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A R C H I V E S

24 novembre 2018 6 24 /11 /novembre /2018 13:58
Réunion Gravières 22 novembre - Pamiers l'Insoumise - Vidéo de l'intervention de Michel Teychenné

 

La Basse-Ariège est la plus grande décharge de « déchets inertes » en milieux aquatiques de France. Tel est le triste constat de la réunion du 22 novembre.


Depuis 2009, l'extraction de granulats a explosé en Basse-Ariège, passant de 1,2 million de tonnes par an à 4,5 millions de tonnes par an. Plus de 3 millions de tonnes par an peuvent  être exportées hors du département, ce qui est normalement interdit par la loi, chaque département devant être autosuffisant en matière de granulats.

Les quatre plus importants carriers de Midi-Pyrénées tous filières de groupes internationaux  ont profité d'un « Schéma départemental des carrières » particulièrement laxiste et dérogatoire à la loi, mais voté par les élus, ainsi que de la modification des PLU des communes de Saverdun et Montaut : un joli cadeau pour surexploiter et défigurer notre territoire de la Basse-Ariège.

Plus de 900 hectares de terres agricoles sont ainsi condamnés à la destruction, ce qui signifie 19 trous d'eau dans l'avenir. Et il faudra aussi remblayer 300 hectares avec des gravats.

En effet, afin de gagner sur les deux tableaux, les carriers peuvent enfouir 14 millions de tonnes de déchets dits « inertes » – principalement des gravats de déconstruction qui sont autorisés à l'enfouissement à ce jour. Déjà la pollution apparaît, car les déchets regorgent de polluants, d'aluminium et de fer, d'hydrocarbures, etc. Ces déchets peu poreux se comportent aussi comme un mur pour la nappe, qui est ainsi détournée.

C'est ce constat qu'ont pu présenter, expliquer et commenter les trois intervenants qui se sont exprimés lors de la réunion publique de ce jeudi 22 novembre à Pamiers.

Michel Teychenné a fait l'historique du plan départemental des gravières.  Il a rappelé les autorisations dérogatoires accordées en 2009 aux carriers par le préfet , la révision du plan départemental des gravières en 2014, et le protocole  d'accord sur le contrôle des déchets enfouis dans les gravières. Ce protocole, signé par l'État, le Conseil départemental et la Chambre d'agriculture, entérine de fait le scandale écologique de l'enfouissement massif des déchets dans la nappe phréatique.

Un point très positif a été rappelé: l'interpellation du ministre de l'Environnement par le député Michel LARIVE, pour demander un moratoire sur l'enfouissement des déchets.

Henri Delrieu du Chabot, dans une présentation très pédagogique et argumentée a démontré point par point les risques, et les dégâts constatés sur la plus grande nappe phréatique de l'Ariège –notre plus grande réserve d'eau potable, loin devant les barrages et autres réserves de surface. Il a aussi rappelé les actions en justice contre les graviers, qui ont abouti notamment devant le Conseil d'État.

Jean-Louis Bertrand, président de APROVA, s'est lui attaché à présenter la problématique particulière de Saverdun et de la gravière Denjean actuellement remblayée par des déchets.

Henri Delrieu et Michel Teychenné ont pointé le faible retour économique de ces gravières pour la Basse-Ariège, tant sur le plan de l'emploi local que sur le plan de la  fiscalité locale , loin du désastre écologique que représente cette concentration d'exploitation sur notre territoire.

Dans le cadre des nouvelles responsabilités des Communautés de communes en matière d'environnement et de gestion de l'eau, il a été décidé de sensibiliser plus fortement les maires, les conseillers municipaux et les conseillers communautaires de la Communauté de communes des Portes d'Ariège Pyrénées, pour leur demander  d'agir au plus vite pour arrêter ce désastre.


    
 

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20 novembre 2018 2 20 /11 /novembre /2018 15:15

Michel Teychenné :

« LA MAIRIE PÉDALE À CÔTÉ DU VÉLO... »

Michel Teychenné : « La Mairie pédale à côté du vélo... »

Dans un récent article concernant l'absence d'une piste cyclable rue Saint- Vincent et sur le Cours Rambaud, Monsieur Cotte, au nom de la Mairie, propose avec une innocence effarante aux cyclistes de « partager la route » avec les voitures, ou le trottoir avec les promeneurs ! Après les fausses pistes cyclables en peinture dessinées de-ci de-là sur les chaussées de Pamiers, la Municipalité invente la piste cyclable invisible ! Monsieur Cotte, dans l'aménagement du Cours Rambaud, vous avez oublié non seulement les cyclistes, mais aussi les promeneurs, en détruisant des arbres qui donnaient une ombre appréciée en été pour les remplacer par une mini-palmeraie un brin ridicule. 

Malheureusement, il y a pire. Dans le nouvel aménagement de l'avenue Saint-Jean, c'est le trottoir qui a été oublié : la piste cyclable en pente raide occupe tout le trottoir. Elle est dangereuse pour les cyclistes, qui se pensent en sécurité dans la descente, et pour les promeneurs qui, pour marcher, ont le choix entre la chaussée et la piste cyclable. Enfin, pour couronner le tout, l'escalier de la place Milliane débouche sur... la piste cyclable ! 


La Mairie doit enfin prendre conscience que les circulations douces, piétonnes et vélo doivent être identifiées et protégées des voitures pour pouvoir se développer. Monsieur Cotte, votre concept municipal de « partager la route » est juste bon à cacher l'incompétence collective de la municipalité en matière d'aménagement urbain, depuis des décennies. 

Michel Teychenné et Bernadette Subra
Conseillers municipaux

Michel Teychenné : « La Mairie pédale à côté du vélo... »
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17 novembre 2018 6 17 /11 /novembre /2018 13:35

Pamiers
Conseil municipal du 16 novembre


LE MAIRE MIS EN MINORITE 
PAR DEUX FOIS !



Texte de la motion que j'ai défendue hier au nom de l'opposition et votée à l'unanimité du Conseil municipal moins deux abstentions :


Depuis que les familles de l'EHPAD du Bariol ont reçu un courrier de M. Viguier, directeur du CHIVA,  qualifiant d'insupportable pour les finances du CHIVA la présence d'une infirmière de nuit au Bariol, la population de Pamiers s'est mobilisée : 2024 signatures ont été recueillies dans une pétition portée par le Collectif des familles des résidents.

Il y a au Bariol 130 résidents permanents, dont environ 85 % relèvent de GIR 1 ou 2.

L'annonce de la suppression du poste d' infirmière de nuit à l'EHPAD du Bariol est une aberration au moment où la Ministre de la Santé annonce de son côté la systématisation de la présence d'une infirmière de nuit dans tous les EHPAD comme objectif du gouvernement.

Malheureusement en  France, seulement 22 % des EHPAD publics ont une infirmière  de nuit, de sorte que le retard à rattraper est important. L'EHPAD du Bariol n'est donc pas une anomalie, mais bien dans la norme des objectifs de la ministre.

Quant au projet de mutualisation d'une infirmière de nuit proposé par la direction du CHIVA à partir de janvier prochain, il est tout simplement inacceptable. Cette infirmière serait d'astreinte, elle répondrait aux appels de 5 à 6 EHPAD, soit environ 450 personnes âgées, et sur un rayon de 40 km ! Cette proposition mutualise la pénurie.

Il est temps que le Conseil municipal de Pamiers prenne une position claire sur ce dossier. Nous proposons au Conseil municipal la motion suivante avec mise au vote immédiate :

« Le Conseil municipal de Pamiers apporte son soutien entier aux familles des résidents du Bariol et demande à la direction du CHIVA le maintien du poste d'infirmier-e de nuit à l'EHPAD de Pamiers-le Bariol. Le Conseil municipal refuse le projet de mutualisation du poste d'infirmier-e qui acterait une baisse de la qualité de soins pour nos anciens dépendants et une régression grave de leur surveillance nocturne. »


PLUS :

Conseil municipal du 16 novembre : le Maire mis en minorité par deux fois !
Conseil municipal du 16 novembre : le Maire mis en minorité par deux fois !
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Les élus appaméens ont décidé de soutenir les familles des résidents de l'ehpad du Bariol pour sauver le poste d'infirmier de nuit sur l'établissement.

Ils n'étaient pas d'accord sur la méthode. Mais sur le fond tous sont unanimes. Il faut conserver le poste d'infirmier de nuit à l'ehpad du Bariol. Les familles des résidents présentes, hier soir, au conseil municipal, ont pu constater l'engagement des élus pour cette cause.

En janvier dernier, le directeur du Chiva a écrit aux familles des 130 résidents pour les informer que le poste allait être supprimé pour des raisons budgétaires. Selon la loi, il n'est pas obligatoire dans les ehpad. Aussitôt, c'est la levée de boucliers. Chez les soignants mais aussi dans les familles. À la suite des recommandations de la ministre de la Santé, la direction du Chiva décide d‘une mutualisation du poste entre plusieurs ehpad. Aujourd'hui ce n'est plus le cas selon Gérard Legrand, qui siège au conseil de surveillance du Chiva. Le Chiva veut créer une unité de soins de longue durée à Saint-Jean-de-Verges. «Une demi-mesure» pour Gérard Legrand. Et selon lui, le directeur aurait promis que le poste serait maintenu tant que ce service n'a pas vu le jour.

Fidèle à sa culture, Michel Teychenné appuyé par l'autre groupe de gauche a proposé de voter une motion. Le maire, lui fidèle à une culture différente, a proposé d'écrire à la ministre de la Santé et d'aller directement la voir.

Au final, la majorité des élus présents (sauf Gérard Legrand et André Trigano) ont voté la motion. Elle demande au directeur le maintien du poste et refuse la mutualisation.

André Trigano, lui, écrira à la ministre pour l'informer de la situation et ira la voir pour plaider la cause des familles. Il a par ailleurs incité l'ensemble des conseillers à écrire à la ministre. «C'est la meilleure méthode. Une motion ne sera pas remarquée. Ils en reçoivent des milliers», a souligné le maire.

Enfin, Gérard Legrand a promis de faire tout ce qu'il pouvait pour que le poste ne soit pas supprimé.


Le retour de Gérard Bauza

La rumeur courait depuis plusieurs mois sur la ville. Son retour a été officialisé hier à la suite d'une question de Michel Teychenné. Gérard Bauza, l'ancien directeur général des services revient. Le 1er mars selon nos informations.

Michel Teychenné a accusé le maire de le faire rentrer à son cabinet et d'y avoir ainsi quatre postes alors que la taille de la ville n'en permet qu'un. «Vous lancez la campagne très tôt. Payez-le sur les fonds de campagne et pas sur ceux de la mairie», lui a-t-il lancé. Le maire a répondu qu'il ne rentrait pas au cabinet. Cabinet qui ne compte d'ailleurs qu'un seul poste. «Monsieur Bauza revient avec une mission bien précise», a-t-il indiqué.


Repères

Le chiffre : 5 000 Euros > De dépassement. Le maire voulait économiser 5 000 euros en réduisant le nombre de spectacles pour éviter un dépassement du budget de la culture. Les élus en ont décidé autrement.

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16 novembre 2018 5 16 /11 /novembre /2018 11:37

 

La France Insoumise s'empare du sujet des gravières
La France Insoumise s'empare du sujet des gravières

Le groupe d'action Pamiers l'Insoumise organise une réunion publique d'information sur les gravières jeudi prochain, à 20 h 30, salle de Trémèges.

Les membres de la France insoumise sont actuellement très actifs sur Pamiers et ses environs. Ils s'emparent de thèmes comme la santé, la citoyenneté. Et maintenant ils s‘attaquent à l'environnement. Jeudi, Le LFI groupe d‘action Pamiers l'insoumise organise une réunion publique sur les gravières, à 20 h 30, à la salle Trémèges. Le ton est donné par l'intitulé de la conférence : «Gravières en basse Ariège danger !». La conférence sera animée par Henri Delrieu, de l'association le Chabot et par Jean-Louis Bertrand également du Chabot et ancien maire de Saverdun. Ainsi que Michel Teychenné, qui a travaillé sur le plan départemental. C'est l'opposant appaméen, ex-militant du parti socialiste, qui a rejoint le groupe de Pamiers de la France insoumise, qui a proposé de s'emparer de ce sujet. Hier soir, ce dernier a également demandé au président de la communauté de communes d'organiser une commission sur les gravières.

«Depuis 2009, l'extraction de granulats a explosé en basse-Ariège, passant de 1, 2 million de tonnes par an à 4, 5 millions de tonnes par an. Ce qui permet à l'Ariège d'exporter ainsi chaque année 3 millions de tonnes, notamment sur Toulouse», soulignent les insoumis.

Or la France Insoumise rappelle que la règle est que chaque département doit être autosuffisant en matière de granulats.

Mais pour les opposants aux gravières, cette politique a des conséquences sur l'environnement. «Plus de 900 hectares de terres agricoles sont ainsi condamnés à la destruction», souligne le comité.

Second problème : le remblaiement. Actuellement, les carriers remblaient les hectares de carrière avec des gravats. «Ils peuvent enfouir 14 millions de tonnes de déchets dits inertes principalement des gravats de déconstruction. Déjà la pollution apparaît car les déchets regorgement de polluants, d'aluminium et de fer, d'hydrocarbure…», dénoncent-ils. Pour le Chabot, cette politique a aussi pour conséquence de changer le cours de la nappe phréatique. ( voir encadré). Le député insoumis Michel Larive avait suite à sa rencontre avec des riverains en février demandé un moratoire sur cette pratique.

D'où l'urgence pour eux d'agir.


Denjean : réexamen du dossier

Plusieurs habitants de Saverdun ont saisi le conseil d'État pour demander l'annulation de l'autorisation d'exploitation accordée à Denjean Granulats. Ils pointent les carences de l'étude d'impact. Dans sa réponse de février, le conseil considère comme fondée la constatation des associations en observant qu'il demeure dans ce dossier des présomptions concernant la pollution de l'eau. Il indique par ailleurs que ce n'est pas parce qu'une autorisation est légale qu'elle est suffisamment restrictive. En conséquence, le rapporteur a conclu à l'annulation de l'arrêté de la cour administrative d'appel de Bordeaux qui traitait du recours, et a conclu au renvoi devant ladite cour pour un examen plus précis du dossier.

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6 novembre 2018 2 06 /11 /novembre /2018 15:57
Michel Teychenné répond au maire de Pamiers : Dictature ou démocratie?
Michel Teychenné répond au maire de Pamiers : Dictature ou démocratie?

Michel Teychenné répond au maire de Pamiers : 

Dictature ou démocratie?


 



Monsieur le maire veut faire barrage aux Insoumis et au FN aux prochaines élections municipales par peur de la "dictature", rien que ça ! Et bien sûr, il est prêt à en faire son combat...électoral. Je suis touché par ce sens du sacrifice qui pousse le maire, à 93 ans, à se représenter en 2020... lui qui n'a jamais voulu préparer un successeur crédible.  Mais je ne comprends pas bien où est selon le maire le risque de l'extrême droite à Pamiers. En effet, les élus FN votent le budget avec la majorité. Dans le dernier journal municipal, ils apportent leur soutien entier à l'action du maire, ce dont le maire les avait déjà remerciés en conseil municipal. Le FN devenu RN est dans la majorité municipale à Pamiers depuis longtemps, au grand plaisir du maire et de ses adjoints.


Quant au danger de la gauche  genre  "le couteau entre les dents avec les chars russes Place de la République" que représenteraient les Insoumis, je n'avais pas entendu utiliser un tel argument d'une quelconque "dictature" de la gauche depuis les campagnes présidentielles de Giscard. Monsieur le maire, nous ne sommes plus en 1974, ni en 1981 pour menacer les Appaméens du "chaos" et de la "dictature" si la droite et vous-même n'étiez pas réélus. Tout ce qui est excessif est dérisoire disait Talleyrand.


Monsieur le maire, que vous ayez encore une fois envie de vous représenter est votre droit le plus absolu... Tout comme c'est le droit d'une majorité  d'Appaméennes et d'Appaméens de penser que 25 ans ça suffit, et que Pamiers a besoin d'une nouvelle équipe pour faire face aux défis de demain. La démocratie, tout simplement.



Michel Teychenné
Ancien député européen et conseiller municipal

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18 octobre 2018 4 18 /10 /octobre /2018 17:42

Pamiers
ANDRÉ TRIGANO LANCE
LA CAMPAGNE ÉLECTORALE DE 2020

Pamiers- André Trigano lance la campagne électorale de 2020

Communiqué de presse

Ce mercredi soir, la population de Pamiers était invitée par le maire à une réunion pour débattre du Contrat de Ville. Quelle ne fut pas ma surprise de me retrouver dans une réunion électorale ! 

Après un « diaporama » dithyrambique et ennuyeux ainsi qu'un long discours du Maire, qui a retracé ses 50 ans de mandats politiques, nous avons eu droit aux discours de cinq adjoints triés sur le volet, qui ont parlé de tout et de rien, mais très peu du Contrat de Ville. Il s'agit pourtant d'une aide de 13 millions d'euros sur cinq ans, subventions et prêts confondus. Ce n'est pas énorme, mais c'est mieux que rien... 

En résumé, on nous a expliqué que si la Mairie n'a pas fait grand-chose depuis quatre ans, c'est par la faute des divers gouvernements, et du Contrat de Ville qui a monopolisé l'énergie des élus (sic). On nous a évidemment assuré que ce qui n'a pas été fait depuis quatre ans le serait lors du prochain mandat, promis juré !

Pour enfoncer le clou, le maire nous a annoncé qu'il sera candidat en 2020 avec ses adjoints. Sera-t-il tête de liste ? Sur la liste ? Mystère, mais en tout cas le message est clair pour ses ami(e)s politiques : il restera aux manettes s'il le peut jusqu'en 2026 !

Après presque deux heures d'autocélébration et d'autocongratulation entre membres de cette belle équipe, le public a été privé des traditionnelles questions de la salle. Il ne fallait pas gâcher cette belle réunion en parlant des vrais problèmes, de la vraie vie. Le pot et les petits fours ont été offerts par les candidats... comme il se doit dans une campagne électorale.

La seule réponse à laquelle nous avons eu droit ce mercredi soir : ne vous inquiétez pas pour Pamiers, ceux qui ont mis Pamiers dans l'état où elle est aujourd'hui sont candidats pour continuer ! Pamiers qui compte quand même 20 % de chômeurs, qui affiche un taux de pauvreté de 21 %, et dont le revenu par habitant est tombé parmi les plus bas du département. Une ville qui se vide de sa population active, avec 1250 logements vacants et 460 habités, mais classés « indignes ». Sans parler des problèmes de sécurité, d'incivilités, de propreté, de circulation... Mais sur tout ça, silence radio du maire et de ses adjoints. Une soirée, en somme, tout aussi politique que pathétique !

Michel Teychenné
Conseiller municipal et communautaire
Tête de liste Pamiers au Coeur
Ancien député européen 

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4 octobre 2018 4 04 /10 /octobre /2018 12:17

Budget municipal invalidé, dettes "évaporées"
et un cadeau de 82 812 euros
pour Johnny Hallyday !

 

Budget municipal invalidé, dettes "évaporées" et un cadeau de 82 812 euros pour Johnny Hallyday !
Budget municipal invalidé, dettes "évaporées" et un cadeau de 82 812 euros pour Johnny Hallyday !
Budget municipal invalidé, dettes "évaporées" et un cadeau de 82 812 euros pour Johnny Hallyday !

Hier soir, trois dossiers ont divisé les deux oppositions de gauche et la majorité : l'approbation des comptes administratifs, l'école Intech et l'aménagement de la place Miliane.

Après ça Michel Teychenné ne pourra plus dire qu'on ne l'aime pas. Hier soir, la majorité a sacrifié un des siens (Jean Guichou) pour qu'il puisse, à sa demande, siéger à la commission locale de l'Avap. Le maire avait même proposé de lui laisser sa place. Mais c'est impossible pour des raisons de statuts.

Pourtant, dès le début du conseil, Michel Teychenné avait pilonné gaiement la majorité dans des termes toujours soigneusement choisis. Comme d'habitude pourrait-on dire, sauf que cette fois, il était rejoint par l'autre opposition de gauche.

Et comme on pouvait s'y attendre, c'est le nouveau vote du compte administratif qui a lancé les débats (voir la Dépêche d'hier). Les comptes votés dans les règles, le maire revenu, Michel Teychenné passait à l'offensive et lisait une déclaration, avec la nuance qu'on lui connaît, où il dénonçait la gestion municipale, rappelant au passage l'histoire rocambolesque de la fermeture du cinéma. Et terminant sur Pamiers événement son sujet favori. Le maire agacé refusait de lui répondre. Jean-Christophe Cid (liste Fauré), rejoignait l'élu dans sa critique. Et s'inquiétait que seulement 45 % des investissements budgétisés aient été réalisés. «Les 55 % restant ce sont des impôts injustement prélevés sur les Appaméens», lançait-il. Il refusait de renouveler sa confiance au maire alors que son groupe avait voté le budget initialement. Ce dernier ne répondait pas.

Annie Fachetti (même groupe) prenait alors la parole : «Je suis étonné de votre silence. Vous pensez ne pas devoir vous expliquer auprès des citoyens. Vous ne daignez même pas nous répondre».

Le maire argumentait alors sur le fait que les investissements prévus avaient été stoppés le temps que l'Anru se mette en place. «On ne pouvait pas engager les travaux avant, sinon nous n'aurions pas été payés. Nous avons différé. Nous ferons les investissements sur le second semestre».

Michel Teychenné prenait la balle au bond et dénonçait une technique d'effets d'annonces dans la presse. «L'explication n'a rien à voir avec l'Anru».

«Nous avons obtenu 13 M€ au lieu de 6. Cela valait la peine d'attendre. Mais cela, ça vous est égal. Vous ne vous réjouissez pas, je le regrette», concluait André Trigano.

Intech, l'école installée à côté du carmel, allait donner lieu à une seconde passe d'armes. Michel Teychenné se déchaînait contre le bulletin municipal dans des termes que nous ne pouvons reproduire.

Milliane allait donner lieu au troisième échange vif. Cette fois, c'est Bernadette Subra (colistière de Teychenné) qui invitait le maire à revoir sa copie. Si cette dernière se réjouit que la place soit aménagée, rien dans cet aménagement ne trouve grâce à ses yeux. «À un moment, il faut choisir. Nous avons passé plus d'un an à discuter. C'est le rôle des élus de prendre des décisions», répondait André Trigano. Pour Michel Teychenné, cette place est «une erreur pour le centre-ville». Il accusait le maire d'avoir décidé seul avec un architecte qui «confond Ax-les-Thermes et Pamiers». «On aura une place qui devrait être satisfaisante», affirmait en conclusion André Trigano sans perdre son calme. Et les élections ne sont que dans un an et demi.

Budget municipal invalidé, dettes "évaporées" et un cadeau de 82 812 euros pour Johnny Hallyday !

PLUS

INTERVENTION DE MICHEL TEYCHENNÉ LORS DU CONSEIL MUNICIPAL DU 26 SEPTEMBRE 2018

Monsieur le Maire,

C'est avec un étonnement certain que nous devons en septembre revoter des pans entiers du budget 2018... C'est très grave ! Le contrôle de légalité, c'est-à-dire Madame la Préfète de l'Ariège, vous l'a imposé.

Nous regrettons que vous ayez refusé de transmettre le courrier de Madame la Préfète à la Commission des finances. Pour cette raison, nous ne participerons pas à ce vote, puisque vous refusez d'informer le conseil municipal des raisons graves qui ont poussé Madame la Préfète à vous contraindre de refaire toutes ces délibérations. C'est du jamais vu à Pamiers...

Ce courrier officiel fait à la demande de la Trésorerie Générale pointe de graves dysfonctionnements, notamment concernant les mandatements trop souvent refusés et qui provoquent la colère des fournisseurs et des artisans depuis des mois, ou encore concernant la tenue des budgets annexes. Je comprends que vous ne vouliez pas remettre ce courrier à la Commission des finances !

Monsieur le Maire, vous avez épuisé en trois ans trois directeurs des finances de la Mairie : deux sont partis écoeurés, le troisième fait injustement les frais de votre vindicte. Les directeurs trépassent, mais les problèmes et les méthodes restent... et produisent les mêmes effets.

Monsieur le Maire, la quinzaine dernière nous a donné un nouvel exemple de la « pétaudière » municipale actuelle. Vous avez fermé le cinéma toutes affaires cessantes, mais le cinéma a rouvert le lendemain comme si de rien n'était. Tous les Appaméens ont pu constater en direct dans La Dépêche le sérieux de votre gestion. Le ridicule ne tue plus en politique, mais il fait très mal à l'image de notre ville.

À deux reprises en quelques jours, pour le cinéma et pour le budget, vous avez franchi la ligne blanche de l'illégalité !

Enfin, Monsieur le Maire, un dernier exemple de « gestion baroque », qui ne relève plus de la simple ligne blanche franchie, mais carrément du sens interdit ! Nous vous avons interrogé sur la disparition d'une facture de 17 018 euros et d'une autre de 10 690, dues par Pamiers Événements à l'Office de Tourisme de Pamiers. Ces factures ont été effacées lors du transfert de l'Office de Tourisme de Pamiers à la CCPAP. Cela a été fait, comme nous l'a confirmé Gérard Legrand avant hier en Commission des finances, dans le cadre de la Communauté des communes et par le nouvel Office de Tourisme communautaire.

Monsieur le Maire et président de la CCPAP, cette décision est scandaleuse et vous l'avez validée. Cet effacement de dette est un nouvel exemple des cadeaux faits à Pamiers Événements et à son président toujours en activité, malgré des dettes colossales et des comptes non contrôlés jamais remis à la Mairie depuis 2014! Un cadeau politique à un de vos ex-adjoints toujours conseiller municipal fantôme...

Depuis 2017, Monsieur le Maire, c'est 22 104 euros de subventions dites exceptionnelles dans la délibération votée fin 2017. C'est 25 000 euros pour la pelouse de Balussou que devait régler Pamiers Événements après le concert de Johnny. C'est aussi 8 000 euros pour dédommager le SCA. Et c'est enfin c'est 27 708 euros évaporés de l'Office de Tourisme, payés par les Appaméens.

Soit un total provisoire depuis 2017 de 82 812 euros d'impôts pris aux Appaméens POUR RENFLOUER Pamiers Événements, malgré vos promesses de ne plus donner un seul euro à cette association.  Tout ça faisant suite à la subvention municipale de 2016 de 281 880 euros !

Monsieur le Maire nous ne sommes plus dans les années 80 ou 90. Aujourd'hui les élus ne peuvent plus faire n'importe quoi en cachette... heureusement !

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13 septembre 2018 4 13 /09 /septembre /2018 11:03
Teychenné / Subra : Cahier de doléances de la rentrée
Teychenné / Subra : Cahier de doléances de la rentrée
Teychenné / Subra : Cahier de doléances de la rentrée

C'est un rituel : les deux conseillers de «Pamiers au cœur», Michel Teychenné et Bernadette Subra font chaque année leur rentrée. Dans le cartable, un cahier de doléances toujours renouvelé. Rentrée scolaire, contrat de ville, parc de l'évêché, cinéma, aire de covoiturage et en préambule l'annonce que le classement de l'affaire du «concert Johnny» par la justice, n'empêcherait pas que le fer soit gardé au feu (voir notre édition de mercredi). Les deux conseillers ont donc déploré le maintien de la semaine de quatre jours et demi pour les écoles «alors que toutes n'étaient pas d'accord» sur la question. Le projet de cinéma multiplex ne trouve aucune grâce à leurs yeux, ce qui ne change pas : «Nous demandons que le nouveau dossier soit présenté en conseil municipal et nous rappelons que depuis des années, nous avons proposé l'ancien Lidl comme site possible» explique Bernadette Subra. Sur les chemins du patrimoine, Michel Teychenné s'est ému de l'effondrement du mur de clôture de l'ancien évêché, et invite la mairie à se saisir de la question, notamment d'organiser avec l'évêché l'ouverture au public de ce lieu.

Seule bonne note : Pamiers Loco

Au registre de l'avenir du centre-ville, Bernadette Subra ne cache pas sa déception quand au montant des fonds récoltés sur le contrat de ville : «13.5 millions d'euros sur 5 ans, c'est loin des objectifs annoncés» et de déplorer la faiblesse des projets d'aménagement. Du centre-ville à Milliane il n'y a qu'un pas, et c'est sans allégresse que les deux élus le franchissent pour tirer à boulets rouges sur le projet d'aménagement : «Cette décision ne tient pas compte de besoins réels. Et déplacer la route va coûter un million d'euros sur le 2,5 du projet ! La mairie doit corriger ce projet de toute urgence !» Enfin les deux élus déplorent l'absence d'une aire de covoiturage à l'entrée de Gabrielat et la répression sur le stationnement comme seule réponse apportée à ce besoin d'infrastructure !» Seule bonne note : Pamiers loco, cet été dont le succès montre qu'à la place de Fiesta «on peut organiser une animation populaire de qualité, pour 20 fois moins cher !»



PLUS
Conférence de presse de Michel Teychenné et Bernadette Subra 



En cette rentrée municipale, à 18 mois des prochaines élections municipales, nous avons souhaité passer en revue les principaux dossiers en cours à la Mairie de Pamiers, et rappeler nos positions et propositions. Il s'agit de huit dossiers importants pour la ville à divers titres.

Rentrée scolaire :
 85 % des communes françaises sont repassées à 4 jours/semaine. Nous regrettons que la décision de rester à 4 jours et demi par semaine n'ait pas été discutée en conseil municipal. Les écoles de Pamiers consultées n'étaient pas toutes d'accord pour rester à 4 jours et demi. Une fois de plus, la majorité a pris cette décision seule, et sans tenir compte des avis des écoles et sans l'avis du conseil municipal.

La fermeture d'une classe de maternelle en centre-ville est une mauvaise nouvelle, pour les parents et pour les élèves. C'est un coup dur de plus pour un quartier en grande difficulté.

Cinéma multiplex : Ce dossier tourne vraiment au mauvais film! Les membres de la CDAC se sont exprimés dans la presse. Ils ont des arguments sensés contre ce projet. La promesse du maintien du cinéma en centre-ville est une vaste blague. Ce n'est pas sérieux. C'est juste un leurre pour avoir le permis de construire. La majorité n'a jamais présenté le dossier en conseil municipal, ni en commission! Aujourd'hui, la Mairie et le promoteur ont décidé de faire appel devant la Commission Nationale. Nous demandons que le nouveau dossier soit présenté avant au conseil municipal. C'est un minimum! L'État a émis un avis défavorable sur l'implantation au Chandelet, car cette implantation est en totale opposition avec la revitalisation du centre-ville et avec les engagements de la Mairie. Nous attendons maintenant le nouveau dossier avec une nouvelle implantation du cinéma. À suivre...

Parc de l'Évêché : Depuis trois ans, nous demandons que le jardin de l'ancien Évêché soit restauré et ouvert au public. Un gros tiers de ce parc appartient depuis longtemps à la Mairie, sous le chemin Serpente jusqu'à la Maison des associations. Il est aujourd'hui totalement laissé à l'abandon par la Mairie. Le reste du parc appartient à l'Évêché, qui est ouvert à la discussion pour l'ouvrir au public. Une partie du mur d'enceinte vient de s'effrondrer... Il est temps de passer des paroles aux actes! Puisque la majorité aime les palmiers, il y a en plus une très belle allée de palmiers séculaires totalement enfouis dans la végétation et donc à exhumer, dans la partie municipale du Parc de l'Évêché. Il faut noter que ce projet peut être réalisé facilement par les services municipaux, à peu de frais.

Annonce du contrat de ville : C'est la déception! 13,5 millions seulement sur 5 ans, dont une partie de prêt bonifié à rembourser. C'est loin des objectifs annoncés, mais il faut être pragmatique, c'est toujours bon à prendre. D'ici les prochaines élections, on peut seulement espérer la réalisation de 16 appartements HLM rue Gabriel Perri, c'est tout pour le centre-ville. Et le début de la construction de deux résidences HLM d'une trentaine de logement chacune, l'une au quartier de la gare et l'autre à Benagues avec le soutien de la CCPAP pour reloger les habitants de la barre de la Gloriette dans l'attente de sa destruction... un jour. C'est tout!

Pamiers Loco : Nous félicitons l'équipe du Festival Pamiers Loco! Avec seulement 25 000 euros de subventions, cette équipe a montré qu'elle pouvait réussir une animation de qualité, populaire et sympathique en juillet à la place de la Fiesta, pour 20 fois moins cher pour les finances municipales !

Aménagement de Milliane : Limiter le parking sur Milliane à 256 places est très dommageable pour Pamiers, pour les commerçants et pour les habitants du centre-ville. Cette décision de la majorité ne tient pas compte des besoins réels. Nous contestons aussi le projet de déplacer le boulevard sur Milliane pour créer « Pamiers plage » le long du canal. Cela va coûter un million d'euros sur les deux millions et demi du total de ce chantier financé par un emprunt. La Mairie doit corriger ce projet d'urgence.

Aire de covoiturage à Gabrielat : Depuis de nombreuses années, l'absence d'une aire de covoiturage à l'entrée de la zone de Gabrielat oblige de nombreux automobilistes à faire du parking sauvage. Depuis des années, nous demandons la création de cette aire par la Communauté de communes. Le besoin est évident, et la demande réelle.

La seule réponse apportée par la Communauté de communes à ce besoin d'infrastructure facilement réalisable sur lesdélaissés de terrain et en bordure de la route de Trémège consiste en la répression des automobilistes par l'installation d'un panneau d'interdiction de stationner avec enlèvement par la fourrière!

Cette réponse est inadmissible. Elle pénalise des conducteurs qui font l'effort de s'organiser pour développer le covoiturage. C'est un non-sens complet,Nous avons demandé par courrier au maire-président de la CCPAP d'aménager dans les plus brefs délais une aire de covoiturage digne de ce nom à l'entrée de la zone de Gabrielat.

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12 septembre 2018 3 12 /09 /septembre /2018 10:30

Pamiers - Concert de Johnny et Fiesta 2016

IL EST INADMISSIBLE QUE LES APPAMÉENS PAYENT ENCORE DEUX ANS APRÈS !

Cet été, le maire nous a publiquement accusés d'« acharnement contre Hubert Lopez ». Le maire a la mémoire courte : Hubert Lopez a été le fusible, le bouc émissaire de la Mairie dans cette affaire. Il a été « démissionné » de son poste d'adjoint et « débarqué » de sa vice-présidence de la CCPAP par le maire et ses amis politiques. Nous nous battons pour défendre l'argent public des Appaméens, pour la transparence des subventions. Nous ne sommes pas là pour tirer sur les ambulances.

Suite à notre courrier de signalement « selon l'article 40 » daté d'août 2016, nous prenons acte, après deux ans d'attente, du choix de Madame l'ancienne Procureure de Foix de classer le dossier sans suite pour « preuves insuffisantes ». Ce qui  en français, n'est pas une « absence de preuves ». Nous regrettons qu'elle ait limité l'enquête à seulement deux motifs, à savoir « ingérence » et « prise illégale d'intérêt ». Cela nous permet enfin d'accéder au dossier d'enquête et aux conclusions de la Brigade financière, ce qui est une très bonne nouvelle.

Sur la base de l'enquête de la Brigade financière, nous verrons s'il y a lieu de faire appel de ce classement sans suite, ou de saisir d'une plainte argumentée le doyen des juges d'instruction.

Aujourd'hui, la suite de cette affaire dépend surtout du maire de Pamiers. Il doit répondre à trois questions simples concernant l'utilisation de l'argent public de la ville en 2016 et 2017 par Pamiers Événements et sa responsabilité de maire dans le contrôle de l'utilisation des fonds publics :

Il est inadmissible que, deux ans après, les Appaméens payent encore pour le concert de Johnny Hallyday !

1) Pourquoi Pamiers Événements, qui accusait d'après la Commission des finances de la Mairie un déficit de 120 000 euros en 2016, n'a pas déposé son bilan et n'a pas remis ses comptes certifiés à la Mairie et à la Commission des finances ?

2) Pourquoi la Mairie en 2017 a versé à cette association la somme de 24 000 euros de subvention exceptionnelle alors que le maire s'était engagé en 2016 à ne plus financer Pamiers Événements ? Et cela sans aucun contrôle sur l'utilisation de ces fonds ?

3) Pamiers Événements doit toujours plus de 30 000 euros à l'Office de Tourisme, dont 18 000 pour la seule année 2016. Le maire a autorisé l'effacement de cette dette, pourquoi ? Encore des factures payées par les Appaméens!



Michel Teychenné et Bernadette Subra
Conseillers municipaux, Pamiers au Coeur

 

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16 juillet 2018 1 16 /07 /juillet /2018 12:36

Cinéma Pamiers
LE NON DE LA CDAC AU MUTIPLEX

Cinéma Pamiers - Le non de la CDAC au multiplex

NOTRE RÉPONSE AU MAIRE DE PAMIERS


Le mauvais film de la Mairie sur le futur Cinéma de Pamiers commence sérieusement à lasser!

Après le projet sur Milliane hautement vanté puis abandonné aussi vite, c'est le projet d'installation au fin fond du Chandelet qui est refusé par la Commission départementale d'aménagement cinématographique, la CDAC!

Malgré les promesses de la Mairie, ce projet sonnait la fin du cinéma de centre-ville. La ficelle était un peu grosse... La création de 800 fauteuils et de 5 salles dans la zone du Chandelet, sur un terrain mal desservi par la voirie et sans sortie directe sur la voie rapide, est un non-sens d'aménagement urbain. Un projet bricolé à la dernière minute, en opposition totale avec le contrat ANRU de revitalisation du centre-ville.

Pamiers a besoin d'un cinéma multisalles moderne et accueillant. Les solutions existent : la Mairie dispose d'un terrain suffisamment grand en centre-ville, celui de l'ancien Lidl. Il est temps de rapatrier le projet de Multiplex sur ce terrain. L'argument consistant à dire que ce terrain doit servir à déménager l'école de la rue Sainte-Claire ne tient pas debout. On ne déménage pas une école de 200 mètres pour favoriser un projet immobilier! Le coût  serait exorbitant. Le projet immobilier doit s'intégrer à l'école et au quartier.

Autre solution possible : si la Mairie veut éviter la fermeture du Rex qui n'est plus aux normes, elle peut racheter ce bâtiment fortement dégradé et, en partenariat avec le porteur du dossier multiplex, développer un nouveau projet de cinéma sur place. Le parking est déjà existant. Une solution simple et pragmatique.

Dans ces deux exemples, l'ANRU peut nous apporter des aides très importantes pour financer le projet. Mais ce qui manque le plus aujourd'hui, c'est une volonté politique et surtout une vision nouvelle pour l'avenir de Pamiers. Une vision qui ne passe plus par ces zones commerciales excentrées et déshumanisées !

Michel Teychenné et Bernadette Subra
Conseilles munipaux Pamiers au Coeur

 

Cinéma Pamiers - Le non de la CDAC au multiplex
Cinéma Pamiers - Le non de la CDAC au multiplex

Retour à la case départ pour le projet de cinéma à Pamiers ! Pour ne pas dire panne technique. En effet, cette semaine, la commission départementale d'aménagement cinématographique (CDAC) de l'Ariège s'est prononcée contre le projet d'implantation d'un multiplex sur la zone du Chandelet à Pamiers. Autant dire que cette nouvelle laisse un goût amer à André Trigano, le maire de Pamiers, dont la vie est empoisonnée depuis des années par cette histoire de cinéma. Il pensait voir le bout du tunnel avec le projet porté par la société CinéZéphyr SAS. Le porteur de projet, un professionnel, ambitionnait de réaliser un multiplex de 800 fauteuils et 5 salles, tout en associant dans l'affaire le cinéma de centre-ville qui poursuivrait ainsi sa vie, en diffusant les films du multiplex : une semaine plus tard à tarif réduit, sur une seule salle. Un avenir pour le vieux Rex, qui est confronté à des problèmes de mises aux normes.

«C'est un cinéma qui a son public, mais qui aujourd'hui fonctionne par dérogation» note André Trigano. L'association de l'actuel exploitant au projet de Ciné Zéphyr constituait donc pour le maire une porte de sortie. Un cinéma majeur en haut, et un autre mineur en ville. Mais voilà, la CDAC a dit non. Et parmi ceux qui se sont abstenus il y aurait le représentant de l'État, qui a semble-t-il trouvé que ce projet, pour intéressant qu'il soit, ne faisait pas la part assez belle à la salle de centre-ville. ANRU oblige, le centre-ville est prioritaire. «Moi je veux bien regarder encore une fois où on peut mettre ce cinéma en centre-ville, mais pas question de le mettre à la place du Lidl, c'est une école qui y est prévue, et je préfère une école à un cinéma ! On va se donner trois mois pour faire une nouvelle étude, mais on ne va pas faire n'importe quoi !» prévient André Trigano.

Un recours national de l'opérateur

L'opérateur de son côté envisage de déposer un recours auprès de la commission nationale, car dit le maire «il pense que l'avenir du cinéma, de façon générale, ne serait pas en centre-ville. C'est quand même malheureux, on a trouvé un candidat sérieux ! J'ai peur qu'il ne se lasse, et laisse tout tomber, et que l'on finisse par arriver à une situation où à un moment donné, il n'y aura plus de cinéma à Pamiers !»

André Trigano est étonné de cette décision de la CDAC : «On n'arrive pas dans ce département à avoir une vision à 10 ans ! Le cinéma de papa, c'est fini ! Aujourd'hui les gens qui vont au cinéma, ils cherchent aussi un autre environnement ! Alors ils vont à Labège ! J'ai bien peur qu'ils continuent à aller à Labège !»

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