites ce que je dis,pas ce que je fais”.
La Mairie sombre dans le ridicule : après le zéro phyto qui ne concerne pas les cimetières et les stades, et la cantine bio qui s’approvisionne avec des produits très souvent importés d’Europe du Nord au bilan carbone éloquent, voilà que Lucien Quèbre, adjoint au Développement durable, invente le bio pas bio!
 
Il est dommage qu’à Pamiers, la majorité de droite considère le développement durable seulement comme  un support marketing, une opération de communication dans l’air du temps. L’exemple de l’Agenda 21 présenté en Conseil Municipal il y a quelques semaines est navrant :  une série de voeux pieux, vides d’actions, sans engagement chiffré, alors que les associations et participants aux commissions ont fait des propositions intéressantes. Pas de débats lors du compte rendu en assemblée générale, et pas de débats non plus en Conseil Municipal.  La démocratie participative n’est pas du goût du maire et de son adjoint. Il préfère  un simple affichage marketing. L’Agenda 21 devrait être le document de référence de la politique municipale, qui structurerait, orienterait les actions de la Mairie. Avec cette majorité, il est devenu un “gadget vert” au service de la communication municipale.
 
Michel Teychenné


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PAMIERS / L'AVENIR DE CAILLOUP SERA-T-IL BIO?

L'avenir des cultures de Cailloup passera-t-il par le bio? Rien n'est moins sûr, au regard de la réticence de plusieurs élus. Pourtant, d'aucuns défendent la nécessité d'une agriculture labelisée.

Des cocos, des vergers, de la luzerne, de l'orge et du tournesol. Voici les cultures que l'on trouve aujourd'hui sur le site de Cailloup et qui représentent 30 hectares. Des «cultures raisonnables», selon Lucien Quebre, adjoint au développement durable et à l'environnement à la Ville.

«Raisonnable»: un terme qui pour lui signifie «sans engrais ni pesticide». «On peut dire que toute la partie basse de Cailloup est bio», conclue-t-il. Point sur lequel il est rejoint par Louis Claeys, grand maître de la confrérie du coco de Pamiers: «Nous n'utilisons aucun produit chimique pour nos cultures. Autrement dit, c'est bio.» Seulement voilà, Françoise Matricon, élue Vert à la mairie, exige des garanties: «Il faut que ce soit contrôlé en permanence. Soit c'est bio, soit c'est pas bio», tranche-t-elle. Pour l'élue, l'absence de producteurs bio sur Pamiers entre directement en contradiction avec les efforts faits par la municipalité pour amener un autre mode de consommation dans les écoles: « Il y a des menus intégralement bios à la cantine de Las Parets. Mais les produits utilisés pour les confectionner viennent d'Agen! On aurait vraiment besoin d'agriculteurs installés en culture biologique».

Louis Claeys objecte que «Cailloup ne sera jamais un site de grande production agricole», et en cela rejoint Lucien Quebre: «L'objectif n'est pas de faire du commerce. Cailloup est surtout réservé aux diverses manifestations organisées par la ville.»Pour eux donc, la question de la labellisation bio «ne se pose pas», simplement parce que le site ne s'y prête pas. Mais également parce qu'obtenir une certification bio ne se fait pas si facilement. «Cela implique une démarche de longue haleine, et je ne suis pas du tout disposé à ces contraintes pour l'instant», déclare Lucien Quebre.

Pour l'heure, élus et associations se concentrent bien plutôt sur la future vigne qui devrait voir le jour sur les côteaux de Cailloup.Sous l'impulsion de Louis Claeys et ses accolytes, le projet avance, et la vigne devrait être gérée par Philippe Babin, viticulteur installé à Vira. «La Ville vient de faire défricher deux hectares pour planter 8000m2 de vigne», détaille Lucien Quebre. Là encore, elle devrait être cultivée sans engrais chimique ni pesticide. Restera au consommateur à estimer si le vin produit est bio ou non...

cailloup

Le bio, c'est quoi?


Pour être certifiée biologique, une culture doit se passer de tout produit chimique de synthèse. En revanche, il existe des engrais bio, autorisés. En outre, le mode de production doit respecter les ressources naturelles et la biodiversité du milieu.

Côté signalétique, pour les consommateurs, le nouveau label européen permet d'identifier facilement les produits bios. Il est néanmoins controversé, car répond à un cahier des charges moins exigeant que d'autres labels, comme le français «AB».

La Dépêche du Midi / 14 février 2011

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 17:17

exemplarite


MAM est empêtrée dans des explications de plus en plus confuses sur ses vacances en Tunisie, Fillon mélange les genres entre voyage officiel et vacances chez Moubarak, Sarkozy demande en Conseil des ministres de « privilégier les vacances en France » , la « transparence », d’éviter « ce qui peut choquer les Français ». Il oublie bien vite qu’il a commencé son quinquennat sur le yacht du multimillionnaire Bolloré en Méditerranée, après une soirée au friqué Fouquet’s... En politique, les symboles sont tenaces, et la forme est significative du fond.


La Gauche a raison de critiquer vertement ces comportements, mais elle ne doit pas oublier qu’elle-même n’a pas toujours été irréprochable. Lionel Jospin, dans sa carrière politique et comme Premier Ministre, eut un comportement exemplaire, vigilant vis-à-vis de ses ministres. Ne l’oublions pas, nous lui devons d'avoir rétabli notre crédibilité collective après certaines dérives du début des années 1990.


Les citoyens n’en peuvent plus de voir le décalage qui existe entre leurs dirigeants et la « vraie vie ». Le discours politique n’est plus crédible si le citoyen n’a plus confiance dans ses élus . Le « faites ce que je dis, pas ce que je fais » est la porte ouverte aux extrêmes. C’est le terreau de l’abstention.

Il en va de même dans nos villes et départements. Un sondage récent paru dans Le Monde montre la perte de confiance de la population dans ses élus locaux. Le baromètre annuel du très sérieux CEVIPOV montre clairement que les élus locaux, en première ligne face à la crise et pourtant proches de la réalité et des préoccupations des habitants, subissent une forte baisse de confiance. Seuls les maires continuent d’afficher un capital confiance positif avec 52 %, mais chutent de 13 points par rapport à 2009. Les conseillers généraux chutent de 11 points à 43 % et les conseillers régionaux de 11 points également, à 42 %.


En tant qu’élus, nous avons tous notre part de responsabilité et d’exemplarité à assumer. C’est dans ce sens que mes collèges de l’opposition au Conseil Municipal de Pamiers et moi-même avons stigmatisé l’augmentation de l’enveloppe des « indemnités des élus » que s’est votée la Droite à Noël à Pamiers. Au-delà de la somme en cause, qui aurait pu être utilisée plus utilement ailleurs, cela démontre qu’ils n’ont rien compris, rien appris, et mettent en pratique le « faites ce que je dis, pas ce que je fais ».


Le capital de confiance des élus est la clé de la participation citoyenne aux élections, de la mobilisation à quelques semaines des élections cantonales. Le spectacle des vacances ministérielles, entre autres, ne sert pas la démocratie en général et illustre en particulier le « tous pourris », venin cher à Marine Le Pen. Un cadeau de plus de ce gouvernement au Front National!


Michel Teychenné


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