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PAMIERS AU COEUR


Pamiers au coeur - Le Renouveau


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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 18:11

 

La Mairie de Pamiers condamnée pour favoritisme

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La Mairie de Pamiers représentée par son directeur général des services, M. Boza, a été condamnée aujourd’hui à 15 000 euros d’amendes avec sursis, un euro symbolique de préjudice moral et 500 euros de frais de justice au profit de la Société Masson, partie civile.
Depuis novembre 2011, nous n’avons cessé de dénoncer ce contrat “mirifique” attribué sans mise en concurrence et sans appel d’offres, en toute illégalité. Contrat passé entre la Mairie de Pamiers et la société CTR chargée de réaliser une étude pour perception de la Taxe locale sur la publicité extérieure, taxe payée par les commerçants de Pamiers.
L’enquête a démontré que cette étude valait entre 25 000 et 30 000 euros au prix du marché en 2011, mais elle a été payée 180 000 euros par la Mairie de Pamiers à la société CTR, soit environ 7 fois sont prix.
Les premières victimes de cette affaire sont donc les contribuables appaméens. Depuis 2011, nous avons alerté la Mairie de Pamiers sur l’énormité de cette facture, sans être entendus, ni même écoutés . Aujourd’hui, après cette condamnation par la justice, nous demandons au maire qui malgré nos avertissements a payé cette facture, d’engager tous les recours possibles pour récupérer cette somme payée indûment, et de prendre enfin les mesures disciplinaires indispensables pour que le ou les responsables de cette gabegie soient sanctionnés.
La condamnation de la Mairie comme “personne morale” ne dédouane pas les responsables administratifs et politiques qui ont failli dans cette regrettable affaire de favoritisme.
Michel Teychenné
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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 15:43

 

ALERTE ENLEVEMENT : 26 socialistes ont subitement disparus à Pamiers en un an !


 

 Lors de l’investiture socialiste pour les municipales en octobre 2013, pas moins de  47 « socialistes » inscrits sur les listes électorales de la Ville qui ont participé au vote en section, avec le résultat que l’on connaît : 30 voix pour Fauré, 16 voix pour Teychenné, et un nul.

 

 Cet arrivage massif de « soi-disant militants », tous appaméens en plus, en avait surpris plus d’un, moi le premier. Une sorte de génération spontanée ? ! J’avais dénoncé cette mascarade de démocratie interne et rendu ma carte du PS ariégeois. Trop c’est trop, je ne le regrette pas.

 
Mardi de cette semaine, on revotait au PS de Pamiers, comme dans tout le département. Les adhérents étaient invités à choisir le candidat ou la candidate socialiste pour succéder à Augustin Bonrepaux. Votaient à Pamiers, en plus des 47 de Pamiers, tous les socialistes du Pays de Pamiers (soit le territoire de la Communauté des Communes moins Saint-Jean-du-Falga et Bonnac qui ont des sections autonomes). Un scrutin qui mobilise toujours les adhérents, avec deux candidats en plus... et là : surprise !

 
La section de Pamiers a particulièrement brillé, avec 21 votants au total : 16 voix pour Henri Nayrou et 5 pour Christine Téqui. La section de Pamiers a retrouvé sa participation normale pour un scrutin interne, fusse l’investiture d’un nouveau président du Conseil Général qui n’arrive qu’environ tous les 10 ou 15 ans dans notre département. D’ailleurs, Jean-Christophe Bonrepaux s’est félicité d’une excellente participation à ce scrutin interne.

 
Mais alors où sont donc passés les électeurs de M. Fauré pour les investitures aux municipales ? 26 disparus , 26 évaporés dans la nature, 26 fantômes ?

 
Je propose à la Fédération socialiste de lancer une « alerte enlèvement » sur les ondes et dans la presse. 26 socialistes qui disparaissent à Pamiers, c’est une affaire très grave, il faut absolument les retrouver...


Morale de cette histoire, dont il vaut mieux rire que pleurer : Henri Nayrou est majoritaire à Pamiers avec 16 voix, tout comme mes 16 voix en octobre précédent.... mais élu à la régulière, sans bourrage d’urnes, ni électeurs fantômes... Un progrès pour la « démocratie socialiste ariégeoise ».

 

Michel Teychenné

 

Le bureau de vote du PS en octobre 2103: investitures aux municipales

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 11:08

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Carrière de Bedeilhac: près de 250 personnes au pied du Calamès pour dire non aux «requins de la caillasse»

Samedi matin plus de deux cents opposants au projet de carrière de calcaire déposé par Denjean Ariège Granulats » se sont retrouvés au pied de l’emblématique Mont Calamès, un des plus beaux sites d’escalade de la région au cœur du PNR.

Malgré le début des vacances de Toussaint tous ont répondu à l’invitation de l’association « les gardiens du Calamès », car à partir de ce lundi, le 20 octobre l’enquête publique démarre, et ce jusqu’au 21 novembre. 

Les opposants à ce projet attendent beaucoup de cette enquête publique, car c’est pour eux une occasion à saisir pour dire non à l’ouverture de cette carrière et au projet déposé par Denjean Ariège Granulats repreneur de l’ancienne carrière Cuminetti qui était en fin d’exploitation depuis 2009. 

«Notre objectif c’est de mobiliser, mais aussi d’informer la population et donner un discours vrai, explique Vincent Milhau porte-parole de l’association. On ne peut pas laisser faire n’importe quoi et laisser ça a nos enfants. Car sur les papiers c’est pour 25 ans, mais les nuisances c’est à vie » Vincent a des craintes pour la sécurité des habitants, car la carrière est à moins de cent mètres des premières maisons, il a peur pour le tourisme, fer de lance de l’économie de cette belle vallée depuis le départ de Pechiney de Tarascon: «des gens sont venus s’installer ici, ils travaillent dans cette vallée ou dans les vallées environnantes, certains ont rénové des gîtes, ils ont cru à la qualité de vie, au tourisme. 

Dans cette logique de développement on a investi jusqu’à 200 à 300 000 euros (le prix de cette carrière) et crée plus de 110 emplois. Au-delà de l’impact immédiat sur la commune de Bédeilhac, c’est tout un projet de vallée qui est mis à mal, un projet de territoire qui est menacé
». 

Vincent redoute de devoir un jour à cause de toutes ces nuisances enlever ses enfants de l’école et déserter les lieux «au final c’est Saurat qui mourra !»

 Olivier est venu en voisin et en famille participer à ce rassemblement bon enfant. Il arbore fièrement sur sont T-shirt immaculé le slogan « Touche pas à ma montagne » : « Le Calamès c’est la porte d’entrée de la vallée... il faut se mobiliser pour les jeunes générations. C’est un moment important et c’est rassurant de voir autant de monde. A priori beaucoup ont compris qu’il en va de la qualité de vie de cette vallée ». 
Bernard est un enfant du pays. Il avait réussi à trouver des investisseurs pour son projet de Résidence Senior à l’entrée de Saurat. Il allait déposer le permis de construire au moment où ce projet de carrière à été porté au grand jour «j’avais réussi à trouver des gens solides pour ce projet à 1,5 M€, il y’a avait un emploi de gardien à temps complet, une salle de réfectoire, une salle pour les associations... le tout dans un cadre sécurisé pour seniors actifs. Si l’avis de l’enquête publique est positif, ce projet n’aboutira pas».
Une course folle pour la production de granulats
Sécurité, emploi, tourisme, environnement... la vallée de Saurat est au cœur du PNR des Pyrénées ariégeoises et en zone Natura 2000, un périmètre qui abrite entre autres des rapaces emblématiques tels que le gypaète barbu. 

Parmi les associations qui depuis le début soutiennent les Gardiens du Calamès, l’APRA le Chabot. Henri Delrieu est formel: «on n’est plus en réponse à un besoin, mais sur des projets financiers». 

Selon lui la révision du schéma départemental des carrières de l’Ariège a fait ressortir que le besoin du département est de 1,2 million de tonnes (avec satisfaction des besoins des départements de proximité comme la Haute-Garonne). L’autonomie en matériaux du département ne serait donc pas remise en cause par le refus de délivrer l’autorisation demandée «On est sur ce scénario jusqu’à l’horizon 2030... alors à qui profite l’exploitation de ces carrières de roche massive sinon aux requins de la caillasse? 

Aujourd’hui les besoins de l’Ariège se chiffrent à 23 000 tonnes par an, on n’a pas besoin d’une carrière de 300 0000 tonnes qui nous est à présent annoncée à 100 000 tonnes pour ne pas effrayer la population. Nous comptons bien mettre le poids de nos associations dans la balance et faire jouer les solidarités pour que le commissaire enquêteur et le préfet comprennent qu’il faut arrêter cette folie. 

À quoi ça sert de faire des zones Natura 2000, des SNIEFF si c’est pour tout casser derrière. Si c’est pour ensuite payer à l’Europe des compensations parce qu’on ne respecte pas nos engagements... rappelons que ce sont les particuliers qui paient pour réparer la casse de bonshommes qui s’en mettent plein les poches. 

On ne peut pas être d’accord avec cela !
» L’APRA le Chabot connaît bien le groupe Denjean pour avoir combattu ses projets en basse Ariège «derrière ce nom rassurant il y a le groupe Cemex, géant du BTP... l’unité de production de Bédeilhac ne pèse pas grand-chose». 

Pour Daniel Stub du CEA, le recul de l’activité granulat est fortement lié à la baisse d’activité du BTP «tous les indicateurs sont à la baisse alors pourquoi vouloir une carrière supplémentaire? On nous dit que ça ne fait de dégâts alors pourquoi ne pas l’ouvrir sur le pog de Montségur ?»
Les élus les grands absents
Parmi les manifestants, des élus de la vallée et d’un peu plus loin comme Arno Coustié du Parti de Gauche, Michel Teychenné opposant à la municipalité de Pamiers ou François Calvet, conseiller régional Europe Écologie les Verts et membre du bureau du PNR. 

«Des carrières il en faut, mais il faut les adapter aux besoins locaux, précise l’élu écologiste. Ici nous sommes sur un site protégé, on ne comprend pas pourquoi un tel projet. Quant au PNR il ne s’est pas encore positionné officiellement. 

Dans les prochains jours, le conseil scientifique du PNR va donner un avis qui ira nourrir la réflexion du bureau du PNR qui a son tour donnera sa position, cet avis sera pris de manière collégiale
».

En attendant, les 270 membres de l’association les Gardiens du Calamès ont réussi depuis le printemps dernier à lever 70 000 signatures contre ce projet de carrière.

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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 15:34

Place de la République

QUAND LES ELUS DE " PAMIERS AU COEUR " MOUILLENT LA CHEMISE POUR LES ECONOMIES D'ENERGIE    

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Photo: Denis Martinez

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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 18:03

 

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La commune de Pamiers au tribunal le 3 novembre

C'est dans le cadre d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité(CRPC) que la commune de Pamiers, en tant que personne morale, est convoquée devant la justice fuxéenne lundi 3 novembre. En cause, le dossier”CTR”, du nom de cette société qui a été désignée sans appel d'offres, en 2011, pour mettre en place la taxe sur la publicité extérieure dans la ville.

Une “erreur”admise sans problème par André Trigano et les élus de la majorité municipale, cette reconnaissance dès le début de l'affaire autorisant la procédure de CRPC, le “plaider coupable” à la française.

 

Reste que l'opposant municipal Michel Teychenné, qui a lancé l'affaire en utilisant l'article 40 du code de procédure pénale pour informer le procureur de la République de ces faits, ne veut pas en rester là : « si la mairie est mal gérée, ce n'est pas la faute de l'opposition. Nous faisons notre travail d'élu, sérieusement. Nous voulons que toute la lumière soit faite dans cette affaire et que les Appaméens récupèrent ces 180 000 € qu'il n'aurait jamais fallu payer.
Annonçant il y a quelques jours le passage devant la justice de la mairie, le conseiller de “Pamiers au cœur” ne manque pas de rappeler que dès 2011, il avait dénoncé « un contrat la commission, comme au temps des fermiers généraux » - et insiste : « ce n'est que le 30 mai 2013, quand alerté par une autre entreprise, nous avons découvert qu'il n'y avait pas eu d'appel d'offres, que le maire a plaidé l'erreur administrative”.
N°42 - 17 oct 2014
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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 08:02

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Affaire CTR : rendez-vous judiciaire le 3 novembre

Publié le 15/10/2014 à 03:46

Pamiers (09) - Justice

La mairie de Pamiers est dans le collimateur de la justice. Convoquée devant la juridiction fuxéenne le 3 novembre prochain, la collectivité locale est poursuivie pour octroi d'avantages injustifiés. Accusée de favoritisme, elle va devoir s'expliquer sur l'attribution d'un contrat passé avec la société CTR et daté du mois de novembre 2011. Une convention signée dans le cadre de l'instauration d'une taxe locale sur la publicité extérieure (TLPE).

Si l'affaire se réglera sous la forme d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), elle suscite l'indignation de l'opposition municipale. Instigateur de la plainte déposée auprès du procureur de la République le 12 juin 2013, Michel Teychenné s'est appuyé sur un courrier adressé par un des concurrents déboutés quelques semaines auparavant. Un document où les responsables de l'entreprise cherchent à comprendre les raisons de ce refus. Surpris, l'élu d'opposition y découvre alors l'absence de mise en concurrence et d'appels d'offres dans l'attribution du marché. «La mise en concurrence est obligatoire pour toute commande supérieure à 15 000 euros pour une collectivité. Or, ici le marché représente 181 195,19 euros. La défense du maire est incohérente et ne tient pas une seule minute» a affirmé, hier, Michel Teychenné au cours d'une conférence de presse.

Récupérer la somme investie en 2011

Interpellé au cours du conseil municipal du 30 mai 2013, André Trigano a reconnu la «faute administrative» et entrepris des démarches pour faire machine arrière. En résiliant d'une part, le contrat avec ladite entreprise, et en demandant ensuite le remboursement de la somme investie au moment des faits. Pour André Trigano, «qui refuse de rentrer dans une polémique stérile, il n'y a pas d'éléments nouveaux. Tout a déjà été dit.» Le maire de Pamiers a refusé, hier, de commenter l'affaire plus avant. De son côté, Michel Teychenné n'attend aujourd'hui qu'une seule chose : que le procès soit «une réponse aux atermoiements de la mairie». Et qu'il puisse constituer une forme de réparation pour les «vrais perdants de cette affaire : les Appaméens. Nous ne sommes pas tant intéressés par la sanction, mais plus par la manière dont sera récupérée cette somme en faveur des habitants de la commune».

                                          

                                                                                             §§§§§§§§§§

 

communiqué de presse des élus de Pamiers au coeur

  

Affaire CRT : Suite à notre intervention auprès du Procureur de la République, la Mairie de Pamiers est renvoyée devant la justice ce lundi 3 novembre pour octroi d’avantages injustifiés , de “favoritisme".

Nous tenons à vous dire que ce n'est pas de gaieté de cœur que nous avons décidé dans cette affaire de saisir la justice. Mais face à un maire qui ne supporte pas la contradiction, la critique même constructive ou les mises en garde, nous n'avons pas eu d'autre choix que de saisir la justice pour défendre les intérêts des Appaméens afin de faire respecter la loi, et aussi de faire respecter l'opposition, notamment dans son rôle de contrôle de l’utilisation de l'argent public. Nous faisons notre travail d’élus, simplement et sérieusement.

Nous respectons le maire de Pamiers, sa personnalité. Quand nous avons des divergences sur des dossiers, nous les exprimons, nous défendons nos idées, mais nous ne supporterons plus les attaques personnelles, les agressions verbales dont sont victimes les élus de l’opposition de la part du maire, qui en a pris l'habitude surtout depuis les dernières élections.
Que cela soit dit une bonne fois pour toute. C’est inadmissible et ça doit cesser. Si la mairie est mal gérée, ce n’est pas la faute de l’opposition...

Dès le mois de novembre 2011, nous avions contesté en Conseil municipal et dans la presse le contrat passé avec la société CTR concernant la Taxe Locale sur la Publicité Extérieure (TLPE). Je cite pour mémoire nos communiqués de 2011 : « Cette somme énorme de 180 000 euros pour une simple étude est due en vertu d'un contrat tout à fait légal signé par le premier adjoint, qui prévoit une commission de 40 % pour le bureau d'études sur les futures recettes de la taxe locale sur la publicité... Curieux contrat quand même que ce “contrat à la commission”, comme à l’époque de la royauté où les fermiers généraux faisaient rentrer l’impôt contre une confortable commission pour leurs poches... »

Ce que nous ne savions pas à l'époque, c'est que cette société, CTR, avait été choisie sans mise en concurrence et sans appels d'offres, de façon totalement illégale. Nous n’avons découvert le « pot aux roses » qu'au mois de mai 2013. Et c’est le 30 mai en Conseil municipal que nous avons interrogé le maire, qui a pour la première fois été obligé de reconnaître l'illégalité de la procédure, changeant son discours et plaidant «une erreur administrative ».

Je rappelle que la mise en concurrence est obligatoire à partir de 15 000 euros de commande dans une collectivité!

Nous avons donc décidé avec Bernadette Subra, vu la gravité des faits, de saisir le Procureur de la République par courrier le 12 juin 2013, lequel a ouvert une enquête confiée à la Brigade Financière de Toulouse. Après cette longue enquête du SRPJ de Toulouse, le Procureur a renvoyé la Mairie de Pamiers devant le tribunal ce 3 novembre 2014 pour ce contrat de 180 000 euros avec la société CTR.

La défense de la Mairie qui plaide « l'erreur administrative » est incohérente et ne tient pas une minute face au rappel des faits :

- Premièrement, avant même la signature du contrat, les membres de la Commission des finances et le DGS ont été informés que les gains estimés étaient de 200 000 € par an, soit 80 000 € de commission au minimum pour la société CTR, somme à multiplier par deux conformément au contrat (2 ans). Nous sommes donc très loin du plafond de 15 000 euros...

- Deuxièmement, dès la réception de la facture de 180 000 € , la Mairie aurait dû contester et refuser de payer cette facture. Non seulement elle ne l'a pas fait, mais le Maire et le Directeur Général des Services ont reçu le représentant de la société CTR pour négocier un échelonnement du paiement.

-Troisièmement , ce n'est qu'après mon intervention du 30 mai 2013 en Conseil municipal que la Mairie a changé de position, reconnu une « erreur » et enfin demandé le remboursement à CTR... C’était plus que tardif et surtout inefficace car aucun remboursement n’a été effectué.

Encore plus étonnant, le maire a affirmé dans la presse il y a deux semaines : « Nous avons été trompés par cette société contre laquelle nous avons porté plainte... » Vérification faite, aucune plainte n'a été déposée !

Pourquoi tant de sollicitude et de prévenance pour une société qui « nous aurait trompés » ? Cette question est centrale.

Nous attendons de ce procès que la lumière soit faite sur cette triste affaire qui coûte très cher

aux Appaméens, et que la Mairie fournisse enfin une explication sérieuse pour justifier le

traitement de faveur dont a bénéficié la société CTR au-delà de toute logique, du respect

minimum de la loi et des impôts des Appaméens.

Ce procès doit constituer une forme de réparation pour les «vrais perdants de cette affaire : les Appaméens. Nous ne sommes pas tant intéressés par la sanction, mais plus par la manière dont sera récupérée cette somme en faveur des habitants de la commune».

 

Michel Teychenné – Bernadette Subra

 
 
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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 14:12

GABRIELAT

LA PREUVE EN IMAGES, OU QUAND LA COMMUNAUTÉ DE COMMUNES JETTE L'ARGENT PUBLIC PAR LES FENETRES AU SENS PROPRE...
 

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Fin 2009, la Communauté de communes a acheté en urgence sur Gabrielat, route de Trémège, une “villa de standing” avec parc et piscine pour 480 000 €.  Elle en avait, soi-disant, un besoin urgent pour installer l'entreprise Denjean Granulats. Ce projet, qui ne correspondait pas aux engagements de Denjean Granulats pour obtenir sa concession de carrière, a été combattu par les élus de gauche à Pamiers, il est bien sur tombé à l'eau tant il était scandaleux en matière écologique et économique.

Pendant cette période, la Communauté de communes a loué cette « villa de standing » et a touché 24 000 € de loyer, avant de décider de vider la maison en 2012 pour Denjean Granulats....qui n’est jamais venue !

Aujourd'hui que constate-t-on? Cette maison a été abandonnée par la Communauté de communes, elle a été vandalisée. Elle est dans un état lamentable, alors que la Communauté de communes aurait pu soit la louer et continuer à encaisser les loyers en attendant une autre destination, soit l’affecter à des associations ou à des services de la Communauté de communes qui manquent d'espace.

Dans les deux cas, elle aurait été utilisée, pas saccagée. Mais non : la « villa de standing » est aujourd'hui ouverte à tous les vents, chacun peut se servir! C’est un vrai scandale, un vrai gâchis des fonds publics. Il ne reste plus qu’à raser cette maison avant que les squatters n’y mettent le feu...

Pour la petite histoire, le prix d’achat du terrain de cette maison par la Communauté de communes, hors les frais de destruction de la maison et hors les frais d’aménagements pour la revente (voirie et réseaux divers), sera alors de 210 000 euros bruts l’hectare - un prix déjà prohibitif !

EN IMAGES :

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Vue de l'entrée avec les " protections " mise en place... Un tas de gravats!!!

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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 17:41

PETITES HISTOIRES (VECUES) DE LA DROITE APPAMENNE

Vendredi dernier avant le conseil municipal, les grands électeurs de Pamiers étaient invités par la Mairie à rencontrer les candidats aux sénatoriales qui en avaient fait la demande.

Alain Duran s’étant décommandé pour cause d’agenda trop chargé.

A 17 h 15, nous étions cinq pour écouter la sympathique candidate d’Europe-Ecologie-les Verts.

A 17 h 30... deux de plus pour entendre la candidate appaméenne de l’UDI, pourtant soutien historique, avec son époux (conseiller municipal), du maire de Pamiers. Mais point de Monsieur le Maire à l’horizon...

Enfin, à 17 h 45 pétantes, une fois la candidate UDI partie, au moment d’entendre Jean-Marc Salvaing, maire-adjoint et candidat UMP aux sénatoriales, c’est entouré de tout un aréopage de conseillers et conseillères municipales qu’ André Trigano fit son entrée dans la salle, dans un brouhaha de rires, de conversations, de chaises et de chaleureuses congratulations.

Lui et sa “ cour ” venaient très théâtralement soutenir le candidat UMP, son cher Jean-Marc, et lui apporter au vu et au su de tous les présents une bonne vingtaine de voix des élus de Pamiers. Il ne restait plus à l’impétrant qu’à baiser avec déférence la main de son bienfaiteur, ce qu’il fit en paroles avec moult remerciements et congratulations dans l’euphorie générale des courtisans émoustillés.

A part cela, le Maire-président de la Comcom ne fait (presque) pas de politique...
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27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 14:45

Cher(e)s ami(e)s,

On reproche souvent à la politique de n’être que postures et petites phrases. A l’occasion de la publication des deux rapports de la Chambre Régionale des Comptes sur la gestion de la Mairie de Pamiers et de la Communauté des communes, nous avons voulu avec mes colistier-e-s de “Pamiers au Coeur-Le Renouveau” mettre à disposition de toutes et de tous ces informations souvent complexes. Notre but : faire vivre la démocratie participative et la transparence, et rendre ces informations compréhensibles pour chacune et chacun.

La gestion municipale et la gestion de la Communauté de communes du Pays de Pamiers sont des enjeux qui concernent l’avenir de notre ville et de notre territoire, et donc tous ses habitants. Il était par conséquent normal de rendre publiques ces informations. En 4 000 mots et 8 pages, nous avons synthétisé et analysé ces deux rapports. Pour celles et ceux qui souhaitent consulter ces rapports dans leur intégralité, ils sont aussi en ligne sur ce blog, a la fin de l'article ci-dessous.

Bonne lecture..

Michel Teychenné

 

Notre analyse des  rapports de la Cour des Comptes sur la Mairie et la Communauté des Communes
 

La publication du rapport de la Chambre Régionale des Comptes sur la gestion de la Ville et de la Communauté de communes est un moment important de clarification. Il n’y avait pas eu de rapports depuis 2006. Ces rapports permettent, grâce au travail des magistrats de la Cour des Comptes, d'avoir un bilan objectif, mesuré et incontestable de la situation financière et de la gestion de la Ville et de la Communauté de communes.

C'est avec une certaine satisfaction que nous constatons à la lecture de ces rapports que des combats légitimes que nous avons menés au sein du Conseil municipal sont repris et validés par les magistrats de la Cour des Comptes : sur la gestion du personnel, sur l'endettement de la Ville, sur les finances de la Fiesta, sur les emprunts toxiques, sur la situation désastreuse de la zone Gabrielat, sur le nécessité d’un guichet unique pour la politique de rénovation de l’habitat… entres autres !


Que constatons dans ces rapports ?

Un endettement trop important et un taux de réalisation des investissements beaucoup trop faible, des charges de fonctionnement trop lourdes et en constante augmentation.

En bleu le texte du rapport de la Chambre Régionale des Comptes :

« Malgré le bon niveau de la capacité d’autofinancement brute, la capacité d’autofinancement nette dégagée par la commune a été sensiblement plus faible que la moyenne observée dans les communes de la strate, en raison du poids du remboursement de l’annuité en capital. Elle a même été négative en 2012. Pour financer ses investissements, en moyenne de 5,7 M€ par an, la commune a accru son encours de dette, qui a atteint 25,1 M€ au 31 décembre 2012, soit 1 525 € par habitant, contre 972 € pour les communes de la strate. 

Alors que la réforme de la fiscalité locale de 2011 va peser sur le dynamisme des bases fiscales, que les dotations de l’Etat sont appelées à diminuer à court terme et que l’endettement communal est à un niveau élevé, les marges de manœuvre de la commune sont en voie de réduction. La chambre recommande à la commune de mieux surveiller et piloter ses charges de fonctionnement, en particulier les dépenses courantes et les frais de personnel.

De faibles taux de réalisation des dépenses et des recettes d’investissement

Si les taux de réalisation en dépenses et en recettes de fonctionnement sont élevés, ce n’est pas le cas en investissements. Le taux de réalisation des dépenses réelles d’investissement a été de 58 % en moyenne, sur la période 2007-2012.

Eléments de prospective

Le scénario établi par la chambre pour la période 2013--2016 prévoit, sur la base d’hypothèses « au fil de l’eau ››, une augmentation des recettes de 4,5 % (+1,05 M€) et des dépenses de 8,6 % (+1,6 M€).

Il souligne le risque d’un effet de ciseaux entre dépenses et recettes, malgré le caractère optimiste des hypothèses d’évolution de la fiscalité locale et des dotations à recevoir : l’excédent de fonctionnement serait en forte diminution (-12,4 %), à peine supérieur à l’annuité de la dette. Compte tenu de ce scénario, la capacité d’autofinancement disponible serait diminuée de 88 %.

En réponse aux observations provisoires de la chambre, la collectivité indique qu’elle est consciente de l’existence d’un effet de ciseaux, et qu’elle s’est engagée depuis mars 2014 dans une démarche de maîtrise de ses charges avec l’objectif de dégager un excédent annuel entre les recettes et les charges de fonctionnement de 700 000€. »

La réponse de la Mairie est d’augmenter massivement les impôts, car elle n’arrive pas à maîtriser ses charges salariales et de fonctionnement comme le montre le budget 2014 ! C’est la stratégie du tonneau des Danaïdes…

Ressources Humaines : gabegie, clientélisme et opacité

Des rapports municipaux volontairement incomplets pour masquer la réalité des problèmes et des coûts au Conseil municipal, et ce, malgré nos demandes répétées depuis des années :

« La commune établit un rapport sur l’état de la collectivité, conformément aux obligations légales. D’une part, des données importantes sont absentes des trois rapports établis en 2007, 2009 et 2011, et doivent en conséquence être intégrées au regard des prérequis fixés par le décret n° 97»-443 du 25 avril 1997:

- rubrique 11.4 -effectif équivalent temps plein ;
- rubrique 13 - les emplois non permanents ;
- rubrique 18.3 : nombre total de journées travaillées dans l’année ;
- rubrique 22 (hors 22.4) : montant des charges sociales ;
- rubrique 42 : les conditions physiques de travail.

A ce titre, le comité hygiène et sécurité a relevé en sa séance du ll juillet 2012 des informations manquantes dans le dernier état produit en 2011 :

- les agents soumis aux risques professionnels ;
- les agents bénéficiaires d’une décharge d’activité de service ;
- les effectifs concernés par le nombre total annuel de jours de grèves.

D’autre part, il conviendrait d’améliorer la lecture du document, dans un objectif de facilitation du dialogue social, en veillant à rapprocher l’organisation des sommaires entre les parutions successives pour en améliorer l’étude comparative par les membres des instances paritaires et du conseil municipal. »

Des effectifs et un coût moyen par agent qui s’envolent : 62 % du budget municipal total

« Au 31 décembre 2012, la commune comptait 339,84 agents équivalent temps plein - ETP, dont 301,76 agents titulaires et stagiaires et 38,08 agents non titulaires. Au cours de la période, la commune a transféré la compétence petite enfance (--48,24 ETP) et a effectué 77 recrutements de toute nature comme précisé précédemment. 16,41 ETP supplémentaires nets entre 2010 et 2012 sont constatés, ce qui correspond à des arrivées supplémentaires non compensées par des départs. Le coût moyen par agent (le rapport entre le total des charges et les effectifs) augmente sur la période de plus de 2 000 € par agent et par an. »

Embauches et promotions : la règle du « piston et copinage »

D'autant plus grave est que les 77 nouvelles embauches ont été faites sur la base du « piston et du copinage », sans informations légales, sans appel à candidature comme le constate la CRC :

« La publicité des emplois vacants: Entre 2009 et 2012, la commune a procédé à 77 recrutements de toute nature portant sur des emplois permanents (création de postes, intégration d’agents non titulaires, promotion interne, remplacements). Elle a été dans impossibilité matérielle de justifier la publicité des vacances de poste. »

Un régime indemnitaire coûteux, opaque et injuste pour les salariés

« Le régime indemnitaire concerne les agents titulaires qui représentent l’essentiel des effectifs (87,2 % en 2012). ll est défini par 26 délibérations sur la seule période de contrôle 2007/2012, ce qui rend le régime indemnitaire peu lisible. Il conviendrait de rassembler et d’organiser l’ensemble de ces textes dans un document-cadre unique à l’occasion d’une nouvelle délibération.Le montant total annuel des primes versées a progressé de 16 % sur la période sous revue (3 674 € par agent ETP en 2012). »

Un absentéisme énorme dont le coût est de 1 million d’euros, soit 11 % des taxes directes

« Le nombre moyen de jours d’absence par agent est sensiblement plus élevé que la moyenne nationale. L’absentéisme à Pamiers représente en 2011 près de 10 % de jours travaillés perdus, soit plus de 1 M€. C’est l’équivalent de 11 % du montant annuel des taxes directes locales. Les agents titulaires sont davantage absents que les agents contractuels. L’écart est de l’ordre de 90 % en 2012 (27,5 contre 15,6 journées). »

Des vacances supplémentaires... qui représentent 2,8% de la fiscalité directe ! 

« S’agissant des obligations de service, la commune octroie à l’ensemble de ses agents un nombre de jours de congés annuels établi à 31 jours par année, soit un dépassement de 6 jours au-delà des limites légales. Le précédent contrôle en 2006 avait déjà identifié 32 journées de congés annuels octroyés aux agents, soit depuis cette date, une réduction d’un seul jour. A partir des éléments de calculs précédents, les 6 jours de congés excédentaires ont coûté 258 720 € à la commune chaque année, ce qui représenterait en cas de retour aux congés légaux, une baisse potentielle de 2,8 % de la fiscalité directe locale. »

La formation des personnels en baisse de 71% !

 « Le plan de formation des agents, au sens de l°article 7 de la loi 11° 84»-594 du 12 juillet 1984 est arrêté chaque année, après avis du CTP. Le nombre de jours de formation en 2012 est de 398, en baisse depuis 2009 (-46 %). Le budget de formation réalisé est en baisse de 71 %, à 19 855 € en 2012. Le ratio «jour de formation par agent ›› évolue défavorablement sur la période (-4l %). »

En conclusion : le premier poste de dépenses de la Mairie, qui correspond à 62 % du budget en 2012 et qui ne cesse d’augmenter, est extrêmement mal géré : gabegie, clientélisme et opacité.

Dans son langage mesuré et diplomatique, la Chambre Régionale des Comptes tacle la Mairie de Pamiers :

« En conclusion, et compte tenu des carences constatées, la chambre invite l’ordonnateur à une plus grande professionnalisation de la fonction gestion des ressources humaines... »

Un travail d’amateur ? Non, simplement une méthode de gouvernance d’un autre âge, le clientélisme assumé!

Mais il ne faut pas se tromper de cible. En effet, ce n’est pas le personnel de la Mairie qui est en cause, mais la façon dont la Mairie gère à son personnel. Par exemple, de nombreux cas d’absentéisme sont dus au malaise au travail, aux harcèlements. Plusieurs procédures sont engagées. La mauvaise organisation du travail et le clientélisme favorisent une minorité, mais pénalisent une très grande majorité du personnel municipal.

On ne maîtrisera pas la masse salariale sans un vrai dialogue social, et sans impliquer l’ensemble des personnels municipaux, qui sont les premiers à souffrir de cette absence de gouvernance.

Concernant deux dossiers spécifiques sur lesquels nous sommes intervenus régulièrement, le contrat CTR et la Fiesta, la CRC nous donne raison. C’est une satisfaction!

Taxe sur la publicité extérieure : CTR

« La commune a instauré à compter de 2009 la taxe sur les emplacements publicitaires fixes(TLPE). Pour ce faire, le 10 décembre 2010, la commune a signé une convention de prestation intellectuelle avec le cabinet de consultants CTR, en vue de rechercher des possibilités d’optimisation de la taxe au titre des années 2010, 2011 et des années antérieures, de formuler des recommandations et d’accompagner la commune sur cette question. La société CTR a été rémunérée à hauteur de 181 195,19 €. Au vu des dispositions du code des marchés publics, si les marchés de service d’un montant inférieur à 193 000 € pouvaient être passés selon une procédure adaptée, ils devaient faire l’objet de mesures suffisantes de publicité et mise en concurrence.

La chambre constate que la commune a contracté avec la société CTR en s’affranchissant de toute mesure de publicité et de mise en concurrence, en contravention avec les dispositions du code. En réponse aux observations provisoires, la commune admet une erreur manifeste dans appréciation des dispositions applicables du code des marchés publics. »

La Fiesta doit rembourser les prestations municipales, et les élus ne sont pas correctement informés sur le budget de la Fiesta.

 « En 2012, la commune a mis à la disposition de l’association «Pamiers événements ›› du personnel municipal : 52 agents sont ainsi mis à disposition à. l’occasion du festival pour un coût total de plus de 18 000 €. Ce sont surtout les agents des services de la logistique et de la propreté des manifestations (50 %), de la police municipale (23 %) et de la restauration scolaire (13 %) qui sont les plus sollicités en temps horaire. Ces mises à disposition de personnel, gratuites, ne sont pas prévues dans la convention mais constituent une aide substantielle.

La chambre rappelle le principe de remboursement obligatoire des mises à disposition de personnel par les organismes bénéficiaires posé par le décret n° 2008-580 du 18 juin 2008 relatif au régime de la mise à disposition applicable aux collectivités territoriales et aux établissements publics administratifs locaux.

 - La mise à disposition d’équipements et les prestations diverses

 Au regard de la convention d’objectifs du 3 janvier 2012, la commune met à la disposition de L’association :

- un ensemble immobilier (local et bureau) d’une superficie de 454 m2 ;
- du matériel festif (stands, chapiteaux).

La convention fixe les modalités d’assurance du local à charge de l’association, et les conditions de prêt du matériel. La mise à disposition du local a fait l’objet d'une convention spécifique en date du 10 mars 2009. Ces mises à dispositions sont gratuites. Elles ne sont pas valorisées, ni dans la convention ni dans les documents budgétaires.

Or, le conseil municipal doit être à même d’apprécier le montant de l’aide sous toutes ses formes qu'il apporte à une association, et dès lors, pour sa bonne information, préalablement à sa prise de décision sur éventuelle gratuité de la mise à disposition, avoir connaissance de cette
valorisation.Cette absence d’information fragilise l’assise juridique de la délibération.

Si la convention est détaillée sur ce point, elle est cependant muette quant à la prise en charge par la commune de frais de fonctionnement divers induits par l’organisation d’un tel évènement (fluides, locations diverses, transport collectif). En 2012, la commune a réglé directement pour le compte de l’association plus de 33 000 € de frais de fonctionnement. Si on y ajoute le montant de la subvention (105 000 €) et le coût du personnel mis à disposition (18 527 €), l’aide apportée par la commune dans le cadre de l’organisation du festival «Fiesta » s’élève au total à 156 527 € pour un budget consolidé de 247 527 €, soit une participation à hauteur de 63 %.
( Pour mémoire 183 000 Euros d’aides municipales en 2014, en comparaison le budget du Service Culture de la mairie est de 90 000 euros !)

En conclusion, le cadre juridique de la convention devrait être amélioré en complétant la convention sur deux points : les moyens mis à disposition ou pris en charge (personnel, frais de fonctionnement),
et les modalités de remboursement des prestations diverses réalisées par la commune. »

À ce point de l'analyse des rapports, nous constatons avec une très grande surprise, une grande déception et un certain malaise, dans le rapport de la Cour des Comptes, que sur deux sujets très importants – les emprunts toxiques et la zone Gabrielat –, le Maire a caché la réalité des chiffres au Conseil municipal et au Conseil communautaire.

Emprunts toxiques : on nous a menti

 Sur le dossier DEXIA des emprunts toxiques : le maire a toujours affirmé que la pénalité était de 500 000 € pour passer d'un emprunt toxique à un emprunt à taux fixe. Les comptes-rendus du Conseil municipal en font foi. La Cour des Comptes dément ces allégations. La CRC a eu accès à des documents signés entre Dexia et la Mairie de Pamiers. Le maire a volontairement minimisé la pénalité qui se monte en réalité à 1,87 million, et il n'a jamais informé le Conseil municipal ni la Commission des finances de l'énormité des pénalités. Il n'a pas dit la vérité, c'est très grave!

« La commune, fin 2012, assure la gestion de 77 contrats de prêt bancaire (plus de 100 contrats en 2008). La part de l’encours fin 2012 sur des emprunts à taux fixe ou à taux variable simple est de 78,82 %, ce qui explique le niveau moyen des taux d’intérêt supérieurs à la moyenne. La commune a fait le choix de la sécurité. Le reste des engagements est un contrat unique à risques souscrit auprès de la banque Dexia en 2008. Après la renégociation de cet emprunt structuré d’un montant de 5 137 732 € le 1 janvier 2013 et le versement d’une indemnité par la commune de 1,87 million d’€, tous les emprunts sont classés dans la grille de risques établie par la charte Gissler en catégorie 1A, soit dans le bas de l’échelle des risques. La commune privilégie désormais la sécurité de ses engagements bancaires. »

La Communauté de communes est dans une situation financière très grave, après les révélations de la Cour des Comptes sur le dossier Gabrielat.
Gabrielat : Un budget avec 6,7 millions de recettes fictives et un déficit abyssal... pour longtemps – au moins jusqu’en 2028 !

Quelques citations du Rapport de la CRC sur Gabrielat : Enorme !

-« 31 756 m2 en moyenne annuelle ont été commercialisés sur une période de 9 ans. A ce rythme, et toute chose égale par ailleurs, l’ensemble des lots, qui porte sur une surface totale de 122 ha, devrait être cédé seulement en 2028.
données fournies par la CCPP sont en effet divergentes ou erronées (des stocks apparaissent en recettes pour un montant total de 6,7 M€).

- Les frais d’aménagement comptabilisés à ce jour sont difficiles à estimer, les données fournies par la CCPP sont en effet divergentes ou erronées (des stocks apparaissent en recettes pour un montant total de 6,7 M€).

 

-L’analyse du budget annexe de la zone d’activité Gabrielat, qui porte sur la période 2008-2012 inclus, montre un suivi comptable des stocks insuffisant, voire insincère au regard des normes applicables .S’agissant des écritures en cours d`exercice : Certaines dépenses et des recettes ont été inscrites à tort sur le budget principal. Huit prêts bancaires avaient été contractés notamment entre 2003 et 2005 pour un montant total de 2,88 M€. A ce jour, le capital restant à payer est d’environ 1,3 M€.

- En conclusion, la chambre observe que les erreurs et imprécisions comptables de ce budget annexe empêchent la communauté de communes d’avoir une connaissance affinée de ses coûts de production et de déterminer en toute connaissance de cause le prix de vente des lots.

En réponse aux observations provisoires de la chambre, la CCPP a pris acte de l’insuffisance du suivi comptable des stocks et l’inscription erronée de dépenses et recettes sur le budget principal, ceci réduisant de façon évidente la sincérité des comptes du budget annexe de Gabrielat.

 - L’équilibre du budget annexe :

Entre 2008 et 2012, les produits se sont élevés en moyenne annuelle à 338 447 €, alors que les charges ont atteint 860 000 €, faisant apparaître une perte moyenne supérieure à 500 000 € par an. Sur la période, les rythmes d’acquisition de terrains et de travaux d’aménagement ont été élevés, sensiblement plus soutenus que celui des ventes (271 000 €/an), en retrait depuis 2009.

Depuis 2008, la CCPP a vendu en effet pour près de 1,4 M € de terrains. En moyenne, les coûts engagés sur la période pour la production de la zone Gabrielat ont été composés à parité d’acquisition de foncier (423 000 €) et de travaux d’aménagement (404 773 €).

En ne retenant que la marge brute (vente des lots -- coûts totaux de production), la perte cumulée s’élève à 2,9 millions d’€. Des participations de l’Etat et d’autres collectivités (+324 247 €) ont permis de réduire cette perte. »

En conclusion:

Le rapport de la Cour des Comptes démontre que la comptabilité de la zone Gabrielat est erronée voire insincère. Depuis le lancement de l'opération Gabrielat II, je n'ai cessé de dénoncer cette fuite en avant qui consiste à considérer les terrains non aménagés et invendus (stocks de 6,7 M euros) comme des recettes et à les inscrire comme tel dans le budget. Aujourd'hui, la Cour des Comptes non seulement nous  donne raison, mais démontre que la zone GabrielatII est un gouffre financier, qu’elle coûte 500 000 € par an aux contribuables et qu’elle ne trouvera son équilibre qu’au plus tôt en 2028 !!

Les investissements ont été faits en dépit du bon sens : achats de terrain en masse (130 ha), malgré l’absence de demande, création de l’embranchement ferré (ITE) avant même la création de la voirie d’accès, ce qui fait que nous avons aujourd'hui 100 m de voie ferrée désormais inutile et inutilisable en l’état. Il manque 5 millions d’investissements pour viabiliser Gabrielat II avec la zone de l’ITE et rendre cette tranche vendable !! Ou encore le renforcement du réseau électrique pour installer le projet fumeux de studios de cinéma qui n’a pas fait illusion longtemps, mais qui coûte 700 000 euros (non pris en compte dans le déficit 2006-2012), sans parler de l’achat d’une villa de standing avec piscine pour 480 000 euros, en plus laissée à l’abandon..

Aujourd'hui, le dossier Gabrielat met en grande difficulté les finances de la Communauté de communes. La Chambre Régionale des Comptes n'exclut pas que l'ensemble des communes doivent mettre la main à la poche pour combler les déficits. Depuis 2011, nous avons dénoncé cette fuite en avant, nous avons dénoncé la comptabilité insincère et erronée de la zone Gabrielat. J'ai même écrit à l'ensemble des conseillers communautaires pour les alerter au moment du projet Denjean-Granulats, en septembre 2011. Comment peut-on inventer 6,7 millions de recettes imaginaires et les inscrire au budget pour cacher les pertes bien réelles ?

Aujourd'hui, le président de la Communauté de communes-Maire de Pamiers doit des explications au Conseil municipal et au Conseil Communautaire. Pendant le mandat précédent des investissements coûteux et irrationnels, ont été  décidés  sur la base de budgets insincères et gravement entachés d’irrégularités, cachant ainsi les déficits cumulés. Ces mêmes budgets qui ont amené les élus du Conseil communautaire à voter des décisions sur la base de chiffres erronés.

MM. Trigano et les responsables de la CCPP savaient-ils que les chiffres étaient faux ? Ont-ils trompé leurs collègues ? Ont-ils été abusés ? par qui? Qui à voulu masquer ces déficits avant les élections ?


Rappel de mon intervention le 22 Avril 2014 en CCPP à l’occasion du Débat d’orientation budgétaire.

... Mais le plus grave, le dossier le plus « calamiteux » pour notre assemblée qu’il va nous falloir gérer dans l’avenir, concerne la zone Gabrielat.

Au bout de 10 ans, Gabrielat 1 reste encore vide à 50 %, mais cela n’a pas empêché de lancer les travaux de Gabrielat 2.

Ces travaux ont été engagés avec une extrême légèreté, puisque aucune garantie n’avait été demandée au promoteur du projet « Centre de logistique », qui était le partenaire obligatoire pour cette opération. Ce promoteur a donc pu se dédire sans pénalité financière, nous laissant sur les bras un embranchement ferré inopérationnel et des achats fonciers réalisés à la hâte. Je passe sur les épisodes du folklorique projet de « studio de cinéma » et sur le projet « Denjean-Granulats », qui était lui un scandale écologique et a heureusement été abandonné.

Pour achever la zone Gabrielat 2 et la rendre opérationnelle, autrement dit vendable, il faudra entre 5 et 8 millions d’investissements, sans aucune garantie de vente de terrains à court terme. Cette opération est un fiasco, qui va peser lourd sur nos finances. Une véritable faute lourde de conséquences !

Je m’étonne aussi que le zones Gabrielat 1 et Gabrielat 2 soient confondues dans le même budget annexe, alors que ces deux dossiers devraient être individualisés dans des budgets annexes séparés par souci de transparence et pour éviter de transformer des stocks (invendus) en autofinancements fictifs ! C’est la comptabilité publique racontée aux enfants !

Michel Teychenné (DBO/CCPP/22-04-2014) 

POUR CONSULTER LE TEXTE INTEGRAL DU RAPPORT DE LA COUR DES COMPTES, CLIQUEZ CI-DESSOUS :

Rapport de la Cour des Comptes - Communauté de communes


Rapport de la Cour des comptes - Ville de Pamiers 


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27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 13:54

Le maire perd ses nerfs, dialogue impossible sur le rapport très sévère de la Cour des Comptes, une fin de règne qui s'annonce désastreuse pour Pamiers...

 

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André Trigano tient tête aux critiques

Publié le 27/09/2014 à 03:48, Mis à jour le 27/09/2014 à 07:43

Pamiers (09) - Conseil municipal et rapport de la chambre régionale des comptes

André Trigano aux côtés de Claude Deymier, durant cette séance.Photo DDM J.M.
André Trigano aux côtés de Claude Deymier, durant cette séance.Photo DDM J.M. 

Dur tête à tête entre André Tigano et Michel Teychenné, et Gérard Legrand hier en conseil municipal,autour du rapport de la chambre régionale des comptes.

On avait commencé en communauté de communes, jeudi soir, on a continué en conseil municipal hier soir ! La querelle entre André Trigano et Michel Teychenné a rebondi sur la question du rapport de la chambre régionale des comptes, concernant cette fois la ville de Pamiers. On aurait pu croire en début de séance que les algarades resteraient dans l'ordre du supportable, elles ont malheureusement atteint des niveaux plus élevés entre deux hommes qui de toute évidence ont du mal à se supporter. C'est Gérard Legrand le premier adjoint, qui s'était chargé de donner lecture des observations faites par la chambre, tout en y répondant, où en donnant des compléments d'information à ses collègues. Le débat a rebondi plusieurs fois entre le maire décidé à faire front aux critiques, et Michel Teychenné, notamment sur la question de l'emprunt toxique. André Trigano continue à considérer que la renégociation de cet emprunt a été une bonne chose, malgré la hauteur de la pénalité, Michel Teychenné s'en tient lui à son argumentation réaffirmant que le maire n'avait pas en conseil donné tous les éléments sur le coût de cette renégociation : «Je ne partage pas votre explication, j'ai confiance à ce que dit la cour des comptes, ce sont des magistrats !» Entre-temps Gérard Legrand donnait des informations complémentaires pour corriger les observations concernant la dette, les finances, les publications de postes, les congés annuels, les congés maladie, tout en prenant acte des observations de la chambre et évoquant les corrections qui seraient apportées. Le maire sur l'affaire des congés convenait d'ailleurs que ces jours supplémentaires avaient été donnés à une époque «où on avait les moyens». «Aujourd'hui poursuivait-il - il faut revenir sur cela, être en conformité, je vais en discuter avec les syndicats. Ce ne sera pas facile, mais j'en prends la responsabilité !»

L'autre gauche demande la parole

Michel Teychenné mettait alors en cause la gestion du personnel, les sources des problèmes financiers, pointant du doigt le directeur général des services et se demandant si ce dernier «agissait sur ordre». C'en était trop pour André Trigano qui imposait silence à son débatteur ! Et passait à la question suivante. Dans la bataille, l'autre «gauche» par la voix de JC.Cid (liste Fauré), demandait aussi à prendre la parole en expliquant qu'elle avait aussi des choses à dire : «M.Teychenné a fait des observations, M.Montané avant lui, l'amateurisme de la commune est reconnu par la cour des comptes !» Il s'étonnait aussi de ce dialogue en tête entre Michel Teychenné et André Trigano : «Que voulez-vous si votre voisin monopolise la parole !» concluait le maire. Lequel devait d'ailleurs lancer à Michel Teychenné : «Vous êtes un sacré monsieur. C'est écœurant de travailler avec vous !» On était arrivé au bout du débat. Ne restaient que le ressentiment et une atmosphère particulièrement pesante, qui s'est abîmée dans la lecture des autres délibérations et sur cette apostrophe de Michel Teychenné qui a traité le maire «d'oxymore (1) ambulant !»

(1) dire tout et son contraire

Congés maladie : les explications

Concernant le nombre important de jours de congé maladie du personnel, le calcul froid en chiffres est plombé par un certain nombre de congés de longue maladie, a expliqué Gérard Legrand, ce qui aurait pour effet de faire monter le nombre de jours global. «Les congés maladie ordinaires ont par contre diminué de 2009 à 2013» indiquait le premier adjoint.

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