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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 13:58



On s'attendait à une séance des grands jours, avec un haussement de ton, celui qui caractérise aujourd'hui les débats en conseil municipal de Pamiers. Il n'en a rien été ! Pourtant l'objet essentiel du débat, les orientations budgétaires, était de nature à porter à l'ébullition. Certes, les visions sont irréconciliables entre majorité et opposition, mais si le ton est différent depuis l'époque « Montané », le fond reste le même. Endettement, impôts trop élevés, risque de perte de ressources, inquiétude sur la pérennité de la TP. Ce sont les points qui ont été développés par Michel Teychenné. Auparavant, Gérard Legrand, le grand argentier de la commune, s'était lancé dans une longue explication technique que l'on peut résumer ainsi : il va falloir être prudent sur les deux prochains exercices, « en maîtrisant les charges de fonctionnement, sans faire appel au levier fiscal de façon à obtenir une totale stabilisation des taux pendant dix ans (depuis 2003) ». Avec plusieurs paramètres à intégrer : le fait que Pamiers a investi depuis des années le double des villes de sa strate, ce qui l'autorise aujourd'hui à lever un peu le pied, que la manne d'Airforge ne va pas tarder à rapporter gros à la ville dès sa sortie d'exonération, qu'il faudra admettre une diminution de l'épargne nette entre 2008 et 2011 en attendant cette sortie d'exonération et qu'il faudra bien se résoudre à assurer des transferts à la communauté de communes.

Là dessus, Michel Teychenné, bien entendu, a passé la vitesse supérieure, rappelant que la future réforme de la TP allait rendre délicat le travail de prospective, qu'il y avait toujours le souci de ces emprunts dits « toxiques », que l'endettement de la commune allait continuer à s'accroître alors qu'il est déjà fort, que le niveau d'imposition des ménages ne pouvait être accru. « Il y a aussi un problème avec les reports d'investissements d'une année sur l'autre, ce qui fait que vous n'exécutez à peine que 50 % du budget ! » Michel Teychenné, qui, apostrophant le maire, s'étonnait qu'un « homme d'affaires aussi avisé que lui ait laissé à tel point « se détériorer les comptes de la commune », visant en cela « la volonté de faire payer à la seule mairie de Pamiers des investissements qui auraient dû être portés à la communauté de communes ».

« Vous avez raison »

André Trigano, sans se départir un instant de son calme - aidé en cela par la courtoisie dont a fait usage Michel Teychenné - a assuré que cette situation « était effectivement un choix politique, que sa volonté d'investir considérablement était destinée à faire que le pays ne soit pas paralysé et que c'est pour cette raison que Pamiers est la première ville de Midi-Pyrénées en terme de création d'entreprises et d'emplois ». Toutefois, le maire de Pamiers a donné quitus aux observations de son opposition en rappelant qu'il avait récemment « demandé aux maires de la communauté de revoir leurs taux d'imposition » et que s'il avait choisi de demander un effort supplémentaire aux Appaméens, c'était par esprit de solidarité avec les autres communes, sachant qu'un jour « que peut-être je ne verrai pas, l'ensemble ne formera qu'un bloc ». « Mais il faut rééquilibrer, vous avez raison », a conclu André Trigano. C'est sur cette note très consensuelle dans le désaccord que s'est terminée cette séance d'orientation budgétaire.

La Dépêche du Midi, 19 janvier 2009

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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 15:13
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
MICHEL TEYCHENNÉ
DÉPUTÉ EUROPÉEN, PSE, ÉLU DU GRAND SUD-OUEST
   



MICHEL TEYCHENNÉ NOMMÉ DÉPUTÉ RÉFÉRENT SUR L'AXE DE TRANSPORT EUROPÉEN PARIS-BRATISLAVA


Michel Teychenné, eurodéputé socialiste membre de la Commission « Transports et tourisme», a été nommé référent du Groupe socialiste européen (PSE) pour l'axe prioritaire n° 17 du Réseau transeuropéen de transport (RTE-T).

Cet axe ferroviaire (Paris - Stuttgart en Allemagne - Vienne - Bratislava en Slovaquie) traverse l'Europe d'est en ouest en son centre. Il a donc une forte portée symbolique puisqu'il permet de relier les nouveaux Etats membres aux Etats fondateurs. Par ailleurs, il s'inscrit parfaitement dans la démarche environnementale de l'UE et dans ses politiques de transport, puisqu'il sert aussi bien au  transport de voyageurs que de marchandises. Autrement dit, la diminution de l'utilisation des camions au profit des trains est encouragée par cet axe.

Après sa nomination au poste de «  rapporteur » sur les droits des passagers du transport maritime, c'est une nouvelle marque de confiance faite à Michel Teychenné de la part de ses collègues eurodéputés socialistes.

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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 14:58



Michel Teychenné et les élèves et étudiants du LEGTA ensemble au Parlement européen à Bruxelles

Le Lycée agricole de Pamiers, le LEGTA, répond oui à l'Europe et développe son insertion dans la communauté de l'éducation et de la formation. Objectif ? Développer une culture européenne. Plusieurs temps forts à retenir dans la démarche. L'an dernier, le lycée a accueilli un assistant linguistique et les premiers stages à l'étranger ont été réalisés par des élèves qui ont vu du pays mais aussi observé comment on travaille en dehors de l'hexagone. Cette dynamique se poursuit cette année avec l'accueil d'Emal, assistante linguistique turque, et l'obtention de la charte universitaire Erasmus. Celle-ci permet le développement de nombreux projets éducatifs européens et notamment le financement de stages hors de nos frontières.

C'est dans cette dynamique que quatre étudiants ont formalisé le projet « L'Europe et nous » (Gaël Fernandez, Angèle Parédès, Audrey Pradelet et Amélie Coll). Ce travail comporte deux phases avec le même but : 2009 est une année européenne, avec des élections en juin, et il s'agit de sensibiliser l'ensemble des élèves et étudiants qui vont voter pour la première fois. Notons que les élèves du LEGTA impliqués dans la démarche citoyenne ont reçu deux prix. Le premier pour les « Droits de l'Homme » dans le cadre des simulations d'Assemblées générales des Nations Unies. Et le second à la suite de la visite et au détail explicite du rôle des institutions européennes de Strasbourg.

Forts de leurs observations, les jeunes du LEGTA sont devenus le vecteur de transmission de cet esprit européen et l'ont communiqué à leurs camarades avec un atout de taille : l'implication de Michel Teychenné, député européen et ancien élève du Lycée agricole de Pamiers.

PARCOURS CIVIQUE EUROPÉEN

Le mois dernier, les étudiants ont mis en place une animation composée d'un parcours civique européen et de vidéos agrémentées de quizz. Michel Teychenné, député européen, étant présent au LEGTA et a rencontré une centaine de jeunes. Un moment d'échange convivial qui a été très apprécié, car pour beaucoup, c'était la première fois qu'ils pouvaient échanger très simplement avec un élu, qui plus est européen. La dernière phase du projet a été initiée Michel Teychenné en permettant à 23 élèves et étudiants de visiter les institutions européennes de Bruxelles.


Ainsi, élèves et étudiants impliqués dans le Club UNESCO ou ayant un projet de mobilité européenne ont pu découvrir l'envers du décor. Michel Teychenné, à Bruxelles, a tout fait pour livrer les moindres secrets de l'hémicycle et la vaste Union européenne aux élèves.Ils en savent désormais un peu plus sur l'Europe et ont, pour certains, l'ambition de faire le pas et de connaître une aventure professionnelle hors de l'hexagone.

La Dépêche du Midi - 15 janvier 2009


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15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 13:58

Intervention de Michel Teychenné dans le débat d'orientation budgétaire au Conseil Municipal de Pamiers du 15 janvier 2009

 

Je commencerai mon intervention par l'analyse de la note de prospective financière 2008-2014.

M. le Maire, on reproche souvent à l'administration bruxelloise d'utiliser un jargon incompréhensible pour le commun des mortels. Je dois dire que la note que nous ont remise les services, sur un sujet aussi aride que les finances municipales, prend un malin plaisir à utiliser un "jargonnage" financier, qui peut tout à fait rivaliser avec certains technocrates bruxellois. Je vais m'efforcer d'en faire une traduction simple et compréhensible dans mon intervention.

D'abord les constats. Il est évident que la crise, qui crée une instabilité financière, et que la réforme de la TP engagée par le gouvernement, dont on ne connaît pas le contenu, rendent plus délicat un travail de prospective. De plus, les emprunts à taux variables, appelés couramment aujourd'hui "emprunts toxiques" que la mairie a contractés auprès du  malheureusement trop célèbre groupe Dexia, aggravent cette situation d'incertitude. En effet, la dette pourrait flamber puisque ces emprunts concernent 25 millions d'euros, dont 5 très dangereux à cause de leurs taux calés sur le marché à court terme.

Il n'en demeure pas moins des lignes fortes des 14 ans de votre gestion :

Premièrement, un fort endettement de la commune, qui va continuer à s'accroitre.  

Deuxièmement, des niveaux d'imposition des ménages et des entreprises très lourds, qui vous a imposé une pause fiscale et l'impossibilité de continuer à augmenter les impôts à Pamiers.

Troisièmement, une forte augmentation de la masse salariale de la commune, dont vous annoncez une croissance de 3,5% jusqu'à 2014. Tous les indicateurs sont au rouge. "CHALLENGE", la célèbre revue économique l'avait déjà remarqué l'an dernier en classant Pamiers 28e dans le palmarès de la bonne gestion sur les 32 villes de Midi-Pyrénées qu'ils avaient étudiées. Nous étions dans la catégorie "doit mieux faire".


Je voudrais aussi signaler deux autres problèmes plus techniques, mais significatifs :

Le problème des reports de crédit d'investissement d'une année sur l'autre, où aujourd'hui, en matière d'investissement, vous exécutez à peine 50% du budget. 

La forte dégradation de l'épargne nette, qui pour la première fois depuis bien longtemps, sera inexistante en 2009, et qui grâce à l'arrivée de la taxe professionnelle d'Air Forge, redeviendra positive de peu en 2011, mais continuera à baisser jusqu'en 2014.


Vous nous aviez dit pendant la campagne électorale, Monsieur le Maire, que les premier et deuxième mandats servaient à investir. Que le troisième mandat est celui où l'on récolte. Vous aviez même dit à la Gazette de l'Ariège que le troisième mandat était fait pour s'amuser. Au vu des comptes de la ville de Pamiers, personne dans mon groupe n'a envie de rire ou de s'amuser, et pour l'instant ce que l'on récolte ce sont des dettes, des déficits, et des records d'imposition.

Alors, Monsieur le Maire, vous êtes un homme du monde des affaires, vous avez fait fortune par votre travail, par votre intelligence. Comment se fait-il, peut se demander l'Appaméen, qu'un tel spécialiste du monde des affaires, ait laissé à un tel point se détériorer les comptes de la commune. Cette question, il faut effectivement se la poser. Et soyez sur, Monsieur le Maire, que je ne vous ferai pas un procès d'incompétence, loin de là. Ce n'est pas là mon propos.

Si on en est là aujourd'hui, c'est parce que vous avez fait un choix, et un choix qui est politique. C'est de faire payer à la seule mairie de Pamiers des investissements qui auraient dû être portés par la communauté de communes. Vous avez fait le choix de faire payer deux fois les Appaméens. Une fois à travers la participation financière aux services, et la deuxième fois par l'impôt en leur faisant payer des déficits creusés par des utilisateurs extérieurs à la ville. 

SERVICES A LA COMMUNAUTE DE COMMUNE : 2.5 MILLIONS EUROS DE DEFICIT PAR AN

60 % imputable aux Appaméens, 40 % aux extérieurs, soit 1 MILLION D'EUROS PAR AN. C'est le million qui manque pour équilibrer nos comptes, pour assainir la dette, pour remettre de l'épargne et de l'autofinancement, et donc poursuivre les investissements au service des habitants de la ville de Pamiers.

Rééquilibrer la charge financière entre la mairie et la communauté de commune. Voilà le chantier auquel il faut que la majorité s'attaque. Aujourd'hui, Monsieur le Maire, c'est un million de trop que vous ponctionnez chaque année dans la poche des Appaméens. Le maire de Pamiers doit régler ce problème avec le Président de la communauté de communes. Quant à mon groupe et moi même, nous sommes à votre disposition pour aller dans ce sens.

SERVICES MUNICIPAUX : LES APAMÉENS PAIENT DEUX FOIS

SERVICES MUNICIPAUX BUDGET RECETTES DEFICIT
École de musique 537 000 E 52 000 E 485 000 E
Restauration scolaires 590 000 E 126 000 E 475 000 E
Neptunia 845 000 E 320 000 E 525 000 E
Enfance et jeunesse 1 360 000 E 460 000 E 900 000 E
Médiathèque 520 000 E 20 000 E 500 000 E
MIC 250 000 E 250 000 E 90 000 E
Petite enfance 1 325 000 E 824 000 E 500 000 E

Si on ne retient que les dossiers que ne devrait porter que la CDC, 60 % étant issus de Pamiers, 40 % de la CDC :

École de musique     485 000 E
Neptunia     525 000 E
Enfance et jeunesse     900 000 E
Médiathèque     500 000 E
MIC     90 000 E


TOTAL     2 500 000 E

Soit 1 000 000 E de manque à gagner, payé par les Appaméens pour financer l’absence de la CDC. Les Appaméens paient deux fois : une fois pour eux, une fois pour la CDC.Le même calcul serait à faire sur la dette en fonction d’investissements qui ont été calibrés par rapport au bassin de la population de la CDC.

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15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 11:00



« Un vrai retour de l'opposition » : ce sont les voeux de l'élu! Il est vrai que Michel Teychenné coiffait plusieurs casquettes au moment de les présenter : celle de l'élu de Pamiers, celle aussi du député européen. Aussi dans ces voeux, les préoccupations se sont-elles croissées entre celles nées au pied des trois clochers, celles vues depuis les cimes ariégeoises jusqu'au parc Élyséen, et enfin, celles ressenties depuis les couloirs du Parlement européen.

Au plan national, Michel Teychenné tient à saluer la présidence française sarkozienne, « car il a fait exister l'Europe et la présidence ! » Ensuite, de ces félicitations quasi protocolaires, on est passé directement à la raclée, avec « une directive de la honte sur l'immigration, une politique de défense qui n'a pas avancé d'un iota, une réforme de la PAC qui ne va toujours pas dans le sens d'une agriculture raisonnée et créatrice d'emploi et, enfin, un couple franco-allemand qui se boude toujours ».

Mais ce voyage en géopolitique ne devait pas tarder à se conclure par un atterrissage rapide sur le plateau du Castella. Car là, Michel Teychenné avait des choses à dire, sur lesquelles il voulait insister : « Il y a un vrai retour de l'opposition dans le débat municipal, ce qui pose des difficultés à la majorité qui n'avait pas l'habitude d'être contestée ou discutée ! » Il doit être clair pour la majorité que les choses iront désormais ainsi... « Et pourtant avec notre chef de file Milou et les autres élus d'opposition, nous ne faisons pas dans l'obstruction systématique, nous votons 80 % des délibérations soumises au Conseil ! Mais il ya des sujets où l'on est pas d'accord et nous le disons ! Pour moi c'est l'expérience européenne qui m'apprend beaucoup. Tout le monde n'est pas toujours d'accord à Bruxelles ou à Strasbourg. Mais on peut être en désaccord sans être ennemi. Il faut travailler au dialogue dans la confiance et le respect ! »

Michel Teychenné s'est d'ailleurs félicité que le dialogue puisse payer, comme en témoigne l'avancée actuelle sur le dossier de l'abattoir, où une formule nouvelle très oecuménique est en cours d'élaboration, dans la concorde, « depuis le retrait du plan Deymier ». Michel Teychenné a toutefois profité de ces voeux pour émettre des craintes sur les finances de la ville « qui a beaucoup vécu sur la croissance, avec en conséquence un endettement important. Comme on ne peut pas augmenter les impôts, il faudra aller aux priorités. »

Pour finir, le député européen de l'Ariège a taillé quelques croupières dans le projet d'aéroport en Basse-Ariège, ce « miroir aux alouettes, erreur stratégique lourde, et dont le gel des terres, s'il s'opérait, serait dramatique pour la Basse-Ariège ». Un projet auquel il ne croit pas du tout, pas plus qu'en ceux qui le portent...

La Dépêche du Midi, Jean-Philippe Cros, 14 janvier 2009

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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 15:00




Où en sont les travaux de mise en conformité et sécurité ? La maison des jeunes est pourtant toujours ouverte et les activités battent leur plein.

La MJC avait l'année passée donné sa fête sous un chapiteau pour éviter tout débat sur la sécurité. Photo DDM, archivesS'il est un feuilleton parmi les dossiers évoqués en conseil municipal, celui de la MJC fait recette. Le groupe minoritaire de gauche qui avait soulevé le lièvre juste avant les vacances d'été n'a pas lâché l'affaire et, voulant tester la vigueur de l'animal et savoir s'il courait encore, a remis le couvert lors de la dernière séance, dans le cadre des questions diverses.

C'est ainsi que les élus de l'opposition, Emile Franco en tête, se sont étonnés que les travaux de mise en conformité et en sécurité de la MJC qui auraient dû être terminés pour la rentrée d'octobre n'aient toujours pas été attaqués.

« Où en est-on ? questionnait Michel Teychenné, un brin railleur. Il semblerait que le préfet qui était si prompt à menacer de fermeture en juin dernier soit tout à coup devenu bien patient ! »

« Monsieur, répondit le maire André Trigano, les crédits on été votés, mais les consultations que nous avons faites auprès des entreprises ont été infructueuses. Cependant, l'argent est disponible. »

« Oui, mais je crois savoir que les estimations faites par vos services ont été bien en dessous de la réalité, poursuivait Michel Teychenné. Voilà pourquoi elles sont restées infructueuses ! »

D'une première estimation à 55.000 ¤ HT faite en juillet dernier, les travaux avoisineraient maintenant les 150.000 ¤. « Je confirme que les travaux seront faits dans le courant du premier semestre 2009, dans les périodes de congés scolaires pour ne pas pénaliser le fonctionnement, et en quatre tranches », rétorquait alors le maire en guise de conclusion. Françoise Pancaldi, l'élue en charge du dossier, confirme pour sa part « que les pourparlers avec l'entreprise qui a réalisé l'audit sont en cours. Cette entreprise étant la seule qui a bien voulu répondre positivement, elle a les coudées franches. Le devis a, en effet, pris une sérieuse augmentation (presque triple) et nous sommes en train de lister les postes indispensables. Par contre, en accord avec les responsables de la MJC, nous avons souhaité que les travaux se fassent durant la période des vacances scolaires de février, pour ne pas pénaliser les utilisateurs. Quant à la subvention de fonctionnement, le premier versement de 50 % est déjà parti. Le réajustement se fera début mars, mais les responsables sont d'ores et déjà assurés d'avoir au minimum les 70 000 ¤, comme l'année dernière. Parallèlement, nous sommes en train de travailler à la rédaction d'une convention avec la MJC, à partir d'un projet mis sur pied l'année dernière ».

Le président Dominique Mourlane, quant à lui, ne cache pas son désappointement. « Cette histoire a beaucoup porté tort au fonctionnement de la maison, dont un certain nombre d'adhérents a cru qu'elle allait fermer. La crise peut aussi expliquer la baisse de fréquentation, mais elle n'explique pas tout ! Alors plutôt que d'émettre des avis contradictoires entre élus et techniciens sur des travaux de mise aux normes, mieux vaudrait faire la MJC ailleurs, comme la mairie l'a déjà évoqué. Mais il semblerait que ce ne soit qu'une volonté politique de façade ! » Le bâtiment passera donc par une cure de rajeunissement inéluctable. Un investissement que tous espèrent valorisable, quel que soit l'avenir du site.


La Dépêche du Midi, V. Cusset, 10 janvier 2009

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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 16:16



DÉCLARATION SUR GAZA
DU GROUPE SOCIALISTE AU PARLEMENT EUROPÉEN


8 janvier 2009


Le Groupe :

1. Exprime sa plus profonde indignation face aux violences dans la bande de Gaza, aux conséquences de l'usage disproportionné de la force par l'armée israélienne et à l'escalade militaire à l'origine de centaines de victimes, pour la plupart civiles, y compris de nombreux enfants. Déplore profondément que des civils et des installations des Nations Unies aient été frappés. Appelle Israël à respecter ses obligations en matière de droit international et de droit humanitaire international et à permettre à la presse internationale de suivre les événements sur le terrain. Appelle le Hamas à cesser les tirs de roquettes et à prendre ses propres responsabilités, en s'engageant dans un processus politique visant à restaurer le dialogue inter-palestinien et à contribuer au processus de négociations en cours.

2. Appelle à un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel. Le cessez-le-feu, qui devra englober le retrait des territoires réoccupés ces derniers jours et une trêve négociée, devra être garanti par un mécanisme établi par la communauté internationale. Ceci devra prévoir le déploiement d'une force multinationale le long des frontières de la bande de Gaza, incluant des pays arabes et musulmans. Invite l'Union Européenne à appuyer tout accord atteint par le Conseil de Sécurité des Nations Unies.

3. Demande avec force aux autorités israéliennes de permettre que les vivres, l'aide médicale d'urgence et le carburant soient délivrés à la bande de Gaza par l'ouverture des points de passage, et la levée du blocus. L'annonce de l'ouverture d'un couloir humanitaire à Rafah est une première étape à mettre en place d'urgence. Appelle les institutions de l'Union Européenne et autres donateurs, à fournir une aide adéquate face aux besoins croissants, en coopération avec les Nations Unies et les ONG, et demande à Israël de ne pas compromettre cet effort humanitaire essentiel. Cette aide devra contribuer à la reprise graduelle de l'économie de base dans la bande de Gaza, et à la restauration de conditions de vie décentes pour les palestiniens, en particulier les jeunes.

4. Considère que la reprise immédiate du "Agreement on Movement and Access" (AMA) et des "Agreed Principles for Rafah Crossing" (APRC) conclus en septembre 2005 par l'Egypte, Israël et l'Autorité palestinienne après le désengagement unilatéral israélien de la bande de Gaza doit être garantie sans restrictions. L'Union Européenne pourrait apporter une contribution essentielle à cette fin, en relançant sa mission de monitoring à Rafah.

5. Réaffirme qu'il n'y a pas de solution militaire au conflit israélo-palestinien et considère que le temps est venu pour un accord de paix durable et complet sur base des négociations conduites à ce jour par les deux parties. Une conférence internationale promue par le Quartette et avec la participation de tous les acteurs régionaux, sur base du précédent accord conclu entre israéliens et palestiniens, pourrait contribuer à atteindre cet objectif. Considère que des efforts renouvelés pour la réconciliation inter-palestinienne sont une étape essentielle.

6. Insiste à nouveau sur la fait que tout rehaussement des relations politiques entre l'Union Européenne et Israël doit être strictement conditionné par le respect du droit humanitaire international, par un réel engagement en faveur d'un établissement complet de la paix, par la fin de la crise humanitaire à Gaza et dans les territoires palestiniens occupés, et par le respect d'une mise en place complète de l'accord d'association intérimaire EC - PLO. Aussi longtemps que la situation demeure aussi critique, le Groupe Socialiste maintiendra sa position négative concernant le vote par le Parlement Européen de l'avis conforme sur une participation accrue d'Israël aux programmes CE.

7. Est préoccupé par les sérieuses conséquences de la résurgence du conflit dans la vie quotidienne des citoyens de la région et sur les espoirs d'une paix durable dans l'ensemble du Moyen Orient. Souligne le risque de mettre à mal la compréhension mutuelle et le dialogue entre toutes les communautés en Europe.

8. Appelle urgemment à un rôle politique renforcé et uni de l'union Européenne comme ce fut le cas lors de la crise du Liban en 2006 et lors de la récente crise entre la Géorgie et la Russie. Dans le cadre de son action, l'UE doit saisir l'occasion de coopérer avec la nouvelle administration des Etats-Unis afin de mettre un terme au conflit  grâce à un accord basé sur la solution de deux Etats, donnant aux israéliens et aux palestiniens la possibilité de vivre côte à côte en paix et en sécurité. Ceci contribuera grandement à l'objectif d'une nouvelle et pacifique structure régionale de sécurité au Moyen Orient.

9. Invite activement ses Membres à promouvoir une campagne politique adressée à l'opinion publique européenne, en coopération avec les partis socialistes européens et les autres mouvements progressistes et ONG, basée sur un vigoureux appel pour la paix au Moyen Orient.

Le Groupe socialiste au Parlement européen
Parlement européen, 60, rue Wiertz, B-1047, Bruxelles, Belgique

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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 15:01
   



Rétrospective 2008
Ils ont marqué l'Ariège

LES PERSONNALITÉS QUI ONT FAIT 2008



Michel Teychenné profite de l'élection sénatoriale, par un jeu de chaises musicales, pour devenir député européen.  Une première pour l'Ariège qui compte donc désormais un quatrième parlementaire à Bruxelles et à Strasbourg.  De quoi consoler ce socialiste historique de l'échec de la liste de Milou Franco aux Municipales à Pamiers face à Trigano.

La Dépêche du Midi Ariège, 30 décembre 2008


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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 14:01



Pour André Trigano, 2008 aura été une année mouvementée mais un bon cru. Pour Michel Teychenné, l'année a mieux fini qu'elle n'avait commencé. 2009 sera sportive !

La ville de Pamiers célébrait dernièrement ses sportifs méritants dans la salle du conseil municipal, où, la veille, majorité et opposition s'étaient retrouvées pour une rencontre qui n'avait rien d'amicale en séance de conseil municipal… Pas question de tacles assassins pour la circonstance ni de « cravates », les seules, en soie, étant autorisées. 79 récompensés, 26 médaillés et 28 diplômes, on avait rarement eu un si beau plateau en un même lieu.

C'est en fait le champion toutes catégories de l'élite politique André Trigano qui présida la remise des récompenses. Un maire de Pamiers, sorte d'intouchable Sergueï Bubka, qui, du haut de son expérience, ne se lasse de regarder, amusé, l'adversité s'échauffer depuis quelques mandats pour lui piquer sa place sur le podium. Las ! 2008 sera des plus sportives pour le maire qui au terme d'un premier tour de municipales épique décrochera à nouveau la timbale sur le fil. Encore une… Un premier magistrat dont on se demande d'ailleurs si le poids des trophées conquis de haute lutte ne fait pas trop d'ombre à une descendance un peu ankylosée dans le culte d'un chef derrière lequel elle s'abrite volontiers dès que l'opposition sort l'artillerie lourde.

Et puis, à la gauche du Très Haut, ce fameux samedi, les coureurs de fond, infatigables tribuns d'un PS local ragaillardi par la joute oratoire de la veille, Émile Franco et Louis Claeys ont été associés à la remise de récompenses. C'est aussi un peu ça avoir l'esprit sportif, le fair-play, comme on dit outre-Manche. Un Milou Franco pragmatique, qui a su tirer les leçons de la défaite, pas vraiment un tueur en politique, mais dont « l'œcuménisme » pourrait un jour lui permettre de rassembler au-delà de ses affections électives.

Et puis on aura noté la présence du « Royaliste » Michel Teychenné, qui sur la place appaméenne joue sans état d'âme la voiture bélier de l'opposition lancée dans la vitrine municipale d'un André Trigano parfois agacé. Mais un Michel Teychenné qui dispute surtout pour quelques mois encore le championnat européen entre Strasbourg et Bruxelles dans la catégorie poids lourds, à moins qu'il n'ait des velléités d'expansionnisme sur la circonscription du député Henri Nayrou si l'aventure européenne s'avérait trop scabreuse. Mais le jour de la remise des médailles aux sportifs méritants, Michel Teychenné est resté sagement en jachère, flanqué de son inséparable Dominique Castagné, mis en quarantaine par la majorité depuis que la veille, ce dernier avait eu l'outrecuidance d'apostropher le maire sur son réel bilan en matière d'emploi. Mais revenons à Michel Teychenné, président du groupe socialiste à Pamiers, qui, en attendant d'étoffer son palmarès, a applaudi avec générosité les vaillants sportifs du jour, électeurs émérites de demain. Les « qualifs » se jouent aussi sur les petites pelouses… Mais ça, c'est pour 2009. Pour celui qui représente très officiellement le courant de Ségolène en Midi-Pyrénées, 2008 se termine plutôt bien. Une médaille d'argent en quelque sorte ou plutôt un titre prometteur de champion d'automne. Mais la compétition va reprendre. Et d'ici juin, date des nouvelles élections européennes, il lui faudra éviter bien des tacles. Les plus douloureux ne viennent pas forcément de là où l'on croit.

La Dépêche du Midi, Xavier Olmos, 4 janvier 2009

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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 15:04


Que vont les abattoirs devenir? Question épineuse s'il en est et qui, au dernier Conseil municipal, aurait dû faire grand débat si le Maire, habile, n'avait pas tranché net la question sur le billot d'une séance suffisamment houleuse pour en rajouter. Ainsi donc, il décida de retirer la question à l'ordre du jour, prenant à contre-pied une Opposition frustrée de ne pouvoir en découdre. Pire, dans un grand moment d'inspiration politique, André Trigano renvoya tout ce beau monde à ses chères études en donnant un mois au tandem improbable Subra-Deymier afin qu'il trouve une solution viable pour ce dossier. « Si vous trouvez mieux, tant mieux! », balaya définitivement le premier magistrat, insolent de maîtrise.

Pour Émile Franco et ses troupes PS, il est évident qu'il faille sauver le « soldat » abattoir. Mais la solution proposée par M. Deymier, qui consiste à céder au privé et à l'euro symbolique l'établissement et ses 2 000 m2 situés au coeur de la zone du Pic, « dépasse l'entendement et n'est pas défendable en regard des deniers des contribuables investis ». Pour M. Deymier, qui n'exclut pas, bien au contraire, de travailler avec les quatre chevillards du coin, il est évident que la régie municipale est un système révolu,. L'option serait plutôt du type société d'économie mixte, une structure pouvant bénéficier des fameux 12 % de subventions régionales et de 12 % de l'Europe.

OBJECTIF : 5 000 TONNES

Mais au-delà, il s'agit de dépasser le cap fatidique des 3 500 tonnes de viandes « traitées » par l'abattoir de Pamiers sur un exercice et de tendre vers les 5 000 tonnes synonymes de seuil de rentabilité effectif. Certes, il ne suffit pas de soulever la patte d'une vache pour y trouver les solutions aux maux dont souffrent les abattoirs. Émile Franco en est bien conscient, mais pour lui une autre voie est possible. Et M. Franco de lancer un appel solennel à la grande distribution ariégeoise en particulier, et aux consommateurs en général : « Il faut que les grandes surfaces s'engagent sur l'achat de viande estampillée de chez nous, de nos éleveurs et de nos estives, il faut consommer de la viande de l'Ariège. Celle de nos éleveurs ariégeois. Peut-être que cela coûtera légèrement plus cher, mais c'est le prix à payer pour la qualité et la sauvegarde d'emplois pour toute une filière », analyse le tête de liste du PS aux dernières municipales. Une filière qui a eu à subir les effets désastreux de la « vache folle » hier et du combat de certains écologistes qui stigmatisent les bovidés pour leur impact néfaste sur l'environnement, en terme de pollution notamment.

Bernadette Subra, « nostalgique » qui voue une passion presque viscérale aux abattoirs de Pamiers et à l'aventure humaine qu'ils ont pu représenter depuis les années « 70 » notamment, évoque une désaffection du domaine public et plaide avec le coeur pour une double stratégie de protection des acquis municipaux et de développement pérenne : « Il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs. Vendre les abattoirs pour l'euro symbolique, c'est irrecevable! C'est une erreur stratégique lourde et une gabegie. Il faut trouver d'autres solutions pour pérenniser la structure et les emplois qui en découlent. Il faut rester propriétaire et partir sur un bail commercial. » Qu'à cela ne tienne. La balle est désormais dans son camp. Le Maire André Trigano lui a donné un mois pour ficeler le dossier.

La Dépêche du Midi – Un article de Xavier Olmos, 30 décembre 2008

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