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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 12:09

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La Dépêche du Midi / 15 décembre 2010


ariegenews 14

Entre des jugements de violences conjugales, d’escroquerie ou d’accident de la route, c’est une audience un peu particulière qui a eu lieu cet après-midi au Tribunal correctionnel de Foix.

Pour une affaire qui remonte en fait à la constitution des listes pour les élections Régionales de mars dernier...

En février, Augustin Bonrepaux (président du Conseil général de l’Ariège) porte plainte (en tant que particulier) pour diffamation contre Michel Teychenné (ancien député européen et chef de file du groupe de gauche à Pamiers).

Augustin Bonrepaux n’apprécie alors pas beaucoup les propos tenus par Michel Teychenné par voie de presse, ce dernier lui faisant porter le chapeau de son éviction de la liste socialiste en raison de son «homophobie»

Mais pour avoir le récapitulatif précis des faits, il faut se plonger dans les rouages électoraux de l’appareil socialiste.

Et c’est Michel Teychenné qui s’en est chargé à la barre, avant de laisser la place aux avocats.

En rappelant d’abord le processus de candidature. Et comment la sienne aurait été bloquée par une manœuvre de la fédération socialiste de l'Ariège, malgré son rétablissement par la convention nationale. Tout cela, selon lui, avec intervention du président du Conseil Général.

En passant par la phrase qui aurait été prononcée par Emile Franco, «ce qui nous pose problème, c’est ta vie privée»

Puis par ses prises de position sur un dossier d’adoption par un couple gay (bloqué par le département).

Pour arriver enfin à ses interrogations publiques, concernant les raisons de son éviction de la liste aux régionales...

«Tout cela est du pur mensonge !» s’exclame Régis Degioanni, avocat de Mr Bonrepaux arrivé à la barre et qui renchérit, «ce dossier se trouve plus généralement au niveau de la morale.

Avec une instrumentalisation de la cause homosexuelle pour une cause personnelle.

L’Ariège, il n’en a que faire! Ce qui l’intéresse, c’est lui et sa carrière !»

Pour arriver là aussi à un rappel des faits, mais à une tout autre sauce.

Comment en novembre 2009, la commission désigne Emile Franco candidat. Comment le Conseil fédéral valide la décision.

Puis comment une commission nationale, «par un tour de passe-passe», raye Emile Franco et le remplace par Michel Teychenné, grâce à ses «nombreux contacts au niveau national».

Pour expliquer enfin, comment Augustin Bonrepaux ne participe pas à la composition des listes.

Le comportement de l’ancien député européen serait alors «une manœuvre politicienne», «de la malhonnêteté intellectuelle», «de la mauvaise foi»...

Les accusations fusent.

Et devant un Michel Teychenné bouillant sur sa chaise, son avocat Emmanuel Tordjman prend enfin la parole avec tout autant d’inspiration, fonçant sur l’argument de la «liberté d’expression»

Et en justifiant pourquoi il demande la nullité de la citation, qui n’explicite pas précisément les passages incriminés, «dans les 23 citations du dossier, seulement 5 correspondent à des propos fidèlement tenus par Michel Teychenné»

Qu’est ce qui est de l’ordre de la «surinterprétation» du journaliste? Sur quoi se base-t-on quand on analyse les «propos» de Michel Teychenné?

«On ne peut pas être condamné sur des propos généraux, mais sur des citations précises» martèle l’avocat.

Alors Michel Teychenné a t-il simplement «supputé», s’est-il simplement «interrogé», ou a-t-il «accusé» clairement le chef de file du département d’homophobie?

Ce sera sans doute la clef du jugement.

Dans une affaire pour le moins atypique où l’on est en droit de se demander, comme l’a d’ailleurs fait un des avocats, si «une juridiction correctionnelle est le lieu adéquat pour déballer le linge sale du Parti Socialiste ariégeois»

L’affaire a été mise en délibéré pour le 4 janvier 2011.

Ariège New / 15 décembre 2010

 

POUR RAPPEL, L'ARTICLE PARU DANS LIBÉRATION, ÉDITION NATIONALE, EN FÉVRIER 2010 :

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Il y a quelques années, il valait mieux cacher son homosexualité quand on désirait adopter un enfant. La justice vient de rappeler que l’orientation sexuelle ne peut pas, par principe, être un obstacle. Cette fois, elle l’a signifié à un homme de gauche : le président socialiste du conseil général de l’Ariège. Augustin Bonrepaux avait invoqué le «principe de précaution» pour refuser l’agrément à un candidat à l’adoption, en couple avec un homme depuis vingt ans.

«Carte sur table». Il y a cinq ans, Pierre, la quarantaine, entame une démarche d’adoption. C’est une décision mûrie à deux, avec son compagnon. Pierre s’engage à titre individuel, comme la loi l’y autorise (l’adoption à deux est réservée aux hétérosexuels mariés). Mais le couple veut une démarche de «transparence». «On a joué franc jeu, mis carte sur table», dit Pierre. Le psychologue et l’assistante sociale chargés de leur évaluation prennent en compte leur vie de couple. Tous deux rendent un avis «favorable». «L’homosexualité du couple parental sera une différence supplémentaire pour l’enfant. Le fait que le requérant ait fait sa demande dans la clarté de sa situation nous permet de penser qu’il saura répondre aux questions de l’enfant en toute honnêteté et simplicité, facteur important pour sa construction psychique», constate l’assistante sociale. Le psychologue se montre attentif à un projet d’adoption qui «apparaît réfléchi [...] ; il ne s’agit pas, par exemple, d’une revendication», et apprécie que le couple «montre des capacités d’invention et d’adaptation». Augustin Bonrepaux n’a pas été convaincu. Il craint que l’enfant ne grandisse dans «un milieu familial indifférencié, sans repères quant au rôle de chaque membre du foyer» et s’abrite derrière «le principe de précaution». Le tribunal administratif de Toulouse a balayé ses réticences. Il a annulé le refus de l’élu fondé sur une «inexacte application» du droit. Désormais, Pierre devrait pouvoir obtenir son agrément.

«Modification». L’affaire, que Pierre et son compagnon ne voulaient pas médiatiser, fait d’autant plus mauvais effet qu’il implique une personnalité politique de gauche, alors que le PS s’est déclaré officiellement favorable à l’homoparentalité. «La société est prête à accepter que des couples homosexuels adoptent des enfants. La loi doit être modifiée», déclarait à l’automne le député socialiste Patrick Bloche.La dernière histoire, devenue emblématique des droits des homos, se passait dans le Jura, présidé par un élu de droite, qui avait refusé l’agrément à Emmanuelle B., une lesbienne, à cause de son orientation sexuelle.

Cela avait valu une condamnation de la France pour discrimination à la Cour européenne des droits de l’homme.Les juges avaient estimé que la candidate avait fait l’objet «d’une différence de traitement» basée sur sa sexualité. Selon eux, la France avait porté «atteinte au droit de mener une vie privée et familiale».

Le 10 novembre, le tribunal administratif de Besançon avait rappelé le conseil général du Jura à l’ordre en l’enjoignant d’accorder son agrément à Emmanuelle B. dans les quinze jours sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Une manière de décourager les élus hostiles à l’homoparentalité. Emmanuelle B., en couple depuis vingt ans et qui s’est battue pendant dix ans pour avoir le droit d’adopter, a finalement obtenu son agrément le 20 novembre.

LIBÉRATION (Charlotte Rotman) --- LE 3 FÉVRIER 2010

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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 15:42

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interdictiondepeche

 

Réaction. Après l’interdiction faite par le curé de Pamiers de laisser chanter « Un choeur pour le Téléthon » au sein de l’église Notre-Dame-du-Camp, Michel Teychenné, au nom du Groupe de Gauche au conseil municipal, a manifesté son soutien aux bénévoles de l’Appaméthon et a qualifié d’« inadmissible que l’Eglise du Camp leur soit interdite ». Il a poursuivi en déclarant : « C'est un bien municipal, entretenu par les impôts des Appaméens. Nous allons saisir le Maire André Trigano pour que nous fassions pression, ensemble, afin que la chorale du Téléthon puisse être accueillie à l'Eglise du Camp ou à la Cathédrale l’année prochaine. (...) Cette affaire n'est pas du registre de l'humoristique, à la "Pépone et Don Camillo". Au contraire, elle est grave, elle concerne les valeurs de notre République, la Liberté et la Laïcité d'abord.  De plus, derrière le débat sur la recherche scientifique sur les cellules d'embryons, c'est malheureusement le droit à l'avortement qui est visé, régulièrement remis en cause par des intégrismes divers.  Ce n'est donc pas une affaire anodine : elle nécessite une réprobation claire et unanime du Conseil Municipal. »

 AUTRE ARTICLE DE LA DÉPÊCHE SUR LE SUJET : CLIQUEZ SUR LE LIEN CI-DESSOUS.

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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 15:00

finrecre

Dans le Journal du Dimanche, Martine Aubry rappelle que c'est le programme qui prime, que le travail n'est pas terminé, et que le calendrier voté par le Parti s'impose à tous, y compris à elle-même. En rappelant que "la patience ne pousse pas dans tous les jardins", elle rappelle aux Socialistes les leçons de Mitterrand : "Il faut savoir donner du temps au temps " Et ne pas tomber dans le piège tendu par Sarkozy, qui veut nous pousser à rntrer en campagne électorale pour fuir ses responsabilités de Président, pour endosser les habits de candidat.

ARTICLE DU JDD : CLIQUEZ SUR LE LIEN CI-DESSOUS.

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PLUS :

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La Dépêche du Midi - Samedi 4 décembre 2010


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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 16:57

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Depuis 2002 , nous attendions que le PS se mette au travail et prépare un programme ambitieux et réaliste. Nous sommes en train de le faire, ce travail n'est pas achevé. Nous avons arrêté un calendrier pour les primaires, avec dépôts des candidatures en juin 2011 et vote en septembre. N pas respecter cela c’est, une fois de plus, prendre en otage le travail collectif pour des logiques personnelles, mais c’est aussi se tirer une balle dans le pied. Les Français, les militants, sont lassés de nos querelles picrocholines d'égos, d'ambitions et de stratégies à cinq bandes. Les Français ne veulent pas de cinq ans de plus avec Sarkozy et sa "bande".


Notre responsabilité collective est immense, face à l'attente des Françaises et des Français, mais aussi au niveau international où l'image de la France s'est gravement détériorée.

Toute candidature aux primaires est légitime, en temps et en heure. Ouvrir la phase des primaires par des candidatures « sauvages » aujourd'hui, c'est zapper le projet du PS, c'est perdre les huit mois de travail collectif à venir, jusqu'en juin 2011, pour huit mois de petites phrases et de « cadeaux à la presse qui n'attend que cela ». C'est donner un spectacle de division artificielle et égocentrique indigne des enjeux et des attentes des Françaises et des Français.

Michel Teychenné
Membre du Conseil national du PS


logoafp


Primaires PS :
Peillon appuie DSK, "une chance pour la France"


PARIS — L'eurodéputé PS Vincent Peillon a estimé dimanche que Dominique Strauss-Kahn est "une chance pour les socialistes comme pour la France", et fustigé "l'irresponsabilité" de ceux qui le pressent de démissionner du Fonds monétaire international (FMI) pour s'engager.

Interrogé par Radio J sur une éventuelle candidature du directeur général du FMI aux primaires socialistes, l'ancien lieutenant de Ségolène Royal a affirmé: "Je pense qu'il est une chance pour les socialistes comme pour la France". "Nous avons quelqu'un de crédible, quelqu'un dont il semblerait que les uns et les autres, en tous cas une grande majorité aujourd'hui, espèrent qu'il revienne", a-t-il fait valoir, alors que les sondages portent DSK au pinacle.

Mais M. Peillon a aussi souhaité que soit laissé à M. Strauss-Kahn le temps d'accomplir son travail au FMI.

"Je suis effrayé par l'irresponsabilité d'un certain nombre de gens qui ne mesurent pas, étant donné la gravité de la crise, la responsabilité qui est la sienne et qui tout occupés à leurs petites joutes germano-pratines entre la rue de Solférino et l'Assemblée nationale, voudraient qu'ils démissionnent pour annoncer une primaire qu'ils feraient avec Manuel Valls et Arnaud Montebourg!", a-t-il lancé.

"On est quand même dans un monde de schtroumpfs! (...) Ca veut dire que ça n'est pas sérieux", a-t-il affirmé, saluant en DSK "quelqu'un qui se collette jour après jour (avec) une crise internationale profonde, qui essaie de transformer le FMI".

Pour M. Peillon, si DSK "est capable" d'amener ce pays "à se rendre compte des réalités", "avec évidemment un engagement à gauche qui a toujours été le sien et à proposer des solutions", ce sera "bien accueilli en France et ce n'est pas aux socialistes de commencer à lui mettre des peaux de banane".

Selon lui, il y a "des gens qui s'occupent des vrais problèmes" et d'autres "qui s'occupent essentiellement d'eux mêmes".

Ces "bisbilles", "querelles d'ego" ou "de calendrier", "il faut que cela cesse", a-t-il intimé. C'est non "seulement stupide" mais "assez indécent dans la période actuelle". "Nous nous tirons une balle dans le pied".

Le calendrier des primaires (dépôt des candidatures en juin 2011, scrutin en octobre-novembre) "est le bon et ne peut être changé qu'à l'unanimité", a encore dit l'eurodéputé. "Ce serait tomber dans un piège grossier que de vouloir l'accélérer".

© 2010 AFP

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 16:54

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verdictgazette


Le Tribunal correctionnel de Foix, qui avait mis en délibéré son jugement dans l’affaire qui opposait Michel Teychenné et trois autres militants du Parti socialiste, l’a rendu le vendredi 19 novembre. Après une audience où les avocats s’étaient renvoyé la balle dans le jeu du « c’est pas moi, c’est lui qui a commencé », le Tribunal a reconnu à Michel Teychenné son statut de victime en condamnant ses agresseurs à trois mois de prison avec sursis, un an de mise à l’épreuve, interdiction de l’approcher, et paiement des frais de justice et d’une provision de 2 400 euros. Un jugement accueilli avec satisfaction par Michel Teychenné qui l’a aussitôt replacé dans un contexte politique. Rappelons que la bagarre avait éclaté le 20 mai au sortir d’une réunion de la section appaméenne du PS, et que la photo du visage tuméfié de l’ancien député européen était vite sortie des réseaux sociaux pour figurer dans la presse et déclencher une avalanche de réactions.


Cela, quelques semaines à peine après une campagne aux régionales fatricide, où Michel Teychenné et Emile Franco s’étaient affrontés pour la troisième place. Michel Teychenné, s’estimant lésé, avait porté l’affaire devant le Bureau national du PS qui, bien qu’allant dans son sens, n’aboutissait pas à le placer sur liste.

A partir de là, les relations se sont tendues entre l’ancien député européen et la Fédération, et se déroulent depuis tant sur la scène judiciaire (en sus de l’agression du 20 mai, il y a l’affaire de la diffamation dont s’estime victime Augustin Bonrepaux de la part de Michel Teychenné, qui sera jugée le 14 décembre) qu’ à la Commission nationale des conflits du PS, saisie de toutes parts.
La tension est telle qu’au lendemain de la « baston » du 20 mai, le premier fédéral, Marc Carballido, encore sous le coup d’une campagne mouvementée, relevait que la bagarre avait eu lieu sur la voix publique en dehors du cadre socialiste, et que c’était une affaire privée. Mais Michel Teychenné ne l’entendait pas de cette oreille et s'obstinait à faire de cette agression un règlement de compte politique en demandant illico l'exclusion des trois hommes.

« Mes agresseurs m’auraient jamais dû avoir la carte du PS. (…) Ceux qui les ont fait venir à la section de Pamiers ont une responsabilité morale dans cette affaire. Depuis six mois que dure cette procédure, ces Messieurs tiennent le haut du pavé à la section socialiste de Pamiers et à la Fédération, ce qui fait régner un climat très pénible, très malsain. Je regrette que les responsables de la Fédération PS, Marc Carballido, Jean-Christophe Bonrepaux et Kamel Chibli, n'aient toujours pas demandé au Bureau National du PS des sanctions contre ces individus et n'aient pas voulu prendre des mesures destinées à les éloigner de la section de Pamiers pendant la procédure, comme je l'ai plusieurs fois demandé », déclarait aux médias Michel Teychenné à l’énoncé du jugement.

« La question de l’exclusion n’est pas de mon ressort observait Marc Carballido joint par téléphone. Aussitôt le jugement rendu, j’ai demandé la suspension des trois militants jusqu’à la décision de la Commission nationale des conflits, elle seule capable de prononcer ou non l’exclusion… Les circonstances de cette affaire n’étaient pas claires, la Fédération a toujours préservé la présomption d’innocence, maintenant que le Tribunal a éclairci cette affaire, nous pouvons prendre nos responsabilités. »

Kamel Bataoui, le seul des trois militants présent à l’audience, a déclaré à nos confrères de France 3 Sud vouloir faire appel de cette décision, s’estimant plutôt victime que coupable.

La section socialiste, qui a élu son nouveau secrétaire de section le 17 novembre, retrouvera-t-elle un climat serein et apaisé propice à préparer les cantonales de 2011 ? Telle est la question.

La Gazette de l'Ariège, 26 novembre 2010

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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 11:13

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23novlibe

Michel Teychenné les appelle ses « soi-disant camarades ». Certes, comme lui, ils ont la carte. Mais le 20 mai, ces trois adhérents de la fédération ariégeoise du Parti socialiste l’ont laissé sur le pavé, KO, tuméfié, rossé à coups de pieds dans la tête à l’issue d’une réunion de la section de Pamiers du PS. Le tribunal correctionnel de Foix a prononcé son jugement vendredi qui condamne les socialistes frappeurs à trois mois de prison avec sursis et un an de mise à l’épreuve. Le premier d’entre eux fait savoir qu’il fera appel de sa condamnation : « Je ne suis pas le voyou montré du doigt par monsieur Teychenné », nous écrit-il. S’il ne dit rien des coups pour lesquels il a été condamné, il jure en revanche n’avoir « rien à [se] reprocher » sur le fond de l’affaire. L’homme à l’origine de l’embrouille serait Michel Teychenné lui-même, préoccupé par ses seuls « intérêts personnels » et dont les « méthodes » alimenteraient le « climat malsain » de cette fédération. Il est vrai que l’ancien assistant du député de Haute-Garonne, Lionel Jospin, ex-député européen et toujours membre du Conseil national du PS ne se coule pas parfaitement dans le moule du « socialisme clanique » qui se pratiquerait selon lui à Foix.

Cette raclée du 20 mai arrive en conclusion d’années de frictions avec les instances départementales. Ce soir-là, il venait de contester la désignation des candidats, qui l’excluait de sélections régionales. Les opposants à sa candidature auraient selon lui pratiqué le bourrage de section avec toutes sortes de « militants pas très clairs » dans le seul but de le mettre en minorité. Le fait d’avoir insinué que sa qualité d’homosexuel avait pu contribuer à sa mise à la marge a fini d’incendier ladite fédération. Que ceux qui l’ont rossé revendiquent haut et fort leur « attachement aux vraies valeurs de la gauche » n’émeut que très modérément le passé à tabac. Au contraire, il cogne en retour, visant à la tête. Teychenné reproche ainsi aux « responsables de la fédération » de n’avoir jamais pris de « sanctions contre ces individus ».

Il s’est retrouvé seul pour demander l’exclusion de ses agresseurs aux instances nationales du parti, lesquelles ne se sont d’ailleurs toujours pas prononcées. Lionel Jospin, le maire de Paris et celui de Toulouse, des élus régionaux ou européens lui ont au moins manifesté leur soutien. L’Ariège de l’omnipotent président PS du conseil général, Augustin Bonrepaux, s’est faite beaucoup plus discrète.

Les seuls montagnards socialistes à s’être fendus d’un mot aimable pour sa personne sont le député Henri Nayrou et le président du groupe PS au Sénat, Jean-Pierre Bel. La bonne nouvelle pour la fédération est que Teychenné promet de n’être pas candidat aux élections cantonales au printemps,.

Libération Édition nationale - Gilbert Laval - 23 novembre 2010


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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 15:13

reactionverdict


Mes agresseurs sont condamnés à trois mois de prison avec sursis, à un an de mise à l’épreuve, à payer les frais de justice et à me verser solidairement 2 400 euros en provision, dans l’attente de l’expertise médicale ordonnée par le tribunal.  Ils ont aussi l’interdiction de me rencontrer, par mesure de protection.

Ils auraient pu me tuer. Je remercie les personnes qui sont intervenues : à trois contre un, je n'avais aucune chance.

Mes agresseurs n'auraient jamais dû avoir la carte du PS. Ils ont tous les trois un lourd passé judiciaire. Ceux qui les ont fait venir à la section de Pamiers au mois de mars ont une responsabilité morale dans cette affaire.

Je suis satisfait du verdict, et de l'interdiction faite à mes agresseurs de me rencontrer.  S’ils font appel, ils prennent le risque de voir leur peine aggravée.

Depuis six mois que dure cette procédure, ces Messieurs tiennent le haut du pavé à la section socialiste de Pamiers et à la Fédération, ce qui fait régner un climat très pénible, très malsain. Les militants de Pamiers attendaient cette décision pour retrouver enfin le calme.

Je regrette que les responsables de la fédération PS, Marc Carballido, Jean-Christophe Bonrepaux et Kamel Chibli, n'aient toujours pas demandé au Bureau National du PS des sanctions contre ces individus et n'aient pas voulu prendre des mesures destinées à les éloigner de la section de Pamiers pendant la procédure, comme je l'ai plusieurs fois demandé.

J'ai, à titre personnel, saisi les instances nationales pour obtenir l’exclusion de mes trois agresseurs. Ils n'ont rien à faire au PS. Les militants ariégeois, que je connais bien, n'ont rien à voir avec ces gens. Il faut le dire clairement : nous n'avons pas les mêmes valeurs!

Tout ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort. Je suis heureux de tourner cette triste page, qui donne une très mauvaise image de la politique. Mon engagement socialiste reste intact, mon envie de travailler pour Pamiers et l'Ariège reste entière.

Je remercie tous ceux et celles, extrêmement nombreux et de tous horizons, qui pendant cette dure période m'ont apporté leur soutien et leur amitié. Je remercie particulièrement Lionel Jospin et Bertrand Delanoë, Pierre Izard, Jean Glavany, Pierre Cohen, tous les députés européens socialistes par la voix de Catherine Trautmann, bien sûr Vincent Peillon et mes amis de la motion E, Henri Nayrou, Jean-Pierre Bel, Bernard Soula, et André Trigano pour sa cordialité dans ces moments.

Michel Teychenné

DANS LA PRESSE

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LIBERATION TOULOUSE - 20/11/2010
 


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LA DEPECHE DU MIDI - 20/11/2010


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ARIEGE NEWS - VIDEO + ARTICLE - 19/11/2010


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Michel Teychenné a obtenu gain de cause dans le procès qui l'opposait à trois jeunes militants du PS. Ils ont été condamnés à de la prison avec sursis.



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Capture d'écran du blog de Michel Teychenné à la suite de son agression


« Mes agresseurs n'auraient jamais dû avoir la carte du PS. Ils ont tous les trois un lourd passé judiciaire. Ceux qui les ont fait venir à la section de Pamiers au mois de mars ont une responsabilité morale dans cette affaire. » Même s'il se dit «satisfait» de la décision de justice qui vient d'être rendue, l'élu socialiste ouvertement gay de l'Ariège, Michel Teychenné, prouve sur son blog que l'agression à son encontre est intervenue dans un débat de haute tension politique locale.


Rappel des faits. En mai dernier, Michel Teychenné publie sur son blog une photo choc, le visage tuméfié, et raconte avoir été battu par trois «soi disant camarades» socialistes, à l'issue d'une réunion dans la section du parti à Pamiers (lire notre article). Les blessures ont entraîné une ITT de trois jours. Un procès mouvementé vient d'avoir lieu, et le verdict est sans ambiguïté: les trois agresseurs ont été condamnés à trois mois de prison avec sursis, à un an de mise à l'épreuve, à payer des frais de justice ainsi qu'à lui verser 2.400 euros en provision dans l'attente d'une expertise médicale.

Climat « malsain »

L'élu ouvertement gay, qui dénonçait auparavant une «mise à l'écart» du parti «motivée par l'homophobie» et a été exclu des listes pour les élections régionales (lire notre article), dénonce le «climat très pénible, très malsain» qui règne dans la section du PS depuis les six mois qu'ont duré cette procédure, «ces messieurs (les condamnés, NDLR) tiennent le haut du pavé».

Aujourd'hui, l'élu se dit «satisfait du verdict, et de l'interdiction faite à mes agresseurs de me rencontrer. S'ils font appel, ils prennent le risque de voir leur peine aggravée.» Il reproche aux responsables de la fédération PS de ne pas avoir écarté les militants inculpés durant le temps de la procédure. Cependant, dans un reportage vidéo d'AriegeNews.com, l'un d'eux explique que, la justice ayant parlé, le Bureau national du parti socialiste serait saisi pour prendre des sanctions envers eux.

TETU.FR - 23 novembre 2010


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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 16:38

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Monsieur le Maire,

Je veux d'abord saluer Madame Ginette Rousseau, nouvellement chargée de l'animation culturelle, et l'assurer de notre collaboration tout en regrettant vivement qu'il n'y ait plus d'adjointe à la Culture à Pamiers. C’est un message négatif envoyé à toutes les associations culturelles, si importantes pour notre ville, et c’est surtout « l'aveu » des conflits qui minent votre majorité.

Monsieur le Maire, Madame Delattre a dit qu'elle avait « dû fuir ce climat détestable ». Elle est la troisième élue de votre liste à démissionner. Déjà au Conseil Municipal de juillet, votre majorité avait volé en éclats alors que vous-même appeliez tous les conseillers à voter le texte de soutien aux établissements scolaires publics et privés de Pamiers (face à la concurrence d'un établissement privé hors contrat). Texte que le Groupe de Gauche proposait au vote du Conseil. Vos propos lors de ce débat, Monsieur le Maire, étaient très clairs, comme votre refus de tous les intégrismes. Or ce soir-là, malgré votre appel au vote, Claude Deymier, votre deuxième adjoint, et six conseillers de votre majorité vous ont fait défaut et se sont abstenus sur notre texte de soutien. Un vote qui remet en cause des valeurs communes auxquelles nous sommes attachés tous les deux, comme tous ceux qui ont voté ce texte : la laïcité et la tolérance.

Enfin, Monsieur le Maire, ne vous posez pas en donneur de leçons en matière de divisions de socialistes. Vos amis de droite au Conseil Régional se divisent, éclatant en deux groupes avec une copieuse distribution de noms d'oiseaux, et je suppose que vos nombreux adjoints et conseillers UMP ne sont pas très fiers de la condamnation à la prison ferme du tête de liste UMP à Foix aux dernières municipales, pour « hold-up » à main armée... à Pamiers!

Les problèmes de Pamiers sont suffisamment graves pour ne pas se perdre en vaines polémiques politiciennes.

Michel Teychenné
Groupe de Gauche à la Mairie de Pamiers

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 16:00

vilarcitation



Y aura-t-il une nouvelle adjointe au Maire à la culture (ou adjoint) à Pamiers? Après la démission de Patricia Delattre, la question n'est pas anodine. Les tensions et rivalités qui minent l'actuelle majorité permettront-elles de dégager un consensus pour élire un(e) nouvel(le) adjoint(e), ou ceux qui ont obtenu la démission de Madame Delattre, gagneront-ils la partie par la nomination d'un(e) simple conseiller(e) délégué(e)? Cela serait un très mauvais coup porté aux associations culturelles de Pamiers et un message clair de désintérêt et de désengagement de l'actuelle majorité, renvoyant la culture à un dossier annexe.


Michel Teychenné



COMMUNIQUÉ DES ASSOCIATIONS CULTURELLES

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 18:52

CONSEIL MUNICIPAL DE PAMIERS : DÉMISSION DE PATRICIA DELATTRE

Communiqué de presse du Groupe de Gauche

Nous avons appris par courrier la démission de Patricia Delattre du Conseil municipal. Sans surprise, car depuis des mois, nous constations les dysfonctionnements entre l'adjointe à la Culture et son prédécesseur. Le Groupe de Gauche regrette son départ. Nous avons apprécié son engagement fort pour la culture sous toutes ses formes, sa capacité de dialogue, son ouverture d'esprit.

Une fois de plus, à Pamiers, la société civile et l'engagement associatif doivent céder face à l'immobilisme et la politique partisane. Ce regrettable épisode illustre, s'il en était besoin, que le "mandat de trop" ne concerne pas seulement le maire de Pamiers, et que les divisions minent l'actuelle majorité.

Pour le Groupe de Gauche,
MICHEL TEYCHENNÉ


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delattrego

Coup de théâtre à la mairie. Patricia Delattre quitte ses fonctions d'adjointe au service culturel de la ville et démissionne du conseil municipal. En cause, le comportement de son prédécesseur, Roger Ribaute.

Depuis le dernier mandat, elle était la représentante de la culture à Pamiers. À l'origine de la création des Ballades culturelles, celle qui a passé le plus clair de son temps dans les coulisses de la scène appaméenne rend aujourd'hui son tablier.

DDM : Pour quelles raisons quittez-vous la mairie de Pamiers ?

Patricia Delattre : Depuis ma prise de fonction d'adjointe, je fais face à l'agressivité permanente de Roger Ribaute, délégué au patrimoine. Ces derniers temps, la situation devenait intenable. Nos rapports n'ont cessé de se dégrader, je devais faire face à des propos malveillants à mon encontre et, plus difficile encore, des incivilités à l'endroit de mes collaborateurs. J'ai dû fuir ce climat détestable qui ne me permettait plus de travailler correctement. Cette ambiance me semble peu conforme à l'idée que je me fais de l'exercice de nos missions d'élus.

Comment expliquez-vous ce comportement ?

J'ai compris son dépit d'avoir perdu son statut d'adjoint. J'ai rigoureusement veillé à ne pas empiéter sur ses missions de délégué au patrimoine mais cela n'a pas été suffisant. Je ne suis pas ici pour régler des problèmes d'ego, je voulais seulement faire mon travail dans de bonnes conditions. Ce n'est plus possible, alors je pars.

Quel est votre état d'esprit aujourd'hui ?

Je pars la tête haute. Mes années passées à la mairie ont été très productives. J'ai mis toute mon ardeur et mon enthousiasme à participer au développement de la politique culturelle de la ville et je pense avoir réalisé de belles choses, je pense notamment aux Ballades culturelles qui sont maintenant ancrées dans le paysage culturel des Appaméens. Mais ce départ, c'est tout de même une rupture difficile à vivre pour moi, j'ai du chagrin de laisser derrière moi toutes les associations à un moment où nous étions en plein développement mais j'espère que ce dynamisme ne retombera pas.

Comment s'est passé votre départ ?

Je me suis entretenue avec certains élus et avec M. le maire. Tous respectent mon choix, j'ai beaucoup d'admiration pour André Trigano qui m'a soutenue dans chacun de mes projets.

À noter que nous ne sommes pas parvenus à joindre Roger Ribaute, conseiller municipal délégué au patrimoine.

Les réactions

C'est avec « regret » que le maire de la ville, André Trigano, a pris acte de la démission de son adjointe à la culture. « J'ai beaucoup de respect pour le travail qu'a réalisé Patricia Delattre pendant toutes ces années en tant que déléguée à l'animation culturelle puis en tant qu'adjointe », a-t-il déclaré avant d'ajouter qu'il était prématuré de donner un nom à son remplaçant. Question qui sera abordée en fin de semaine.

Du côté de l'opposition, Michel Teychenné, du groupe de gauche, qualifie ce départ de « regrettable » et souligne que « depuis des mois, nous constations les dysfonctionnements entre l'adjointe à la culture et son prédécesseur […]. Nous avons apprécié son engagement fort pour la culture sous toutes ses formes, sa capacité de dialogue, son ouverture d'esprit. Cet épisode illustre[…] que le « mandat de trop » ne concerne pas seulement le maire de Pamiers et que les divisions minent l'actuelle majorité. »

 

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