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A R C H I V E S

30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 15:08



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30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 13:00



Cliquez sur le logo 19/20. Vous accéderez ainsi dans votre lecteur de podcasts (iTunes ou autre)  à la liste des éditions du 19/20 disponibles en podcast.  Sélectionnez l'édition du 26 octobre 2008.  Une fois le téléchargement terminé, lancez la lecture. Le portrait de mIchel Teychenné débute à 3 min 50 s.

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28 octobre 2008 2 28 /10 /octobre /2008 11:25
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
MICHEL TEYCHENNÉ
DÉPUTÉ EUROPÉEN, PSE, ÉLU DU GRAND SUD-OUEST
   


Bruxelles, le 28 octobre 2008

TRAVAILLEURS INTERIMAIRES :
LES  EURODEPUTES SOCIALISTES OBTIENNENT UNE AVANCEE SOCIALE


Les travailleurs intérimaires de toute l'Europe pourront bientôt bénéficier de l'égalité de traitement avec les travailleurs permanents qui occupent les mêmes postes dans l'entreprise et ce, dès le premier jour d'embauche.

Alors qu'ils représentent environ 3 millions de salariés dans l'UE, et que leur nombre a malheureusement augmenté de plus de 60% au cours des cinq dernières années, les intérimaires vont enfin être traités sur un pied d'égalité avec les autres travailleurs, précise Michel Teychenné, eurodéputé du Grand Sud-Ouest.

La directive qui vient d'être adoptée permettra une égalité de traitement pour les salaires, mais aussi pour la durée de travail, les heures supplémentaires, ou les congés. Elle garantit en outre une protection aux femmes enceintes et aux mères en période d'allaitement. Enfin, l'accès aux équipements collectifs (cantine, structures de garde d'enfants et services de transports), à la formation professionnelle ainsi qu'à la représentation des travailleurs intérimaires est désormais le même pour tous les travailleurs.

Après avoir bloqué pendant six ans, les gouvernements des Etats membres ont finalement cédé face à la détermination des eurodéputés socialistes.

" C'est une victoire du Parlement européen et des partenaires sociaux. C'est un signal politique fort qui montre que l'Europe sociale peut avancer et qu'elle peut avoir un contenu concret pour faire progresser les droits des travailleurs ", se félicite Harlem Désir, rapporteur du PSE pour cette dernière étape de procédure.

Les Etats Membres disposent d'un maximum de trois ans pour mettre en œuvre la directive.

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24 octobre 2008 5 24 /10 /octobre /2008 13:22


Le principe d'une « nouvelle régulation mondiale » est désormais le cheval de bataille des néolibéraux européens, un comble.

Un discours en totale contradiction avec ce qu'ils ont toujours prôné, et ce qu'ils ont toujours fait, autrement dit encourager un capitalisme dérégulé. Le souffle de la crise financière, qui a révélé brutalement toute l'aberration de ce système, est passé par là, tant et si bien que le discours de Sarkozy fait aujourd'hui un virage à 180 degrés.

L'on peut bien sûr se réjouir d'entendre les institutions européennes - pourtant toutes très majoritairement à droite - reprendre en cœur le crédo social-démocrate en faveur de plus de régulation, de plus de contrôle public sur les mouvements financiers.

Le retour de l'Etat sur la scène économique ne peut être : nationaliser les pertes bancaires tout en privatisant les profits et les parachutes dorés. Il est urgent, face à la récession, que l'UE propose un plan de relance de l'économie. Mais de cela, pas un mot dans le discours de M. Sarkozy, pas un geste de M. Barroso. Alors que l'Union Européenne dispose dès aujourd'hui de projets d'une telle relance - comme le programme cadre de recherche et développement, la Stratégie de Lisbonne, et surtout les trente projets prioritaires du réseau trans-européen de transport. Reste aujourd'hui à s'occuper des travailleurs, des retraités, des chômeurs, de leurs emplois, de leur pouvoir d'achat et de leur salaire.

Communiqué de presse de Michel Teychenné, député européen / Strasbourg, 22 octobre 2008

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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 12:44


Michel Teychenné, le nouveau député européen en marche vers de nouvelles perspectives électives ?

Certains le détestent. Avec férocité. De droite comme de gauche d'ailleurs, et plus encore depuis qu'à la faveur des récentes sénatoriales le minot, dont l'instituteur de cours préparatoire observait « Un peu indiscipliné mais brillant orateur », est devenu « mécaniquement » député européen. Suite à l'élection de Robert Navarro au Sénat, il devient parlementaire étoilé de la circonscription du Grand Sud-Ouest (Aquitaine, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon).

La méchanceté des uns, l'ingratitude des autres, le parcours des politiques n'est pas celui de Disneyland. Cela étant, depuis un peu plus de quinze jours le portable de Michel Teychenné sonne davantage. Félicitations d'usage avec son lot d'hypocrisies souvent, d'obséquiosités et des témoignages sincères, parfois. Mais notre homme a de la praxis, il connaît la chanson, on va pas la lui faire.


Un parcours de militant


Point de départ initiatique, le 10 mai 1981, place de la Bastille est son Austerlitz. La France a alors l'odeur de la paille et du grain, bourdonnant d'abeilles et du rêve d'architectes inspirés. Militant aux Jeunesses socialistes, le Fuxéen de 24 ans a gravi les échelons comme on entre en compagnonnage. Observer, apprendre. Plus dur, apprendre à se taire et puis grandir. Avec Jospin. Comme assistant parlementaire pour commencer lorsque « Lionel » est député de Haute-Garonne et premier secrétaire du Parti socialiste de 1986 à 1988. « On n'est pas impunément le dir'de cab'de Jospin », confiait récemment le maire de Pamiers qui regarde avec un œil goguenard l'évolution « du jeune homme » dans le jeu de quille du PS local. Petite phrase en forme de grenade dégoupillée innocemment dans l'effroyable jardin des Bonrepaux, Nayrou et plus accessoirement Franco… Vient ensuite le poste de chargé de mission au cabinet du ministre d'État, ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et des Sports. Même s'il a changé de visage, Michel Teychenné est toujours le même. Les cabinets ministériels et l'aréopage des jeunes énarques ne l'impressionnent pas outre mesure. Mine de rien, le petit Appaméen, avec son accent à couper au couteau ariégeois, va rapidement mettre les points sur les « I » de ses camarades parisiens. Si le look est un peu brut de décoffrage, la mécanique, elle, est de précision. Pas vraiment adepte de la langue de bois, son sens de la formule est redoutable et sa combativité en met plus d'un au tapis.


La tête dans les étoiles du drapeau européen


Question castagne, l'atypique Michel Teychenné est plutôt généreux dans la distribution des pains. En 1973, dans l'équipe de rugby du lycée agricole de Pamiers, il était à bonne école. Depuis, le gamin a tracé sa route et fait du chemin. La démarche pédagogique de l'enseignant universitaire, il n'a pas son pareil pour surfer sur les querelles claniques et repérer, en bon observateur de la nature… humaine, une niche électorale où déployer ses ambitions. Même si Michel Teychenné a gardé sa bouille de minot, le voilà désormais la tête dans les étoiles du drapeau européen pour un CDD de dix mois. Député européen aujourd'hui qui a voté « non » au dernier référendum, allant contre les consignes de Hollande, Michel Teychenné préfère au suivisme moutonnier l'éther des aigles solitaires ou la solitude de l'ours « Balou ». D'ailleurs, il y en a plus d'un qui aimerait bien le flinguer, politiquement s'entend.


Une certaine fidèlité à Ségolène

« Fraternité, fraternité » scanderait la télé-évangéliste du PS. Royal justement. On le sait, Michel Teychenné en pince pour Ségolène, celle qui prenait ses désirs d'avenir pour une réalité présidentielle et qui slame désormais au Zénith avec Trust faute d'avoir (pour l'instant ?) la confiance du PS.


D'aucuns prétendent que Teychenné aurait misé sur le mauvais cheval. Un comble pour celui qui élève des ânes et des chevaux auprès desquels il aime à se ressourcer. Mais le quinqua a déjà le regard ailleurs, vers VincentPeillon son « mentor » comme il l'appelle. Un tandem réformiste-progressiste autoproclamé qui s'attelle à désarçonner les vieux caciques ralliés comme un seul homme à la motion Delanoë. Dix mois donc pour s'affirmer enfin comme un leader incontournable sur l'échiquier ariégeois en étant, par le biais de ce mandat européen, le troisième parlementaire du grand sud et donc incontournable.


L'homme a déjà les qualités du tribun : orateur brillant, il faudra désormais qu'il fasse preuve d'autorité. Élu accessible, disponible pour ses administrés appaméens, surtout… S'il maîtrise à la perfection l'art de porter les traditions et d'incarner les passions locales, il lui faudra enfin personnifier le pouvoir en tant qu'élu local de territoire, développer ses fidélités clientélaires et ses réseaux partisans locaux. Mais l'adversité surtout dans son propre camp a du répondant, une intelligence politique et politicienne reconnue, un réseau en acier trempé et une influence hégémonique. On l'aura compris, la tâche sera des plus ardues, le combat s'annonce rude, plus dur que d'aller négocier à Bruxelles pour les agriculteurs. Il va falloir monter les crocs.


Ça tombe bien, il paraît que l'appétit vient en mangeant.


Source : La Dépêche du Midi, 20 octobre 2008. Un article de Xavier Olmos


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19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 12:24


























A l'initiative des Socialistes, les députés européens demandent que tous les chauffeurs routiers soient traités sur un pied d'égalité s'agissant de l'aménagement de leur temps de travail, dans une résolution adoptée aujourd'hui à Bruxelles.

« On ne peut plus tolérer que les heures de chargement et de déchargement des camions ne soient pas comptabilisées dans le temps de travail comme c'est le cas pour les routiers indépendants », déclare Alejandro Cercas, eurodéputé socialiste, auteur de la résolution du Parlement.

Une réglementation européenne datant de 2002 aménage le temps de travail des chauffeurs routiers qui sont salariés de leur entreprise. Elle ne protège pas en revanche les transporteurs routiers indépendants. Ces derniers sont exclus de cette législation jusqu'au 23 mars 2009. En maintenant cette différence de traitement entre chauffeurs routiers, l'Europe ouvre la porte au dumping social. Les entreprises seront tentées de recourir de plus en plus à de faux indépendants.

Nous avons besoin dans le transport routier de règles claires sur le temps de travail, de procédures de contrôle et de sanctions efficaces afin d'assurer la sécurité de nos citoyens sur nos routes, font valoir les socialistes.

« Nous demandons à la Commission de faire son travail et de nous présenter dans les meilleurs délais un rapport comme le prévoit la législation européenne dans ce secteur », conclut l'eurodéputé Michel Teychenné, membre de la Commission Transport du Parlement européen.

Source : Communiqué de MIchel Teychenné / Ariège News - 16 octobre 2008

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30 septembre 2008 2 30 /09 /septembre /2008 16:46

















Lors des dernières élections au Parlement européen en 2004, quatre élus socialistes avaient été désignés pour représenter 18 départements. Parmi eux le vice-président du Conseil général de l’Hérault, Robert Navarro. En cinquième position, Michel Teychenné, conseiller en 1990 de Lionel Jospin, aujourd’hui leader de l’Opposition municipale à Pamiers. L’Ariégeois avait obtenu un score de 40,30 %, passant à deux doigts de l’élection.

A l’occasion des dernières élections sénatoriales, Robert Navarro s’est présenté et a été élu sénateur de l’Hérault. Dans ce cas, il doit démissionner de son mandat de député européen, et c’est la loi dite du « tourniquet » qui permet à Michel Teychenné de le remplacer à Strasbourg.

Un évènement pour l'Ariège même s’il ne s’agit que d’« un CDD d’un an à peine » comme le précise le nouveau député, qui ajoute vouloir se présenter pour le prochain mandat européen en 2009 : «  J’ai un an de travail devant moi et je vais m’y consacrer complètement. »


Source : Ariège News, 29 septembre 2008

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26 août 2008 2 26 /08 /août /2008 15:09





Michel Teychenné intervient
dans le débat sur le stationnement à Pamiers

Vous avez voulu intervenir dans le débat sur le projet de parking de Milliane…

Tout le monde redécouvre Milliane, et c'est clair qu'il faut aménager Milliane car c'est un espace qui mérite notamment que l'on y rabatte des jeux d'ados en déshérence au Castella, il y a aussi un espace vert à reconstruire sur cet espace. Se pose également la question des cirques, dont l'emplacement doit être intégré. Par contre on ne réglera pas les problèmes du parking à l'intérieur des canaux par Milliane, car ce serait déjà réglé, le problème est central, tout le monde est d'accord pour dire qu'il manque 300 places dans le centre, le maire s'est engagé à les trouver dans le mandat en cours, notre proposition est un parking souterrain de centre-ville, et malgré ce que dit le maire, c'est réalisable puisqu'il l'a fait étudier par la ville voilà sept ans par le cabinet SCTE.

Et plus précisément ?


À l'intérieur des canaux, deux solutions sont possibles, soit un parking souterrain qui n'est pas la priorité du maire comme l'a fait remarquer Émile Franco, soit un parking en surface. Il existe deux terrains possibles, le Castella, mais c'était une bêtise, sinon il reste les terrains de Notre-Dame, encore faut-il qu'ils soient à la vente et à mon avis ils sont trop proches de Milliane. Si un jour cet ensemble était à vendre, on pourrait y trouver une autre vocation que d'en faire un parking, dans une ville qui a sérieusement besoin d'espace vert.


Pourquoi voulez-vous intervenir avec autant de force sur cette question de parking, qui n'est pas nouvelle ?


Le problème du parking n'est pas anecdotique pour la rénovation du centre-ville. Milliane ne réglera rien si par ailleurs nous ne pouvons pas développer un véritable réseau de transport en commun à l'échelle de la ville sans le concevoir au niveau de la communauté de communes. Enfin, si aujourd'hui on ne prend que le collège, le lycée et la mairie à Jean-Jaurès, c'est 150 voitures par jour, et là, on peut faire un parking souterrain en allant chercher des financements auprès de prestataires qui de toute façon doivent assurer le parking de leurs salariés : la mairie, le conseil général, le conseil régional. Aujourd'hui, la revitalisation de l'habitat en centre-ville dépend fondamentalement de la circulation et du parking. Si on ne s'attaque pas frontalement à ce dossier, l'argent investi sur le commerce et l'hébergement aura été jeté par les fenêtres.


André Trigano a une vraie vision économique pour la ville à travers Gabriélat, il faut une vraie vision d'aménagement urbain pour Pamiers. L'exemple du départ du cinéma pour la périphérie est significatif de cette absence de vision. Le chef d'entreprise voulait se développer, la mairie n'a pas été capable de lui faire une proposition dans le centre.


Source : Jean-Philippe Cros - La Dépêche du Midi, 26 août 2008

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6 août 2008 3 06 /08 /août /2008 15:09




Émotion très vive hier matin à Pamiers après l'arrestation, vers les 6 heures, de la famille Nikogossian au complet (Stella et Andranik les parents, Hélène et Asen les enfants), amenée dans les locaux du commissariat appaméen. Pour mémoire, cette famille qui vit en France depuis des années après avoir fui son pays natal, une partie de l'Arménie aujourd'hui occupée par l'Azerbaidjan, réside en Ariège. « Sans papiers », elle est sous le coup d'un arrêté d'expulsion. Au début de l'été une forte mobilisation s'était fait jour à Pamiers, autour des parents et surtout des enfants, scolarisés dans la cité des trois clochers.

Hier matin, les membres du comité se sont regroupés pour manifester leur soutien
à la famille placée en garde à vue. La veille encore M. Nikogossian avait vu Alain Drappier, tout allait bien. Mais hier vers 6 heures l'alerte était donnée. Une quinzaine de membres du comité de soutien se sont aussitôt rendus devant le commissariat, dans l'attente de nouvelles, que devait donner l'avocate commise d'office, Me Magalie Obis : « Je suis venue les assister dans le cadre de leur garde à vue et m'assurer des conditions de celle-ci. Les auditions se poursuivent, je m'en vais prévenir leurs avocats, notamment Me Dedieu ! » L'avocate indiquait qu'ils bénéficiaient d'un bon traitement, ce que venait confirmer peu après le maire André Trigano, venu lui aussi aux nouvelles : « Je suis venu m'enquérir des conditions dans lequelles la famille est entendue, vérifier qu'ils bénéficient d'un bon traitement, et en particulier les enfants. Je ne me prononce pas sur la procédure, mais je vais intervenir auprès du préfet ce matin ! » Le maire de Pamiers était accompagné de Lucien Quèbre et Françoise Pancaldi maires adjoints. Michel Teychenné, conseiller municipal socialiste, et membre du comité de soutien, se trouvait lui aussi devant l'hôtel de police. Il dénonçait cette situation : « On assiste à une parfaite illustration d'une logique comptable pour atteindre les quotas d'expulsion. Alors que M. Nikogossian avait un travail, dont on l'a privé, que son employeur se dit prêt à le reprendre tout de suite, que les enfants suivent une parfaite scolarité, qu'une véritable mobilisation existe à Pamiers et en Ariège autour de leurs personnes, nous sommes dans l'absurdité totale ! » Les membres du comité à Pamiers devaient rejoindre le rassemblement de Foix, prévu en fin d'après-midi à la mairie de la préfecture.

L
a réunion a rassemblé pas mal de monde à la salle Frédéric-Soulié. Christian Morisse, pour la Ligue des droits de l'homme, conteste les méthodes préfectorales. Il souligne que c'est du « pur sadisme » puisque il n'y a pas d'autorisations pour envoyer directement tous ces gens en Arménie. « Ils resteront au centre de rétention deux jours, puis on demandera des prolongations, et ainsi de suite… » Et de rappeler qu'une famille fuxéenne était, il y a quelques mois, revenue du centre haut-garonnais parce qu'on ne pouvait l'y laisser avec un bébé de deux mois et demi. « Mais le préfet fait encore appel en cassation ! » RESF rencontre le préfet ce matin. Sans illusion.

Source : La Dépêche du Midi (Ariège) - 8 août 2008 - Jean-Philippe Cros et Jean Martinet
Photo DDM J.-P. C. - La Dépeche du Midi

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31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 19:33


Dans son compte rendu dithyrambique du denier Conseil national de l'UMP consacré à l'Europe, M. Bari affiche enfin sa couleur politique et nous apprend qu'il est membre du Conseil national de l'UMP. C'en est fini du Modéré du Couserans, pendant couseranais des Modérés apolitiques de Droite de Pamiers et de Saverdun. Il est vrai que les élections cantonales et municipales sont passées : c'est plus facile...

Mais bravo quand même. Il est sain pour la clarté du débat démocratique que les élus locaux assument leurs engagements nationaux. M. Marette, qui tel une vestale antique, entretient la flamme de l'UMP en Ariège, se sentira moins seul.

Sur le fond, la vision idyllique qu'a M. Bari de la présidence française de l'Union Européenne commencée le 1er juillet, voulant que « les trois semaines écoulées témoignent d'un succès considérable de la diplomatie française », semble refléter un léger manque d'information, voire d'objectivité. Mais le nouvel et soudain intérêt de M. Bari pour les affaires européennes est une bonne nouvelle : l'Europe a besoin de toutes les bonnes volontés, même candides.

Parmi les succès de la diplomatie française, M. Bari classe-t-il l'échec du Plan Pêche proposé par la France à la Commission européenne pour obtenir l'autorisation de verser des aides d'Etat (interdites par le droit communautaire de la concurrence) ? Ce plan a été refusé par le Commissaire à la Pêche, Joe Borg. Pourtant, en mai dernier, le Ministre de l'agriculture français avait promis aux pêcheurs en colère qu'il obtiendrait l'accord de la Commission européenne pour une baisse du prix du carburant, principal cheval de bataille des pêcheurs. En substance, le plan Barnier, ancien commissaire européen, a été retoqué sous la présidence française. Cela fait vraiment désordre.

M. Bari classe-t-il aussi parmi les succès de la diplomatie française le dernier voyage de Nicolas Sarkozy en Irlande ? Environ 1 500 manifestants scandant des slogans anti-Sarkozy ont accueilli le « French gaffeur » à Dublin pour lui signifier dans quelle mesure ils ont apprécié ses récentes déclarations les invitant à revoter. La chaleur de l'accueil a été la même du côté des dirigeants politiques qui, s'ils étaient partisans du « Oui » lors du référendum, n'en ont pas moins été vexés de ne se voir accorder que trois minutes chacun. L'opposition travailliste a refusé de rencontrer Nicolas Sarkozy. Le leader travailliste Eamon Gilmore a déclaré : « L'idée selon laquelle le président français écoutera chacun d'entre nous trois minutes est un peu arrogante. »

Les déclarations de M. Sarkozy devant l'UMP demandant que les Irlandais revotent, et ce avant son déplacement en Irlande, témoignent d'une attitude que les Irlandais jugent le plus souvent hautaine et méprisante à l'égard de leur expression populaire, qui plus est de la part du président d'un pays dont le « Non » de 2005 a mis fin au Traité constitutionnel. L'hyper‑présidence en France est une chose, l'hyper-présidence en Europe en est une autre... Il faudra de toute évidence plus de tact au « French gaffeur » s'il veut voir aboutir ses nombreux projets pour l'Union Européenne. Le « succès considérable de la diplomatie française » dont se targue M. Bari est encore loin d'être assuré...

MICHEL TEYCHENNÉ
Député européen suppléant


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